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Incidence du tabagisme sur les Parkinsoniens

19/07/2017

Une étude de la Mayo Clinic présentée en juin 2016 dans la revue JAMA Neurology suggère à pas moins de 35%, l’augmentation du risque de Parkinson à 10 ans, chez les 70 ans et plus et pointent la responsabilité du tabagisme. C’est la toute première à révéler une si forte augmentation d’incidence de la maladie de Parkinson, durant les 30 dernières années.

L'incidence de la maladie a considérablement augmenté en 30 ans, précisément sur la période 1976-2005, et en particulier pour les hommes de 70 ans et plus, mais pas seulement, les hommes de tous âges connaissent sur cette période une augmentation de 24% de risque à 10 ans, de développer la maladie.

Les chercheurs ont travaillé sur les données du Rochester Epidemiology Project, qui rassemble les dossiers médicaux à vie (en moyenne sur plus de 30 ans) de tous les patients du Minnesota, ayant reçu au moins un diagnostic de parkinsonisme ou syndrome associant plusieurs des principaux symptômes de la maladie de Parkinson (dont le tremblement au repos, la rigidité musculaire ou encore le risque et la tendance aux chutes). Les dossiers de 1.000 patients atteints ont ainsi été examinés par un spécialiste des troubles du mouvement pour confirmer le diagnostic et classer chaque cas en rapport avec les différents types de parkinsonisme, dont la maladie de Parkinson. Les principales conclusions sont :

  • l’augmentation du risque de 35%, à 10 ans, chez les hommes âgés de 70 ans et plus,
  • une hausse particulièrement élevée chez les hommes et femmes nées de 1915 à 1924, qui auraient pu subir certaines expositions in utero,
  • globalement, des tendances d’augmentation avec le temps, plus claires chez les hommes que chez les femmes : si la maladie de Parkinson a tendance à affecter davantage les hommes que les femmes, l'augmentation est plus dramatique chez les hommes et cette différence est accueillie comme une incitation à mieux comprendre les causes environnementales de la maladie.

Les hausses d’incidence citées plus haut ne sont pas, analysent les auteurs, le fait d’une meilleure connaissance de la maladie ou d’un accès élargi au diagnostic, ce ne serait pas lié à un changement de prise de conscience ou de pratique médicale au fil du temps.

Des facteurs environnementaux dont de mode de vie sont mis à l’index, comme causes possibles de cette forte augmentation. Intensités et durées à vie d’exposition aux pesticides, au tabagisme et à d’autres facteurs toxiques ont évolué au cours des 70 dernières années. Ces changements dans l'exposition peuvent expliquer cette incidence à la hausse. Les auteurs insistent ainsi sur l’impact probable du tabagisme, qui sur cette période, contribuerait à expliquer la hausse d’incidence particulièrement importante chez les hommes.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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