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L’hypothèse auto-immune de la maladie de Parkinson

22/07/2017

Les chercheurs de l’Université de Montréal et de l'Université McGill ont présenté en juin 2016 dans la revue Cell un tout nouveau paradigme (ré)ouvert sur la maladie de Parkinson, en effet, ils suggèrent que la mort des cellules neuronales dopaminergiques pourrait être causée par une hyperactivité du système immunitaire. Le décryptage de ce mécanisme, dont le rôle clé joué par 2 gènes déjà associés à la maladie de Parkinson, ici dans la régulation du système immunitaire, contribue à la preuve que le Parkinson est une maladie auto-immune. Des données qui ouvrent la possibilité de nouvelles thérapies ciblant ces protéines déficientes, à l'origine de ces réactions auto-immunes contre les neurones dopaminergiques. Les scientifiques montrent in vitro et in vivo, que 2 gènes associés à la maladie de Parkinson jouent un rôle clé dans la régulation du système immunitaire. PINK1 et Parkin pour des protéines essentielles pour protéger les cellules des attaques du système immunitaire.

Des antigènes de PINK1 et Parkin mutés déclenchent une réaction auto-immune : lorsque ces protéines clés sont dysfonctionnelles, comme c'est le cas, expliquent les scientifiques chez certains patients atteints de la maladie de Parkinson, de petites parties de protéines ou antigènes, provenant de mitochondries apparaissent à la surface des cellules et déclenchent l'activation des lymphocytes T, qui vont s’attaquer aux neurones producteurs de dopamine dans le cerveau. Un système immunitaire devenu hyperactif en raison de gènes PINK1 et Parkin dysfonctionnels pourrait expliquer la mort des neurones dopaminergiques chez les personnes atteintes.

Les chercheurs montrent ici sur des cultures cellulaires et chez un modèle murin de la maladie du Parkinson où PINK1 ou Parkin sont absents, que ces antigènes mitochondriaux entraînent bien cette attaque du système immunitaire contre les neurones dopaminergiques. Un processus d’auto-immunité similaire à celui de la sclérose en plaques, du diabète de type 1, de la polyarthrite rhumatoïde ou du lupus.

L’étude explique ainsi comment une attaque du système immunitaire peut entraîner la destruction de neurones dopaminergiques durant la maladie et ouvre ainsi une toute nouvelle voie d’étude de la maladie. En établissant ce lien entre 2 gènes clés déjà associés à Parkinson et ces mécanismes d'auto-immunité, les chercheurs vont pouvoir travailler à de nouveaux médicaments qui ciblent ces antigènes mitochondriaux responsables. Enfin, ces nouvelles thérapies fondées sur la modulation du système immunitaire, par le ciblage de ces antigènes mitochondriaux pourraient aussi s’avérer efficaces pour les autres maladies auto-immunes comme le diabète, pour lesquelles un lien avec des antigènes mitochondriaux a été également documenté.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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