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Les flavanols des Cranberries repoussent les bactéries

26/07/2017

Une étude du Worcester Polytechnic Institute et l'Université du Massachusetts Dartmouth présentée dans la revue Food and Function décrypte comment de nouveaux composés antibactériens dans le jus de cranberries  apportent la preuve de leur capacité naturelle anti-infectieuse. En pratique, ces baies empêchent toute adhérence bactérienne sur la cellule hôte et bloquent ainsi mécaniquement l'infection. Les cranberries constituent donc une piste anti-infectieuse naturelle non négligeable.

Les chercheurs décryptent le processus par lequel certains composés du jus de canneberge bloquent la première étape critique et mécanique d’une infection bactérienne, le contact et l’adhérence entre la bactérie et la cellule hôte. Cette découverte a toute son importance face au problème majeur de l’antibio-résistance, car elle permet aussi de mieux comprendre les mécanismes de l'infection et de la résistance bactérienne. L’étude va donc, dans le même sens qu’une toute récente recherche qui suggérait tout le potentiel des cranberries et peut être en substitution des antibiotiques dans certains cas pour lutter contre ces infections résistantes. Pour déclencher une infection, les bactéries doivent d'abord adhérer à une cellule hôte et s’accumuler ou se regrouper en nombre suffisant pour former un bio-film. Lors de, l’équipe avait montré dans de précédentes recherches que certains composés des cranberries les proanthocyanidines (PAC) étaient susceptibles de jouer un rôle dans cette capacité à bloquer l'adhérence bactérienne.

En utilisant des techniques chimiques de pointe pour fractionner du jus de cranberries en ses différents composés chimiques constituants, les chercheurs montrent que ces composés flavanols (antioxydants) des cranberries permettent de réduire considérablement le pouvoir de nuisance de la bactérie E. coli (bactérie responsable de nombreux types d'infections, y compris urinaires).  Les chimistes expliquent que les composés en question réduisent l'adhérence de E. coli, à la fois seuls, et en présence de PACs « nous pensons que les flavonols font partie du système de défense de la plante. Ces métabolites sont produits en concentration plus élevée lorsque la plante est sous contrainte ou exposée à des agents pathogènes ».

Les flavonols identifiés sont également capables de réduire la capacité d’adhérence de la bactérie par l’intermédiaire de ses petites vrilles, nommées fimbriae, en modifiant leur forme. Les bactéries n’ont plus la capacité de rester sur place suffisamment longtemps pour déclencher une infection.  C’est donc un rôle finalement anti-adhérent de ces nouveaux composés qui, en combinaison avec les PACs déjà connues, pourrait représenter un potentiel prometteur pour le développement de nouveaux traitements antibactériens, avec un avantage thérapeutique possible contre les super-bactéries.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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