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Opter pour un bon petit déjeuner et un dîner léger

20/07/2017

Une étude de chercheurs de l'Imperial College l'Université de Thessalie, du King College de Londres et de l’Université d’Amsterdam, soutenue par le Centre de Recherche Nestlé et publiée dans la revue Proceedings of the Nutrition Society fait le point sur comment caler ses habitudes alimentaires sur l’horloge biologique et les besoins énergétiques. Cela semble être un principe à suivre pour maintenir un bon équilibre métabolique, tout au long de la journée et réduire ainsi le risque de prise de poids. La chrono-nutrition ou la prise en compte des moments des repas tout autant que de leurs apports spécifiques reste aujourd’hui un concept mal documenté, même si l’idée d’un bon petit-déjeuner et d’un dîner allégé fait son chemin pour lutter contre le surpoids et l'obésité.

Sur le rôle de l’horloge biologique dans le développement de maladies chroniques comme l'obésité ou le diabète, une  étude publiée dans la revue Nature Medicine confirme et montre que l'important ce n'est pas ce que l’on mange, mais quand on le mange, soulignant l'importance de l'horloge biologique comme chef d'orchestre du métabolisme et confirmant le rôle central des cellules adipeuses, avec leur horloge biologique moléculaire, dans l'intégration de la prise alimentaire et la dépense énergétique. Une autre étude publiée dans la revue Faseb Journal montre, chez la souris, une prise de poids presque diminuée de moitié lorsque l’accès à la nourriture est planifié. Enfin, d’autres études ont également montré qu’un sommeil perturbé, donc une horloge déréglée était associée à une prise de poids assurée.

Sur le principe du petit déjeuner, régulier, copieux ou pas, protéiné ou pas, les études sont déjà partagées. Si un petit déjeuner équilibré peut apporter plus de vitalité, plus de satiété, un meilleur contrôle de la glycémie, son effet sur le maintien du poids reste très discuté. Des recherches antérieures ont trouvé que le petit déjeuner est lié à un risque plus faible de l'obésité, en soutenant la théorie selon laquelle il est préférable de manger plus tôt que tard. Sur le principe d’un dîner léger, plusieurs études ont suggéré que c’est une clé d’une bonne gestion du poids.

Cette nouvelle revue de la littérature a regardé à travers les études d'observation les différences d’habitudes et de moments de prise alimentaire, selon les cultures et les pays et comment ces habitudes pouvaient impacter le risque d’obésité. Les chercheurs ont, en particulier, rapproché les données d’association entre le moment des repas et le poids. La plupart des études apportaient des données sur les différents repas (le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner et des collations), plutôt que sur des moments précis de prise alimentaire au cours de la journée. Ils auraient identifié ainsi 4 modes de consommation alimentaire,

  • un apport énergétique équivalent au petit déjeuner et au dîner, avec le plus grand apport au cours du déjeuner,
  • un apport énergétique moindre au petit déjeuner et au déjeuner, avec le plus grand apport au dîner,
  • un apport énergétique équivalent au petit déjeuner et au dîner, avec un apport moindre au déjeuner,
  • un apport énergétique faible au petit déjeuner, une plus grande consommation au déjeuner et une plus grande consommation encore au dîner.

Quelques études qui ont porté sur le lien entre l'alimentation, l'heure du jour et le poids, aboutissent à quelques conclusions :

  • manger plus dans la soirée, par rapport à dans la matinée, est associé à un IMC plus élevé,
  • manger entre les repas est associé à plus de graisse corporelle,
  • sauter le petit déjeuner et manger plus, plus tard dans la journée est associé à un IMC plus élevé.

Les auteurs concluent donc que quelques preuves suggèrent que la consommation d'énergie du soir est un facteur de risque d’obésité, tout en précisant que plus de données sont nécessaires. Il est difficile, précisent-ils de tirer des conclusions de cet examen de la littérature, car ces conclusions varient, les méthodologies aussi et les données prises en compte pourraient ne plus représenter les habitudes alimentaires actuelles. 

Source : Le Blog Retraite Sereine


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