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Un apport réduit de sang au cerveau est le premier signe d’Alzheimer

26/07/2017

Les travaux d’une étude de l’Institut neurologique de Montréal présentés en juin 2016 dans la revue Nature Communications qui ont nécessité le partage, la compilation et l'analyse de méga-données sur des milliers d'heures et finalement le développement de nouveaux outils pour de futures recherches en neurologie, révèlent qu’une diminution de l'apport de sang au cerveau et non comme on le pensait jusqu’alors, la formation de fibrilles et de plaques amyloïdes serait le tout premier signe décelable du développement de la maladie d’Alzheimer. La maladie vasculaire cérébrale a souvent été citée comme un contributeur probable du développement des démences et de la maladie d'Alzheimer.

Une récente étude publiée dans la revue The Lancet Neurology montre l’association entre athérosclérose et artériosclérose et déficience cognitive. Un variant du gène ApoE déjà associé avec le risque de maladie d'Alzheimer, a été documentée, par une autre recherche, comme un agent conduisant à des dommages du système vasculaire cérébral. La maladie vasculaire cérébrale pourrait donc être un facteur probablement très sous-estimé d’Alzheimer. Cette équipe de l'Institut neurologique de Montréal identifie parmi les tout premiers signes physiologiques de la maladie, une diminution de l'apport de sang au cerveau.

Les chercheurs ont analysé plus de 7.700 images du cerveau et échantillons de sang et de liquide cérébrospinal de 1.171 participants atteints de la maladie d’Alzheimer à différents stades, participant à l'ADNI (Alzheimer's Disease Neuroimaging Initiative), un partenariat regroupant plus de 30 établissements du Canada et des États-Unis. Les participants ont également passé des tests cognitifs. Ils ont évalués, les niveaux de protéine amyloïde, les marqueurs de métabolisme du glucose, l’irrigation du cerveau, l’activation et la structure /ou atrophie de 78 zones cérébrales dont la matière grise. L’évolution de chacun de ces facteurs a été enregistrée à l'aide des données de chaque patient sur une période de 30 ans. Ce processus a ensuite été reproduit 500 fois pour améliorer la robustesse des estimations et la stabilité des résultats. La compilation et l'analyse des données ont exigé des milliers d'heures et n'auraient pu être possibles sans un logiciel très perfectionné et des téraoctets d'espace sur disque dur. Les chercheurs constatent que le premier signe physiologique décelable de la maladie d'Alzheimer est une diminution de l'apport de sang au cerveau, et non l’augmentation des niveaux de protéines amyloïdes.

Le rôle des protéines amyloïdes reste indéniable, et l’étude nous apprend que les changements qui interviennent dans la cognition s'amorcent plus tôt qu'on ne le pensait. La maladie d'Alzheimer ne résulte pas d'un seul mécanisme neurologique, mais bien de plusieurs mécanismes associés dans le cerveau.  Les auteurs indiquent que l'absence d'une compréhension intégrative de la pathologie de la maladie d'Alzheimer tardive, de ses mécanismes multifactoriels, est un obstacle crucial au développement d'agents thérapeutiques efficaces pouvant modifier l'évolution de la maladie. Le but est d’aller encore plus loin dans la modélisation causale de haut niveau des interactions entre tous les facteurs de la maladie, ce qui exige une énorme puissance de calcul.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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