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Un espoir de protection contre l’effet pesticides

19/07/2017

Une étude d’experts de l’Université de Californie - Los Angeles (UCLA) présentée dans la revue Environmental Health Perspectives contribue à expliquer la toxicité de certains pesticides, mais suggère aussi une stratégie de protection contre la maladie de Parkinson. En effet,  de nombreuses études ont documenté et confirmé les effets néfastes de ces composés sur le cerveau. L'exposition à un groupe de pesticides connus, les dithiocarbamates, a notamment été associée à un risque accru de maladie de Parkinson, sans que le mécanisme toxique sous-jacent soit parfaitement compris.

La recherche a porté sur le fongicide zirame, largement utilisé dans les zones agricoles aux Etats-Unis. L’exposition à ce composé entraîne la perte de la source principale de dopamine dans le système nerveux central, soit les neurones dopaminergiques et est associée à la maladie de Parkinson. Son action néfaste sur le SNC commence par l’augmentation de la concentration d'une protéine, α-synucléine, abondante dans le cerveau humain. Ces protéines vont alors s’agglutiner et entraîner des dommages aux neurones voisins. Un phénomène identique à celui constaté dans la maladie de Parkinson, hors toute exposition aux pesticides.

Cette nouvelle recherche, expérimentale, menée sur le poisson zèbre, permet de constater que l'élimination de la protéine α-synucléine protège le poisson contre la perte des neurones dopaminergiques induite par l’exposition au zirame : tout d'abord, les chercheurs ont développé un modèle de la maladie de Parkinson chez le poisson zèbre et l’ont exposé au zirame ce qui l’a privé de dopamine. Ensuite, les chercheurs ont privé le poisson de protéine α-synucléine et puis l’ont exposé au zirame, mais l’animal a continué à nager normalement, comme protégé contre la maladie. Enfin, les chercheurs ont testé, chez le poisson modèle de la maladie, un composé expérimental, CLRO1, capable de dissoudre les agrégats de protéines chez les patients atteints de Parkinson. IIls constatent que ce candidat médicament protège bien l’animal contre Parkinson.

Cibler la protéine α-synucléine pour stopper la progression de Parkinson : 

Le Dr Jeff Bronstein, professeur de neurologie à l’UCLA rappelle que la plupart des cas de la maladie de Parkinson semblent être au moins partiellement causés par des facteurs environnementaux tels que l'exposition aux pesticides. Ces résultats soutiennent ainsi que cibler la protéine α-synucléine pourrait ralentir ou arrêter la progression de la maladie chez un grand nombre de patients atteints : « Se débarrasser de la protéine génétiquement ou briser les agrégats avec ce médicament permet de protéger contre la toxicité du pesticide. Or la plupart des toxines environnementales agissent sur la même voie que le zirame, nous pouvons donc tester les candidats en cours de développement contre l'exposition au zirame ».

Alors que 70% des cas de Parkinson ne peuvent être expliqués par la génétique, cette nouvelle compréhension de la pathogenèse de la maladie de Parkinson, liée aux facteurs environnementaux, est une étape importante vers le « vrai » traitement.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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