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Grande avancée vers un test de diagnostic précoce pour Parkinson

12/08/2017

Les conclusions d’une étude de l’Université d'Edimbourg présentées en août 2016 dans la revue les Annals of Clinical and Translational Neurology révèlent une nouvelle technique de pointe qui permet d’évaluer la viscosité des protéines et donc le risque de corps de Lewy, qui permet de détecter la maladie de Parkinson à un stade précoce. Les chercheurs poursuivent le développement d’un test, basé sur une protéine clé, l’alpha-synucléine, impliquée dans la formation de ces touffes collantes nommées corps de Lewy, caractéristiques de Parkinson. Des données qui restent à valider sur un plus grand échantillon de patients mais constituent une étape incontestable d’un développement diagnostique prometteur.

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique caractérisée par la mort de certaines cellules du cerveau, impliquées dans le mouvement, l'humeur, le sommeil et la cognition. Ses symptômes dont les tremblements, le ralentissement du mouvement, la raideur et la rigidité musculaire, les troubles de sommeil, la perte de l'odorat, la dépression et la dysfonction cognitive, sont plus souvent constatés autour de l'âge de 60 ans. Il n'existe pas encore de test de dépistage précoce de la maladie et, ses symptômes étant parfois similaires à ceux d'autres troubles neurologiques, le taux d'erreur de diagnostic peut atteindre 25%. De nombreuses équipes travaillent à l’élaboration de tests de diagnostic, soit multicritères, avec notamment des modèles qui intègrent et pondèrent des symptômes moteurs et non moteurs, ou basés sur la force musculaire et l’équilibre, 2 critères qui se détériorent progressivement jusqu’à 25 ans avant l’apparition des autres symptômes de la maladie. Cette nouvelle étude propose un test biologique, qui pourrait trouver également d’autres applications pour les différents types de démence.

Le test détecte en effet une protéine, l’alpha-synucléine, impliquée dans la formation de ces touffes collantes nommées corps de Lewy dans les cellules du cerveau des patients parkinsoniens. De précédentes tentatives ont été poursuivies sur la base de cette protéine, mais avec des résultats contradictoires, la difficulté étant que la protéine est également présente dans les cerveaux en bonne santé. Ici les chercheurs ont utilisé une technologie très sensible (real-time quaking induced conversion) permettant de mesurer la viscosité des protéines et donc leur propension à former des amas néfastes. La technique qui peut détecter d'infimes différences dans les propriétés des protéines dans le cerveau peut donc faire la différence entre un cerveau sain ou parkinsonien. Ces premiers tests identifient ainsi avec précision 19 des 20 échantillons provenant de patients atteints de la maladie de Parkinson, ainsi que 3 échantillons de patients diagnostiqués à risque élevé de la maladie. Aucun faux positif n’est relevé parmi les 15 échantillons de contrôle de participants en bonne santé. La technique permet également d’identifier, et de différencier, la démence à corps de Lewy.

Les auteurs rappellent que cette même technique a déjà fait ses preuves dans le diagnostic de la maladie de Creutzfeldt Jacob. Ils espèrent son application rapide en pratique clinique pour le diagnostic de Parkinson et de démence à corps de Lewy. Encore une fois, pouvoir détecter ces maladies aux tout premiers stades de développement permettrait de tester de nouveaux médicaments qui peuvent ralentir ou arrêter la progression de la maladie.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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