<strong>Le réseau GRATUIT n°1 de conseillers de proximité</strong> qui vous rencontrent à domicile, vous conseillent et vous accompagnent !

L’âgisme est un problème de santé publique

16/08/2017

Une nouvelle analyse effectuée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) révèle que la discrimination envers les aînés s’observerait partout dans le monde. Ces attitudes négatives seraient telles qu’elles auraient des conséquences négatives sur la santé physique et mentale des personnes âgées. En effet, 60% des personnes interrogées lors de l’enquête World Values Survey estiment que les personnes âgées ne sont pas respectées. Or, plus de 83 000 personnes venant de 57 pays différents ont participé à ce sondage qui avait pour but d’évaluer les comportements envers les seniors dans tous les groupes d’âges. Autre fait marquant : les plus faibles niveaux de respect provenaient des pays à revenu élevé. John Beard, directeur du Département Vieillissement et qualité de vie à l’OMS argue que l’analyse confirme que l’âgisme est une pratique extrêmement courante et pourtant la plupart des gens n’ont pas conscience des stéréotypes qu’ils entretiennent inconsciemment à l’égard des personnes âgées.

Ces attitudes négatives envers les aînés ne sont pas sans conséquences. Elles ont des répercussions sur la santé physique et mentale de ceux qui les subissent. Apparemment, les seniors qui se voient comme un fardeau perçoivent leur vie comme ayant moins d’importance. Cette dévalorisation les expose au risque de dépression et d’isolement social. Des recherches récentes démontrent en effet que les personnes âgées qui ont une attitude négative face à leur propre vieillissement ne se rétablissent pas aussi bien que les autres des incapacités. Pire encore, Ils vivent en moyenne 7,5 années de moins par rapport à ceux qui présentent une attitude positive.

Alana Officer, Coordinatrice au Département Vieillissement et qualité de vie souligne que l’âgisme peut prendre différentes formes, notamment lorsque les médias présentent les personnes âgées comme fragiles, dépendantes et dépassées. Certaines politiques institutionnelles comme le départ à la retraite obligatoire à partir d’un certain âge ne reconnaissent nullement l’éventail des compétences que peuvent avoir les seniors. Cela suppose également que tous les aînés aient les mêmes caractéristiques. Ces comportements peuvent être utilisés pour établir une discrimination envers les personnes d’un âge avancé, notamment lors de l’allocation des ressources sanitaires ou de la collecte de données qui ont une influence sur ces politiques. John Beard déclare aussi, comme pour le sexisme et le racisme, il est possible de changer les normes sociales. Heureusement, car d’ici 2025, le nombre d’individus de 60 ans et plus devrait doubler et atteindra 2 milliards d’ici 2050. Ce sont les pays à revenu faible ou intermédiaire qui compteront le plus grand nombre de seniors. Ainsi, Alana Officer assure que  la société pourra retirer un avantage de cette population vieillissante si nous vieillissons tous en meilleure santé. En mai 2016 l’Assemblée mondiale de la Santé appelait le Directeur général à mettre en place une campagne mondiale de lutte contre l’âgisme. De même, la Journée internationale des personnes âgées, célébrée le 1er octobre, tâche de mettre en évidence l’importante contribution des seniors dans la société. Elle a aussi pour objectif de sensibiliser la population aux difficultés que pose le vieillissement dans le monde actuel.

Source : Le Blog Retraite Sereine


comments powered by Disqus