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Et si la maladie de Parkinson commençait dans le microbiote

24/09/2017

Une étude publiée en décembre 2016 dans la revue Cell suggère que les bactéries intestinales peuvent déclencher la maladie de Parkinson, elle a été menée chez la souris, qui apporte, chez l’animal, la démonstration que des bactéries de l'intestin peuvent favoriser le déclin de la fonction motrice chez les patients atteints de la maladie. Elle serait finalement en ligne avec de précédentes recherches concluant également à l’influence du microbiote sur la santé neurologique. Une précédente étude présentée en octobre 2016 dans le Journal of Experimental Medicine avait déjà révélé le rôle joué par le microbiome intestinal dans le développement de la maladie neurologique. Enfin, une autre étude présentée aussi en octobre 2016 dans les la revue Scientific Reports a démontré aussi qu’il existe un processus qui court du microbiote au cerveau, via l’alpha-synucléine, une protéine précurseur de l’amyloïde retrouvée dans les plaques spécifiques de la maladie d’Alzheimer, un composant majeur des corps de Lewy et des fibrilles caractéristiques de la maladie de Parkinson. Et les anomalies de pliage caractéristiques de toutes ces maladies neuro-dégénératives pourraient être le fait de protéines produites par nos bactéries intestinales. De là, il n’y a qu’un pas pour espérer pouvoir traiter la neuro-dégénérescence par probiotiques.

Les chercheurs de plusieurs instituts de recherche américains et suédois ont utilisé un modèle murin de la maladie de Parkinson. Précisément, 2 groupes de souris âgées de 12-13 semaines, dont un génétiquement programmé pour produire la protéine alpha-synucléine, la protéine qui s'accumule chez les patients souffrant de maladies dégénératives comme Parkinson. Les chercheurs ont donné aux souris des bactéries intestinales issues soit de patients atteints de la maladie de Parkinson, soit de témoins en bonne santé, soit pas de bactéries du tout. Le cerveau et la fonction motrice ont été testés au fil du temps, et les souris ont subi des tests gastro-intestinaux, jusqu'à l'âge de 24-25 semaines. Ils constatent aussi le rôle essentiel de certaines bactéries pour déclencher des symptômes de type Parkinson. Ainsi, la diminution de la fonction motrice chez les souris infectées par les bactéries intestinales issues de patients parkinsoniens est significativement aggravée. Ces bactéries intestinales en cause vont provoquer l'accumulation, encore une fois, de protéine alpha-synucléine, celle-là même qui forme les fibrilles dans le cerveau des patients atteints de Parkinson.  

Les auteurs concluent que ces résultats révèlent que certaines bactéries intestinales régulent les troubles du mouvement chez la souris et suggèrent que des altérations du microbiome humain peuvent représenter un facteur de risque pour la maladie de Parkinson.

Certes, ces expériences ne démontrent pas que Parkinson est essentiellement un trouble de l'intestin et que la maladie pourrait être traitée par probiotiques. Cependant, l’étude suggère à nouveau l’influence majeure du microbiote intestinal sur la santé cérébrale. 

Source : Le Blog Retraite Sereine


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