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La maladie cardiaque ou métabolique contribue aussi au déclin Cognitif

18/09/2017

Un communiqué de l’Université de Glasgow publiée en novembre 2016 dans la revue European Heart Journal révèle que les maladies chroniques, cardiovasculaires ou métaboliques n’ont pas que des effets physiques et peuvent se combiner pour réduire la capacité cognitive. Ainsi, l’hypertension artérielle, le diabète ou les maladies coronariennes réduisent la capacité de raisonnement, la mémoire et le temps de réaction, et combiner plusieurs de ces conditions a des effets encore plus significatifs. Des conclusions qui appellent à la prévention des maladies cardio-métaboliques, par la pratique de l’exercice par exemple, pour conjurer aussi le déclin cognitif et le risque de démence.

Des résultats primordiaux face à la hausse de prévalence de la maladie coronarienne, de l’obésité et du diabète, le tout dans un contexte de vieillissement des populations et d’émergence des démences à l'âge avancé. De précédentes études ont déjà fait le lien entre les maladies cardio-métaboliques et la déficience cognitive ou encore sur les effets positifs de la prévention de ces maladies chroniques sur la performance cognitive. Cependant, on n’avait jamais évalué l’effet combiné de ces différentes pathologies sur les compétences cognitives.

Les chercheurs ont travaillé sur les données de près d'un demi-million de participants britanniques, recueillies de 2006 à 2010, et réparties leurs données selon des groupes, fonctions des antécédents médicaux et du nombre de maladies cardio-métaboliques, et des scores aux tests cognitifs. Enfin, ils ont pris en compte les facteurs de confusion possibles dont la consommation de médicaments, le sexe, l'âge, la privation, les niveaux d'éducation, la dépression, le tabagisme, l’excès d'alcool et l'obésité. L’analyse est claire et montre,

·        qu’une maladie est associée à une performance plus faible sur tous les tests cognitifs,

·        2 maladies, c’est pire et 3 encore pire, en particulier pour les temps de réaction et de raisonnement, précisent les auteurs dans leur communiqué,

·        la réduction des scores aux tests cognitifs, si relativement faible, augmente avec le vieillissement.  

Les chercheurs concluent que prévenir le déclin cognitif, c’est aussi prévenir la maladie cardiaque, compte tenu des niveaux croissants de multi-morbidité, c'est-à-dire de la vie avec plus d'une maladie chronique, ces nouvelles données ont des implications importantes pour la Santé publique et la prévention de la démence.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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