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Le cancer du côlon plus méchant à droite qu'à gauche

13/09/2017

Une étude des chercheurs des universités de San Francisco et de Los Angeles, Californie-Etats-Unis présentée au Congrès de la Société américaine de cancérologie (ASCO) à Chicago démontre que La localisation d'un cancer sur le cadre colique a un impact sur la survie du patient. En effet, les chances de survie des patients atteints de cancer métastatique du côlon varieraient selon que la tumeur primaire affecte le côté droit ou le côté gauche du côlon. L'efficacité des médicaments dépendrait, elle aussi, du côté touché. Les travaux  se sont appuyés sur 1 137 patients qui étaient inscrits à un large essai clinique qui vise à comparer l'action de 2 médicaments, le bevacizumab (commercialisé par les laboratoires Roche sous le nom d'Avastin) et le cetuximab, lorsqu'ils sont associés à une chimiothérapie. Parmi les patients recrutés pour l'étude, 280 avaient une tumeur primaire du côté droit du côlon (au niveau du cæcum ou du côlon ascendant) et 689 du côté gauche (rectum ou côlon descendant). 62 patients avaient une tumeur transverse (du côlon ascendant au côlon descendant) et pour 106 personnes, la tumeur n'a pas pu être localisée de manière certaine.

Les chercheurs ont pu observer que l'issue d'un cancer métastatique du côlon était différente selon que la tumeur primaire se manifestait à gauche ou à droite. Ainsi, les patients qui ont une tumeur primaire à gauche ont une chance de survie supérieure (environ 34 mois) à celle des patients chez qui la tumeur primaire survient à droite (environ 19 mois). Les auteurs soulignent que des analyses moléculaires supplémentaires de la tumeur primaire pourraient fournir des explications biologiques et, en attendant, les études sur ce cancer devraient séparer les cas de tumeurs primaires à droite ou à gauche.

Selon des scientifiques qui ont décortiqué 66 études, une tumeur localisée à gauche est associée à une diminution de 18 % du risque de décès comparativement à une tumeur développée sur le colon droit. Ces recherches ont englobé près de 1,4 million de patients suivis pendant 65 mois en moyenne. Par ailleurs, ces chiffres restent valables même après avoir pris en compte le stade de développement, l’adjuvant de la chimiothérapie, le nombre de participants ou la qualité des études considérées.

Au vu de ces observations, les auteurs pensent que le lieu d’origine du développement du cancer devrait être reconnu comme critère pour établir le pronostic, que la maladie soit au stade primitif ou avancé. L’étude conclut que de plus, l’emplacement d’une tumeur primitive devrait être soigneusement examiné au moment de décider de l’intensité du traitement.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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