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Premier vaccin thérapeutique anti-Tau

28/09/2017

Une étude du Karolinska Institutet publiée en décembre 2016 dans la revue The Lancet Neurology sur les travaux de l’équipe qui a développé un vaccin qui stimule la production d'un anticorps qui cible spécifiquement Tau et tout particulièrement son talon d'Achille conclut à une sécurité et à une capacité du vaccin à susciter une réponse immunitaire. En effet, 2 protéines (bêta amyloïde et Tau) dominent dans la maladie d'Alzheimer. Ces 2 protéines vont former des agrégats, des plaques ou des fibrilles qui perturbent le fonctionnement neurologique. De premiers résultats prometteurs avant de nouveaux essais cliniques. La plupart des équipes de recherche travaillent sur la cible amyloïde.

Jusqu'à présent, la plupart des anticorps proposés pour traiter l'Alzheimer ciblent les plaques amyloïdes. Et si récemment, un essai de phase I validait le médicament Verubecestat comme prometteur car efficace à empêcher le cerveau de produire la bêta amyloïde, la plupart des autres études ciblant l’amyloïde ont soit conclut à l’échec thérapeutique soit à des effets secondaires sévères dont une accumulation anormale de LCR et l'inflammation dans le cerveau. Une des explications réside dans le fait que l'anticorps entraine aussi une réaction vers l'amyloïde normale présente dans les vaisseaux sanguins. Ici, les chercheurs suédois ont développé un vaccin qui stimule la production d'un anticorps qui cible spécifiquement la protéine tau pathologique, et cela après avoir découvert une faille dans la protéine. Il s’agit d’un site présent sur la version pathologique et non la version saine. Les chercheurs ont couplé l'anticorps à une molécule porteuse non présente chez les humains, afin d’éviter toute réponse auto-immune. Les seuls effets secondaires constatés sont des réactions locales au site d'injection, probablement liées à l’adjuvant, l'hydroxyde d'aluminium, dont la mission est d’améliorer la production d'auto-anticorps. Aucun autre effet secondaire grave n'a été directement constaté.

Bref, les chercheurs concluent dans l'ensemble, une sécurité et une capacité à susciter une réponse immunitaire remarquables, qui engagent à poursuivre les essais cliniques.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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