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Traitement des problèmes de comportement de démence

05/09/2017

Tout au long de la période de démence et de la maladie d'Alzheimer génère souvent des comportements difficiles chez les personnes âgées. La colère, la tristesse, la paranoïa, la confusion et la peur que connaissent les personnes atteintes de la maladie peuvent entraîner des actions ou des discours agressifs, oppositionnels et parfois violents. Comprendre et apprendre des stratégies efficaces dans la gestion de comportement de démence peut faciliter les difficultés de communication qui sont un des aspects troublants quand on s’occupe d’une personne atteinte d’un type de démence. C’est frustrant pour ceux atteints de la maladie mais aussi pour les aidants. Bien qu’il soit difficile de comprendre les raisons des personnes atteintes de démence d’agir comme ils le font, l’explication est souvent due à leur maladie et aux changements provoqués dans leur cerveau. Il faut se familiariser et réagir calmement et efficacement avec des situations courantes qui surviennent avec la démence.

·      Situation courante 1 : Le proche a des discours, des comportements ou des actions agressifs, comme « je ne veux pas prendre une douche », « je veux rentrer chez moi » ou « Je ne veux pas manger ». Les associations d’Alzheimer disent que La chose la plus importante à retenir à propos des agressions verbales ou physiques, est que le proche ne le fait pas exprès. L’agression est habituellement déclenchée par quelque chose, souvent l’inconfort et des facteurs environnementaux comme étant dans une situation inconnue, ou encore un manque de communication. L’agression vient parfois de la peur. Les personnes atteintes de démence sont plus aptes à frapper ou mordre en réponse au sentiment d’impuissance ou de peur. Avec la progression de la maladie on constate souvent des sautes d’humeur. Le proche pourrait être parfaitement bien à un moment donné et crier ensuite ou avoir des réactions physiques violentes. C’est souvent un mystère quant à ce qui a incité l’explosion. Pour les aidants, l’agression arrive souvent au moment de s’habiller ou de se baigner.

o    Ce que l’on doit faire pour répondre à une agression causée par la démence est d’abord de tenter d’identifier la cause et ce que ressent la personne qui se comporte de manière agressive. Une fois qu’il est hors de danger pour lui-même et les autres, il faut essayer de détourner son attention sur autre chose en s’exprimant dans un cadre calme. Bien connaître le proche est important. Dans le cas ou il n’aime pas être embêté, s’il se fâche, il faut essayer de lui parler et de le calmer. Le mieux est de lui laisser l’espace dont il a besoin.

o    Ce qu’il faut éviter, la pire chose que l’on puisse faire est de s’engager dans une dispute ou de forcer sur la chose qui crée l’agression. Ne jamais essayer de l’empêcher par la force à moins qu’il n’y est pas d’autre choix. Le meilleur moyen d’arrêter un comportement agressif est de supprimer le mot « non » du vocabulaire.

·        Situation courante 2 : La confusion sur le lieu et le temps comme des déclarations « Je veux rentrer chez moi », « Ce n’est pas ma maison », « quand quittons-nous ici ou pourquoi sommes-nous ici ». Vouloir rentrer à la maison est l’une des réactions les plus courantes pour un patient atteint de démence et vivant dans un établissement. L’Alzheimer provoque des dommages progressifs au fonctionnement cognitif, et c’est ce qui crée la confusion et la perte de mémoire. Il y a aussi une composante psychologique. Souvent, les gens essaient de revenir à un endroit où ils avaient plus de contrôle dans leur vie et sur eux-mêmes.

o    Ce que l’on doit faire, Il y a plusieurs façons pour répondre aux questions qui indiquent que le proche est confus la où il est. Des explications simples avec des photos et autres rappels corporels peuvent aider. Parfois, cependant, il peut être préférable de rediriger la personne, notamment dans le cas où on est en train de le déménager pour un autre emplacement. La meilleure solution consiste à en dire le moins possible sur le déménagement, essayer plutôt de le rediriger vers une autre activité, comme une promenade ou une collation. S’il pose des questions spécifiques comme « lorsque nous quitterons », on peut lui répondre de remettre à plus tard à cause de la circulation ou les intempéries ou qu’il est tard pour partir le soir même. Il faut amener la personne à se sentir en sécurité, même si cela est un mensonge thérapeutique.

o    Ce qu’il faut éviter, les longues explications ou les raisons à suivre. On ne peut raisonner avec une personne atteinte de démence. On déclenche bien des fois la réponse obtenue en raison de la question posée.

·        Situation commune 3 : Le mauvais jugement ou des problèmes cognitifs comme des accusations infondées : « Tu as volé mon aspirateur », « Problèmes avec le budget ». D’autres exemples incluent l’épargne inexpliquée ou la répétition des déclarations et b des tâches. La détérioration des cellules du cerveau causée par la maladie est coupable en montrant le mauvais jugement ou erreurs dans la pensée des comportements. Elles peuvent contribuer aux délires, ou fausses croyances. Certains de ces problèmes sont évidents, comme lorsqu’il conserve des articles ménagers, ou accuse un membre de la famille de le voler. Certains sont cependant plus subtiles, la personne peut se rendre compte qu’elle a des ennuis avec les choses jamais utilisées. Et là toute discussion aurait des effets opposés ou tout commentaire qui échappe peut-être gênant et accueilli avec colère voire des larmes.

o    Ce que l’on doit faire, Tout d’abord, il faut évaluer l’ampleur du problème. Si on est curieux et que l’on ne veut pas demander, il faut vérifier ses factures. Parfois les paiements sont en souffrance. On peut également feuilleter le chéquier et vérifier les comptes. Les associations d’Alzheimer déclarent que c’est encourageant et rassurant si on ne voit pas ces changements se produire. En outre, on peut souvent gérer la frustration et l’embarras en offrant l’aide de petits services pour rester organisé. En remplissant par exemple la déclaration de revenus, on pourrait vérifier les frais bancaires et voir avec la Banque s’il n’y a pas d’erreur. Pour les bénévoles, vérifier s’ils éprouvent des difficultés à faire les choses correctement. En les soulageant on peut rétablir le dialogue et à partir de là et au fil du temps on peut progressivement construire.

o    Ce qu’il faut éviter, c’est laisser croire que ces circonstances expliqueraient son incapacité à gérer la situation en cause, ou essayer de discuter avec eux. Toute réponse qui peut être interprété comme accusatrice ou mettre en doute leur capacité à gérer leur propre affaire ne sert qu’à créer de la colère et les mettre sur la défensive.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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