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Aider c’est se donner un peu de vie en plus

05/10/2017

Une étude de l’Université de Bâle, de l'Université Western Australia, de l'Université Humboldt (Berlin) et de l'Institut Max Planck publiée dans la revue Evolution and Human Behavior suggère que donner, aider, c’est aussi se faire du bien à soi-même et c’est vivre plus longtemps. Des conclusions qui avaient déjà été suggérées par plusieurs études et qui concernent directement et en particulier les aidants naturels, y compris les personnes âgées en aidant et soutenant les autres, elles vivent plus longtemps.

Les chercheurs répètent que les personnes âgées qui aident et soutiennent les autres se font également une faveur. La constatation est faite ici chez plus de 500 grands-parents, âgés de 73 à 103 ans, qui prennent soin de leurs petits-enfants. L’analyse montre qu’en moyenne, ces grands-parents vivent plus longtemps que les grands-parents qui ne se dévouent pas. L’analyse révèle que le soutien affectif fait vivre, en effet, les effets positifs de ce type de soin et de soutien sur la mortalité des aidants. La moitié des grands-parents qui s'occupaient de leurs petits-enfants vivait encore 10 ans après le premier entretien de l’étude en 1990. Idem pour les participants qui n'avaient pas de petits-enfants, mais qui soutenaient leurs enfants, par exemple dans les tâches ménagères. En revanche, environ la moitié de ceux qui n’apportaient aucune aide est décédée dans les 5 ans.

L’effet positif de l’apport de soins sur la mortalité ne se limite pas à l'aide et aux soins familiaux, les adultes sans enfants qui apportent aux autres un soutien émotionnel, par exemple, en retirent également le même bénéfice. La moitié de ces personnes est toujours en vie 7 ans après l’inclusion dans l’étude, vs une longévité moyenne de 4 ans chez les non-aidants. Les auteurs soulignent qu’une implication trop intense provoque le stress, ces données n’enlèvent rien au risque d’épuisement possible des aidants naturels. Le niveau d’aide doit rester modéré pour garder ses effets positifs sur la santé et la longévité.

Enfin, l’étude suggère l’ancrage du comportement prosocial des parents et des grands-parents dans la famille telle une empreinte héréditaire sur le système nerveux et hormonal qui pose les bases du comportement altruiste chez les générations suivantes.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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