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La piste de l’immunothérapie contre Alzheimer

10/10/2017

Une étude de l’Inserm publiée dans la revue Brain montre que l’immunothérapie et notamment l’interleukine-2 pourrait également s’avérer d’un grand intérêt pour lutter contre les maladies neuro-dégénératives. L’interleukine 2 (IL-2) est une cytokine apparemment capable de contrôler les processus inflammatoires dans le système nerveux central associés aux pathologies comme la maladie d'Alzheimer. Cette molécule aiderait, par ce biais, à rétablir les fonctions cognitives chez le modèle murin.

Les auteurs estiment que ce travail fait la preuve de l’intérêt des immunothérapies et de l’interleukine-2 pour le traitement de la maladie d'Alzheimer. En effet, la molécule est évaluée dans le traitement de plusieurs maladies auto-immunes car elle serait capable de stimuler les lymphocytes T régulateurs ou Tregs dont le rôle est de contrôler l’inflammation. En parallèle, des travaux récents ont démontré que les souris déficientes en IL-2 ont des capacités de mémorisation et d’apprentissage moindres et similaires à celles constatées dans la maladie d’Alzheimer.

Dans cette étude, les scientifiques ont avant tout remarqué une baisse importante des taux de cette cytokine dans les biopsies cérébrales de patients morts des suites de la maladie d’Alzheimer. Cette observation les a poussés à estimer le potentiel thérapeutique de l’IL-2 chez des souris atteintes de la pathologie. Les rongeurs ont été traités alors qu’ils présentaient déjà des atteintes cérébrales. Ce traitement chronique a permis d’activer les Tregs dans le cerveau et à provoquer une réduction des plaques amyloïdes. Par ailleurs, les spécialistes ont pu prouver que parallèlement à ce phénomène, un remodelage des tissus se produit, améliorant la structure et la fonction synaptique. De même, ces effets bénéfiques s’accompagnent également de l’activation des astrocytes ; or ces cellules auraient un rôle protecteur dans la maladie d’Alzheimer.

Ainsi, alors que les souris non traitées échouaient aux tests de mémoire, les souris traitées avaient des résultats similaires aux souris non atteintes par la pathologie. Face à ce constat, les chercheurs sont enthousiastes et précisent que ce traitement s’attaque aux conséquences de la maladie, la perte des synapses et les symptômes cognitifs qui l’accompagnent. Son potentiel thérapeutique devrait dorénavant être évalué chez l’homme.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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