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Penser comme un Gériatre au sujet des médicaments pour seniors

02/10/2017

Il est important d’être mieux informé sur la santé et sur la sécurité des médicaments pour seniors. Toutes les personnes impliquées dans les soins de santé des seniors peuvent apprendre à penser un peu comme un gériatre. Autrement dit, compte tenu de certains dangers, il faut être vigilent pour éviter les pièges courants, en ce qui concerne les soins médicaux aux aînés. Les problèmes de santé sont particulièrement fréquents lorsqu’il s’agit de médicaments. Ainsi, on se doit de faire attention à ce que les médicaments soient prescrits correctement. Puis, apporter les modifications nécessaires pour améliorer la santé d’un senior.

Cet article offre des conseils sur la façon d’être mieux préparés face aux médecins des proches âgés pour leur poser les bonnes questions. Il révèle des vérités sur la sécurité des médicaments qu’il faut garder à l’esprit pour une meilleure perception  et une bonne vérification quant à la sécurité d’un adulte âgé. Il faut d’autant être plus vigilent car les adultes âgés ne prennent pas leurs médicaments régulièrement et ne sont pas souvent revus par un gériatre. Mais avec les bonnes connaissances, on est mieux préparé pour poser les bonnes questions aux médecins des parents. Cela peut aider à aborder les oublis et peut améliorer la sécurité des parents. Voici les choses que l’on doit savoir sur les médicaments des Parents âgés et des conseils sur ce que l’on peut faire pour les médicaments du proche :

  • Peu de médicaments sont sûrs et peuvent parfois avoir des effets secondaires, des interactions et des situations d’urgence en raison d’événements indésirables. Un effet secondaire serait par exemple la sécheresse de la bouche. Un effet indésirable est quelque chose comme une hémorragie interne en raison de prise d’un diluant de sang. Prendre moins de médicaments peut signifier un plus faible coût et un fardeau réduit de pilule, et signifie qu’une personne est plus susceptible de continuer à prendre ses médicaments à long terme. Souvent, après un examen attentif, on trouve parfois qu’il n’est pas possible de réduire le nombre de médicaments. Mais c’est toujours un bon objectif à garder à l’esprit. Il faut rappeler périodiquement aux médecins que la famille préfère pour ses parents moins de médicaments. Demander au médecin ou au pharmacien d’aider à identifier les médicaments inutiles et les éliminer. Dans certains cas, il peut être possible de traiter avec les thérapies non médicamenteuses.
  • Les traitements non médicamenteux sont parfois plus sûrs et peuvent être plus efficaces, il s’agit de psychothérapie, l’exercice et des activités sociales pour la dépression, la thérapie physique pour la douleur, la vigilante en attente pour des problèmes mineurs, ou la gestion de comportement pour l’agitation de la démence. Bien que ceux-ci puissent prendre plus d’efforts pour être mis en œuvre au départ, ils conviennent souvent mieux aux aînés et aux familles dans le long terme. Mais beaucoup de médecins préfèrent recommander des médicaments que choisir les options de traitement non médicamenteux, comme tous les gens occupés, ils ont tendance à se replier sur leurs habitudes. Chaque fois qu’un médecin prescrit un traitement par médicament pour un problème donné, il faut lui poser la question sur les options de traitement non médicamenteux. Le médecin sera heureux de revoir ces choix une fois que l’intérêt a été manifesté.
  • Les médicaments sont souvent oubliés, lorsqu’on passe en revue les médicaments d’un aîné, on trouve souvent des médicaments qui semblent avoir été oublié. Cela pourrait être un médicament qui a été initialement prescrit à l’hôpital, mais n’est plus nécessaire. Cela arrive en partie parce que les personnes âgées ont de nombreuses visites médicales relativement courtes, qui peuvent rendre difficile pour un clinicien d’examiner soigneusement tous les médicaments et s’assurer qu’ils sont nécessaires et à la bonne dose. Donc il faut ne pas supposer qu’une prescription renouvelée désigne qu'un médecin a pensé avec soin par le biais de la nécessité pour les médicaments. Il est préférable de planifier sur l’examen la nécessité pour chaque médicament au moins une fois par an. Si un médicament a été récemment ajouté au cours d’une hospitalisation, il faut s’assurer que le médecin a vérifié lors d’un suivi que tout va. On peut également demander un examen complet de médicaments, qui signifie généralement que tous les médicaments sont réévalués pour la pertinence et la sécurité.
  • Vérifier si le médicament est sur les listes déconseillées, les médecins prescrivent parfois des médicaments qui sont sur les listes déconseillées, Il s’agit de listes de médicaments que les personnes âgées devraient éviter ou utiliser avec prudence. Malheureusement, en dépit des efforts constants auprès des médecins pour qu’ils soient formés à modifier les soins de santé selon les besoins des personnes âgées, beaucoup de ces médicaments sont encore prescrits. En général, les personnes âgées et leur famille doivent intégrer que les médecins n’y pensent pas toujours par manque de temps. Il est donc plus sûr de challenger le médecin afin d’identifier et de reconsidérer les médicaments. Les pharmaciens sont également une bonne ressource, pour repérer ces médicaments. Il faut vérifier si le médicament n’est pas sur la liste déconseillée. Si on découvre que c’est le cas, alors il faut demander au médecin de vérifier si potentiellement ces médicaments sont inappropriés.
  • Les avantages et les inconvénients de chaque médicament, il faut toujours valider pour un médicament en particulier l’équilibre entre les avantages et les inconvénients et considérer les inconvénients compatibles qui affectent la personne âgée, ainsi que les risques comme les effets secondaires ou les interactions qui affecteront seulement une minorité des personnes âgées. Les risques peuvent souvent être réduits avec un dosage inférieur du médicament. Par exemple, des études suggèrent que, pour la plupart des gens une dose moyenne de médicament contre le cholestérol est presque aussi bénéfique qu’une dose élevée, mais il provoque souvent moins de problèmes. En outre, il faut garder à l’esprit qu’un médecin peut ne pas connaitre combien cela coûte. Lorsqu’on envisage de commencer ou de continuer un médicament, il faut demander au médecin de préciser la prestation susceptible, avec le risque. L’avantage probable est souvent plus petit que ce que les gens comptent. Il faut savoir que l’assistance médicale d’un senior marche mieux lorsque c’est un partenariat entre le patient, la famille et l’équipe médicale, comme l’explique cet excellent article sur les médicaments publié dans  la revue nytimes.

En comprenant les meilleures pratiques de prescription pour les aînés et en se renseignant sur les pièges communs en toute sécurité des médicaments, on sera en mesure de mieux aider les parents pour avoir les médicaments dont ils ont besoin et d’éviter les autres.

Source : Le Blog Retraite Sereine


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