Blog de Retraite Sereine Actualité des séniors et des maisons de retraite. 2017-11-21T19:22:28+00:00 http://retraitesereine.fr Retraite Sereine http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/comment-font-les-differentes-cultures-pour-prendre-en-charge-leurs-seniors <![CDATA[Comment font les différentes cultures pour prendre en charge leurs seniors]]> Les différentes cultures ont des traditions et attitudes distinctes sur le vieillissement, les gens vieillissement depuis la nuit des temps mais les perspectives sur le vieillissement sont très différentes à travers le monde. Alors comment font les différentes cultures pour prendre soin des seniors. On constate que le vieillissement dans les différentes Cultures du monde c’est d’abord le respect des aînés. Beaucoup de gens entendent ce sentiment, mais ce que cela signifie en fait lorsque nous examinons l’expérience humaine universelle sur le vieillissement, peut être intéressant et utile de voir comment font les gens dans d’autres lieux pour aborder le sujet. Par exemple, aujourd'hui les gens vivent beaucoup plus longtemps dans le monde, et le point de vue sur le vieillissement est différent. Cependant, certaines cultures traitent leurs personnes âgées avec plus de respect et de dignité que d’autres. De nombreuses cultures considèrent que les 65 ans sont un simple statut. La connotation de ce que cela signifie, en tant que membre de la société est perçue différemment. Au Japon par exemple, les aînés sont très respectés et même célébrés. Le Japon a même un jour férié payé appelé Jour de Respect des âgés pour montrer leur appréciation pour les âgés, et il y a une attitude à ne délaisser aucun aîné pour les célébrer tous. La Chine et l’Inde aussi honorent leurs aînés. La plupart des pays ont une appréciation pour leurs aînés, mais malheureusement l’âgisme est présent dans certaines cultures :

·        L’Amerique ou les personnes âgées sont sans doute les plus heureux et en meilleure santé que jamais auparavant, sont cependant, l’objet de préjugés et de stéréotypes. Malheureusement, certains jeunes perçoivent les personnes ayant la peau ridée ou cheveux gris comme vieux et de nombreux anciens rapportent un sentiment d’âgisme dans la société et le lieu de travail, même si plusieurs familles font honneur et valorisent leurs aînés. L’Amérique est l’un des endroits du monde où les personnes âgées n’ont pas toujours le respect qu’ils mériteraient mais commence à prendre des mesures pour les honorer et leur fournir des actions de reconnaissance, surtout que de nombreux baby-boomers atteignent ce statut de vieillissement chaque jour. Beaucoup de religions en Amérique considèrent les personnes âgées avec la dignité et l’appréciation, et avec de bons samaritains qui se portent volontaires pour les aider. La société prend des mesures pour se rappeler que les seniors sont des personnes bien informées, illustrée par le biais de journées pour personnes âgées et mois d’Américains âgés. Les aînés ont quelque chose à apporter à la société dans la sagesse qu’ils ont acquise de leurs cycles de vie, même si c’est une histoire de vie. Les américains mettent aussi beaucoup d’accent sur les soins préventifs pour les aînés. Les communautés de personnes âgées ont évolué pour prendre en charge la nécessité d’un vieillissement rapide de la population.

·        La Chine ou le respect des personnes âgées fait partie de la loi actuelle. En fait, les parents âgés en Chine peuvent poursuivre leurs enfants adultes pour le soutien tant affectif que financier. Les entreprises doivent aussi accorder à leurs employés du temps libre pour voir leurs parents. Compte tenu de la densité et de la croissance de la population âgée, cela semble logique, car les familles ont besoin de prendre soin des aînés pour éviter de mettre en danger l’économie. La Chine projette d’avoir plus de 600 millions de personnes âgées de 50 ans et plus d’ici à 2050, près de 49 % de la population, contre 25 % en 2010, selon un rapport publié dans USA Today. Alors que l’obligation est l’un des facteurs moteurs de soin pour montrer la dignité envers les aînés, la culture chinoise a toujours insisté sur le respect envers les aînés. Donc les pratiques de l’honneur et de la bonté envers les seniors est donc une vie normale.

·        Le Japan ou la culture japonaise valorise les personnes âgées. La reconnaissance pour les aînés est ancrée dans les familles et leurs enfants, faisant du Japon un des endroits les plus aimables au monde pour les personnes âgées. De nombreuses familles japonaises ont plusieurs générations vivant sous un même toit. Cet arrangement est censé être une des nombreuses raisons pour que les aînés au Japon vivent plus longtemps que toute autre population. En fait, il y a des citoyens plus âgés que les jeunes au Japon, que la population est composée de plus de gens âgés de plus de 65 ans que tout autre groupe, selon l’Administration sur le vieillissement. Le bonheur et la longévité, jusque dans la dernière partie de la vie au Japon, ont été attribués à des obligations de la communauté, la famille et un mode de vie sain qui inclut beaucoup d’exercice et un régime alimentaire sain, faible en gras. Honorant la tradition pour prendre soin et de respecter les membres de la famille, surtout les personnes âgées.

·        L’Ecosse ou les personnes âgées sont considérées comme actifs en Écosse. Leurs voix est entendues et ils sont pris en charge pour profiter d’une vie pleine et positive en milieu familial, selon un nouveau programme appelé Reshaping Care for Older People, l’Écosse s’est engagée à entendre les personnes âgées, la pensée culturelle et l’argent, qui s’est déplacé loin des hôpitaux et vers des soins préventifs. Ce changement de paradigme a permis à cette culture à la valeur de la vie, plutôt que de traiter les difficultés. L’Écosse adapte aussi les maisons afin que les gens âgés puissent y rester. Les familles font de leur mieux pour s’occuper de leurs proches âgés et les garder comme membres de la société. Honorer la vieillesse est devenu une tradition.

·        Le Vietnam, les vietnamiens apprécient vraiment le sentiment de « Respectez vos aînés ». En fait, les anciens sont considérés comme les porteurs de connaissance, de tradition et de sagesse dans la culture vietnamienne. Les grands-parents âgés vivent avec leurs familles pour le soutien et les soins, et ils contribuent au ménage en préparant les repas et s’occupant des petits-enfants. Les anciens sont considérés comme le chef de la famille et leurs conseils sont évalué jusqu’au point où ils prennent les décisions au sein du ménage. Au Vietnam, être vieux est considérée comme un atout, pas une responsabilité, un changement de perspective que contribue à faire une longue vie harmonieuse dans cette culture.

La fin des pratiques dans les différentes Cultures, les décisions de fin de vie varient considérablement à travers les cultures. Certaines sociétés font tout leur possible pour maintenir en vie leurs aînés. D’autres, cependant, voient les anciens comme un fardeau et donc prennent des mesures pour mettre fin à leur vie. La mort volontaire se produit généralement dans les communautés qui sont soit des nomades ou qui vivent dans des climats rudes avec des ressources limitées.

Une étude d’un ethnologue américain sur les Tchouktches de Sibérie publiée dans  la revue Academia révèle la pratique de la mort volontaire, où une personne âgée demande à mourir de la main d’un proche parent lorsqu’elle n’est plus en bonne santé. Aussi, beaucoup d’américains indigènes dans les tribus américaines et scandinaves suivent des pratiques similaires et choisissent volontairement de mettre fin à la vie des personnes âgées, Ils se sont mis dans une situation impossible comme exposant à la mer sur un voyage en solo. Certaines cultures utilisent la spiritualité pour essayer de prolonger la vie. Par exemple, l’île grecque d’Ikaria semble prolonger la vie de magie dans son sol, selon The New York Times. En fait, les résidants de cette petite île méditerranéenne sont 4 fois plus susceptibles que leurs homologues américains à vivre jusqu’à 90 ans, et ils vivent en moyenne 8 à 10 ans de plus après avoir été diagnostiqué avec le cancer ou les maladies cardiovasculaires. Les pratiques de cette culture grecque est qu’ils ne doivent pas se précipiter à travers la vie, mais plutôt de savourer chaque seconde. Par exemple, ils restent debout tard, mangent des olives de Kalamata, boivent du thé de montagne et nagent dans l’eau cristalline, selon l’article du Times. La réponse à la longévité de cette île sans doute réside dans ses habitudes alimentaires qui assoupli le mode de vie, mais personne ne peut expliquer définitivement la magie derrière cette île de centenaires.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-27T16:38:00+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/seniors-eviter-le-ventilateur-lors-d-un-pic-de-chaleur <![CDATA[Seniors, éviter le ventilateur lors d’un pic de chaleur]]> Une étude des spécialistes du cœur de l’UT Southwestern Medical Center publiée en septembre 2016 dans la revue JAMA Network révèle que l’usage de ventilateur électrique pour se rafraîchir en cas de canicule et d’humidité aurait étrangement l’effet inverse sur les seniors et montre que chez des personnes âgées soumises à une température de 42 °C et à des niveaux d’humidité croissants, la fréquence cardiaque augmente encore davantage avec l’utilisation d’un ventilateur. Il en serait de même pour leur température interne.

Les scientifiques ont analysé les réponses physiologiques d’un petit groupe de 8 seniors dans un environnement très chaud et humide. Les participants âgés entre 60 et 80 ans ont été observés pendant 2 heures dans une pièce où le thermomètre affichait 42 °C et avec un taux d’humidité qui s’intensifiait progressivement, passant de 30 à 70 %. Bien sûr, la fréquence cardiaque et la température corporelle augmentaient parallèlement au degré d’humidité. Les personnes âgées étaient observées dans ces conditions tantôt avec, tantôt sans ventilateur. Les résultats ont surpris l’équipe qui a constaté une hausse de la fréquence cardiaque avec 10 battements supplémentaires par minute et une température interne supérieure de peu avec le ventilateur.

Le Dr Crandall, un des auteurs explique qu’on sait que les ventilateurs rafraîchissent les jeunes adultes en accélérant l’évaporation de leur sueur. Or les personnes âgées transpirent moins, ce qui rendrait les ventilateurs inefficaces durant les pics de forte chaleur. Il ajoute que même si les différences sont peu marquées, par effet cumulatif, cela peut devenir cliniquement important durant une exposition prolongée à de fortes températures, comme c’est le cas pendant un pic de chaleur extrême. Les chercheurs suggèrent, néanmoins, que l’utilisation de ces appareils peut être bénéfique dans des conditions environnementales moins excessives, mais ces hypothèses doivent encore être confirmées.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-21T11:18:18+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/la-molecule-qui-redonne-de-la-plasticite-cerebrale <![CDATA[La molécule qui redonne de la plasticité cérébrale]]> La découverte d’une équipe de l’Université de Göteborg présentée en décembre 2016 dans la revue Brain pourrait permettre une récupération plus rapide et plus efficace après un accident vasculaire cérébral (AVC). Il s’agit d’une simple molécule (C3a peptide), produite naturellement dans le corps. C3a a la capacité de créer de nouvelles synapses dans le cerveau. Ces données obtenues à ce stade chez l’animal et confirment l’efficacité du composé. La molécule, donnée à des souris modèles d’AVC, favorise la recomposition de connexions entre les cellules nerveuses, explique l’auteur principal, Marcela Pekna, Professeur agrégé à l'Institut de Neuroscience et de Physiologie de la Sahlgrenska Academy.

Les chercheurs suédois administrent C3a ou un placebo à 28 souris, modèles d’AVC, une semaine après l’événement, et via des gouttes nasales. Les souris traitées récupèrent beaucoup mieux et plus rapidement : concrètement, elles sont capables d’utiliser à nouveau la patte paralysée par l’AVC. L’analyse montre également que C3a permet, en fait, la génération de nouvelles cellules nerveuses et la création de nouvelles synapses entre les cellules. Un processus que beaucoup considèrent comme clé pour la récupération de la fonction cérébrale.

Comme la molécule C3a est inactivée lorsqu’administrée par voie orale ou intraveineuse, les chercheurs ont utilisé une formulation nasale. Autre obstacle, le peptide C3a est extrêmement coûteux à produire, il faudra donc parvenir à le remplacer par une molécule plus petite et moins coûteuse aux propriétés similaires.

Mais la preuve de concept est apportée, à ce stade chez l’animal. Sur le papier, tous les patients ayant subi un AVC pourraient bénéficier du traitement. D’autant qu’ici, il est délivré tardivement à l’animal. Un avantage considérable par rapport aux procédures d’urgence, d’élimination du caillot de sang, qui doivent être accomplies dans les toutes premières heures. Enfin, la molécule pourrait s’avérer également prometteuse dans la prise en charge de multiples maladies neurologiques ou lésions cérébrales.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-15T10:35:42+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/lutte-contre-le-vieillissement-la-piste-mitochondriale <![CDATA[Lutte contre le vieillissement, la piste mitochondriale]]> Une étude de l’université de Californie à Los Angeles publiée dans la revue Nature Communications explique une technique qui permettrait d’éliminer l’ADN muté des mitochondries (ces organelles qui produisent de l’énergie au niveau cellulaire), pour contrer les effets de l’âge (perte musculaire, fragilité, déclin cognitif). Ils auraient développé une nouvelle approche pour réduire les dommages cellulaires qui s’accumulent avec l’âge. Ceci pourrait potentiellement aider à ralentir ou à inverser un des mécanismes liés au vieillissement. En effet, des centaines voire des milliers de mitochondries sont présentes dans chaque cellule, et chacune d’entre elles possède son propre ADN, nécessaire à la production d’énergie. Or, les capacités de réparation de cet ADN mitochondrial s’avèrent limitées et les mutations délétères s’amoncellent au fil du temps jusqu’à atteindre un seuil où la cellule ne peut plus fonctionner correctement et meurt. Ce phénomène d’accumulation contribuerait au vieillissement et à l’apparition de pertes musculaires ou de maladie dégénératives comme la maladie d'Alzheimer ou la maladie de ParkinsonLe Pr Bruce Hay affirme que « Nous savons que d’augmenter le nombre de mutation dans l’ADN mitochondrial cause un vieillissement prématuré ». Ceci est d’autant plus vrai que ces altérations génétiques s’accroissent dans des tissus comme les neurones ou les muscles.

Bien que l’ADN des mitochondries ne puisse être réparé par les mêmes mécanismes que ceux utilisés pour l’ADN du noyau, il existe tout de même un moyen de limiter les dégâts : la mitophagie. Il s’agit d’une sorte d’autophagie (mécanisme par lequel la cellule mange certains de ces composés) restreinte aux mitochondries. Le fait de digérer ceux qui ont cumulé trop de mutations et sont devenus non fonctionnels modère les effets délétères et ralentit le vieillissement. En effet, certains gènes associés à ce phénomène seraient associés à certaines formes familiales de la maladie de Parkinson.

Ainsi, les scientifiques ont génétiquement modifié des drosophiles ou mouches du fruit afin que les mutations mitochondriales dans les muscles nécessaires au vol se produisent dès le début de l’âge adulte. Ils ont ensuite artificiellement suractivé les gènes qui induisent la mitophagie, ce qui a eu pour conséquence de réduire fortement la proportion totale d’ADN mitochondriale muté dans les cellules. Par exemple, la surexpression du gène de la parkine (qui entraîne le syndrome parkinsonien) diminue la quantité d’ADN muté de 71 % (celle-ci passant de 76 % à 5 % seulement). Le Pr Hay remarque qu’une telle baisse devrait complètement éliminer les déficiences métaboliques dans les cellules, ce qui les restaurerait.

Les spécialistes tentent à présent de trouver des substances capables d’induire un grand ménage cellulaire pour éliminer l’ADN mitochondrial endommagé dans le cerveau, les muscles ou d’autres tissus.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-13T21:30:58+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/la-piste-de-l-immunotherapie-contre-alzheimer <![CDATA[La piste de l’immunothérapie contre Alzheimer]]> Une étude de l’Inserm publiée dans la revue Brain montre que l’immunothérapie et notamment l’interleukine-2 pourrait également s’avérer d’un grand intérêt pour lutter contre les maladies neuro-dégénératives. L’interleukine 2 (IL-2) est une cytokine apparemment capable de contrôler les processus inflammatoires dans le système nerveux central associés aux pathologies comme la maladie d'Alzheimer. Cette molécule aiderait, par ce biais, à rétablir les fonctions cognitives chez le modèle murin.

Les auteurs estiment que ce travail fait la preuve de l’intérêt des immunothérapies et de l’interleukine-2 pour le traitement de la maladie d'Alzheimer. En effet, la molécule est évaluée dans le traitement de plusieurs maladies auto-immunes car elle serait capable de stimuler les lymphocytes T régulateurs ou Tregs dont le rôle est de contrôler l’inflammation. En parallèle, des travaux récents ont démontré que les souris déficientes en IL-2 ont des capacités de mémorisation et d’apprentissage moindres et similaires à celles constatées dans la maladie d’Alzheimer.

Dans cette étude, les scientifiques ont avant tout remarqué une baisse importante des taux de cette cytokine dans les biopsies cérébrales de patients morts des suites de la maladie d’Alzheimer. Cette observation les a poussés à estimer le potentiel thérapeutique de l’IL-2 chez des souris atteintes de la pathologie. Les rongeurs ont été traités alors qu’ils présentaient déjà des atteintes cérébrales. Ce traitement chronique a permis d’activer les Tregs dans le cerveau et à provoquer une réduction des plaques amyloïdes. Par ailleurs, les spécialistes ont pu prouver que parallèlement à ce phénomène, un remodelage des tissus se produit, améliorant la structure et la fonction synaptique. De même, ces effets bénéfiques s’accompagnent également de l’activation des astrocytes ; or ces cellules auraient un rôle protecteur dans la maladie d’Alzheimer.

Ainsi, alors que les souris non traitées échouaient aux tests de mémoire, les souris traitées avaient des résultats similaires aux souris non atteintes par la pathologie. Face à ce constat, les chercheurs sont enthousiastes et précisent que ce traitement s’attaque aux conséquences de la maladie, la perte des synapses et les symptômes cognitifs qui l’accompagnent. Son potentiel thérapeutique devrait dorénavant être évalué chez l’homme.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-10T21:33:18+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/l-interet-des-nouvelles-technos-pour-les-aidants-des-alzheimer <![CDATA[L'intérêt des nouvelles technos pour les aidants des Alzheimer]]> Une enquête réalisée par l’association France Alzheimer et une équipe de l’Hôpital Broca à Paris montre qu’il n’est pas toujours simple de s’occuper d’une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer. Les aidants en savent quelque chose. Toutefois, il semblerait que les nouvelles technologies qui se développent depuis quelques années répondent aux besoins des proches en charge de ces patients, mais également des malades eux-mêmes. Les résultats indiquent donc que ces nouvelles technos sont acceptées par 69% des aidants qui se disent prêts à les utiliser pour accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Il existe de nos jours un large choix de produits commercialisés sur le marché mais parmi les aides technologiques les plus usitées, citons les objets pour sécuriser l’environnement (détecteurs de fumée, gaz, chute...), les détecteurs de l’état de santé (pèse personne, tensiomètre, etc.) ou les aides pour s’orienter dans le temps et l’espace (calendriers, horloges, montres simplifiés). L’analyse montre que,

  • 75% des sondés considèrent les aides technologiques comme utiles, majoritairement pour sécuriser l’environnement de vie et prévenir les accidents (chemins lumineux, téléalarme, téléassistance), mais également pour soutenir les aidants (formation, dossier médicalisé, site d’information).
  • 65% estiment que ces nouvelles technos sont pratiques pour mieux communiquer avec leurs proches malades (téléphone et messagerie simplifiées) mais aussi dans le cadre des loisirs (télécommande simplifiée, jeux vidéo).
  • 63% pensent que grâce au suivi de l’état de santé (Pilulier, télémédecine, appareils de mesure médicale) facilitent également la vie.

En revanche, seules 44% des sondés pensent que les outils technologiques les aident à réaliser des tâches domestiques (localisateurs d’objets, aspirateurs robot, robot d’assistance au domicile). Une des raisons réside dans le fait que les aidants n’ont pas toujours connaissance de ces aides technologiques, utiles pour entretenir le domicile. Enfin, toujours selon cette enquête, le respect de la dignité et de la vie privée, l’utilité, la facilité d’utilisation et leur fiabilité sont les premiers critères qui guident le choix des aides technologiques.

Tout cela montre bien que toutes ces nouvelles technologies qui se développent depuis une dizaine d’années vont de plus en plus et probablement de mieux en mieux venir en aide à l’être humain (malade ou pas d’ailleurs) dans sa vie de tous les jours.

Rappelons qu’aujourd’hui, 900.000 personnes en France sont directement touchées par la maladie d’Alzheimer et 600 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque jour. Cette pathologie évolutive qui n’affecte pas uniquement les personnes âgées peut être difficile à vivre tant pour le malade lui-même que ses proches. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-08T17:06:42+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/aider-c-est-se-donner-un-peu-de-vie-en-plus <![CDATA[Aider c’est se donner un peu de vie en plus]]> Une étude de l’Université de Bâle, de l'Université Western Australia, de l'Université Humboldt (Berlin) et de l'Institut Max Planck publiée dans la revue Evolution and Human Behavior suggère que donner, aider, c’est aussi se faire du bien à soi-même et c’est vivre plus longtemps. Des conclusions qui avaient déjà été suggérées par plusieurs études et qui concernent directement et en particulier les aidants naturels, y compris les personnes âgées en aidant et soutenant les autres, elles vivent plus longtemps.

Les chercheurs répètent que les personnes âgées qui aident et soutiennent les autres se font également une faveur. La constatation est faite ici chez plus de 500 grands-parents, âgés de 73 à 103 ans, qui prennent soin de leurs petits-enfants. L’analyse montre qu’en moyenne, ces grands-parents vivent plus longtemps que les grands-parents qui ne se dévouent pas. L’analyse révèle que le soutien affectif fait vivre, en effet, les effets positifs de ce type de soin et de soutien sur la mortalité des aidants. La moitié des grands-parents qui s'occupaient de leurs petits-enfants vivait encore 10 ans après le premier entretien de l’étude en 1990. Idem pour les participants qui n'avaient pas de petits-enfants, mais qui soutenaient leurs enfants, par exemple dans les tâches ménagères. En revanche, environ la moitié de ceux qui n’apportaient aucune aide est décédée dans les 5 ans.

L’effet positif de l’apport de soins sur la mortalité ne se limite pas à l'aide et aux soins familiaux, les adultes sans enfants qui apportent aux autres un soutien émotionnel, par exemple, en retirent également le même bénéfice. La moitié de ces personnes est toujours en vie 7 ans après l’inclusion dans l’étude, vs une longévité moyenne de 4 ans chez les non-aidants. Les auteurs soulignent qu’une implication trop intense provoque le stress, ces données n’enlèvent rien au risque d’épuisement possible des aidants naturels. Le niveau d’aide doit rester modéré pour garder ses effets positifs sur la santé et la longévité.

Enfin, l’étude suggère l’ancrage du comportement prosocial des parents et des grands-parents dans la famille telle une empreinte héréditaire sur le système nerveux et hormonal qui pose les bases du comportement altruiste chez les générations suivantes.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-05T09:56:34+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/stopper-la-maladie-de-parkinson-en-ciblant-une-proteine-unique <![CDATA[Stopper la maladie de Parkinson en ciblant une protéine unique]]> Une étude du Gladstone Institutes (Californie) présentée dans la revue PNAS (actes de l’Académie des Sciences Américaine) confirme une protéine qui  détient le secret pour traiter la maladie de Parkinson, car la protéine en question, Nrf2, régule les niveaux de protéines sources d'espèces réactives de l'oxygène et peut restaurer des niveaux normaux de protéines et empêcher ainsi la mort cellulaire dans cette affection neuro-dégénérative. Des données qui viennent confirmer une voie biologique clé qui commence à être bien documentée comme une cible prometteuse dans le traitement de Parkinson.

Nrf2 n’en est pas à son premier coup d’essai. Une récente étude, présentée en août 2016 dans la revue British Journal of Pharmacology, montrait qu’en ciblant la voie « Nrf2 », ou en inhibant des protéines sources d'espèces réactives de l'oxygène (les NADPH oxydases par ex.), il devient possible de réduire le stress oxydatif. D’autres recherches ont montré aussi qu’en activant Nrf2, il est possible de prolonger la vie du neurone. Nrf2 est donc une cible thérapeutique prometteuse dans le traitement des troubles neuro-dégénératifs qui commence à être bien documentée.

A la racine des maladies neuro-dégénératives, comme la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington, la maladie d'Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique (SLA), un problème de pliage et d’accumulation de protéines néfastes dans les neurones, qui finissent par tuer les cellules. Or, ici, les chercheurs montrent que Nrf2 est capable d’empêcher la mort cellulaire. Ils ont testé Nrf2 sur 2 modèles cellulaires de Parkinson, des cellules de rat et humaines, portant des mutations dans les protéines LRRK2 et alpha-synucléine, caractéristiques de la maladie. En activant Nrf2, les chercheurs parviennent à activer plusieurs mécanismes de ménage cellulaire qui permettent d’éliminer l'excès de LRRK2 et d'alpha-synucléine. Des observations issues de milliers d'images de cellules prises sur une semaine, qui permettent de suivre leur développement ou leur disparition.

Nrf2 coordonne tout un programme d'expression génétique qui permet de revenir à la bonne régulation des niveaux de protéines. Ainsi, une surexpression de Nrf2 dans des modèles cellulaires de la maladie de Parkinson entraîne un effet remarquable de protection des cellules. Précisément, en ce qui concerne la protéine LRRK2 mutante, Nrf2 l’induit à s’agréger en touffes accidentelles qui peuvent rester dans la cellule sans l'endommager. Pour l'alpha-synucléine, Nrf2 accélère sa décomposition et son élimination, et réduit ainsi ses niveaux dans la cellule.

Nrf2 se confirme donc comme une protéine clé pour lutter contre la pathogenèse de Parkinson. Et si Nrf2 elle-même peut être difficile à cibler avec un médicament parce qu’impliquée dans de nombreux processus cellulaires, d'autres acteurs dans les voies de régulation qui interagissent avec Nrf2 apparaissent comme des cibles prometteuses. Des pistes qui pourraient conduire à de nouveaux traitements pour régénérer la santé cellulaire et contrer les maladies neuro-dégénératives, comme la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington, la maladie d'Alzheimer et la SLA.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-04T08:56:09+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/10/penser-comme-un-geriatre-au-sujet-des-medicaments-pour-seniors <![CDATA[Penser comme un Gériatre au sujet des médicaments pour seniors]]> Il est important d’être mieux informé sur la santé et sur la sécurité des médicaments pour seniors. Toutes les personnes impliquées dans les soins de santé des seniors peuvent apprendre à penser un peu comme un gériatre. Autrement dit, compte tenu de certains dangers, il faut être vigilent pour éviter les pièges courants, en ce qui concerne les soins médicaux aux aînés. Les problèmes de santé sont particulièrement fréquents lorsqu’il s’agit de médicaments. Ainsi, on se doit de faire attention à ce que les médicaments soient prescrits correctement. Puis, apporter les modifications nécessaires pour améliorer la santé d’un senior.

Cet article offre des conseils sur la façon d’être mieux préparés face aux médecins des proches âgés pour leur poser les bonnes questions. Il révèle des vérités sur la sécurité des médicaments qu’il faut garder à l’esprit pour une meilleure perception  et une bonne vérification quant à la sécurité d’un adulte âgé. Il faut d’autant être plus vigilent car les adultes âgés ne prennent pas leurs médicaments régulièrement et ne sont pas souvent revus par un gériatre. Mais avec les bonnes connaissances, on est mieux préparé pour poser les bonnes questions aux médecins des parents. Cela peut aider à aborder les oublis et peut améliorer la sécurité des parents. Voici les choses que l’on doit savoir sur les médicaments des Parents âgés et des conseils sur ce que l’on peut faire pour les médicaments du proche :

  • Peu de médicaments sont sûrs et peuvent parfois avoir des effets secondaires, des interactions et des situations d’urgence en raison d’événements indésirables. Un effet secondaire serait par exemple la sécheresse de la bouche. Un effet indésirable est quelque chose comme une hémorragie interne en raison de prise d’un diluant de sang. Prendre moins de médicaments peut signifier un plus faible coût et un fardeau réduit de pilule, et signifie qu’une personne est plus susceptible de continuer à prendre ses médicaments à long terme. Souvent, après un examen attentif, on trouve parfois qu’il n’est pas possible de réduire le nombre de médicaments. Mais c’est toujours un bon objectif à garder à l’esprit. Il faut rappeler périodiquement aux médecins que la famille préfère pour ses parents moins de médicaments. Demander au médecin ou au pharmacien d’aider à identifier les médicaments inutiles et les éliminer. Dans certains cas, il peut être possible de traiter avec les thérapies non médicamenteuses.
  • Les traitements non médicamenteux sont parfois plus sûrs et peuvent être plus efficaces, il s’agit de psychothérapie, l’exercice et des activités sociales pour la dépression, la thérapie physique pour la douleur, la vigilante en attente pour des problèmes mineurs, ou la gestion de comportement pour l’agitation de la démence. Bien que ceux-ci puissent prendre plus d’efforts pour être mis en œuvre au départ, ils conviennent souvent mieux aux aînés et aux familles dans le long terme. Mais beaucoup de médecins préfèrent recommander des médicaments que choisir les options de traitement non médicamenteux, comme tous les gens occupés, ils ont tendance à se replier sur leurs habitudes. Chaque fois qu’un médecin prescrit un traitement par médicament pour un problème donné, il faut lui poser la question sur les options de traitement non médicamenteux. Le médecin sera heureux de revoir ces choix une fois que l’intérêt a été manifesté.
  • Les médicaments sont souvent oubliés, lorsqu’on passe en revue les médicaments d’un aîné, on trouve souvent des médicaments qui semblent avoir été oublié. Cela pourrait être un médicament qui a été initialement prescrit à l’hôpital, mais n’est plus nécessaire. Cela arrive en partie parce que les personnes âgées ont de nombreuses visites médicales relativement courtes, qui peuvent rendre difficile pour un clinicien d’examiner soigneusement tous les médicaments et s’assurer qu’ils sont nécessaires et à la bonne dose. Donc il faut ne pas supposer qu’une prescription renouvelée désigne qu'un médecin a pensé avec soin par le biais de la nécessité pour les médicaments. Il est préférable de planifier sur l’examen la nécessité pour chaque médicament au moins une fois par an. Si un médicament a été récemment ajouté au cours d’une hospitalisation, il faut s’assurer que le médecin a vérifié lors d’un suivi que tout va. On peut également demander un examen complet de médicaments, qui signifie généralement que tous les médicaments sont réévalués pour la pertinence et la sécurité.
  • Vérifier si le médicament est sur les listes déconseillées, les médecins prescrivent parfois des médicaments qui sont sur les listes déconseillées, Il s’agit de listes de médicaments que les personnes âgées devraient éviter ou utiliser avec prudence. Malheureusement, en dépit des efforts constants auprès des médecins pour qu’ils soient formés à modifier les soins de santé selon les besoins des personnes âgées, beaucoup de ces médicaments sont encore prescrits. En général, les personnes âgées et leur famille doivent intégrer que les médecins n’y pensent pas toujours par manque de temps. Il est donc plus sûr de challenger le médecin afin d’identifier et de reconsidérer les médicaments. Les pharmaciens sont également une bonne ressource, pour repérer ces médicaments. Il faut vérifier si le médicament n’est pas sur la liste déconseillée. Si on découvre que c’est le cas, alors il faut demander au médecin de vérifier si potentiellement ces médicaments sont inappropriés.
  • Les avantages et les inconvénients de chaque médicament, il faut toujours valider pour un médicament en particulier l’équilibre entre les avantages et les inconvénients et considérer les inconvénients compatibles qui affectent la personne âgée, ainsi que les risques comme les effets secondaires ou les interactions qui affecteront seulement une minorité des personnes âgées. Les risques peuvent souvent être réduits avec un dosage inférieur du médicament. Par exemple, des études suggèrent que, pour la plupart des gens une dose moyenne de médicament contre le cholestérol est presque aussi bénéfique qu’une dose élevée, mais il provoque souvent moins de problèmes. En outre, il faut garder à l’esprit qu’un médecin peut ne pas connaitre combien cela coûte. Lorsqu’on envisage de commencer ou de continuer un médicament, il faut demander au médecin de préciser la prestation susceptible, avec le risque. L’avantage probable est souvent plus petit que ce que les gens comptent. Il faut savoir que l’assistance médicale d’un senior marche mieux lorsque c’est un partenariat entre le patient, la famille et l’équipe médicale, comme l’explique cet excellent article sur les médicaments publié dans  la revue nytimes.

En comprenant les meilleures pratiques de prescription pour les aînés et en se renseignant sur les pièges communs en toute sécurité des médicaments, on sera en mesure de mieux aider les parents pour avoir les médicaments dont ils ont besoin et d’éviter les autres.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-10-02T12:43:45+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/l-exercice-physique-serait-bon-a-la-recuperation-post-avc <![CDATA[L’exercice physique serait bon à la récupération post AVC]]> Une étude de la Georg-August University (Allemagne) publiée dans la revue Frontiers in Aging Neuroscience confirme et documente le double effet de l’exercice face à l’AVC (accident vasculaire cérébral), à la fois préventif et thérapeutique. En effet, comment l'exercice physique peut-il contribuer à la récupération post-AVC est une question primordiale alors que le degré de récupération d’un patient atteint d'AVC est largement déterminé par la capacité du cerveau à se réorganiser. Comprendre donc comment l’exercice peut améliorer cette capacité est donc essentiel dans le développement de meilleures thérapies de réadaptation.

Paralysie, troubles de la parole et perte de mémoire, les séquelles d'un AVC peuvent changer la vie avec un degré de sévérité lié à l'emplacement et l’importance des dommages aux tissus cérébraux. On sait par ailleurs que l'exercice physique a des effets positifs non seulement sur la santé physique et sur le bien-être général mais également sur la performance cognitive : il retarde la perte de mémoire et améliore la capacité cognitive à l’âge avancé.

Cette étude met en exergue 2 avantages en regard de l’AVC,

  • pratiquer spontanément et régulièrement l'exercice physique contribue à protéger le cerveau contre les effets dommageables de l’AVC,
  • Et reprendre un exercice adapté, post-AVC accélère la récupération et protège contre le risque de second AVC.

Le Dr Evgenia Kalogeraki, auteur principal et chercheur à la Georg-August University explique que et suggère que l'exercice physique peut être un facteur préventif, mais également une approche thérapeutique pour optimiser la récupération après un AVC, De précédentes recherches de la même équipe ont montré que les souris qui grandissent dans un environnement leur permettant de pratiquer comme avec une roue d’exercice maintiennent un cerveau plus jeune à l'âge adulte. Ici, les chercheurs ont confirmé ces avantages, et regardé, si en plus, l’exercice pouvait contribuer à la réparation du cerveau après un AVC. La plasticité du cerveau a été évaluée par l’intermédiaire de la capacité du cerveau à changer de dominance oculaire (soit la plasticité de la dominance oculaire), une capacité qui décline normalement avec l’âge. L’étude confirme : 

  • Les effets anti-vieillissement, sur le cerveau, de l'exercice physique volontaire : les souris plus âgées qui pratiquent, conservent cette plasticité de la dominance oculaire,
  • Les souris ayant libre accès à une roue de course maintiennent cette plasticité de la domination oculaire même après avoir subi un AVC et à un niveau identique que des souris du même âge qui n’ont pas accès à la roue d’exercice,
  • Les souris avec libre accès à une roue d’exercice et qui pratiquent tout au long de leur vie sont mieux en mesure de prévenir/réduire les effets néfastes de l’AVC,
  • L’exercice apparaît efficace, toujours chez les souris, modèles d’AVC : des souris sans accès préalable à l’exercice mais encouragée à pratiquer post-AVC, récupèrent aussi vite que des souris sportives avant l’AVC.

L’exercice physique, une thérapie simple mais efficace pour protéger et réhabiliter les patients à risque ou victimes d’AVC. Le fait que le cerveau soit capable de retrouver une seconde jeunesse par l'exercice physique après un AVC suggère qu'il n'est jamais trop tard pour bénéficier de l'exercice. Les études sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à démontrer les bénéfices de l'exercice physique sur la santé cérébrale.  

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-29T23:28:17+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/l-alcaloide-vegetal-qui-stimule-les-cellules-neurales <![CDATA[L’alcaloïde végétal qui stimule les cellules neurales]]> Une étude brésilienne D'Or Institute for Research and Education et de l'Université fédérale de Rio de Janeiro publiée dans la revue Peer J suggère que l'harmine aurait la capacité d’augmenter le nombre de cellules pro génitrices neurales, celles-là même qui donnent naissance à nos neurones. En effet, cet alcaloïde végétal dont l’effet, pourrait être précieux dans la prise en charge des maladies neuro-dégénératives se trouve dans l’ayahuasca (une boisson traditionnelle amazonienne), obtenue après décoction de lianes. Consommée depuis des siècles par les indigènes sud-américains, l’ayahuasca a des effets anxiolytiques et antidépresseurs chez l'Homme. Une de ses principales substances est l'harmine, de la famille des alcaloïdes bêta-carbolines dont les effets thérapeutiques antidépresseurs sont déjà documentés chez la souris. Les auteurs précisent que la substance entraîne cet effet antidépresseur, chez le rongeur, justement par neurogenèse. Ils souhaitent regarder si l'harmine déclenche aussi la neurogenèse chez l’Homme.

Les scientifiques ont exposé des cellules progénitrices neurales humaines à cette bêta-carboline. Après 4 jours, ils constatent que l'harmine a boosté la prolifération des cellules, de 70%.  Ils ont décrypté le processus en cause : l’harmine inhibe le gène DYRK1A, situé sur le chromosome 21, un gène plus actif chez les patients atteints du syndrome de Down (trisomie 21) et de la maladie d'Alzheimer. L'harmine est capable de générer de nouvelles cellules neurales humaines, tout comme les antidépresseurs classiques. Au-delà de cet effet bénéfique identifié, la compréhension du processus d’inhibition de DYRK1A dans les cellules neurales suggère l’intérêt de tester son potentiel thérapeutique dans la prise en charge des déficits cognitifs observés les maladies neuro-dégénératives.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-29T09:47:17+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/premier-vaccin-therapeutique-anti-tau <![CDATA[Premier vaccin thérapeutique anti-Tau]]> Une étude du Karolinska Institutet publiée en décembre 2016 dans la revue The Lancet Neurology sur les travaux de l’équipe qui a développé un vaccin qui stimule la production d'un anticorps qui cible spécifiquement Tau et tout particulièrement son talon d'Achille conclut à une sécurité et à une capacité du vaccin à susciter une réponse immunitaire. En effet, 2 protéines (bêta amyloïde et Tau) dominent dans la maladie d'Alzheimer. Ces 2 protéines vont former des agrégats, des plaques ou des fibrilles qui perturbent le fonctionnement neurologique. De premiers résultats prometteurs avant de nouveaux essais cliniques. La plupart des équipes de recherche travaillent sur la cible amyloïde.

Jusqu'à présent, la plupart des anticorps proposés pour traiter l'Alzheimer ciblent les plaques amyloïdes. Et si récemment, un essai de phase I validait le médicament Verubecestat comme prometteur car efficace à empêcher le cerveau de produire la bêta amyloïde, la plupart des autres études ciblant l’amyloïde ont soit conclut à l’échec thérapeutique soit à des effets secondaires sévères dont une accumulation anormale de LCR et l'inflammation dans le cerveau. Une des explications réside dans le fait que l'anticorps entraine aussi une réaction vers l'amyloïde normale présente dans les vaisseaux sanguins. Ici, les chercheurs suédois ont développé un vaccin qui stimule la production d'un anticorps qui cible spécifiquement la protéine tau pathologique, et cela après avoir découvert une faille dans la protéine. Il s’agit d’un site présent sur la version pathologique et non la version saine. Les chercheurs ont couplé l'anticorps à une molécule porteuse non présente chez les humains, afin d’éviter toute réponse auto-immune. Les seuls effets secondaires constatés sont des réactions locales au site d'injection, probablement liées à l’adjuvant, l'hydroxyde d'aluminium, dont la mission est d’améliorer la production d'auto-anticorps. Aucun autre effet secondaire grave n'a été directement constaté.

Bref, les chercheurs concluent dans l'ensemble, une sécurité et une capacité à susciter une réponse immunitaire remarquables, qui engagent à poursuivre les essais cliniques.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-28T10:26:13+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/les-statines-protegeraient-de-la-maladie-d-alzheimer <![CDATA[Les statines protégeraient de la maladie d'Alzheimer]]> Une étude de l'Université de Californie du sud (USC) et d'Arizona publiée dans la revue JAMA Neurology révèle que les statines pourraient avoir un effet sur la survenue de la maladie d'Alzheimer chez les seniors de 65 ans et plus qui en prennent depuis plusieurs années à fortes doses. Les scientifiques sont partis de l'hypothèse que les statines, en diminuant les niveaux de cholestérol circulant, permettent de réduire la formation des peptides bêta-amyloïdes, à l'origine des plaques amyloïdes, et de prévenir la survenue de la maladie d'Alzheimer. De précédentes études chez des patients atteints de cette pathologie et traités par statines n'avaient pas permis de mettre en évidence un quelconque effet de ces molécules sur la maladie, mais ces études ne prenaient pas en compte l'existence ou non d'une dyslipémie.

Les chercheurs se sont intéressés à l'incidence de la maladie d'Alzheimer entre 2009 et 2013 chez 399 979 patients américains âgés de 65 ans ou plus ayant été traités par statines pour des problèmes de dyslipémie entre 2006 et 2008. Quatre statines, parmi les plus couramment utilisées aux États-Unis, ont été étudiées (simvastatine, atorvastatine, pravastatine, rosuvastatine), et le lien entre prise de statines et maladie d'Alzheimer a été évalué en fonction du sexe et de l'origine ethnique des individus (noirs, hispaniques, blancs). Deux niveaux d'exposition à ces médicaments ont été définis, une forte exposition aux statines (sujets qui ont suivi leurs prescriptions pendant au moins le 50e percentile de jours de prescriptions sur une année donnée et sur une période d'au moins deux ans entre 2006 et 2008) et un groupe faiblement exposé (les autres patients).

Les personnes fortement exposées entre 2006 et 2008 avaient 10 % moins de risque de se voir diagnostiquer une maladie d'Alzheimer dans les 5 années suivantes que ceux faiblement exposés. Le risque de survenue de la maladie était plus faible pour chacune des quatre statines étudiées et différait selon l'origine ethnique. La prise de simvastatine était associée à un plus faible risque de survenue de la maladie d'Alzheimer chez les femmes et les hommes blancs, les femmes et les hommes hispaniques et les femmes noires. L'atorvastatine était associée à un risque d'incidence réduit de la maladie chez les femmes blanches, les femmes noires, les femmes et les hommes hispaniques. La pravastatine et la rosuvastatine n'étaient associées à un risque réduit d'Alzheimer que pour les femmes blanches. En revanche, une forte exposition aux statines n'a pas permis de réduire le risque de survenue d'Alzheimer chez les hommes noirs.

Pour les chercheurs américains, les différences observées en fonction des origines ethniques des individus s'expliquent probablement par des réponses différentes aux statines, elles-mêmes fonction de variabilités génétiques. Le risque de développer la maladie d'Alzheimer étant plus élevé parmi les minorités ethniques vivant aux États-Unis, les scientifiques suggèrent que les prescriptions de statines prennent en compte ces données. Les auteurs concluent que le bon type de statines pour la bonne personne au bon moment pourrait constituer un moyen relativement peu coûteux de réduire l'impact de la maladie d'Alzheimer.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-27T07:58:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/et-si-la-maladie-de-parkinson-commencait-dans-le-microbiote <![CDATA[Et si la maladie de Parkinson commençait dans le microbiote]]> Une étude publiée en décembre 2016 dans la revue Cell suggère que les bactéries intestinales peuvent déclencher la maladie de Parkinson, elle a été menée chez la souris, qui apporte, chez l’animal, la démonstration que des bactéries de l'intestin peuvent favoriser le déclin de la fonction motrice chez les patients atteints de la maladie. Elle serait finalement en ligne avec de précédentes recherches concluant également à l’influence du microbiote sur la santé neurologique. Une précédente étude présentée en octobre 2016 dans le Journal of Experimental Medicine avait déjà révélé le rôle joué par le microbiome intestinal dans le développement de la maladie neurologique. Enfin, une autre étude présentée aussi en octobre 2016 dans les la revue Scientific Reports a démontré aussi qu’il existe un processus qui court du microbiote au cerveau, via l’alpha-synucléine, une protéine précurseur de l’amyloïde retrouvée dans les plaques spécifiques de la maladie d’Alzheimer, un composant majeur des corps de Lewy et des fibrilles caractéristiques de la maladie de Parkinson. Et les anomalies de pliage caractéristiques de toutes ces maladies neuro-dégénératives pourraient être le fait de protéines produites par nos bactéries intestinales. De là, il n’y a qu’un pas pour espérer pouvoir traiter la neuro-dégénérescence par probiotiques.

Les chercheurs de plusieurs instituts de recherche américains et suédois ont utilisé un modèle murin de la maladie de Parkinson. Précisément, 2 groupes de souris âgées de 12-13 semaines, dont un génétiquement programmé pour produire la protéine alpha-synucléine, la protéine qui s'accumule chez les patients souffrant de maladies dégénératives comme Parkinson. Les chercheurs ont donné aux souris des bactéries intestinales issues soit de patients atteints de la maladie de Parkinson, soit de témoins en bonne santé, soit pas de bactéries du tout. Le cerveau et la fonction motrice ont été testés au fil du temps, et les souris ont subi des tests gastro-intestinaux, jusqu'à l'âge de 24-25 semaines. Ils constatent aussi le rôle essentiel de certaines bactéries pour déclencher des symptômes de type Parkinson. Ainsi, la diminution de la fonction motrice chez les souris infectées par les bactéries intestinales issues de patients parkinsoniens est significativement aggravée. Ces bactéries intestinales en cause vont provoquer l'accumulation, encore une fois, de protéine alpha-synucléine, celle-là même qui forme les fibrilles dans le cerveau des patients atteints de Parkinson.  

Les auteurs concluent que ces résultats révèlent que certaines bactéries intestinales régulent les troubles du mouvement chez la souris et suggèrent que des altérations du microbiome humain peuvent représenter un facteur de risque pour la maladie de Parkinson.

Certes, ces expériences ne démontrent pas que Parkinson est essentiellement un trouble de l'intestin et que la maladie pourrait être traitée par probiotiques. Cependant, l’étude suggère à nouveau l’influence majeure du microbiote intestinal sur la santé cérébrale. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-24T17:24:44+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/les-sports-qui-permettent-de-vivre-le-plus-longtemps <![CDATA[Les sports qui permettent de vivre le plus longtemps]]> Une étude des chercheurs de l’UKK Institute (Finlande), de l’Université d’Edimbourg, d’Oxford, de Loughborough et Exeter (UK), de l’Université Victoria et de Sydney (Australie) et de l’Université de Graz (Autriche) présentée dans la revue British Journal of Sports Medicine montre que le cyclisme, la natation et l’aérobic apporteraient un plus de longévité non négligeable. En effet, cette étude portant sur l’impact des sports individuels sur la longévité révèle que ceux qui pratiquent les sports de raquette réduisent leur risque de décès prématuré d’environ 47%. Mais à chacun son sport et choisir une activité que l’on aime rend la pratique de l’exercice plus facile et plus durable. En revanche pratiquer le rugby, le foot ou la course à pied, même si ces données s’expliquent par le faible nombre de décès dans l’échantillon ne semble pas bénéfique en termes de longévité. Enfin, dans cette étude, le risque de décès associé à ces sports ne semble pas modifié. Cependant, il ne faut pas oublier la marche, qui dans de nombreuses autres études ressort comme le sport par excellence chez les personnes âgées qui favoriserait une autonomie prolongée. Et, plus généralement, que quelle que soit l’activité physique pratiquée et son temps de pratique, elle est toujours bénéfique à la santé.

Les chercheurs ont mené cette étude de cohorte de 9 ans, à partir des données de 8 enquêtes sur la santé en Angleterre et de 3 enquêtes en Écosse. Au total, ils ont analysé les questionnaires de 80.306 participants, âgé de 52 ans et à plus de 50% des femmes. Ils ont pris en compte les facteurs de confusion possibles, comme l’âge, le tabagisme et le poids, puis évalué les liens entre la durée de vie et le sport éventuellement pratiqué (vélo, natation, aérobic, maintien en forme, gymnastique, danse, fitness, course ou jogging, marche, football, rugby, badminton, tennis ou squash). L’analyse constate que, sur ces participants, 10,9% sont décédés durant la période de suivi de 9 ans, le risque de décès prématuré est réduit de :

·        47% pour les sports de raquette,

·        28% pour la natation,

·        27% pour l’aérobic,

·        15% pour le cyclisme.

Cette réduction n’apparait pas statistiquement significative chez les participants pratiquant la course ou le football.

Le risque de décès cardiovasculaire (infarctus, AVC) est également réduit avec la pratique de la natation, des sports de raquette et de l’aérobic, mais ce n’est toujours pas le cas avec la course ou le jogging, le cyclisme ou le football. Ainsi, au-delà des bénéfices fondamentaux de la pratique de tous types d’exercice, certains sports semblent être plus efficaces que d’autres à prévenir le décès prématuré, en particulier ‘origine cardiovasculaire. Des résultats qui peuvent sembler surprenants, en particulier sur le jogging. Mais ces conclusions reposent ici que sur 68 décès constatés chez 4.012 joggers ce qui peut réduire leur signification statistique. Enfin, l’augmentation de la réduction de mortalité prématurée reste, avec les sports désignés faible n valeur absolue.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-23T08:26:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/les-maisons-de-retraite <![CDATA[Les maisons de retraite]]> La visite d’une maison de retraite peut permettre à la famille de se faire une idée claire sur ce que signifie une résidence de retraite médicalisée ou non, en particulier un monde attrayant avec des équipements, une cuisine d’inspiration, une ergothérapie et une physiothérapie, des excursions et plus important encore, une équipe de professionnels experte qui prennent soin des résidents. Les familles sont toujours affectées quand leurs proches rejoignent un établissement car c’est non seulement un moment fort en émotions, mais aussi un temps où les décisions sont accélérées à cause de la santé déclinante du proche. DU coup, le placement du proche peut paraître effrayant, incertain, émotif, et avoir une idée des aides et de l’accompagnement offerts, en plus des activités, des équipements et des soins, peut aider à se rassurer. Rares sont les gens qui savent ce qu’est un établissement de retraite, surtout si on a des notions vieillottes sur les maisons de retraites classiques.

Nos experts donnent ici une idée pour aider les familles qui traversent cette agitation émotionnelle. Ils déclarent avoir vu certains aînés vraiment s’épanouir dans les résidences de retraite, principalement parce qu’assistés avec une activité beaucoup plus sociale, et même une famille pour ceux qui ont été solitaire voire isolés dans leur milieu familial. Cela est particulièrement vrai pour des seniors, qui avaient déjà eu des difficultés à quitter la maison en raison de limitations physiques ou cognitives. Les services d’aide médicalisée peuvent être très utiles, et parfois, certaines personnes âgées s’améliorent beaucoup médicalement tout simplement parce qu’ils commencent à prendre leurs médicaments régulièrement. Il est important pour les familles d’avoir une sensation positive sur une résidence qui serait une bonne cible pour le proche avec le bon personnel et le niveau de soins nécessaires. Ce n’est pas que du confort, c’est aussi l’émotionnel et l’expertise qui sont importants.

Les résidences cherchent toujours à améliorer leur services, non seulement, la fourniture de bons soins, mais aussi le dépassement des attentes des clients en améliorant la qualité de vie des personnes âgées grâce à la recherche permanente de la qualité. Nos experts notent que les établissements continuent d’évoluer, même s’il est très important de faire les recherches et trouver la bonne résidence pour la situation particulière de chacun :

·        Les maisons de retraite changent au fil du temps sont plus propre et de meilleure qualité avec des exigences de formation du personnel. Les familles et les aînés eux-mêmes sont plus à l’aise avec ces résidences qui se comparent avantageusement avec les soins à domicile, ce qui n’était pas le cas auparavant. Il y avait une stigmatisation sur les maisons médicalisées qui tend à diminuer, un vrai changement qui contribue à réduire le niveau de scepticisme et à accroitre la confiance. Aujourd'hui, une multitude d’activités et d’équipements sont proposées, en plus des soins, de la qualité des médecins et des thérapeutes, notamment :

o    des services de nourriture, de ménage, de nettoyage, d’esthétique, de coiffure et même de régime et de bien être,

o    mais aussi des groupes de lecture, de jardinage, de transport et des clubs de théâtre et de sortie ainsi que des thérapies physiques et de Fitness.

Cependant, il est important de valider si le proche veut participer à des événements et à des équipements dans la résidence, et si ses besoins fondamentaux sont comblés. Après tout, à moins que la personne âgée souffre d’Alzheimer ou de démence, elle dispose de tout son corps et de tout son esprit.

·        Les maisons de retraite aujourd’hui sont des fournisseurs de bonnes pratiques  qui ont créé des résidences où les soins sont dispensés discrètement, selon un calendrier propre du résident, à l’intérieur de son propre appartement et par un personnel compétent. Les soins médicaux dépendent bien entendu des professionnels dans chaque maison de retraite mais le calendrier du jour est souvent différent pour chaque résident et devrait être, comme si l’on prenait en charge ses besoins individuels en examinant souvent ces changements. Une aide médicalisée évolue au fil des ans, les résidents doivent choisir de faire plusieurs des événements ou pas. Toutefois, il peut y avoir des événements sociaux et familiaux qui s’ajoutent à leurs propres activités qui pourraient inclure la lecture, la marche, la socialisation, la conduite et la télévision. La grande différence est qu’ils sont invités à doubler les possibilités de s’engager, d’apprendre de nouveaux passe-temps, ou d’aller dans un autre groupe. Il n’y a aucun nettoyage, shopping ou temps de cuisson sauf si choisi. On se doit de lui faire tous les jours un peu plus. Même les repas dans la salle à manger doivent être une option et lui donner le choix d’y venir quand il le veut.

·        Les activités de la vie quotidienne, sont les tâches nécessaires pour participer aux soins quotidiens d’une personne âgée. Les aidants sont formés à compléter si un résident a des faiblesses et de ne pas faire les tâches à sa place, mais les aider en toute circonstance. Les tâches de vie comprennent :

·        L’habillement et la toilette, la nourriture et les services de conciergerie,

·        La toilette indépendante et les exercices de marche.

·        Les outils pour les activités quotidiennes comme les comptes, le nettoyage de la maison, la préparation des repas, le magasinage et le transport, ainsi que l’usage du téléphone et de l’ordinateur.

Dans les résidences médicalisées il est donc important de trouver les options qui fonctionnent pour la situation particulière de chaque senior. Les professionnels devenus comme une famille pour les résidents d’ou ils viennent car ils s’appuient sur eux pour leurs activités quotidiennes en les aidant pour l’habillement, la toilette ou simplement amener les repas ou des articles de journaux quotidiennement. Le personnel des établissements devient une partie de la vie de chaque résident et peut même devenir une famille pour ceux qui en manque.

·        La formation continue du personnel est Importante, car faire confiance à chaque personne qui interagit avec le résident pour offrir de bons soins respectueusement est une tâche énorme. On se doit de le faire avec amour et ensuite assurer le suivi qui est également important. De nombreuses résidences dispensent une formation de placement axée sur l’émotion, en mettant l’accent sur les soins à la personne, ce qui est une excellente façon d’embaucher le personnel soignant et de les former pour effectuer des tâches correctement. Les résidences ont aussi un processus d’embauche, de dépistage et d’orientation pour trouver les bons employés. Les gestionnaires mettent constamment en place un suivi des soins aux nouveaux membres du personnel, et offrent aussi constamment une formation continue à tous les employés. Il peut y avoir inévitablement des erreurs, mais chaque établissement doit être capable de les traiter, les corriger et toujours s’excuser. En fait, la politique de la résidence comme toute entreprise doit être modifiée afin d’éviter les mêmes erreurs, la communication avec les familles et le personnel est importante. Ils ont besoin de se sentir honoré et respecté.

·        L’importance des liens affectifs avec le personnel, les familles, sans exception veulent des établissements pour s’occuper d’un proche cher comme ils le faisaient eux même. Ils veulent se poser des questions personnelles, partager les histoires de famille et faire confiance au personnel soignant, ou tout employé travaillant dans la résidence. Ils devraient tenter de gagner cette confiance, une fois que c’est acquis. Le personnel fera partie de la famille avec une conduite intégrale de la communication et de soutien.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-19T08:04:43+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/la-maladie-cardiaque-ou-metabolique-contribue-aussi-au-declin-cognitif <![CDATA[La maladie cardiaque ou métabolique contribue aussi au déclin Cognitif]]> Un communiqué de l’Université de Glasgow publiée en novembre 2016 dans la revue European Heart Journal révèle que les maladies chroniques, cardiovasculaires ou métaboliques n’ont pas que des effets physiques et peuvent se combiner pour réduire la capacité cognitive. Ainsi, l’hypertension artérielle, le diabète ou les maladies coronariennes réduisent la capacité de raisonnement, la mémoire et le temps de réaction, et combiner plusieurs de ces conditions a des effets encore plus significatifs. Des conclusions qui appellent à la prévention des maladies cardio-métaboliques, par la pratique de l’exercice par exemple, pour conjurer aussi le déclin cognitif et le risque de démence.

Des résultats primordiaux face à la hausse de prévalence de la maladie coronarienne, de l’obésité et du diabète, le tout dans un contexte de vieillissement des populations et d’émergence des démences à l'âge avancé. De précédentes études ont déjà fait le lien entre les maladies cardio-métaboliques et la déficience cognitive ou encore sur les effets positifs de la prévention de ces maladies chroniques sur la performance cognitive. Cependant, on n’avait jamais évalué l’effet combiné de ces différentes pathologies sur les compétences cognitives.

Les chercheurs ont travaillé sur les données de près d'un demi-million de participants britanniques, recueillies de 2006 à 2010, et réparties leurs données selon des groupes, fonctions des antécédents médicaux et du nombre de maladies cardio-métaboliques, et des scores aux tests cognitifs. Enfin, ils ont pris en compte les facteurs de confusion possibles dont la consommation de médicaments, le sexe, l'âge, la privation, les niveaux d'éducation, la dépression, le tabagisme, l’excès d'alcool et l'obésité. L’analyse est claire et montre,

·        qu’une maladie est associée à une performance plus faible sur tous les tests cognitifs,

·        2 maladies, c’est pire et 3 encore pire, en particulier pour les temps de réaction et de raisonnement, précisent les auteurs dans leur communiqué,

·        la réduction des scores aux tests cognitifs, si relativement faible, augmente avec le vieillissement.  

Les chercheurs concluent que prévenir le déclin cognitif, c’est aussi prévenir la maladie cardiaque, compte tenu des niveaux croissants de multi-morbidité, c'est-à-dire de la vie avec plus d'une maladie chronique, ces nouvelles données ont des implications importantes pour la Santé publique et la prévention de la démence.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-18T06:48:19+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/decouverte-d-un-lien-entre-le-cerveau-et-l-os-pour-les-alzheimer <![CDATA[Découverte d’un lien entre le cerveau et l’os pour les Alzheimer]]> Une étude de l’Université de médecine du nord-est de l'Ohio publiée en décembre 2016 dans le Journal of Alzheimer's Disease identifie un lien entre le cerveau et l'os dans la maladie d'Alzheimer, une association extrêmement importante car elle suggère que la densité osseuse, qui est régulièrement évaluée en routine clinique, pourrait constituer un biomarqueur précieux pour évaluer le risque d’Alzheimer à grande échelle, chez les groupes de population plus âgée.

Ce lien majeur est précisément identifié, ici dans une souris, modèle préclinique de la maladie d'Alzheimer, entre les zones du tronc cérébral, la zone qui contrôle l'humeur, le sommeil et le métabolisme et des changements nuisibles à l'os. L’équipe de recherche montre que des réductions précoces de la densité minérale osseuse (DMO) chez un modèle préclinique de maladie d’Alzheimer sont directement liées à une dégénérescence d’une zone du tronc cérébral qui produit la majorité de la sérotonine du cerveau, un neurotransmetteur qui contrôle l'humeur et le sommeil, 2 processus directement impactés dès l’apparition de la maladie. Ils suggèrent que la perte osseuse précoce et la carence en sérotonine ouvrent de toutes nouvelles voies de diagnostic mais aussi de traitement global de la maladie. Les os pourraient être l'une des premières victimes mais aussi l’un des premiers indicateurs de la dégénérescence cérébrale dans la maladie d'Alzheimer. Mais il s’agirait aussi de prendre en charge cette diminution de la DMO, associée à l’Alzheimer, qui conduit parfois à l'ostéoporose et se traduit par une augmentation du risque de fracture osseuse, une diminution de la qualité de vie et une augmentation de la mortalité observée fréquemment chez les patients atteints. Quant au système de sérotonine, il apparait ici comme une nouvelle cible thérapeutique prometteuse.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-17T16:26:31+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/la-mutation-qui-declenche-l-apparition-precoce-de-la-maladie-de-parkinson <![CDATA[La mutation qui déclenche l’apparition précoce de la maladie de Parkinson]]> Une Étude de l’Université d'État d'Iowa présentée dans la revue Neurobiology of Aging a identifiée Une mutation génétique liée à l'apparition précoce de la maladie de Parkinson. En effet, il s’agit d’un défaut dans un gène, GCH1, qui produit la dopamine dans le cerveau. Et cette mutation est particulièrement dramatique pour les personnes de moins de 50 ans, car elle entraine un risque accru de 45% de développer la maladie.

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique caractérisée par la mort de certaines cellules du cerveau, dopaminergiques, impliquées dans le mouvement, l'humeur, le sommeil et la cognition. Ses symptômes dont les tremblements, le ralentissement du mouvement, la raideur et la rigidité musculaire, les troubles de sommeil, la perte de l'odorat, la dépression et la dysfonction cognitive, sont plus souvent constatés autour de l'âge de 60 ans. Cependant, cette nouvelle recherche révèle que chez les sujets de type caucasien, une version mutée du gène de GCH1 (guanosine triphosphate cyclohydrolase-1) peut déclencher l’apparition de symptômes de Parkinson 5 ans plus tôt et, globalement accroître le risque de développer la maladie de 23%. Les chercheurs savent que la rigidité et la perte de la fonction musculaire associées à la maladie de Parkinson sont liées à un appauvrissement de la dopamine dans la partie du cerveau qui contrôle le mouvement. Ils se sont concentrés sur l'impact du gène déjà connu comme impliqué dans la production de dopamine et donc, indirectement dans la maladie de Parkinson. Leur étude, menée auprès de 289 patients récemment diagnostiqués avec Parkinson et 233 témoins en bonne santé a évalué les niveaux d’anxiété et la fonction motrice à l’aide de tests reconnus, afin de mesurer la progression de la maladie. L’analyse conclut que porter le gène défectueux, indépendamment de l'âge, accroît l’anxiété et le handicap dans l’accomplissement des activités quotidiennes. Cependant, ce gène défectueux s’avère moins prédicteur de Parkinson chez les personnes de plus de 50 ans.

Ainsi, ce gène défectueux fait une différence chez les jeunes adultes, pas chez les plus âgés. Car en vieillissant, notre production de dopamine diminue au point que les effets de la mutation sont de plus en plus faibles. Le cholestérol est directement lié à la capacité de produire la dopamine et des niveaux trop élevés de cholestérol LDL peuvent également renforcer le risque de maladie de Parkinson. Et l’étude montre d’ailleurs que les porteurs du gène GCH1 défectueux présentent un cholestérol LDL bien plus élevé plus élevé que les non-porteurs, indépendamment de l'âge. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-17T16:23:16+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/le-cancer-du-colon-plus-mechant-a-droite-qu-a-gauche <![CDATA[Le cancer du côlon plus méchant à droite qu'à gauche]]> Une étude des chercheurs des universités de San Francisco et de Los Angeles, Californie-Etats-Unis présentée au Congrès de la Société américaine de cancérologie (ASCO) à Chicago démontre que La localisation d'un cancer sur le cadre colique a un impact sur la survie du patient. En effet, les chances de survie des patients atteints de cancer métastatique du côlon varieraient selon que la tumeur primaire affecte le côté droit ou le côté gauche du côlon. L'efficacité des médicaments dépendrait, elle aussi, du côté touché. Les travaux  se sont appuyés sur 1 137 patients qui étaient inscrits à un large essai clinique qui vise à comparer l'action de 2 médicaments, le bevacizumab (commercialisé par les laboratoires Roche sous le nom d'Avastin) et le cetuximab, lorsqu'ils sont associés à une chimiothérapie. Parmi les patients recrutés pour l'étude, 280 avaient une tumeur primaire du côté droit du côlon (au niveau du cæcum ou du côlon ascendant) et 689 du côté gauche (rectum ou côlon descendant). 62 patients avaient une tumeur transverse (du côlon ascendant au côlon descendant) et pour 106 personnes, la tumeur n'a pas pu être localisée de manière certaine.

Les chercheurs ont pu observer que l'issue d'un cancer métastatique du côlon était différente selon que la tumeur primaire se manifestait à gauche ou à droite. Ainsi, les patients qui ont une tumeur primaire à gauche ont une chance de survie supérieure (environ 34 mois) à celle des patients chez qui la tumeur primaire survient à droite (environ 19 mois). Les auteurs soulignent que des analyses moléculaires supplémentaires de la tumeur primaire pourraient fournir des explications biologiques et, en attendant, les études sur ce cancer devraient séparer les cas de tumeurs primaires à droite ou à gauche.

Selon des scientifiques qui ont décortiqué 66 études, une tumeur localisée à gauche est associée à une diminution de 18 % du risque de décès comparativement à une tumeur développée sur le colon droit. Ces recherches ont englobé près de 1,4 million de patients suivis pendant 65 mois en moyenne. Par ailleurs, ces chiffres restent valables même après avoir pris en compte le stade de développement, l’adjuvant de la chimiothérapie, le nombre de participants ou la qualité des études considérées.

Au vu de ces observations, les auteurs pensent que le lieu d’origine du développement du cancer devrait être reconnu comme critère pour établir le pronostic, que la maladie soit au stade primitif ou avancé. L’étude conclut que de plus, l’emplacement d’une tumeur primitive devrait être soigneusement examiné au moment de décider de l’intensité du traitement.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-13T16:08:20+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/petits-jeux-video-mentaux-pour-repousser-la-demence <![CDATA[Petits jeux vidéo mentaux pour repousser la démence]]> Une méta-analyse de l’Université de Sydney présentée en novembre 2016 dans la revue American Journal of Psychiatry confirme que suivre une formation cérébrale sur ordinateur, de type petits jeux vidéo mentaux, peut améliorer et la mémoire et l'humeur chez les personnes âgées présentant une déficience cognitive légère. Elle précise aussi, qu’une fois la démence développée, l’exercice cognitif ne peut plus rien y faire. Un appel donc à faire travailler son cerveau. L'équipe, composée de chercheurs du Brain and Mind Center, a passé en revue plus de 20 années de recherche portant sur les exercices cérébraux, des exercices informatiques conçus sous forme de petits jeux vidéo avec l’objectif, justement, d’améliorer la mémoire et la pensée.

L’analyse de 17 études sélectionnées, portant au total sur 700 participants âgés,  montre des résultats positifs de l’entrainement cognitif chez les patients atteints de déficience cognitive légère, une condition qui précède l’apparition des démences dont la maladie d’Alzheimer, la déficience cognitive légère implique en effet un léger déclin cognitif mais des capacités intactes d’accomplir les tâches quotidiennes. La déficience cognitive légère est l'un des facteurs de risque majeurs de démence avec un risque de 10% en valeur absolue de développer la démence dans l’année à venir. Ainsi, chez ces patients,

·        les effets de l’entraînement du cerveau sont très significatifs sur le maintien de la cognition, de la mémoire, de l'apprentissage et de l'attention, 

·        mais ce n’est pas tout. L’exercice mental permet aussi d’améliorer le fonctionnement psychosocial c’est-à-dire l'humeur et la qualité de vie perçue,

·        autre résultat notable, issu de l’analyse de 12 études, les résultats de ce programme d’exercice cognitif ne sont pas concluants chez les patients qui ont déjà développé une démence. 

Ces exercices mentaux pourraient ainsi jouer un rôle clé dans la prévention de la démence, à condition de les effectuer bien avant les premiers signes de déclin cognitif. L’étude suggère même que ces programmes d’entrainement peuvent maintenir ou même améliorer les compétences cognitives de personnes âgées à risque élevé mais encore exemptes de déclin cognitif. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-11T22:55:02+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/l-idee-d-un-test-olfactif-predictif-du-risque-alzheimer <![CDATA[L’idée d’un test olfactif prédictif du risque Alzheimer]]> Une étude du Massachusetts General Hospital (MGH), présentée en octobre 2016 dans la revue des Annals of Neurology laisse augurer d’un prochain test olfactif prédictif du risque. En effet, Branchée directement (comme l’œil) sur le système nerveux central, la fonction olfactive peut être un indicateur du bon fonctionnement versus un dysfonctionnement du cerveau. Ainsi, une perte de capacité à reconnaître et à se rappeler les odeurs peut indiquer un risque accru de la maladie d'Alzheimer. La fonction olfactive joue un rôle essentiel dans la santé et la survie et est un indicateur de santé bien particulier en raison de ses liens avec le système nerveux central (SNC). Ainsi, la perte d’odorat a déjà été associée à certaines maladies neuro-dégénératives comme la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. Ainsi, sa diminution a déjà été documentée comme un indicateur du développement de troubles cognitifs car pouvant être associée à l’accumulation dans le cerveau de protéine bêta-amyloïde, elle-même associée à l'Alzheimer. Une autre étude de l’Université de Chicago publiée en octobre 2014 dans la revue Plos One a également conclu que perdre peu à peu la perception de certaines odeurs, pourrait prédire un risque accru de décès prématuré. Un protocole non invasif testant la capacité de reconnaître, de se rappeler et de distinguer entre plusieurs odeurs permet en effet, dans cette étude, d'identifier ou de confirmer les patients âgés à risque élevé d’Alzheimer, tel que détecté, par ailleurs par les méthodes plus conventionnelles (imagerie et tests cognitifs).

Les chercheurs du MGH, à l’origine de ce test, avaient pour objectif la détection précoce de la neurodégénérescence associée à l'Alzheimer par un dispositif accessible et non invasif. Ils auraient pu travailler sur les circuits cérébraux qui traitent les données visuelles, ils ont choisi la piste olfactive déjà bien établie, mais généralement en lien avec des taux plus élevés de déclin cognitif. Ils ont combiné 4 tests olfactifs pour ce nouveau mode de diagnostic, 

·        Le test OPID (Odor Percept IDentification) qui propose aux participants de sentir 10 odeurs et doivent après chaque odeur choisir parmi 4 mots pouvant la décrire au mieux,

·        L’échelle OAS (Odor Awareness Scale) sous forme de questionnaire évaluant l’attention des participants aux odeurs environnementales et l’impact émotionnel et comportemental de ces odeurs,

·        Le test OPID-20 (OPID complété par 10 odeurs supplémentaires), qui permet d’aboutir à un score plus fin de mémoire épisodique des odeurs (POEM ou Percepts of Odor Episodic Memory score).

·        Le test OD (Odor Discrimination) qui demande aux participants exposés 12 fois à 2 odeurs consécutives si elles sont identiques, ou différentes.  

183 participants, dont 70 en bonne santé cognitive, 74 en bonne santé mais personnellement préoccupés par leurs capacités cognitives, 29 à déficience cognitive légère et 10 diagnostiqués avec la maladie d'Alzheimer ont passé ces 4 tests olfactifs. L’expérience montre qu’OPID-20 permet de différencier clairement les 4 groupes de participants, et ces résultats s’avèrent corrélés à l’observation par imagerie de l'amincissement de 2 zones cérébrales, l'hippocampe et le cortex entorhinal des zones caractéristiques touchées par la maladie d'Alzheimer, elle reflète bien la capacité des participants à se souvenir d'un arôme précédemment présenté, tel que reflété dans le score POEM et permet ainsi de différencier les groupes cognitivement normaux versus atteint de la maladie d'Alzheimer.

Une étude plus large est d’ores et déjà planifiée pour valider ces résultats. Les chercheurs rappellent qu’ il est bien connu que le diagnostic et l'intervention précoces sont plus susceptibles de permettre une stratégie thérapeutique plus efficace capable de retarder la progression des symptômes , ils espèrent, avec ce nouveau mode de dépistage peu coûteux et non invasif pouvoir même prévenir le développement des symptômes chez les patients ainsi identifiés.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-10T09:29:25+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/la-coenzyme-nad-est-un-nouveau-compose-pour-retarder-le-vieillissement <![CDATA[La coenzyme NAD est un nouveau composé pour retarder le vieillissement]]> Une étude de l’Université de Copenhague revient sur le rôle clé, joué par la coenzyme NAD + dans les processus de vieillissement. Elle documente la co-enzyme comme capable de prolonger la vie et de retarder les processus de vieillissement chez le ver et la souris. Ces travaux menés en octobre 2016 au Center for Healthy Aging and the American National Institute of Health (NIH), suggèrent que la substance pourrait aider les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson. Nous vivons plus longtemps et mieux et la nouvelle approche de cette longévité est naturellement un vieillissement en bonne santé. Des équipes du monde entier tentent de comprendre les mécanismes de vieillissement et à partir de ces nouvelles connaissances de développer de nouvelles thérapies capables de retarder le vieillissement et de prolonger la vie. Restrictions alimentaires, sirtuines, ou plantes médicinales, de multiples pistes sont aujourd’hui suivies sans qu’aucune des explications actuelles du vieillissement soit réellement en mesure d’expliquer tous ses aspects biologiques.

De précédentes recherches ont néanmoins montré que le processus principal de vieillissement est lié à l’incapacité des cellules à conserver l’ADN plus ou moins intact. D’autres études ont révélé que des changements dans les centrales électriques de nos cellules, les mitochondries, affectent également le processus de vieillissement. Enfin, d’autres équipes ont aussi évoqué le rôle de la substance NAD + impliquée dans les 2 processus préalablement évoqués.

Une diminution avec l’âge des niveaux de NAD + est ici mise en exergue, avec une diminution encore plus importante chez les organismes à vieillissement précoce et à réparation déficiente de l’ADN. Les chercheurs montrent ici sur l’ascaris et la souris, que l’apport de NAD + décale les processus de vieillissement cellulaire et prolonge la vie. La reprise de la littérature scientifique va dans le sens de ces nouvelles données : Nous savons que la baisse des niveaux de NAD + participe aux erreurs du métabolisme, à la neuro-dégénérescence et au vieillissement. La nouvelle étude souligne que la substance NAD + joue un rôle principal à la fois dans le maintien de la santé cellulaire via les mitochondries, et dans leur capacité de réparation des gènes.

Même si les chercheurs apportent ici des preuves préliminaires sur des organismes modèles, ils s’attendent à obtenir le même effet chez l’homme : les mécanismes de réparation cellulaire sont universels pour les cellules de tous les organismes vivants. Ainsi, la compréhension, via ces modèles animaux, des mécanismes cellulaires, universels, est essentielle à la compréhension du vieillissement humain et notre susceptibilité accrue avec l’âge à la maladie. Une nouvelle piste donc, prometteuse, pour enrayer les processus de vieillissement physique et prévenir des maladies telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-10T09:24:45+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/mortalite-en-baisse-grace-a-une-prise-en-charge-rapide-en-unite-neurovasculaire <![CDATA[Mortalité en baisse grâce à une prise en charge rapide en unité neurovasculaire]]> La Fédération nationale France AVC et la Fondation cœur et artères, en collaboration avec le laboratoire Bayer, ont lancé à l'occasion de la Journée mondiale de l'accident vasculaire cérébral, une nouvelle campagne d'information à destination du grand public : AVC vite le 15, un seul geste suffit. De leur côté, la Direction générale de l'offre de soin et la Direction générale de la santé rappellent les actions qui ont été mises en place pour lutter contre les accidents vasculaires cérébraux.

En France, l'AVC constitue la deuxième cause de décès et de démence chez l'adulte et la première cause de handicap acquis. Une personne est frappée par un AVC toutes les 4 minutes, soit 130 000 nouveaux cas par an. Le Pr Maurice Giroud, chef du service de neurologie vasculaire au CHU de Dijon signale la hausse des AVC chez les moins de 55 ans et déclare qu’en 30 ans, nous avons observé à Dijon une hausse de 20% de survenue d’AVC chez les jeunes sujets entre 20 ans et 55 ans. Cette observation est également constatée en Angleterre, à Oxford, ainsi qu’en Nouvelle-Zélande à Auckland. La mortalité, quant à elle, est en baisse depuis 30 ans, puisqu'elle est passée de 25 % à 9 % (33 000 décèdent durant le 1er mois). Le Pr Giroud précise que cette baisse massive de la mortalité à un mois est essentiellement liée à la mise en place des unités de soins neuro-vasculaires (UNV) dès les années 1995. Il souligne aussi que cette organisation en unités de soins intensifs avec la présence de médecins, d’infirmières 24h/24 et la surveillance des patients toutes les 15 minutes a profondément modifié la prise en charge. Au nombre de 33 en 2007, les UNV sont désormais 135. À l'heure actuelle, les deux tiers des victimes d'un AVC sont prises en charge dans un établissement disposant d'une UNV; ils n'étaient que la moitié en 2010.

L'AVC nécessite une prise en charge et un traitement rapide pour réduire les risques de mortalité et de séquelles. Pour cela, le Dr Giroud rappelle qu’il est indispensable de connaître les signes de l’AVC et d’appeler immédiatement le 15 pour agir vite et être bien orienté. La campagne (AVC vite le 15) vise à sensibiliser les Français à l'importance de bien connaître ces signes, trouble de la parole, paralysie du visage, inertie d'un membre. Elle se décline en une affiche et une plaquette distribuées chez les professionnels de santé et téléchargeables sur le site Internet.

La DGS et la DGOS rappellent que la prévention passe par une organisation des soins de premier recours sur les maladies chroniques mais également par la prise en charge des individus à risque élevé d'AVC. Pour ces derniers, l'adaptation des habitudes de vie est un premier levier d'intervention : arrêt du tabac, réduction de la sédentarité, adoption d'une alimentation saine et limitation de la consommation de sel, réduction de la consommation d'alcool, réduction du surpoids, actions sur la dépression ou le stress. La mise en place de traitements spécifiques de l'hypertension artérielle, de l'hypercholestérolémie, du diabète de type 2 et de la fibrillation auriculaire ne doivent intervenir que dans un second temps, lorsque cela s'avère nécessaire, soulignent les deux directions. Le Pr Giroud note que le vieillissement de la population ainsi que les données collectées depuis trente ans permettent de faire des projections sur l’évolution du taux d’incidence de l’AVC dans le temps. Il y aura 1,4 fois plus d’AVC dans 10 ans et 1,7 fois plus dans 20 ans. L’AVC est donc plus que jamais une urgence de santé publique.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-09T09:10:12+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/repenser-le-role-des-bacteries-du-microbiome-urinaire <![CDATA[Repenser le rôle des bactéries du microbiome urinaire]]> Le rôle des bactéries dans l'incontinence a probablement été sous-estimé, en particulier en cas d’urgenturie. Beaucoup de personnes ont connu ces situations d’urgence, les épisodes d’impériosité sont réguliers et les conséquences des fuites inévitables. Cette forme d’incontinence touche près de 20% des femmes de 45 ans et plus, el elle est souvent attribuée à une signalisation anormale des muscles de la vessie, cependant, d'autres causes sont évoquées comme les bactéries du microbiome urinaire qui pourraient aussi détenir la clé de cette urgenturie. L’incontinence par impériosité se traduit par une sensation d'un besoin urgent d'uriner, suivie d'une fuite immédiate d'un grand volume d'urine. Comme toute forme d’incontinence, cette urgenturie peut nuire sévèrement à la qualité de vie, voire entraîner l'anxiété, la dépression et l'isolement social. Pourtant il existe aujourd’hui tout un arsenal thérapeutique pour prendre en charge l’incontinence urinaire par urgenturie, des mesures hygiéno-diététiques, les exercices de rééducation périnéale, des traitements médicamenteux dont les anticholinergiques, voire une chirurgie, mini-invasive. Enfin, il existe aujourd’hui des protections adaptées non seulement à l’importance et à la fréquence des fuites mais aussi à l’anatomie des hommes et des femmes, qui vont permettre, le temps du traitement, de regagner en qualité de vie. Enfin, l’incontinence par urgenturie ne doit pas être négligée, elle peut en effet être le symptôme d’une pathologie sous-jacente dont la cystite, un calcul vésical, une tumeur de la vessie ou une maladie neurologique.

En dépit de son impact et de sa prévalence, les causes restent encore relativement mal connues. L’incontinence urinaire par urgenturie est principalement attribuée à une signalisation nerveuse anormale qui incite les muscles de la vessie de se contracter involontairement. Cependant, cela semble représenter qu’environ 60% des cas. Ces chercheurs de l'Oregon Health and Science University à la recherche d'autres causes possibles de la maladie, désignent comme autres responsables possibles, des bactéries qui vivent en nous et en particulier dans le microbiome urinaire. L'appareil urinaire a longtemps été considéré comme un environnement stérile où aucune bactérie ne pourrait normalement se développer. Tout simplement parce que les scientifiques étaient incapables de se cultiver des bactéries à partir d'échantillons d'urine en laboratoire.

Une étude publiée en juillet 2016 dans la revue Frontiers in Cellular and Infection Microbiology basée sur une approche différente, à la recherche au sein de l'urine, de signes d'ADN bactérien, suggère non seulement le contraire, mais que la variété et le type de bactéries présentes dans le tractus urinaire joueraient un rôle clé dans l'incontinence urinaire par urgenturie comme plus généralement dans la santé. L’analyse de l’ADN bactérien dans les échantillons d’urine, montre ici chez les participantes souffrant d'incontinence urinaire, une variété beaucoup plus limitée de types de bactéries. Et, dans certains cas, sont retrouvées les bactéries des mêmes types que ceux qui provoquent des infections des voies urinaires. Des données qui suggèrent que même une faible infection persistante pourrait être responsable de symptômes irritatifs d’incontinence par urgenturie.

Encore une fois on retrouve l’association entre une moindre variété de communautés bactériennes dans un microbiome et le risque de maladie. Ainsi, soulignent les chercheurs, une diversité microbienne réduite dans d’autres parties du corps a également été associée à une variété de conditions cliniques telles que l'obésité, le syndrome du côlon irritable et la maladie intestinale inflammatoire (MICI). Ici, moins nombreux sont les différents types de bactéries identifiés dans le microbiome urinaire du tractus urinaire, et plus sévères sont les symptômes présentés par le patient. La prochaine étape sera donc de préciser des modèles spécifiques associés au risque d’incontinence.

On en revient, ici pour l’incontinence comme pour d’autres maladies, à l’importance de la prise en compte de cet écosystème complet de bactéries et d'autres microbes dans la compréhension de la maladie mais aussi de la santé et du bien-être : la diversité est une bonne chose dans tous les aspects de la vie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-09T09:06:16+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/traitement-des-problemes-de-comportement-de-demence <![CDATA[Traitement des problèmes de comportement de démence]]> Tout au long de la période de démence et de la maladie d'Alzheimer génère souvent des comportements difficiles chez les personnes âgées. La colère, la tristesse, la paranoïa, la confusion et la peur que connaissent les personnes atteintes de la maladie peuvent entraîner des actions ou des discours agressifs, oppositionnels et parfois violents. Comprendre et apprendre des stratégies efficaces dans la gestion de comportement de démence peut faciliter les difficultés de communication qui sont un des aspects troublants quand on s’occupe d’une personne atteinte d’un type de démence. C’est frustrant pour ceux atteints de la maladie mais aussi pour les aidants. Bien qu’il soit difficile de comprendre les raisons des personnes atteintes de démence d’agir comme ils le font, l’explication est souvent due à leur maladie et aux changements provoqués dans leur cerveau. Il faut se familiariser et réagir calmement et efficacement avec des situations courantes qui surviennent avec la démence.

·      Situation courante 1 : Le proche a des discours, des comportements ou des actions agressifs, comme « je ne veux pas prendre une douche », « je veux rentrer chez moi » ou « Je ne veux pas manger ». Les associations d’Alzheimer disent que La chose la plus importante à retenir à propos des agressions verbales ou physiques, est que le proche ne le fait pas exprès. L’agression est habituellement déclenchée par quelque chose, souvent l’inconfort et des facteurs environnementaux comme étant dans une situation inconnue, ou encore un manque de communication. L’agression vient parfois de la peur. Les personnes atteintes de démence sont plus aptes à frapper ou mordre en réponse au sentiment d’impuissance ou de peur. Avec la progression de la maladie on constate souvent des sautes d’humeur. Le proche pourrait être parfaitement bien à un moment donné et crier ensuite ou avoir des réactions physiques violentes. C’est souvent un mystère quant à ce qui a incité l’explosion. Pour les aidants, l’agression arrive souvent au moment de s’habiller ou de se baigner.

o    Ce que l’on doit faire pour répondre à une agression causée par la démence est d’abord de tenter d’identifier la cause et ce que ressent la personne qui se comporte de manière agressive. Une fois qu’il est hors de danger pour lui-même et les autres, il faut essayer de détourner son attention sur autre chose en s’exprimant dans un cadre calme. Bien connaître le proche est important. Dans le cas ou il n’aime pas être embêté, s’il se fâche, il faut essayer de lui parler et de le calmer. Le mieux est de lui laisser l’espace dont il a besoin.

o    Ce qu’il faut éviter, la pire chose que l’on puisse faire est de s’engager dans une dispute ou de forcer sur la chose qui crée l’agression. Ne jamais essayer de l’empêcher par la force à moins qu’il n’y est pas d’autre choix. Le meilleur moyen d’arrêter un comportement agressif est de supprimer le mot « non » du vocabulaire.

·        Situation courante 2 : La confusion sur le lieu et le temps comme des déclarations « Je veux rentrer chez moi », « Ce n’est pas ma maison », « quand quittons-nous ici ou pourquoi sommes-nous ici ». Vouloir rentrer à la maison est l’une des réactions les plus courantes pour un patient atteint de démence et vivant dans un établissement. L’Alzheimer provoque des dommages progressifs au fonctionnement cognitif, et c’est ce qui crée la confusion et la perte de mémoire. Il y a aussi une composante psychologique. Souvent, les gens essaient de revenir à un endroit où ils avaient plus de contrôle dans leur vie et sur eux-mêmes.

o    Ce que l’on doit faire, Il y a plusieurs façons pour répondre aux questions qui indiquent que le proche est confus la où il est. Des explications simples avec des photos et autres rappels corporels peuvent aider. Parfois, cependant, il peut être préférable de rediriger la personne, notamment dans le cas où on est en train de le déménager pour un autre emplacement. La meilleure solution consiste à en dire le moins possible sur le déménagement, essayer plutôt de le rediriger vers une autre activité, comme une promenade ou une collation. S’il pose des questions spécifiques comme « lorsque nous quitterons », on peut lui répondre de remettre à plus tard à cause de la circulation ou les intempéries ou qu’il est tard pour partir le soir même. Il faut amener la personne à se sentir en sécurité, même si cela est un mensonge thérapeutique.

o    Ce qu’il faut éviter, les longues explications ou les raisons à suivre. On ne peut raisonner avec une personne atteinte de démence. On déclenche bien des fois la réponse obtenue en raison de la question posée.

·        Situation commune 3 : Le mauvais jugement ou des problèmes cognitifs comme des accusations infondées : « Tu as volé mon aspirateur », « Problèmes avec le budget ». D’autres exemples incluent l’épargne inexpliquée ou la répétition des déclarations et b des tâches. La détérioration des cellules du cerveau causée par la maladie est coupable en montrant le mauvais jugement ou erreurs dans la pensée des comportements. Elles peuvent contribuer aux délires, ou fausses croyances. Certains de ces problèmes sont évidents, comme lorsqu’il conserve des articles ménagers, ou accuse un membre de la famille de le voler. Certains sont cependant plus subtiles, la personne peut se rendre compte qu’elle a des ennuis avec les choses jamais utilisées. Et là toute discussion aurait des effets opposés ou tout commentaire qui échappe peut-être gênant et accueilli avec colère voire des larmes.

o    Ce que l’on doit faire, Tout d’abord, il faut évaluer l’ampleur du problème. Si on est curieux et que l’on ne veut pas demander, il faut vérifier ses factures. Parfois les paiements sont en souffrance. On peut également feuilleter le chéquier et vérifier les comptes. Les associations d’Alzheimer déclarent que c’est encourageant et rassurant si on ne voit pas ces changements se produire. En outre, on peut souvent gérer la frustration et l’embarras en offrant l’aide de petits services pour rester organisé. En remplissant par exemple la déclaration de revenus, on pourrait vérifier les frais bancaires et voir avec la Banque s’il n’y a pas d’erreur. Pour les bénévoles, vérifier s’ils éprouvent des difficultés à faire les choses correctement. En les soulageant on peut rétablir le dialogue et à partir de là et au fil du temps on peut progressivement construire.

o    Ce qu’il faut éviter, c’est laisser croire que ces circonstances expliqueraient son incapacité à gérer la situation en cause, ou essayer de discuter avec eux. Toute réponse qui peut être interprété comme accusatrice ou mettre en doute leur capacité à gérer leur propre affaire ne sert qu’à créer de la colère et les mettre sur la défensive.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-05T22:36:35+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/09/produire-des-neurones-dopaminergiques-de-qualite <![CDATA[Produire des neurones dopaminergiques de qualité]]> Deux études de l’Université de Lund et de l'Institut Karolinska publiées en septembre 2016 dans la revue Cell Stem Cell et en octobre 2016 dans la même revue Cell Stem Cell  retrace le processus de différenciation d’une cellule souche à un neurone dopaminergique de qualité et identifie ce faisant un ensemble spécifique de marqueurs en corrélation avec ce standard de qualité. En effet, pour protéger nos cellules cérébrales de la maladie de Parkinson, on traite les cellules souches embryonnaires à partir desquelles seront cultivés les neurones dopaminergiques destinés à la greffe, et on répare les neurones dopaminergiques défectueux de manière à leur permettre de produire à nouveau et normalement de la dopamine, voire ralentir ou réduire le vieillissement.

De multiples pistes sont suivies par des équipes de recherche pour pallier à la déficience de neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson et la recherche met presque la transplantation de cellules souches chez les patients atteints de Parkinson à portée de pratique clinique. Car, pour toutes les équipes qui cherchent à réparer le système dopaminergique, le défi reste de parvenir à contrôler avec précision les cellules souches en laboratoire de manière à obtenir des neurones dopaminergiques dérivés de ces mêmes cellules souches, similaires et non de qualité variable au moment de la transplantation. 

Les chercheurs décryptent dans une première étude, le chemin d'une cellule souche à un neurone dopaminergique et identifient un ensemble spécifique de marqueurs en corrélation avec un rendement dopaminergique élevé et une fonction optimale du greffon après transplantation dans des modèles animaux de la maladie de Parkinson. La deuxième étude jette un nouvel éclairage sur la façon dont les neurones dopaminergiques sont formés au cours du développement, et ce qui les différencie des autres neurones. Ensemble, ces nouvelles données permettent de mettre au point un processus de différenciation simplifié, reproductible et adapté à une utilisation clinique, qui aboutit à des populations de neurones dopaminergiques de haute qualité. 2 études décrites comme une percée dans le traitement de la maladie de Parkinson, car elles propulsent la thérapie par cellules souches au niveau de la pratique clinique. Au point d’espérer que les premières transplantations puissent s’opérer d’ici quelques années.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-09-04T16:53:09+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/la-proteine-amyloide-serait-associee-a-la-solitude <![CDATA[La protéine amyloïde serait associée à la solitude]]> Une étude de la faculté de médecine d’Harvard à Boston publiée en novembre 2016 dans la revue Jama Psychiatry montre que le marqueur de la maladie d'Alzheimer, le taux d’amyloïde cortical présent dans le système nerveux central serait corrélé à la solitude chez des personnes âgées demeurant dans la norme au niveau cognitif. Des signes d’altération émotionnel ou comportemental chez des seniors pourraient être les premières manifestations de la maladie d’Alzheimer avant le début des altérations cognitives. Or, la solitude telle qu’elle est perçue par les intéressés est un état d’isolement social et émotionnel dont on sait qu'il est associé à un déclin cognitif et fonctionnel et à un risque accru de survenues de démences de type Alzheimer. C’est pourquoi les chercheurs ont émis l’hypothèse que se sentir seul pouvait être lié à un taux de protéines amyloïdes élevé.

Ainsi, les spécialistes ont utilisé l’imagerie pour mesurer le taux de bêta-amyloïde dans le cerveau et ils ont mis au point une échelle de solitude pour pouvoir estimer à quel point les personnes interrogées se sentaient seules. Les travaux incluaient 79 seniors qui ne présentaient pas d’altérations cognitives dont 43 femmes et 36 hommes avec une moyenne d’âges de 76 ans. Parmi les participants, 28 % étaient porteurs du gène apolipoprotéine E4 (APOE4) principal facteur de risque génétique de la forme sporadique de la pathologie. De même, 32 % ont été classés dans le groupe amyloïde positif suite aux analyses de l’imagerie.

Le score moyen de solitude était de 5,3 sur une échelle allant de 3 à 12. Apparemment, 19 % des seniors ont déclaré avoir manqué de compagnie quelquefois, voire souvent, et le même pourcentage d’individus s'est parfois ou souvent senti exclus.

Les chercheurs ont remarqué que les taux de protéines amyloïdes corticales les plus élevés étaient associés à une grande solitude même après avoir pris en compte plusieurs autres facteurs dont l’âge, le sexe, la présence du gène APOE4, le statut socio-économique, la dépression ou l’anxiété. Par ailleurs, les personnes qui étaient dans le groupe amyloïde positif avaient 7,5 fois plus de risque de se sentir seules comparé aux autres. Le lien entre des taux élevés de protéines amyloïdes était d’autant plus fort chez les participants porteurs d’APOE4 par rapport aux non porteurs.

Les auteurs soulignent néanmoins que les participants de l’étude avaient tous un profil similaire avec une intelligence élevée et un certain niveau de scolarité. On constatait peu de diversités raciales ou socio-économiques. Enfin, les patients étaient en meilleure santé, mentale comme physique que la moyenne.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-31T15:30:35+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/de-la-perception-a-l-action-de-la-sensation-au-mouvement <![CDATA[De la perception à l'action, de la sensation au mouvement]]> Les travaux d’une équipe de neuroscientifiques de l’Université de Californie-Santa Barbara et du MIT présentés dans la revue eLife contribuent à une nouvelle compréhension du processus complexe des circuits neuronaux qui vont déterminer, à partir d’une sensation ou d’une perception, la décision et le passage à l’action. Ils se sont attaqués à la cartographie de l’activité des cellules du cerveau durant ce délai entre la sensation et l'action.

Sur le même thème, une équipe du Cold Spring Harbor Laboratory avait déjà suggéré en mai 2016 dans la revue Nature, qu’y aller ou non, sont 2 comportements pris en charge par le cortex cingulaire antérieur (CCA), une zone du cortex préfrontal mais par 2 types de neurones, chaque type étant spécifique à un comportement.

Une équipe de l’Université de Pittsburg a révélé dans la revue PLoS ONE, le mécanisme du cerveau destiné à améliorer la précision de la décision et qui nous permet un compromis entre la vitesse et la justesse. Grâce à 192 électrodes, des chercheurs de Stanford sont, chez le singe, parvenus à analyser les signaux neuronaux, milliseconde après milliseconde, à chaque étape de la prise décision. Ils décrivent en 2015 ce processus dans la même revue, eLife. Enfin, citons ces travaux de l’Université de Médecine de Berlin, publiés dans la revue PNAS, qui décryptent comment entre déterminisme et libre-arbitre, il existe, au cours du processus de décision, une sorte de lutte entre notre inconscient et notre conscience.

Ici, les neuroscientifiques californiens cartographient chez la souris les connexions du cerveau de la perception à l’action : C'est ce que nous faisons tout le temps quand on voit un feu de circulation, on utilise cette information pour guider notre action, traverser ou attendre. Et si le cerveau d'une souris est beaucoup plus petit que celui d'un humain, il présente des similitudes structurelles remarquables. Les chercheurs ont évalué à l’imagerie les réponses des neurones individuels dans plusieurs zones du cerveau alors que l’animal effectuait une tâche de réponse différée. A l’aide d’un puissant microscope à balayage laser, l'équipe détecte les signaux calciques exprimés dans les neurones bien en dessous de la surface du cerveau. Ces neurones ont généralement de très faibles concentrations de calcium intracellulaire, mais quand ils sont actifs, leurs taux de calcium augmentent, ce qui augmente la fluorescence de l'indicateur et permet aux chercheurs de mesurer l'activité des neurones. Enfin, le recours à l’optogénétique, une technique qui combine la génétique (fluorescence) et l’optique a permis aux chercheurs d’identifier ceux qui s’activaient au cours des différentes étapes de la tâche. L'équipe parvient ainsi à déterminer l’implication des aires visuelles et pariétales dans la perception du stimulus ou encore celle du cortex moteur frontal pour maintenir en veille le plan moteur au cours de la période d’hésitation, d’attente ou de réflexion. Finalement, les scientifiques identifient un petit groupe de neurones, très limité en nombre, qui restent actifs pendant la période d’attente entre le stimulus visuel et la réponse motrice.

Cette approche générale permet une première cartographie des zones essentielles à l’exécution des différents types de tâches cognitives et au maintien de souvenirs pour utilisation retardée par les différentes zones du cerveau.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-31T15:20:36+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/un-livre-blanc-denonce-les-souffrances-des-aidants-actifs <![CDATA[Un livre blanc dénonce les souffrances des aidants actifs]]> De plus en plus d'aidants accompagnant les patients Alzheimer sont des aidants dits actifs, devant jongler entre une vie professionnelle et la gestion au jour le jour du proche malade. Le président de France Alzheimer, Joël Jaouen, détaille au moment de remettre un livre blanc sur ce sujet à Pascale Boistard, secrétaire d'État chargée des personnes âgées et de l'autonomie, que 8 aidants actifs sur 10 rencontrent des difficultés et sont obligés de déposer des jours de congés, et 17 % ont dû réduire leur temps de travail. Dévoilé à l'occasion de la journée mondiale Alzheimer, le livre blanc dresse le constat de l'invisibilité de la souffrance des aidants actifs, dont 2 % seulement indiquent avoir informé leur hiérarchie de leurs statuts, alors même que 90 % déclarent ressentir d'avantage de stress et de fatigue, et que 72 % signalent que le rôle d'aidant à un impact négatif sur leur concentration au travail.

Bien qu'invisible, la problématique prend de l'ampleur. Les données de l'enquête Handicap-Santé publiée en 2008 par la DREES (direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques), évaluent qu’environ 50% des 8,3 millions d'aidants, occupent encore un emploi. Les femmes sont particulièrement exposées puisque subissant une double peine, dénonce Joël Jaouen : Celle de la maladie et celle de la discrimination au travail. Pauline De Charry, du service de suivi des politiques publiques de France Alzheimer qui a dirigé la rédaction du livre blanc explique que de plus en plus d'aidants ont une activité professionnelle. Elle ajoute que cette augmentation est liée à plusieurs facteurs, comme la participation accrue des femmes au monde du travail, le recul du départ à la retraite et le nombre croissant de malades jeunes. Le Dr Aurore Laumond-Burlaud, du service d'hospitalisation de jour en gérontologie de l'hôpital Paul Brousse (AP-HP), reconnaît pour sa part que d’une manière générale, les aidants actifs éprouvent de grandes difficultés à accompagner les patients en consultation. Ils ont également du mal à rencontrer l'assistance sociale et il leur est très compliqué de poser des jours de congé pour mettre en place une aide à domicile. Il y a des patients qui restent tous seuls, enfermés à domicile.

Au cours des deux premiers plans alzheimer (2001-2005 puis 2004-2007), des dispositifs ont été mis en place pour favoriser les répits, sous la forme d'accueil de jours et d'hébergement temporaire dans les EHPAD. Pauline De Charry précise que ces places sont en nombre insuffisant, mal réparties, et avec un reste à charge de l'ordre de 30 euros par jour auxquels doivent se rajouter des frais de transport pas toujours pris en charge.

Le nouveau plan maladies neurovégétatives prévoit la création de 65 nouvelles plateformes d’accompagnement et de répit (6,5 millions d'euros y seront consacrés), et une extension de leur mission aux accompagnants de malades atteints de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaque, mais pas de création de nouvelles places d'hébergement temporaire.

Depuis le vote de la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement, les aidants peuvent bénéficier d'une aide ponctuelle pour le répit de l’aidant de 500 euros par an, et de 992,77 euros par an en cas d'hospitalisation de l'aidant, au-delà des plafonds de l’allocation personnalisée d'autonomie (APA). Une aide qualifiée d'obole par Joël Jaouen. Face aux problèmes d'organisation, les aidants actifs ont du mal à trouver des places, et à profiter de cette aide, selon Pauline De Charry. Il existe aussi un frein psychologique pour les aidants qui hésitent à faire la démarche de confier un malade à un EHPAD.

Le livre blanc contient 13 propositions, dont la prise en compte du temps d'accompagnement dans le calcul de la retraite, la mise en place de campagnes d'information sur les droits des aidants, la possibilité de rémunération de l'aidant par l'APA, quel que soit le lien de parenté et la formalisation d'accords d'entreprise ou de branche, pour faciliter la mise en place de mesures de conciliation. Joël Jaouen ajoute, nous proposons aussi que l'aide de l'APA serve à accompagner les offres de séjours de notre fondation, afin que nous proposions du répit gratuit.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-30T23:44:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/pratiquer-l-exercice-et-la-cardio-frequemment-mais-sans-transpirer-trop <![CDATA[Pratiquer l’Exercice et la Cardio fréquemment mais sans transpirer trop]]> Une étude de l’Université de Miami présentée dans le Journal of General Internal Medicine apporte des conseils aux personnes âgées sur la bonne méthode pour rester actifs et en bonne santé, rappelle les bienfaits de l’exercice à tout âge, mais adapté à la santé cardiovasculaire, et révèle comme principe à retenir, la pratique régulière de l’exercice physique chez les plus âgés, avec une intensité modérée et qui ne fait pas trop transpirer, afin de réduire le risque d’événement et de décès cardiaque.

Les chercheurs ont analysé les données de 3.298 participants, âgés de 69 ans au départ, exempts d’antécédents d’AVC, de différents groupes ethniques, suivis par la cohorte NOMAS (Northern Manhattan Study) conçue pour évaluer les facteurs de risque socio-économiques et médicaux de maladie cardiaque. Les participants ont renseigné leurs activités (types, durée, fréquence, intensité) chaque année par entretien téléphonique. L’analyse montre que :

·        une pratique fréquente et régulière de l’exercice physique contribue à réduire le risque de décès cardiaque chez ces participants âgés,

·        pratiquer un grand nombre ou une grande variété d’activités s’avère bénéfique pour de nombreux résultats de santé, dont de santé cardiovasculaire : pratiquer plusieurs activités différentes est associé à un bon niveau de fitness cardio-respiratoire et à des effets protecteurs pour tous les résultats de santé,

·        en revanche, un taux élevé de décès cardiaque est observé chez le groupe de personnes âgées qui pratiquent trop fréquemment et à des niveaux trop intenses.

Des résultats qui suggèrent qu’une fréquence trop élevée d’exercice d’intensité elle-même élevée peut annuler les avantages  cardio d’une pratique fréquente. Bref, plus âgé, il vaut mieux préférer la pratique fréquente d’un exercice d’intensité faible à modérée.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-29T23:45:04+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/7-choses-a-connaitre-sur-les-residences-medicalisees <![CDATA[7 choses à connaître sur les résidences médicalisées]]> Un établissement médicalisé est très différent des autres types de résidences de retraites, aussi bien sur ce qui concerne les équipements des résidences que ce qu’elles offrent. Quand on commence à rechercher un établissement de retraite pour son proche, on se doit d’apprendre ce que signifie une résidence de retraite, médicalisée ou non, le choix entre les deux dépend généralement de l’état de la personne âgée. Il existe environ 10 000 résidences de retraite en France avec environ 600 000 personnes âgées. Nos conseillers de proximité qui s’occupent des seniors ont acquit une connaissance de ces résidences médicalisées ou non, et peuvent fournir une aide et une grande perspicacité sur le choix à faire :

·        Les offres des maisons de retraite médicalisées peuvent être de différents niveaux de soins voire totalement différentes. Ils offrent parfois une approche résidentielle moins cher, en fournissant bon nombre de services. Les experts disent que tous les établissements ne sont pas égaux. Certains fournissent des soins plus légers, et d’autres des soins médicalisés. 

·        Chaque établissement est personnalisé, cependant, certains ont une sensibilité de conception plus formel, traditionnel, tandis que d’autres peuvent avoir une ambiance comme à la maison. Certains peuvent avoir un décor type art déco tandis que d’autres sont fermement ancrés dans un design moderne. Ils sont de toutes les formes et de différentes tailles. Ils peuvent être des immeubles imposants dans les centres urbains, ou des complexes dans les banlieues, voire des chalets plus intimes avec un petit nombre de résidents. Il n’y a aucun format standard, mais selon notre observation, les résidences en moyenne ont une taille de 80 résidents. Les petits établissements offrent généralement une ambiance plus familiale, alors que les grands offrent une abondance de clubs d’intérêt, d’activités récréatives et de loisirs. Chaque établissement a une personnalité différente. On peut visiter 2 établissements dans la même rue qui proposent les mêmes soins et services, et qui peuvent même sembler identiques, mais qui sont en réalité très différents. Le fait qu’un le proche vient à ne pas aimer une résidence, ne signifie pas que la suivante ne serait pas la bonne.

·        Oui, pour l’animal de compagnie, les résidences ont différentes politiques pour les animaux de compagnie avec des limites et des restrictions, il est donc important de faire son choix. Certains établissements proposent des entrevues afin de déterminer si l’animal est bienvenue, alors que d’autres permettent de petits chiens et chats, voire, des oiseaux et poissons, un coordonnateur est parfois proposé pour prendre soin des amis à poils et à plumes. Il faut donc s’assurer auprès de la résidence de choix et poser des questions sur leur politique particulière pour animaux de compagnie. De plus en plus de résidences commencent à intégrer les animaux dans leurs programmes de soins de thérapie de l’animal de compagnie avec ses avantages et les bienfaits de ces animaux de compagnie.

·        Les coûts des maisons de retraite sont moins chère que ce l’on imagine, en effet, les établissements de retraite médicalisés sont moins chers que les soins à la maison. Le prix moyen national selon les régions pour  une chambre est environ 2 500 euros par mois. Alors que beaucoup de résidents paient de leurs ressources financières personnelles, des aides sont proposées dans certains cas pour des résidents à faible revenu.

·        Aide à la vie n’est pas synonyme de nurserie, nos recherches laissent à penser que beaucoup de familles jugent ne pas avoir besoin de maisons de retraite médicalisées pour leurs proches âgés alors qu’en fait c’est l’option la plus appropriée. Une évaluation par un conseiller de proximité peut aider à choisir la meilleure façon de déterminer le type de soins nécessaires, mais certaines distinctions générales peuvent être établies entre les résidences de service et les maisons de retraite médicalisées :

o    Les résidences de service sont principalement dédiées aux personnes autonomes, mais si la personne a besoin d’aide avec les tâches de soins personnels tels que le bain et l’habillage, on optera pour une résidence de retraite non médicalisée alors que les résidences médicalisées ont tendance à offrir des offres d’assistance 24/7 avec toutes les activités de la vie quotidienne.

o    Les résidents des maisons médicalisées offrent généralement une chambre simple ou semi-privée, tandis que les résidences de services proposent généralement un studio ou un appartement. Les résidents des maisons médicalisées exigent des soins complet, et un personnel qualifié sur une base quotidienne, tandis que les résidents de résidence de service sont plus stables et n’ont pas besoin de soins médicaux.

·        Des Options culturellement différentes, un nombre croissant de résidences est conçu pour répondre à l’offre alimentaire, culturelle, ou religieuse afin de satisfaire des besoins nouveaux des populations. Ces établissements innovent avec de nouveaux concepts comme servir des aliments cashers. Certains offrent même plusieurs options culturelles, religieuses et diététiques. Comme la population en même temps se diversifie et vieillit, on constate une demande toujours croissante pour les résidences  de niche, axées par exemple sur le golf.

·        Résidences médicalisées pour les personnes atteintes de démence, En 2012, il y’avait plus de 1 millions de personnes atteintes de  démence comme l’Alzheimer, ces résidents ont besoin de soins spécialisés, avec de nombreux équipements d’aide de soins et des programmes de mémoire dédiée, conçus pour réduire l’errance, l’agitation et améliorer leur qualité de vie. Les résidents au stade précoce d’Alzheimer ou de démence peuvent vivre parmi la population ordinaire des résidents, mais quand leur état se détériore, ils passent ensuite à la section spécialisée de soins de mémoire qui est spécialisée pour assister le résident à vivre en toute sécurisé, avec un personnel spécialement formé pour s’en occuper.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-29T01:11:34+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/peut-on-rester-male-sans-y <![CDATA[Peut-on rester mâle sans Y]]> Une étude de l’Université de Hokkaido publiée en septembre 2016  dans la revue Scientific Reports fait la démonstration que chez une espèce de mammifère privée de chromosome Y, des gènes sexuels déterminants clés continuent d'opérer. Une étape de plus, vers la compréhension de la différenciation sexuelle. Les chercheurs semblent avoir été motivés par la drôle de question légitime qu’ils se posent avec l'évolution du chromosome Y. Peut-on conserver tous les attributs du mâle sans le chromosome Y ? Ils ont localisé chez une espèce de rat, le Tokudaia osimensis, et chez les mâles privés de chromosome Y, un gène lié au sexe, AMH qui permet le maintien du mécanisme moléculaire de différenciation sexuelle. Ainsi, grâce à ce gène, et malgré l’absence d’Y, la différenciation sexuelle est maintenue.

Un cas évidemment surprenant, puisque chez la plupart des mammifères placentaires, c’est le chromosome Y qui induit la différenciation mâle au cours du développement. Le gène SRY de détermination du sexe présent sur le chromosome Y induit d'autres gènes régulateurs qui suppriment la différenciation féminine. Mais ce petit mammifère est une exception, il n’a pas de chromosome Y et donc pas de gène SRY. En cartographiant sont génome, l'équipe montre qu’en l’absence du gène SRY, d’autres gènes régulateurs sont présents et fonctionnent, probablement sous la gouverne d’un gène inconnu qui agit comme un substitut à SRY.

Au cours de l’évolution, le chromosome Y a rétréci. On sait qu’au départ, Y avait la taille de X mais Y s’est recroquevillé et a perdu, par un processus évolutif, 95% de ses 1.700 gènes de départ. Certains scientifiques ont même émis l’hypothèse qu'Y pourrait complètement disparaître. D’autres études ont néanmoins montré que les gènes des chromosomes sexuels qui restent sont les bons, ceux qui sont essentiels dans la fécondité et, qu’au vu de leur évolution, ils ont peu de risque de disparaître.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-29T01:07:49+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/le-nouveau-medicament-verubecestat-empecheur-d-amyloide <![CDATA[Le nouveau médicament Verubecestat, empêcheur d’amyloïde]]> Des données sur le médicament Verubecestat présentées en novembre 2016 dans la revue Science Translational Medicine apportent un nouvel espoir, face à la prévalence croissante des démences et à l’absence de thérapies réellement efficaces. En effet, ce médicament semble prometteur contre la maladie d'Alzheimer, au vu de ces premiers résultats d’essai de phase I. Il a été conçu pour empêcher le cerveau de produire une protéine caractéristique de la maladie, la bêta amyloïde, qui vient s’agréger en touffes et en plaques dans le cerveau, le candidat permet de réduire les niveaux de protéine délétère jusqu’à plus de 80% avec la dose maxi.

La maladie d'Alzheimer est le type le plus commun de démence, elle touche aujourd’hui dans le monde plus de 47 millions de personnes, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’une de ses caractéristiques, ces plaques de protéine bêta amyloïde qui se forment dans le cerveau des personnes atteintes et entraînent ce déclin cognitif anormal. Ainsi, parmi les principaux axes de recherche de nouveaux médicaments, figure la piste qui consisterait à pouvoir inhiber la bêta amyloïde.

Le médicament Verubecestat est toujours en cours de développement. Mais il vient de passer avec succès ce petit essai clinique de phase I, ayant pour objectif de valider sa sécurité. L’essai a été mené chez 32 patients atteints d’une forme légère à modérée de la maladie d'Alzheimer, qui ont pris le médicament pendant 7 jours. L’essai a donc vérifié l’absence d’effets indésirables sévères mais a également regardé si le médicament parvenait à réduire les niveaux de protéine amyloïde. Les participants ont subi une ponction lombaire, pour l’évaluation non seulement des niveaux de protéines bêta amyloïdes mais aussi de protéines précurseur de la bêta amyloïde. 3 groupes de 10 participants ont été affectés à recevoir 3 doses du candidat médicament. Les résultats semblent très prometteurs, soit, une réduction considérable des niveaux de protéines :

·        de 57% pour une dose de 12mg

·        de 79% pour une dose de 40 mg

·        de 84% pour une dose de 60 mg

Aucun effet indésirable grave n'a été observé et aucun participant n’est sorti de l’étude. Reste donc à passer à la phase suivante, soit à l’essai clinique de phase II, une phase très attendue, car en supposant que le candidat confirme son bon profil de tolérance, il pourrait ouvrir une véritable option thérapeutique aux millions de patients atteints. Quoiqu’il en soit, ces essais à venir pourront également prouver ou à réfuter la théorie que les plaques bêta amyloïde sont bien à l’origine du déclin cognitif observé dans la maladie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-24T21:44:39+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/la-sexualite-a-l-age-avance-toujours-bon-pour-la-sante <![CDATA[La sexualité à l’âge avancé, toujours bon pour la santé]]> Une étude du Michigan State University présentée dans le Journal of Health and Social Behavior qui a tenté à nouveau, de répondre à la question. A quoi sert la sexualité, après l’âge de la reproduction ? Le bénéfice est-il seulement le plaisir et le bien-être ou la sexualité tardive a-t-elle d’autres bénéfices sur la santé ? Les chercheurs discutent l’idée reçue selon laquelle le sexe apporte des bénéfices à tous et quel que soit l’âge.

Principale conclusion : le sexe n’est pas toujours bon pour la santé des plus âgés. Ainsi, des relations sexuelles fréquentes chez les hommes âgés, augmenteraient le risque de crises cardiaques et d'autres troubles cardiovasculaires. Chez les femmes plus âgées, c’est mieux : le sexe semble généralement réduire le risque d'hypertension.

Une autre étude qui suggère de multiples bénéfices, s’était déjà posée la question des effets sur la santé d’une sexualité active à un âge avancé. L’excellent exercice d'aérobie qu’est le sexe, bénéfique à la santé cardiovasculaire, favorable au système immunitaire (via l’augmentation des niveaux de lymphocytes T3 et T4, producteurs d’anticorps) et au maintien d’un poids de santé (via le métabolisme des graisses favorisé par l’augmentation de niveaux d’IGF, une hormone qui contrôle l'activité des enzymes dans le tissu adipeux). Bénéfique à la santé de la peau en raison de l’augmentation du flux sanguin et de l’apport de nutriments à sa surface, le sexe contribue à réguler les troubles de l’humeur, grâce à la libération d’ocytocine et à réduire le stress par libération d'endorphines.

Cette étude a porté sur les données de 2.204 personnes participant à la cohorte National Social Life, Health and Aging Project, âgés de 57 à 85 ans lors du premier recueil de données en 2005 ; une autre série de données a en effet été recueillie 5 ans plus tard. Le risque cardiovasculaire a été évalué en fonction de l'hypertension artérielle, d’un rythme cardiaque rapide, de niveaux élevés de protéine C-réactive et en fonction des antécédents d’événements cardiovasculaires (crise cardiaque, insuffisance cardiaque et AVC). L’analyse constate qu’une sexualité modérée préférable chez les hommes âgés,

·        les hommes plus âgés ayant des rapports sexuels 1 fois par semaine ou plus présentent, à 5 ans, un risque presque 2 fois plus élevé d’événements cardiovasculaires que les hommes sexuellement inactifs, et ceux qui éprouvent beaucoup de plaisir au cours des rapports sexuels avec leur partenaire présentent un risque d'événements cardiovasculaires encore plus élevé,

·        l’équivalent n’est pas retrouvé chez les femmes du même âge,

Les chercheurs expliquent ces résultats par les difficultés, chez les hommes plus âgés, à atteindre l'orgasme et donc par le degré élevé d'épuisement et de stress du système cardiovasculaire lors des rapports sexuels réussis. Les niveaux de testostérone et l'utilisation de médicaments de la fonction sexuelle pourraient également avoir des effets négatifs sur la santé cardiovasculaire des hommes plus âgés, suggèrent les chercheurs. Bref, l’idéal serait une sexualité modérée chez les hommes plus âgés, pour réduire le risque cardiovasculaire principalement. Les auteurs appellent même les médecins à informer patients âgés de sexe masculin sur les risques possibles d’une activité sexuelle trop intense ou trop fréquente.

A contrario, les participantes qui décrivent leur activité sexuelle comme « extrêmement agréable » ou « extrêmement satisfaisante » présentent un risque plus faible d’hypertension à 5 ans. Ainsi, du côté des femmes, une sexualité épanouie, même à un âge avancé semble apporter des bénéfices cardiovasculaires. Mais ce n’est pas tout, les auteurs rappellent à nouveau tous les autres bénéfices d’une sexualité poursuivie jusqu’à l’âge avancé, dont ceux d’une relation forte, qui peut réduire le stress et favoriser le bien-être psychologique et, à nouveau, la santé cardiovasculaire.

Plus d’hormone sexuelle féminine libérée lors de l'orgasme, un facteur, également en faveur de la santé des femmes.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-24T21:39:39+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/comment-l-horloge-biologique-stimule-la-soif-avant-de-dormir <![CDATA[Comment l’Horloge Biologique stimule la soif avant de dormir]]> Une étude de l’Université McGill, présentée dans la revue Nature donne l’explication d’un geste du quotidien, la consommation d’un verre d’eau avant de s’endormir. Sous l’action de l’horloge biologique, et d'une hormone, la vospressine, les neurones de la soif s’activent.

En découvrant et en décryptant le processus moléculaire sous-jacent, L’équipe canadienne, apporte un premier aperçu de la façon dont l'horloge régule une fonction physiologique en particulier. Ces travaux menés chez la souris indiquent également une cible, des récepteurs impliqués dans les différents problèmes physiologiques favorisés par un dérèglement de l’horloge interne, lié au travail posté ou au décalage horaire, par exemple. Les rongeurs, un peu comme les humains montrent une forte augmentation de la consommation d'eau au cours des deux heures qui précèdent le sommeil. Un mécanisme probablement évolutif visant à préserver l’hydratation. Lorsque les chercheurs restreignent l'accès à l'eau à des souris juste avant la période de sommeil, cela entraîne une déshydratation importante vers la fin du cycle de sommeil. L'augmentation de la consommation d'eau avant de dormir est donc bien une mesure préventive qui protège contre la déshydratation.

On sait déjà que le cerveau comporte des sortes de capteurs d'hydratation dont des neurones de la soif. Les auteurs se sont donc interrogés sur la communication entre cette zone du cerveau qui régule les cycles circadiens ou horloge biologique et ces neurones de la soif. La réponse réside dans la vasopressine, un neuropeptide. Les scientifiques montrent en effet, par fluorescence (optogénétique), que sous l’effet de l’horloge, un afflux de vasopressine vient stimuler les neurones de la soif. Ces travaux contribuent ainsi à expliquer pourquoi nous éprouvons une sensation de soif au moment du coucher. C’est aussi une illustration de la manière dont notre horloge commande une fonction physiologique et un comportement.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-23T23:45:38+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/des-conseils-pour-les-parents-ages-qui-ne-veulent-pas-ecouter <![CDATA[Des conseils pour les Parents âgés qui ne veulent pas écouter]]> Une étude de la Penn State University, the New Jersey Institute for Successful Aging et the Rowan University School of Osteopathic Medicine, publiée dans  la revue NCBI trouvent que 77% des enfants pensent que leurs parents sont têtus selon un article de Forbes au sujet de la la prise de décision pour l’aide avec les problèmes quotidiens, elle suggère des conseils à connaître sur ce qu’il faut faire avec les proches âgés qui n’écoutent pas. En effet, les parents demandent toujours à leurs enfants adules de l’écoute, et les enfants pensent quant à eux que leur proche âgé ne sait pas quand il est temps d’arrêter la conduite, de s’alimenter correctement, de se loger, de se soigner et de prendre des médicaments ou de prendre soins de sa santé.

Il est courant de voir des parents âgés qui vivent dans un appartement à l’étage sans ascenseur avec des problèmes de santé en cours démontrant ainsi leur entêtement. On a bon leur recommander d’aller dans une résidence de service avec l’assistance qui va bien, ils optent pour une maison avec jardin et en plus avec un chien. La suite est malheureusement prévisible car ils se retrouvent avec des chutes (dont certaines en promenant le chien) et des chirurgies multiples. Que faire alors quand les parents refusent de l’aide. Les parents agissent de la sorte par habitude pour affirmer leur indépendance, ou parce qu’ils sont déprimés ou confus. Ce dont ils ont peur c’est de décider combien la question est importante. Voici quelques recommandations

·        Les sensibiliser par rapport aux enfants ou petits-enfants. Si le parent n’est pas prêt à changer son comportement pour lui-même, il le ferait peut être pour un être cher. Une autre approche consisterait à dire aux parents qu’ils ne désirent pas inquiéter leurs proches.

·        Mettre en perspective l’avenir comme par exemple un jalon ou ils veulent participer, notamment, un anniversaire ou un mariage.

·        Trouver un débouché extérieur pour les sentiments. Si on est en colère, évacuer, pour se confier à, ou élaborer des stratégies, avec un gestionnaire de soins gériatriques, thérapeute, gériatre, ami, frère ou du support en ligne du groupe plutôt que les parents.

·        Les traiter en adultes, ne jamais infantiliser les parents. On ne traite pas un parent têtu comme un enfant têtu. Les personnes âgées devraient être autonomes.

·        Accepter la situation et ne pas se battre, les traiter en adultes ayant le droit de prendre leur décision, surveillez attentivement et être capable d’intervenir en cas de besoin.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-23T23:40:51+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/l-horloge-biologique-a-besoin-parfois-de-prendre-l-air <![CDATA[L’Horloge Biologique a besoin parfois de prendre l’air]]> Les chercheurs de l'Institut Weizmann des Sciences (Israël), ont peut-être trouvé une nouvelle voie pour traiter de nombreuses pathologies associées au dérèglement de l’horloge interne en montrant comment l'oxygène influe sur l'horloge circadienne.  Les conclusions de leur démonstration présentées dans la revue Cell Metabolism révèlent en effet la capacité de l’oxygène, à réinitialiser les horloges circadiennes. Des travaux menés chez la souris, si confirmés chez l'homme, pourront donner lieu à de nouveaux traitements des différents troubles de l’horloge. Alors, concrètement, pour réduire le jetlag (décalage horaire), les compagnies aériennes pourraient peut-être modérer la pression de l'air de la cabine. Jusqu’alors, on connaissait la lumière, la nourriture, et la température comme facteurs pouvant influer sur les horloges internes, les chercheurs se sont donc demandé si l'oxygène pourrait également jouer sur ces rythmes circadiens, alors que l'absorption d'oxygène varie en fonction des repas et de la température.

L’équipe montre, sur la souris, soumise au jetlag, qu’un changement de concentration en oxygène dans les cellules de seulement 3%, 2 fois par jour, va permettre de resynchroniser les cellules avec le rythme circadien. Elle a identifié une protéine, HIF1α, qui établit un lien entre l'oxygène et l'horloge circadienne. Des cellules à faibles niveaux de HIF1α ne seront pas synchronisées en réponse aux variations d'oxygène. Bref, de tout petits changements de niveaux d'oxygène apparaissent ici suffisants pour réinitialiser l'horloge circadienne. Ces résultats suggèrent que les passagers peuvent se sentir mieux avec des cabines pressurisées à des niveaux plus élevés pendant les vols, mais peuvent également perdre de la capacité à récupérer du décalage horaire.

Les chercheurs veulent donc regarder maintenant l’effet de niveaux d'oxygène plus élevés sur l'horloge circadienne. Bref, il s’agirait de donner plus d’oxygène aux passagers pour atténuer l’effet jetlag.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-21T18:34:17+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/une-nouvelle-voie-therapeutique-par-therapie-genique <![CDATA[Une nouvelle voie thérapeutique par thérapie génique]]> Une étude menée sur l’animal par une équipe de l’Impérial College de Londres et publiée dans les actes de l’Académie des Sciences Américaines (PNAS) suggère que la maladie d'Alzheimer peut être traitée par thérapie génique. En effet, ces scientifiques parviennent en effet à empêcher le développement de l'Alzheimer chez des souris, en utilisant un lentivirus pour délivrer un gène protecteur dans le cerveau. Une première et une nouvelle voie thérapeutique qui marche chez la souris, ainsi les cellules de cortex de souris n’ayant pas reçu la thérapie génique présentent des plaques amyloïdes, entourées par les cellules gliales.

L’équipe utilise ici un virus modifié qui va infecter les cellules pour produire une version modifiée du virus qui délivre des gènes protecteurs à des cellules spécifiques. Les auteurs précisent que ce même lentivirus vecteur avait déjà été utilisé dans des essais cliniques pour délivrer des gènes dans le cerveau de patients atteints de la maladie de Parkinson.

Ici, le virus, contenant le gène PGC-1-alpha, a été injecté dans 2 zones du cerveau, l'hippocampe et le cortex, chez des souris modèles de maladie d'Alzheimer (l'hippocampe et le cortex sont les premières zones à développer des plaques amyloïdes). Les animaux ont été traités à stades précoces de la maladie avant la formation de plaques. Une preuve de concept, sur la souris à 4 mois, l'équipe constate que :

·        les souris ayant reçu la thérapie génique présentent très peu de plaques amyloïdes, par rapport aux souris non traitées,

·        ces souris traitées font aussi bien aux tâches de mémoire que les souris en bonne santé, elles n’accusent aucune perte de cellules du cerveau dans l'hippocampe.

·        elles présentent une réduction du nombre de cellules gliales, qui dans la maladie d'Alzheimer peuvent libérer des substances toxiques inflammatoires qui entraînent des dommages cellulaires supplémentaires.

La protéine PGC-1-alpha, bénéfiques aux premiers stades de la maladie : documentée comme impliquée dans le métabolisme, en particulier des sucres et des graisses, augmentée sous l’effet de l’exercice ou du resvératrol, les chercheurs ont parié sur les bénéfices de la protéine aux stades précoces de la maladie.

Certes ces résultats, très prometteurs doivent encore être traduits en traitements pour l’Homme, mais ils ouvrent une nouvelle voie thérapeutique, celle de la thérapie génique. Il reste un grand défi à surmonter, délivrer le gène au cerveau humain. Mais le besoin est énorme : il n'existe pas aujourd’hui de traitements capables de stopper la progression des lésions dans la maladie d'Alzheimer.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-21T18:29:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/la-guerre-l-obesite-et-la-toxicomanie-sont-les-3-grands-ennemis-de-l-esperance-de-vie <![CDATA[La guerre, l'obésité et la toxicomanie sont les 3 grands ennemis de l’espérance de vie]]> Une analyse des données de la Global Burden of Disease Study résumée en octobre 2016 dans un numéro spécial de la revue Lancet révèle que le revenu, l'éducation, et les taux de natalité ne sont pas les seuls facteurs clés à prendre en compte dans l’analyse de l’espérance de vie en bonne santé. Si, ces 25 dernières années, l'amélioration de l'assainissement et de l’accès à l’eau potable, de la vaccination, de la qualité de l'air intérieur, et de la nutrition ont permis aux enfants des pays pauvres d’espérer vivre plus longtemps et en meilleure santé, cette analyse qui porte sur 195 pays aboutit à une conclusion moins positive : ces progrès seraient menacés par les conflits, les comorbidités de l'obésité et de l'hyperglycémie, et l’excès d’alcool et la toxicomanie.

Le Dr Christopher Murray, Directeur de l'Institute for Health Metrics and Evaluation à l'Université de Washington à Seattle commente ces résultats et déclare dans la revue IHME que des pays ont amélioré leurs facteurs clés de santé bien plus rapidement que ce qui peut être expliqué par leurs revenus, l'éducation ou la fertilité. D’autres pays en revanche, comme les Etats-Unis ont des marqueurs de Santé publique bien inférieurs à ceux que pourraient permettre leurs ressources.

L'espérance de vie a gagné 10 ans, en 35 ans, de 1980-2015, passant de 62 ans en moyenne à plus de 72 ans. L’accès aux traitements contre le VIH, ou contre les maladies infectieuses, en particuliers chez les enfants sont les facteurs clés qui ont permis ces progrès sur le continent africain. Les taux de mortalité diminuent régulièrement, notamment entre 1990 et 2015. Et cette tendance s’avère particulièrement forte au cours de la dernière décennie. Entre 2005 et 2015, les taux de mortalité liée au VIH / SIDA ont diminué de 42%, au paludisme 43%, à la prématurité 30%, aux troubles maternels 29%. Mais il subsiste des brèches, et parmi ces brèches sont cités, le nombre de suicides en France, les taux de mortalité sur les routes nigérianes ou encore les décès liés à l'asthme en Indonésie. La santé maternelle et infantile a considérablement progressé, avec une chute rapide du nombre de décès infantiles,

·        le nombre de décès maternels a chuté globalement d'environ 29% depuis 1990, et le ratio de mortinatalité a chuté de 30%, passant de 282 pour 100.000 naissances vivantes en 1990 à 196 en 2015,

·        Au niveau mondial, les décès d'enfants de moins de 5 ans en 2015, soit 5,8 millions, révèlent une baisse de 52% de ces décès depuis 1990,

·        Cependant, 24 pays conservent des taux élevés de mortalité maternelle, à des niveaux > 400 décès pour 100.000 (République centrafricaine, Afghanistan Sierra Leone). Les efforts doivent se poursuivre dans l'accès à la planification familiale, l’accès aux soins de routine de santé reproductive mais aussi dans les systèmes de collecte de données.

Dans le monde, 30% des personnes souffrent de carie dentaire, 20% de céphalées de tension, d'anémie et de perte d'audition. Les migraines, les troubles de la vision, l'herpès génital, certaines maladies parasitaires sont les causes les plus fréquentes de plaintes ou de consultations. De 1990 à 2015, l’absence d’assainissement ou d’accès à l’eau potable, la pollution de l'air intérieur, l'insuffisance pondérale chez l’enfant, le retard de croissance chez l’enfant, et le tabagisme ont chuté de plus de 25%, d’autres facteurs de risque prennent le dessus, dont un IMC trop élevé et l’usage de drogues. La prévalence de ces 2 facteurs majeurs a progressé de plus de 25% sur la même période. D'autres facteurs de risque déjà pesants et mieux connus sont aggravés par une mauvaise alimentation, le manque d'exercice et le tabagisme. C’est évidemment le cas de l'hypertension artérielle ou d’une glycémie élevée.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-19T07:49:52+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/l-imagerie-qui-repousse-les-frontieres-dans-la-comprehension-de-l-alzheimer <![CDATA[L'imagerie qui repousse les frontières dans la compréhension de l'Alzheimer]]> Les conclusions de l’Université de Lund publiées dans la revue Brain révèlent comment les images Tau PET permettent de discerner, à un degré de précision bien plus élevé, les changements dans le cerveau. De nouvelles cibles qui peuvent donner lieu à une nouvelle ère thérapeutique de la maladie sont ainsi identifiées. En effet, cette nouvelle technique d'imagerie nommée Tau PET, Tau pour la protéine et PET pour (positron emission tomography) qui permet d’observer jusqu’à l’activité moléculaire dans les cellules du cerveau, repousse les frontières et ouvre de toutes nouvelles possibilités pour le développement de nouveaux médicaments pour le traitement de la maladie d'Alzheimer et d’autres démences.

Les chercheurs rappellent que les promesses de la méthode d’imagerie Tau PET tiennent à la précision des images fournies capables de cartographier la présence de protéine Tau dans le cerveau, avec l'aide d'une caméra gamma et d'une molécule radioactive spécialement sélectionnée (F-AV-1451). On a vu que si Tau joue un rôle clé dans le transport de diverses substances dans les cellules nerveuses du cerveau, son accumulation dans les cellules du cerveau entraîne peu à peu la mort cellulaire. Cette étude de cas, menée avec l’aide de la technique Tau PET, confirme une correspondance parfaite entre l'image et la réalité. Une analyse des tissus du cerveau d’un patient décédé ayant récemment subi un examen par Tau PET, confirme toute la précision de cette nouvelle méthode d'imagerie.

Ruben Smith, chercheur à l'Université de Lund et médecin à l'hôpital universitaire Skåne explique que Tau PET peut améliorer le diagnostic et suivre précisément la réponse aux nouveaux médicaments : Certes, il y a de nouveaux candidats qui visent à réduire l'accumulation de tau. L'imagerie Tau PET est un outil précieux de surveillance du développement de la maladie à un niveau de précision jusque-là inégalé et de réponse des agrégats de tau aux traitements. Cette reproduction fiable par imagerie de la protéine tau dans le cerveau constitue un marqueur et un outil de diagnostic très précieux en regard des méthodes actuellement disponibles.

Les chercheurs se concentrent aujourd’hui sur le suivi et la reconstitution de l'agrégation de la protéine tau dans le cerveau au fil du temps.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-19T07:45:08+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/2-tasses-de-cafe-par-jour-pour-un-effet-neuro-protecteur <![CDATA[2 tasses de café par jour pour un effet neuro-protecteur]]> Les conclusions d’une étude américaine des Université du Wisconsin-Milwaukee, de la Wake Forest School of Medicine, de l'Institut Health Partners (Minnesota) et de la Harvard Medical School présentées dans la revue The Journals of Gerontology, basée sur la consommation auto-déclarée de plus de 6.000 femmes révèlent que 2 tasses par jour de café ou l’équivalent de 261mg de caféine permettent chez des femmes ménopausées de réduire de 26% le risque de démence. Elles confirment le caractère neuro-protecteur d’une consommation raisonnable et régulière de café à l’âge mûr. Le café qui serait consommé régulièrement et raisonnablement est reconnu comme un bon stimulant psycho-actif entraînant une vigilance accrue et une amélioration des performances cognitives.

Cependant, une étude récente publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease a montré que la consommation de café doit aussi être plus raisonnable. Sous peine de déclin cognitif accéléré. Enfin, un apport régulier de caféine permet d’empêcher le développement du déficit de la mémoire spatiale, de réduire les niveaux de Tau, une protéine caractéristique de la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs ont suivi 6.467 femmes, âgées de 60 à 85 ans, durant 10 ans, afin d’évaluer la relation entre la consommation de caféine et l'incidence globale de la démence ou de la déficience cognitive. La fonction cognitive des participantes a été évaluée chaque année par tests d'évaluation et de mesure des capacités cognitives validés. Ils ont pris en compte les facteurs de confusion possibles dont l’âge, l’éducation, l’IMC, les facteurs de mode de vie et les antécédents médicaux. Au cours du suivi, 209 femmes ont reçu un diagnostic de démence probable et 179 de déficience cognitive légère. L’analyse montre que  les participantes ayant consommé plus de 172 mg de caféine par jour (l’équivalent d’un peu moins de 2 tasses de café) présentent un risque réduit de 26% de démence probable et de déficience cognitive légère vs une moindre consommation de café.

Avec les limites de l’auto-déclaration, cette étude confirme l’effet neuro-protecteur de la caféine, à doses raisonnables. Alors que la prévalence de la maladie d'Alzheimer pourrait quadrupler d'ici 2050, même une petite réduction de prévalence de la démence reste bonne à prendre en Santé publique. Ce qui ne doit pas faire oublier les autres facteurs de base de prévention, dont la pratique de l'exercice, une alimentation saine, l’absence de tabagisme et d’excès d'alcool.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-17T09:34:07+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/le-virus-cerebral-qui-fait-passer-la-maladie-de-parkinson <![CDATA[Le virus cérébral qui fait passer la maladie de Parkinson]]> Les conclusions d’une étude de la Johns Hopkins University School of Medicine (Baltimore) présentées dans la revue Science confirment l’importance de l’axe de recherche autour de la protéine α-synucléine et montrent in vitro que des neurones contenant des protéines LAG3 vont développer des fibrilles toxiques. En effet, les chercheurs décrivent cette faille comme un bug dans le firewall qui protège le cerveau contre la maladie de Parkinson et comme un virus informatique qui va propager des fibrilles mortelles d'un neurone à l'autre. En révélant le responsable, un gène d'activation des lymphocytes 3 (LAG3) qui favorise la propagation de ces agrégats ou fibrilles de protéine α-synucléine, ils ont identifié une cible prometteuse pour ralentir la progression de la maladie. Et, chez la souris, Ils montrent aussi qu’ils peuvent réduire la progression des agrégats toxiques d’α-synucléine en les privant génétiquement du gène LAG3. LAG3 apparaît avec ces travaux comme un médiateur clé dans la transmission de protéine α-synucléine anormale entre les neurones.

La protéine α-synucléine anormale dans les neurones peut endommager la protéine α-synucléine normale, ce qui favorise la formation d'agrégats supplémentaires qui passent ensuite d'un neurone à l'autre tout comme un virus informatique se déplace, sur le même réseau, d’un ordinateur à l’autre,

·        In vivo, l’équipe de la John Hopkins utilise une forme synthétique de a-synucléine anormale pour induire des symptômes de la maladie chez la souris normale ou privée de gène LAG3 -donc incapable de produire la protéine.

o    Les souris normales qui ont reçu l’a-synucléine, développent rapidement les symptômes de la maladie dont des troubles du mouvement, une réduction de la force de préhension, une diminution des neurones dopaminergiques.

o    Les souris privées de LAG3 ne montent aucun symptôme de la maladie.

·        In vitro, la même expérience est également concluante : lorsque des fibrilles de a-synucléine sont ajoutées à des neurones extraits des 2 types de souris, dans le cas des neurones normaux, la protéine est rapidement transmise aux cellules voisines, en revanche ce n’est pas le cas avec des neurones de souris privées de LAG3.

De telles molécules sont actuellement testées dans des essais cliniques comme une forme d'immunothérapie du cancer. Ici, les scientifiques montrent que les neurones traités avec les anticorps se comportent comme des neurones privés de LAG3. Ils constatent une diminution remarquable de la transmission des fibrilles aux neurones voisins. L’action délétère de LAG3 peut donc bien être bloquée par ces anticorps. Bref, une voie très prometteuse pour ralentir voire stopper la progression de la maladie de Parkinson.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-17T09:28:52+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/l-agisme-est-un-probleme-de-sante-publique <![CDATA[L’âgisme est un problème de santé publique]]> Une nouvelle analyse effectuée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) révèle que la discrimination envers les aînés s’observerait partout dans le monde. Ces attitudes négatives seraient telles qu’elles auraient des conséquences négatives sur la santé physique et mentale des personnes âgées. En effet, 60% des personnes interrogées lors de l’enquête World Values Survey estiment que les personnes âgées ne sont pas respectées. Or, plus de 83 000 personnes venant de 57 pays différents ont participé à ce sondage qui avait pour but d’évaluer les comportements envers les seniors dans tous les groupes d’âges. Autre fait marquant : les plus faibles niveaux de respect provenaient des pays à revenu élevé. John Beard, directeur du Département Vieillissement et qualité de vie à l’OMS argue que l’analyse confirme que l’âgisme est une pratique extrêmement courante et pourtant la plupart des gens n’ont pas conscience des stéréotypes qu’ils entretiennent inconsciemment à l’égard des personnes âgées.

Ces attitudes négatives envers les aînés ne sont pas sans conséquences. Elles ont des répercussions sur la santé physique et mentale de ceux qui les subissent. Apparemment, les seniors qui se voient comme un fardeau perçoivent leur vie comme ayant moins d’importance. Cette dévalorisation les expose au risque de dépression et d’isolement social. Des recherches récentes démontrent en effet que les personnes âgées qui ont une attitude négative face à leur propre vieillissement ne se rétablissent pas aussi bien que les autres des incapacités. Pire encore, Ils vivent en moyenne 7,5 années de moins par rapport à ceux qui présentent une attitude positive.

Alana Officer, Coordinatrice au Département Vieillissement et qualité de vie souligne que l’âgisme peut prendre différentes formes, notamment lorsque les médias présentent les personnes âgées comme fragiles, dépendantes et dépassées. Certaines politiques institutionnelles comme le départ à la retraite obligatoire à partir d’un certain âge ne reconnaissent nullement l’éventail des compétences que peuvent avoir les seniors. Cela suppose également que tous les aînés aient les mêmes caractéristiques. Ces comportements peuvent être utilisés pour établir une discrimination envers les personnes d’un âge avancé, notamment lors de l’allocation des ressources sanitaires ou de la collecte de données qui ont une influence sur ces politiques. John Beard déclare aussi, comme pour le sexisme et le racisme, il est possible de changer les normes sociales. Heureusement, car d’ici 2025, le nombre d’individus de 60 ans et plus devrait doubler et atteindra 2 milliards d’ici 2050. Ce sont les pays à revenu faible ou intermédiaire qui compteront le plus grand nombre de seniors. Ainsi, Alana Officer assure que  la société pourra retirer un avantage de cette population vieillissante si nous vieillissons tous en meilleure santé. En mai 2016 l’Assemblée mondiale de la Santé appelait le Directeur général à mettre en place une campagne mondiale de lutte contre l’âgisme. De même, la Journée internationale des personnes âgées, célébrée le 1er octobre, tâche de mettre en évidence l’importante contribution des seniors dans la société. Elle a aussi pour objectif de sensibiliser la population aux difficultés que pose le vieillissement dans le monde actuel.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-16T08:34:01+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/la-vaccination-contre-le-papillomavirus-recommandee-chez-les-homosexuels-masculins <![CDATA[La vaccination contre le papillomavirus recommandée chez les homosexuels masculins]]> Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) préconise dans un avis d’étendre la protection vaccinale contre le papillomavirus humain (HPV) aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, ces derniers étant exposés à un risque plus élevé de cancer anal et ne bénéficiant pas de protection indirecte de la vaccination des jeunes filles. Le HCSP recommande qu'un accès au vaccin soit proposé dans les centres gratuits d'information de dépistage et de diagnostic (Cegidd) et les centres de vaccination aux hommes jusqu'à l'âge de 26 ans qui ont ou ont eu des relations sexuelles avec des hommes. L'augmentation de la couverture vaccinale des jeunes filles reste cependant la priorité du HCSP.

De nouvelles connaissances ont été mises au jour, relatives à l'implication des virus HPV dans la genèse de cancers autres que ceux du col de l'utérus, et touchant également des hommes. On estime ainsi que la proportion de cancers attribuable aux HPV s'élève à 0,7 % chez les hommes contre 4,5 % chez les femmes, et que 25 à 50 % des cancers du pénis seraient attribuables à l'infection par le HPVLe HCSP précise que bien que l'histoire naturelle du cancer anal soit mal connue, il est admis que l'infection par le HPV est nécessaire au développement des néoplasies anales intra épithéliales.

La population homosexuelle masculine est privilégiée par le HCSP, car la prévalence de l'infection anale par le HPV est plus forte dans cette communauté (64 %) que chez les hommes hétérosexuels (24,8 %). De plus, la prévalence des infections orales est faible en comparaison à celle de la région anale, tandis que le risque de cancer du canal anal est 20 fois plus forte chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) que chez les hétérosexuels. Le cancer anal restant un cancer rare en France mais en progression.

Les experts du HCSP déclarent qu’une efficacité du Gardasil a été démontrée contre les verrues génitales et, dans les populations HSH, contre les lésions précancéreuses anales, ils estiment qu’une recommandation de vaccination pour les hommes ne pouvait reposer, outre une volonté de faire baisser la circulation des virus HPV oncogènes ciblés par les vaccins, que sur un objectif de prévention des verrues génitales.

Les études médico-économiques consultées par le HCSP montrant en outre qu'une stratégie de vaccination des hommes hétérosexuels n’étaient pas efficace, contrairement à une stratégie ciblant les HSH. La vaccination contre le HPV est recommandée en routine chez les garçons âgés de 11 à 12 ans aux États Unis, chez les garçons âgés de 12 à 13 ans en Australie et chez les garçons âgés de 9 à 26 ans au Canada. La vaccination des garçons est également recommandée en Autriche.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-16T08:27:51+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/une-incidence-a-la-baisse-des-demences-chez-les-femmes-en-france <![CDATA[Une incidence à la baisse des démences chez les femmes en France]]> Une revue de la littérature internationale de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), suggère une tendance à la baisse de l’incidence des démences. Premier fait marquant, plusieurs études menées dans plusieurs pays d’Europe et aux États-Unis ont montré que la fréquence des démences a tendance à diminuer même si les résultats ne sont pas toujours statistiquement significatifs. Deuxième élément essentiel, des travaux démontrent que l’existence de difficultés dans la vie quotidienne pourrait être utilisée comme éléments prédictif d’une démence à venir.

L’équipe menée par le Dr Catherine Helmer, de l’Institut de santé publique d’épidémiologie et de développement (ISPED) de l’université de Bordeaux estime qu’une meilleure prise en charge des facteurs cardiovasculaires, ainsi qu’une amélioration du niveau d’éducation et de l’hygiène de vie pourraient expliquer cette tendance à la baisse qui a été constatée dans plusieurs cohortes en Europe. Côté français, un comparatif de données provenant de 2 cohortes a mis en évidence une diminution significative de la maladie entre 1990 et 2000. Cependant, il est difficile de savoir s’il s'agit d’une baisse réelle ou d’un décalage de survenue des démences. Des travaux plus récents sur des agriculteurs montraient aussi une diminution de la prévalence entre 2008 (14,8%) et 1998 (23,8%).

Les auteurs observent une baisse significative de l’incidence de la démence en dix ans, mais pour les femmes uniquement. Ces résultats découlent des travaux sur les manifestations fonctionnelles précoces qui reposent presque exclusivement sur la cohorte Paquid au cours de laquelle 3777 participants âgés de plus de 65 ans ont été tirés au sort et ont été suivis pendant 27 ans. Les spécialistes ont noté que l’affaiblissement de certaines capacités cognitives engendre des difficultés à réaliser certaines tâches. 4 atteintes significatives dans les activités domestiques du quotidien ou IADL ont été identifiées comme étant particulièrement digne d’intérêt (téléphoner, prendre des transports, maîtriser son budget ou prendre un médicament.

Cependant, les auteurs appellent à la plus grande prudence dans l'interprétation des résultats, soulignant que cette tendance à la baisse n’est pas retrouvée dans toutes les études incluses dans leur revue, et qu’elle n’est pas toujours significative. De plus, l'analyse des tendances évolutives de la démence pose de nombreux problèmes méthodologiques. Par exemple, il n'existe pas d'échelle standardisée pour établir le diagnostic de démence, qui reste essentiellement clinique et évolue donc au cours du temps. Même si cette baisse de l’incidence est confirmée, le nombre de personnes touchées par la démence devrait continuer à croître dans les prochaines années en raison du vieillissement de la population, préviennent-ils.

Enfin, outre Atlantique, une nouvelle étude réalisée sur la cohorte Framingham souligne également une décroissance significative de la démence. Ces résultats reposant sur un total de plus de 5000 participants âgés de 60 et plus révèlent une hausse de l’âge moyen de la survenue de la pathologie et une diminution en moyenne de 20 % de l’incidence par décennie. Les scientifiques ont alors noté que cette décroissance était visible chez les personnes ayant un haut niveau d’étude. En effet, l’amélioration du niveau d’éducation et de l’hygiène de vie est souvent citée parmi les facteurs pouvant expliquer cette baisse. Une meilleure prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaires notamment via les traitements hypertenseurs a pu aussi jouer un rôle.

Mais si les chiffres évoquent une diminution de l’incidence de la maladie, le nombre de personnes âgées, lui, continue d’augmenter. Des projections prenant en compte ces nouvelles tendances sont importantes pour prévoir le nombre de futurs malades et pouvoir efficacement les prendre en charge. En effet, plusieurs études ont mis en évidence une très longue phase pré-démentielle au cours de laquelle de premières manifestations cognitives peuvent survenir jusqu’à 10 ans avant que l’on diagnostique la maladie. Les chercheurs émettent donc l’hypothèse que ces déficits précoces ont un impact fonctionnel et qu’ils pourraient être observés et ainsi constituer un prédicateur simple de la démence.

Si ces travaux montrent que des signes avant-coureurs fonctionnels seraient visibles plusieurs années avant le stade de démence et qu’ils pourraient permettre un suivi des individus chez qui l’évolution pourrait être défavorable, les recherches doivent se poursuivre pour améliorer les capacités prédictives de ce type d’outil.

Actuellement, il est estimé que le nombre de personnes démentes pourrait atteindre plus de 131 millions en 2050. Mais ces projections sont basées sur des taux de prévalence/incidence stables de la maladie, soulignent les auteurs. Cette nouvelle étude suggère donc une possible surestimation des prévisions actuelles. Les chercheurs expliquent que la connaissance de la fréquence actuelle et à venir de ces maladies dans la population est essentielle pour la planification des besoins, qu’il s’agisse d’aides financières ou de besoins en personnels et en structures de prise en charge.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-13T02:36:40+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/le-secret-d-un-adn-jeune-a-un-age-avance <![CDATA[Le secret d’un ADN jeune à un âge avancé]]> Des conclusions de la Leiden Medical University (Pays Bas) publiées en septembre 2016 dans la revue Genome Biology sur l'ADN de plus de 3.000 personnes montrent que ce processus ne se déroule pas à l'identique pour tout le monde, certains chanceux conservent un ADN jeune malgré leur âge avancé. En effet, l'ADN des personnes jeunes est régulé de manière à exprimer les bons gènes au bon moment. Au fil des années, la régulation de l'ADN se perturbe progressivement, c’est une cause importante du vieillissement. Ce qui dessine déjà l’étape suivante : vérifier que ces personnes génétiquement plus jeunes restent bien en meilleure santé plus longtemps.

Les chercheurs expliquent dans leur communiqué au fil des années que la régulation de l'ADN se perturbe progressivement et que cette dérégulation de l'ADN, associée donc au vieillissement, va de pair avec une plus grande activité dans les gènes impliqués dans la réparation des dommages cellulaires. Mais ce processus n’est pas suffisamment efficace à long terme et cette dérégulation mène au vieillissement. Lorsque les chercheurs cartographient la régulation de l'ADN chez les 3.000 participants, en mesurant le niveau de méthylation sur près d’un demi-million de sites de l'ADN humain afin d’identifier les sites où la différence s’accroît avec l’âge, ils font une découverte inattendue : ces sites s’avèrent étroitement liés à l'activité des gènes déjà documentés pour leur rôle central dans le processus de vieillissement.

Chez certains participants, la dérégulation de l'ADN liée à l'âge est bien moins importante. Ainsi, ils sont porteurs d’un ADN régulé comme normalement à 25 ans. Chez ces individus, les gènes caractéristiques du processus de vieillissement sont également beaucoup moins actifs.

La prochaine étape de cette recherche qui doit vérifier l’association entre l’âge biologique de l’ADN, les résultats de santé et le risque de maladies. Les auteurs écrivent que de toute évidence, la santé dépend de plus de facteurs que la seule régulation de notre ADN. Mais nous pensons que la dérégulation de l'ADN est un processus fondamental qui pourrait favoriser le risque de développement de différentes maladies. Dans les cellules cancéreuses, on retrouve ces changements de régulation de l'ADN et à titre de signes précurseurs de la maladie. Nous voulons donc étudier si un ADN dérégulé augmente le risque des différents cancers et, si à l'inverse, un ADN jeune est protecteur.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-13T02:30:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/les-controverses-sur-les-statines-influencent-le-comportement-des-patients <![CDATA[Les controverses sur les statines influencent le comportement des patients]]> Une étude de la London school of Hygienene & Tropical Medicine (Liam Smith et coll) publiée dans la revue BMJ révèle Le débat sur les effets secondaires des statines, voire sur l’inutilité des médicaments. Celle-ci répond à la question posée par les auteurs, induite par les livres des Pr Debré et Even et transposée au Royaume-Uni, y-a–t-il eu  une influence sur le comportement des  patients vis à vis de leur traitement.

L’essai observationnel a inclus aussi bien des patients prenant des statines pour une pathologie cardiaque existante (prévention secondaire) que d’autres  les prenant en raison d’un  haut risque de pathologies  cardio-vasculaire (prévention primaire).

Deux articles avaient été publiés en 2013 au Royaume uni dans le BMJ, remettant en question l’usage étendu des statines aux patients en bonne santé  ayant un risque cardio-vasculaire faible. Les auteurs ont calculé combien de patients sous statine âgé de 40 ans et plus, avaient arrêté leur traitement pendant la période de débat médiatique qui avait suivi les articles en question, c’est à  dire d’octobre 2013 à mars 2014. 

A  la suite de cette enquête, il a été estimé que plus de 200 000 patients britanniques avaient stoppé la prise de statines  à la suite de la controverse médiatique, ce qui pourrait avoir abouti à une augmentation notable d’accidents cardio-vasculaires, de l’ordre de 2000 supplémentaires. Selon le Pr Liam Smith, ces résultats montrent l’impact du traitement médiatique des problèmes médicaux  sur le comportement des patients et des  médecins.  Pour lui, les médias ont mis l’accent sur l’avis d’une minorité de personnes concernant les statines et ruiné la confiance  du public envers ces molécules, alors que la majorité des experts s’accordent  à considérer leur emploi comme positif pour la santé cardio-vasculaire  des patients dans leur majorité. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-12T02:01:04+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/les-francais-et-les-moyens-de-prevenir-alzheimer <![CDATA[Les Français et les moyens de prévenir Alzheimer]]> Un récent sondage Ipsos réalisé pour le compte de B2V des Mémoires, portant sur la connaissance des Français des moyens de prévenir la maladie d'Alzheimer, révèle que 32% ne sait pas qu’il existe des moyens de prévention et pour ceux qui savent, 50% ne les connait pas précisément. Le constat est sans appel, les français méconnaissent les possibilités de prévention de l'Alzheimer. De fait, pour 32%, cette pathologie neuro-dégénérative est une fatalité et pour ceux qui pensent qu'il existe des moyens de prévention, 58% ne savent pas exactement lesquels. In fine, seule une personne sur dix semble être au courant.

Pour ce qui est des moyens de prévention, 78% des Français placent en premier lieu la pratique d'une activité physique. À juste titre puisque des essais cliniques ont démontré que bouger régulièrement améliore la cognition chez les personnes âgées. D’autre part, 58% des sondés estime qu'une vie sociale riche prévient la maladie. En effet, plusieurs facteurs psychosociaux peuvent être protecteurs, comme une activité professionnelle complexe, un haut niveau d'éducation, une activité intellectuelle stimulante et un engagement social. De nombreuses études ont par ailleurs démontré que la qualité des relations sociales, plus que la quantité, est associée à la diminution du risque.

Enfin, seuls 20% citent une alimentation saine comme facteur préventif, c'est clairement trop peu. Le Professeur Hélène Amieva, Membre du Conseil scientifique de l'Observatoire B2V des Mémoires indique que pourtant, plusieurs études ont bien montré que les personnes qui ont un régime alimentaire de type méditerranéen, c'est à dire un régime alimentaire riche en fruits et légumes, en poissons et pauvre en viandes, ont tendance à moins développer la maladie d'Alzheimer. De son côté, le Docteur Panchal, directrice scientifique de l'association LECMA-Vaincre Alzheimer ajoute qu’il est important de souligner que prévenir l'Alzheimer, ce n'est pas seulement agir sur des facteurs protecteurs, c'est aussi contrôler certains facteurs de risque qui pourraient être évités (hypertension, hypercholestérolémie, diabète, obésité, maladies cardiovasculaires, tabac, alcool, troubles du sommeil). En conclusion, cette enquête invite donc à poursuivre les efforts de sensibilisation du grand public.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-12T01:58:10+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/le-sexe-a-un-age-avance-est-bon-pour-les-femmes-mais-pas-pour-les-hommes <![CDATA[Le sexe à un âge avancé est bon pour les femmes mais pas pour les hommes]]> Une étude de l'Université du Michigan publiée dans la revue the Journal of health and Social Behavior révèle que les hommes d'âge mûr risqueraient davantage de souffrir de problèmes cardiovasculaires ou d'avoir des infarctus s'ils ont des rapports sexuels fréquents et qui leur donnent satisfaction. En revanche, une vie sexuelle épanouie diminuerait les risques d'hypertension chez la gent féminine dans la même classe d'âge. Une enquête sur les histoires de cœur dont les résultats remettent en cause l'idée très répandue selon laquelle les relations sexuelles ont un effet bénéfique pour la santé de tout le monde.

Le Pr Hui Liu, principale auteure de ces travaux souligne que pour obtenir ces résultats, elle a analysé avec ses collègues les données d’une enquête effectuée sur 2 204 participants qui étaient âgés de 57 à 85 ans au moment de la première collecte d'information en 2005-2006. Des données supplémentaires ont été recueillies 5 ans après. Les risques cardiovasculaires ont été mesurés en termes d'hypertension, d'accélération du rythme cardiaque, de taux de la protéine C-réactive dans le sang. Ils ont également analysé la propension à divers évènements cardiovasculaires dont les infarctus, les arrêts cardiaques ou les AVC. Les résultats sont clairs : les seniors qui ont des rapports sexuels une fois par semaine voire plus présentent un risque presque 2 fois plus élevé d'avoir un accident cardiovasculaire après 5 ans par rapport aux hommes dans la même tranche d'âge qui sont sexuellement inactifs. Le Pr Liu déclare que les hommes d'âges mûrs qui ont beaucoup de plaisir avec leur partenaire, ou du moins qui en sont satisfaits encourent davantage de risques cardiovasculaires.

D'après la chercheuse, ces observations suggèrent que les efforts demandés lors d'un rapport sont plus éprouvants avec l'âge pour la gent masculine alors qu'ils ont moins d'énergie et souffrent de davantage de problèmes d'ordre sexuel. La chute du taux de testostérone et l'usage de médicament afin d'améliorer leurs performances pourraient aussi avoir un effet négatif sur la santé cardiovasculaire. Par contre, les femmes ayant du plaisir ont moins de risques de souffrir d'hypertension 5 ans plus tard par rapport aux autres. 

Des études précédentes démontrent qu'avoir des relations proches et fortes sont une source importante de soutien émotionnel. Ceci réduirait le stress et le bien-être psychologique et par conséquent contribuerait à une bonne santé cardiovasculaire. D'après le Pr Liu, ce phénomène pourrait être plus marquant chez les femmes que chez les hommes. Enfin, selon elle, les hormones libérées pendant l'orgasme féminin peuvent potentiellement promouvoir une bonne santé.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-12T01:55:10+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/plus-de-benefices-que-d-effets-indesirables-avec-les-statines <![CDATA[Plus de bénéfices que d'effets indésirables avec les statines]]> Une revue de la littérature menée par l'Université d'Oxford et publiée le 8 septembre dans la revue The Lancet vient conforter l’intérêt des statines alors qu’elles suscitent le débat depuis quelques années, les chercheurs démontrent que les bénéfices qu'elles apportent ont été sous-estimés et leurs effets délétères exagérés. Le Pr Rory Collins, un des auteurs indique que les résultats montrent que le nombre de gens qui évitent des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux en prenant des statines est beaucoup plus important que le nombre de gens qui souffrent des effets secondaires.

Cette nouvelle étude a passé au crible un grand nombre d'essais randomisés et d'études observationnelles portant sur le sujet. Les spécialistes concluent qu'une baisse de  2 mmol/L obtenue via un traitement aux statines suivi par 10 000 personnes pendant 5 ans pourrait prévenir les évènements cardiovasculaires comme des infarctus ou des AVC ischémiques chez 1 000 d'entre eux en cas d'antécédents cardiaques (prévention secondaire) et chez 500 en prévention primaire. Des méta-analyses comprenant des essais randomisés de grande ampleur ont démontré que chaque réduction d'1 mmol/L de LDL-C grâce aux statines diminue le risque de décès par insuffisance coronarienne, d'infarctus ou d'AVC ischémiques de 25 % pour chaque année de traitement. Côté tolérance, les auteurs recensent 50 à 100 cas de douleurs musculaires pour 100 000 individus traités pendant 5 ans. Soit bien moins que les 20 % d'intolérance aux statines avec douleurs musculaires rapportées dans certaines études. L'équipe rapporte également 5 cas de myopathie dont une qui pourrait progresser vers une rhabdomyolyse, 5 à 10 AVC hémorragiques et entre 50 et 100 cas de diabètes.

Cependant, selon les chercheurs la diminution des AVC ischémiques grâce aux statines est bien supérieure à l'accroissement d'AVC hémorragique. En moyenne, les statines réduisent les risques d'AVC toutes catégories confondues. En ce qui concerne le diabète, les auteurs de l'étude soulignent que les personnes sous traitement qui ont développé la maladie présentaient déjà un risque accru. Le Pr Collins argue que la plupart des effets délétères peuvent disparaître sans séquelles en arrêtant les statines alors que les conséquences d'un infarctus ou d'un AVC qui n'a pas été empêché peuvent s'avérer irréversibles et dévastatrices. 

Pour le Dr Richard Horton, éditeur en chef du Lancet déclare que la controverse sur la sécurité et l'efficacité des statines a potentiellement nui à la santé de milliers de personnes au Royaume-Uni. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-12T01:48:54+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/grande-avancee-vers-un-test-de-diagnostic-precoce-pour-parkinson <![CDATA[Grande avancée vers un test de diagnostic précoce pour Parkinson]]> Les conclusions d’une étude de l’Université d'Edimbourg présentées en août 2016 dans la revue les Annals of Clinical and Translational Neurology révèlent une nouvelle technique de pointe qui permet d’évaluer la viscosité des protéines et donc le risque de corps de Lewy, qui permet de détecter la maladie de Parkinson à un stade précoce. Les chercheurs poursuivent le développement d’un test, basé sur une protéine clé, l’alpha-synucléine, impliquée dans la formation de ces touffes collantes nommées corps de Lewy, caractéristiques de Parkinson. Des données qui restent à valider sur un plus grand échantillon de patients mais constituent une étape incontestable d’un développement diagnostique prometteur.

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique caractérisée par la mort de certaines cellules du cerveau, impliquées dans le mouvement, l'humeur, le sommeil et la cognition. Ses symptômes dont les tremblements, le ralentissement du mouvement, la raideur et la rigidité musculaire, les troubles de sommeil, la perte de l'odorat, la dépression et la dysfonction cognitive, sont plus souvent constatés autour de l'âge de 60 ans. Il n'existe pas encore de test de dépistage précoce de la maladie et, ses symptômes étant parfois similaires à ceux d'autres troubles neurologiques, le taux d'erreur de diagnostic peut atteindre 25%. De nombreuses équipes travaillent à l’élaboration de tests de diagnostic, soit multicritères, avec notamment des modèles qui intègrent et pondèrent des symptômes moteurs et non moteurs, ou basés sur la force musculaire et l’équilibre, 2 critères qui se détériorent progressivement jusqu’à 25 ans avant l’apparition des autres symptômes de la maladie. Cette nouvelle étude propose un test biologique, qui pourrait trouver également d’autres applications pour les différents types de démence.

Le test détecte en effet une protéine, l’alpha-synucléine, impliquée dans la formation de ces touffes collantes nommées corps de Lewy dans les cellules du cerveau des patients parkinsoniens. De précédentes tentatives ont été poursuivies sur la base de cette protéine, mais avec des résultats contradictoires, la difficulté étant que la protéine est également présente dans les cerveaux en bonne santé. Ici les chercheurs ont utilisé une technologie très sensible (real-time quaking induced conversion) permettant de mesurer la viscosité des protéines et donc leur propension à former des amas néfastes. La technique qui peut détecter d'infimes différences dans les propriétés des protéines dans le cerveau peut donc faire la différence entre un cerveau sain ou parkinsonien. Ces premiers tests identifient ainsi avec précision 19 des 20 échantillons provenant de patients atteints de la maladie de Parkinson, ainsi que 3 échantillons de patients diagnostiqués à risque élevé de la maladie. Aucun faux positif n’est relevé parmi les 15 échantillons de contrôle de participants en bonne santé. La technique permet également d’identifier, et de différencier, la démence à corps de Lewy.

Les auteurs rappellent que cette même technique a déjà fait ses preuves dans le diagnostic de la maladie de Creutzfeldt Jacob. Ils espèrent son application rapide en pratique clinique pour le diagnostic de Parkinson et de démence à corps de Lewy. Encore une fois, pouvoir détecter ces maladies aux tout premiers stades de développement permettrait de tester de nouveaux médicaments qui peuvent ralentir ou arrêter la progression de la maladie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-12T01:45:17+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/la-microcirculation-est-la-condition-d-une-vie-centenaire <![CDATA[La microcirculation est la condition d'une vie centenaire]]> Les conclusions d’une étude de l'Université La Sapienza (Rome) présentées en septembre 2016 au Meeting Looking for Healthy Aging révèle une bonne microcirculation sanguine révélée par les niveaux d'une hormone, l'adrénomédulline, qui est un facteur de durée de vie accrue. L’étude a été menée sur une cohorte de 29 participants âgés de 92 ans et plus dont certains centenaires qui incitent à rechercher maintenant, quels facteurs de mode de vie peuvent favoriser une bonne microcirculation.

La longévité humaine a été précédemment liée à des facteurs génétiques, à la restriction calorique et certains facteurs de mode de vie tels que l'activité physique ou le régime méditerranéen. Avec cette étude pilote sur quelques-unes des personnes les plus âgées du monde, ces chercheurs italiens identifient un facteur supplémentaire qui contribue de manière significative à une vie plus longue, ils constatent chez ces presque centenaires que la perfusion des organes et des muscles est quasiment aussi efficace qu’en moyenne, chez les personnes de 30 années plus jeunes.

Selon l’étude, la microcirculation devrait donc être au nombre des facteurs de longévité. Il s’agit du flux sanguin à travers les petits vaisseaux (capillaires) dans le système circulatoire. Dans ces régions, l'oxygène et les nutriments sont directement délivrés à des cellules, tandis que les débris métaboliques, des toxines et le CO2 sont expulsés. La pression artérielle et la température corporelle sont également régulées par la microcirculation, par la dilatation ou la contraction du réseau capillaire qui alimente les muscles, les organes et la peau.

Il s’agit de l’analyse des données de l’étude CIAO (Cilento Intitiative on Aging Outcome) sur le vieillissement. Cette analyse constate que de faibles concentrations sanguines de l'hormone peptidique adrénomédulline (bio-ADM) indiquent une bonne microcirculation. Cette analyse porte sur précisément 29 participants âgés en moyenne de 92 ans et sur 52 parents plus jeunes âgés en moyenne de 60 ans, ayant les mêmes bases génétiques et exposés à des facteurs environnementaux similaires, puisque vivant dans le même domicile. Les analyses de biomarqueurs sanguins ont été comparés à ceux d'une autre cohorte de 194 personnes en bonne santé, âgés en moyenne de 64 ans, suivis durant 8 ans. L’analyse constate que,

·        si 2 marqueurs sanguins du vieillissement cardiaque et rénal (MR-proANP et penKid) sont plus élevés chez les participants super-âgés, probablement en raison du processus de vieillissement normal des organes,

·        les niveaux de l'hormone adrénomédulline sont chez ces presque centenaires aussi faibles que les niveaux relevés chez les participants plus jeunes.

Ces très faibles concentrations de ce biomarqueur indiquent un système endothélial et une

micro-circulation efficaces permettant une bonne irrigation sanguine des organes et des muscles. Les auteurs concluent que les niveaux de bio-ADM et une bonne microcirculation peuvent donc être considérés comme 2 marqueurs de bonne qualité de vie et de longévité. 

Cette étude pilote devrait donc être étendue à 2.000 participants avec l’objectif d’évaluer l’impact de facteurs de mode de vie méditerranéens sur la microcirculation et la longévité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-09T08:30:03+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/la-proteine-neureguline-qui-apaise-les-symptomes-d-alzheimer-et-parkinson <![CDATA[La protéine Neuréguline qui apaise les symptômes d’Alzheimer et Parkinson]]> Une étude du Salk Institute publiée en août 2016 dans la revue Scientific Reports  suggère qu’en augmentant les niveaux dans le cerveau de la protéine Neuréguline-1, il serait possible d’apaiser les symptômes de la maladie d'Alzheimer et d’améliorer la mémoire. Une cible donc prometteuse, non seulement pour l’Alzheimer, mais aussi la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique et la schizophrénie. En effet, la protéine neuréguline-1 a de nombreuses formes et fonctions à travers le cerveau et est connue comme une cible prometteuse pour le traitement de certains troubles cérébraux.

Des chercheurs de la Georgia Regents University ont ainsi démontré que la protéine retrouvée à des niveaux très élevés chez certains patients atteints de schizophrénie. Ainsi, le Dr Kuo-Fen Lee, de l'Institut Salk et auteur principal de cette nouvelle étude, explique que la protéine dispose d'un large potentiel thérapeutique, mais que son processus d’action reste mal connu. Son étude montre que neuréguline-1 favorise le métabolisme des plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie d'Alzheimer.

La même équipe avait déjà montré que le traitement des cellules avec neuréguline-1, par exemple, amortit les niveaux de la protéine précurseur amyloïde, la molécule qui produit la bêta-amyloïde qui s’agrège et forme des plaques dans le cerveau des patients atteints de la maladie d'Alzheimer. D'autres études suggèrent que neuréguline-1 pourrait protéger les neurones contre certains dommages causés par le blocage de la circulation sanguine.

Ces nouveaux travaux menés sur la souris modèle de la maladie d'Alzheimer, montrent que stimuler des niveaux de neuréguline-1 abaisserait un marqueur de la pathologie de la maladie dans une partie du cerveau, en augmentant les niveaux de l'une des 2 formes de neuréguline-1 dans l'hippocampe, une zone du cerveau responsable de l'apprentissage et de la mémoire,

·        la performance de l’animal à un test de mémoire spatiale est améliorée,

·        les niveaux de marqueurs cellulaires de la maladie dont de bêta-amyloïde et de plaques sont nettement réduits. 

Les scientifiques expliquent qu’il semblerait que Neuréguline-1 décompose les plaques d’amyloïde en élevant les niveaux d'une enzyme appelée néprilysine qui participe à la dégradation de bêta-amyloïdes. Mais ce n’est sans doute pas la seule voie par laquelle neuréguline-1 apporte ses bénéfices et l’équipe explore actuellement d’autres mécanismes dont une signalisation entre les neurones améliorée. Neuréguline-1 pourrait être le prochain traitement révolutionnaire. Cependant, la neuréguline-1 n’est pas disponible sur le marché, même si elle est à l'étude dans des essais cliniques pour le traitement de l'insuffisance cardiaque chronique et la maladie de Parkinson. Un de ses avantages serait sa capacité à traverser la barrière hémato-encéphalique, ce qui ouvre la possibilité d’une administration non invasive. Il reste aussi à bien préciser la dose, certains essais ayant montré que trop de neuréguline-1 porte atteinte à la fonction cérébrale. L’idée de l'équipe serait donc plutôt de développer une petite molécule capable d’augmenter les niveaux de neuréguline-1 existante.

Neuréguline-1 intéresse aussi les chercheurs pour ses liens avec la schizophrénie. Une modification dans le gène neureguline-1 a été identifiée à la fois chez les familles atteintes de schizophrénie et liée à la maladie d'Alzheimer à début tardif avec psychose. Ainsi, la protéine est peut-être une passerelle entre la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles du cerveau.

Il reste beaucoup à faire, tester et comprendre, avant d’exploiter neuréguline-1 dans un traitement, mais le potentiel est là, éventuellement en combinaison avec d'autres thérapies de la maladie d'Alzheimer ou autres troubles cérébraux.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-09T08:27:02+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/le-recepteur-nicotinique-comme-nouvelle-cible-therapeutique <![CDATA[Le récepteur nicotinique comme nouvelle cible thérapeutique]]> Des conclusions de travaux de l’Institut Pasteur et du CNRS présentées en août 2016 dans la revue Neurobiology of Aging semblent conforter l’idée que la nicotine puisse avoir des effets bénéfiques sur la mémoire et suggèrent le développement d’une molécule thérapeutique nicotine-like mais sans ses effets indésirables. En effet, en déterminant la structure précise des récepteurs nicotiniques situés dans le cerveau, au niveau de l'hippocampe, sur des modèles murins de la maladie d'Alzheimer, les scientifiques identifient une sous-unité du récepteur nicotinique comme une cible prometteuse pour contrer le déficit de mémoire caractéristique de l'Alzheimer.

Les chercheurs rappellent, dans un communiqué, 2 caractéristiques majeures de la maladie, les plaques amyloïdes et les dégénérescences neurofibrillaires. Le peptide bêta amyloïde, naturellement présent dans le cerveau, s'accumule au cours des années sous l'influence de facteurs génétiques et environnementaux, jusqu'à former des plaques amyloïdes. Cette accumulation est toxique pour les cellules nerveuses et provoque une désorganisation de la structure des neurones, ainsi qu'une dégénérescence dite « neurofibrillaire » qui entrainera à son tour la mort des cellules nerveuses. Ils se sont intéressés aux effets toxiques de l'accumulation des peptides bêta amyloïdes dans l'hippocampe et au rôle du récepteur nicotinique situé dans la membrane cellulaire et sensible aux neurotransmetteurs. Ces neurotransmetteurs qui agissent comme des pores de communication entre le milieu intérieur de la cellule et l'extérieur sont impliqués dans diverses fonctions du système nerveux central, en particulier dans le contrôle des mouvements volontaires, la mémoire, l'attention, le sommeil, la douleur ou encore l'anxiété. La nicotine est un des agonistes de ces récepteurs, c'est-à-dire qu'elle agit sur ces cibles à la place de l'acétylcholine.

Les chercheurs ont étudié plus spécifiquement le rôle d’une sous-unité β2 du récepteur nicotinique. Lorsqu’ils bloquent chez la souris cette sous-unité, ils constatent que l’animal est protégé des effets toxiques des peptides bêta amyloïdes, et qu'il ne développe pas le déficit cognitif caractéristique de la maladie d'Alzheimer. Tout l’enjeu, écrivent les auteurs sera de trouver une molécule thérapeutique ressemblant à la nicotine mais dépourvue de ses effets néfastes.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-09T08:23:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/les-seniors-doivent-manger-des-proteines <![CDATA[Les seniors doivent manger des protéines]]> Un communiqué de l’Inserm/université de Bordeaux (Unité 1219, ISPED) indique que consommer suffisamment de protéines protège contre la fragilité après 65 ans, indépendamment des apports énergétiques totaux. En effet, les protéines protègent contre la fragilité chez les seniors, à condition d’en consommer suffisamment. C’est ce que montrent des chercheurs qui ont travaillé sur un groupe de personnes de plus de 65 ans vivant à domicile. Précisons que plusieurs études avaient déjà établi un lien entre apports alimentaires, protéines et état de santé des plus de 65 ans, avec parfois des résultats contradictoires. Les résultats de cette nouvelle étude ne peuvent qu’inciter les seniors à bien suivre les recommandations du PNNS (Programme national nutrition santé) pour arriver à au moins un gramme de protéine par kilo de poids corporel par jour. Cette fois, les chercheurs ont reproduit ces travaux dans un contexte culturel français, en population générale, et en utilisant comme référence les apports nutritionnels conseillés ou validés par la communauté scientifique : un apport d’au moins 0,8 grammes de protéines par kilo de poids corporel par jour pour les protéines et 30 kcal par kg pour les apports énergétiques totaux est recommandé.

Pour cela, les chercheurs ont sélectionné 1.345 sujets de 74 ans en moyenne vivant à Bordeaux, tirés au sort ou volontaires, recrutés entre 1999 et 2000. Ces personnes ont répondu à une enquête alimentaire à leur domicile menée par un diététicien. Elle portait sur leur alimentation des 24 dernières heures. Grâce à ce recueil, les apports protéiques journaliers moyens et les apports énergétiques totaux des participants ont pu être calculés. En parallèle, la fragilité des individus a été évaluée par un autre questionnaire, adressé aux participants et complété par eux-mêmes. Elle reposait sur cinq facteurs : une perte de poids de plus de 3 kilos et non intentionnelle au cours des derniers mois, la fatigue rapportée par les participants face à un effort à fournir, la faiblesse musculaire évaluée sur la marche, la montée d’escaliers ou encore la capacité à se lever d’une chaise, la lenteur de la marche sur une distance de six mètres et enfin un temps d’activité physique hebdomadaire inférieur à une heure. Au final, 4,1% des personnes étaient considérées comme fragiles car elles répondaient à au moins trois des critères pris en compte.

Suite à cela, les chercheurs ont constaté que les personnes fragiles étaient peu nombreuses à consommer suffisamment de protéines. Elles étaient seulement 36,4% à ingérer au moins 1 gramme de protéine par kilo, soit un seuil légèrement supérieur aux recommandations, contre 58,6% des personnes plus robustes. Un lien tout à fait significatif qui leur a permis de conclure que des apports protéiques suffisants réduisaient de près de 60% le risque de fragilité et ce, que les protéines soient d’origine animale ou végétale.

À l’inverse, les apports énergétiques totaux n’étaient pas associés au risque de fragilité. Un résultat qui n’est pas étonnant à en croire Catherine Feart, responsable des travaux : « les protéines sont des constituants musculaires et protègent contre la sarcopénie, alors que les apports énergétiques totaux peuvent être pourvus par les lipides, glucides ou encore alcool qui n’ont pas ces fonctions. Or, la fragilité chez la personne âgée expose au risque de chute, d’hospitalisation ou encore d’institutionnalisation. De plus, elle accélère le déclin en cas de choc ou de stress psychologique ou physique. Ces résultats sont donc une incitation forte à consommer suffisamment de protéines ».

Le PNNS recommande à ce titre de manger une à deux fois par jour de la viande, du poisson ou des œufs, en plus des protéines végétales.  

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-09T08:20:52+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/un-nouvel-anticorps-prometteur-anti-alzheimer <![CDATA[Un nouvel anticorps prometteur anti-Alzheimer]]> Une étude de l'université de Zürich associée avec une entreprise de biotechnologie Biogen et publiée en août 2016 dans la revue Nature révèle des anticorps pour garder une bonne mémoire. En effet, un anticorps de la protéine beta-amyloïde toxique a démontré le pouvoir de réduire les plaques présentes dans les cerveaux des patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Le Pr Nitsch, l’un des auteurs affirme que les effets de l'anticorps sont vraiment impressionnants, et les résultats dépendent du dosage et de la durée du traitement. La fameuse molécule a été développée grâce à du sang collecté chez des personnes âgées ne présentant aucun problème cognitif. L'équipe a isolé les anticorps qui s'avéraient capables de reconnaître la molécule bêta-amyloïde toxique et non la protéine amyloïde précurseur qui joue probablement un rôle important dans l'organisme. Elle a été baptisée Aducanumab.

Les travaux incluent 165 patients à un stade précoce de la pathologie entre octobre 2012 et janvier 2014 et ont été traités soit avec l'anticorps soit avec un placebo. Il a été démontré que celui-ci se lie de manière sélective aux plaques amyloïdes permettant leur élimination. Après un an de traitement, les scientifiques n'ont détecté quasiment plus de plaque chez les personnes soumises à la plus forte dose d'anticorps. De même, en analysant les effets du traitement sur les symptômes liés à la pathologie, les spécialistes ont remarqué une stabilisation du déclin cognitif par rapport au groupe contrôle. Malgré ces résultats prometteurs, la prudence reste de vigueur. Certains participants ont développé des images anormales à l'IRM liées aux plaques amyloïdes. Chez quelques personnes, ce phénomène s'accompagnait de maux de tête. Les chercheurs vont donc poursuivre leurs recherches sur 2 700 patients à un stade précoce de la maladie et mettre en place 2 essais cliniques de phase 3 de plus grande ampleur. Ils impliqueront 300 centres situés dans 20 pays différents en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-07T09:35:47+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/thc-et-autres-cannabinoides-pourraient-bien-etre-neuroprotecteurs <![CDATA[THC et autres cannabinoïdes pourraient bien être neuroprotecteurs]]> Une étude néerlandaise de l'Institut Salk (La Jolla) présentée en juin 2016 dans la revue Aging and Mechanisms of Disease suggère que le Δ-9-tétrahydrocannabinol (THC), l’un des 2 principaux principes actifs du cannabis contribuerait à éliminer les agrégats et plaques de protéines caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Les chercheurs avaient déjà envisagé en 2015 de soulager, grâce au THC certains symptômes de la démence. Ces preuves préliminaires, suggèrent même un double effet des cannabinoïdes, contre l'inflammation et contre l'accumulation de bêta-amyloïde dans les cellules nerveuses. Ces travaux qui démontrent in vitro la capacité du THC et d’autres cannabinoïdes à réduire les niveaux de protéines bêta-amyloïde, ici dans des cultures de neurones humains, offrent un nouvel aperçu du rôle de l'inflammation dans la maladie d'Alzheimer et apportent des indices permettant de développer de nouvelles thérapies pour la maladie.

L’étude est la première à démontrer que les cannabinoïdes affectent à la fois l'inflammation et l'accumulation de bêta-amyloïde dans le cerveau. Ils pourraient donc permettre de retarder l’apparition de la maladie puis que la bêta-amyloïde commence à s’accumuler bien avant l'apparition des premiers symptômes et, bien sûr, avant la formation de plaques. Les chercheurs démontrent ici que l'exposition des cellules au THC réduit les niveaux de protéine bêta-amyloïde et élimine la réponse inflammatoire des cellules nerveuses à la protéine, ce qui permet aux cellules nerveuses de survivre.

Les cellules du cerveau sont équipées de récepteurs qui peuvent être activés par les endocannabinoïdes, une classe de molécules lipidiques produites naturellement par le corps et qui permet la signalisation intercellulaire dans le cerveau. Les effets psychoactifs du cannabis sont causés par le THC, une molécule à l'activité similaire à celle des endocannabinoïdes, et qui peut donc activer les mêmes récepteurs. De nombreuses études ont montré que la production d'endocannabinoïdes, par la pratique de l’exercice physique par exemple, peut ralentir la progression de la maladie d'Alzheimer. Ces résultats concernant les effets du THC ne sont donc pas surprenants.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-07T09:32:50+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/un-biomarqueur-non-invasif-evident-de-l-efficacite-du-traitement-du-parkinson <![CDATA[Un biomarqueur non-invasif évident de l'efficacité du traitement du Parkinson]]> Une étude de l’Université de Floride présentée en août 2016 dans la revue Neurology qualifiée de percée pourrait améliorer le traitement de la maladie de Parkinson. Il s’agit de suivre par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l'activité de certaines zones cérébrales chez les patients atteints de Parkinson et de pouvoir suivre ou détecter leur détérioration progressive. Elle propose donc une nouvelle méthode non-invasive non seulement de suivi de la maladie mais aussi d’évaluation de la réponse aux traitements.

Les traitements actuels de la maladie de Parkinson se concentrent sur le contrôle des symptômes, mais ce nouveau biomarqueur va offrir le moyen de mesurer l’efficacité des nouveaux médicaments en développement qui visent à traiter la maladie et pas seulement les symptômes. Ce biomarqueur non invasif, puisqu'il passe par l'imagerie, devrait permettre d’évaluer précisément les effets des traitements en termes de changements neurologiques. Si ce n’est pas la première tentative d’évaluation par imagerie, c’est la première à ne pas avoir besoin de l'injection d'un médicament qui traverse la barrière hémato-encéphalique. Le Dr David Vaillancourt, professeur de physiologie appliquée et de kinésiologie et auteur principal explique que la méthode ici est beaucoup moins coûteuse.

Les chercheurs utilisent l’IRMf pour évaluer 5 zones du cerveau essentielles pour le mouvement et l'équilibre. Leur étude a suivi 46 patients atteints de Parkinson et qui ont présenté,

·        à 1 an, un déclin d’activité dans 2 zones, le cortex moteur primaire et le putamen,

·        13 de ces patients montrent en particulier une réduction d’activité dans 3 des 5 zones évaluées, 19 une baisse dans les 5 zones étudiées.

·        En revanche, l'activité cérébrale des 34 sujets témoins sains n'a pas changé.

Les biomarqueurs d'imagerie du cerveau peuvent être utilisés pour surveiller la progression de la maladie de Parkinson et d'autres troubles neurologiques, concluent ainsi les auteurs.

Des résultats qui vont servir de base à une nouvelle recherche financée par les US National Institutes of Health, lancée à partir de novembre prochain et qui va utiliser le biomarqueur pour tester l’efficacité d’un candidat médicament dans le traitement de la dégénérescence neurologique.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-07T09:29:12+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/obesite-et-vieillissement-premature-du-cerveau <![CDATA[Obésité et vieillissement prématuré du cerveau]]> Une étude de l’Université de Cambridge publiée dans la revue Neurobiology of Aging tend à montrer qu’à partir de 50 ans, le cerveau des personnes obèses a tendance à vieillir plus vite que celui de ceux qui ne sont pas en surpoids. Elle montre en effet une corrélation entre obésité et vieillissement prématuré du cerveau. L’étude est particulièrement intéressante, d’autant que de nombreux seniors se retrouvent en surpoids, voire obèses compte-tenu d’une vie trop sédentaire.

On connaissait déjà les liens entre le surpoids et les maladies cardiovasculaires. Mais cette étude britannique semble démontrer que le cerveau est également mis à mal en cas de kilos en trop. De fait, selon ces chercheurs, à partir de 50 ans, le cerveau des individus obèses vieilliraient plus vite d’une dizaine d’années que celui de ceux qui n’ont pas de problème de poids. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont suivis les cerveaux de 527 personnes âgées de 20 à 87 ans. Cette cohorte a ensuite été divisée en deux groupes. D’un côté les minces et de l’autre, les personnes en surpoids. Les radiographies ont ensuite montré que l'obésité accélérait le vieillissement de la matière blanche, cette substance qui permet la circulation de l'information entre les différentes régions du cerveau et qui se réduit naturellement avec l'âge.

Après avoir calculé le volume de substance blanche par rapport à l'âge dans les deux groupes, les chercheurs ont découvert qu'une personne en surpoids âgée de 50 ans avait un volume de matière blanche comparable à celui d'une personne mince âgée de 60 ans. Autre point important, il semblerait que le cerveau soit particulièrement vulnérable à l'obésité à partir de 50 ans. Bref, les problèmes de surpoids ne sont vraiment pas à prendre à la légère pour les seniors. Problème cardiovasculaire, diabète, vieillissement prématuré du cerveau, etc. Il faut faire attention et bouger afin de réduire les risques et de favoriser le bien-vieillir. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-06T17:37:08+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/des-antibiotiques-contre-la-demence <![CDATA[Des antibiotiques contre la démence]]> Une étude de l’Université de Chicago publiée en juillet 2016 dans la revue Scientific Reports traite de la prévalence croissante des démences avec le vieillissement des populations. Il ne s’agit pas de sortir du bon usage des antibiotiques et d’ajouter à l’ampleur de l’émergence des antibio-résistances ou encore à l’incidence du iatrogénie médicamenteuse chez les patients âgés. Les antibiotiques n’ont pas une utilité dans la gestion de la maladie d'Alzheimer. L’étude, menée chez la souris montre qu’en modifiant le microbiome intestinal, certains antibiotiques peuvent freiner la progression de la maladie. Elle révèle en effet qu’un traitement antibiotique à long terme réduit les taux de plaques amyloïde et réduit la neuro-inflammation des cellules microgliales. Les antibiotiques entraînent aussi des changements significatifs notables dans le microbiome intestinal, ce qui suggère, selon les chercheurs, que la composition et la diversité des communautés bactériennes de l'intestin joue un rôle important dans la régulation de l'activité du système immunitaire, ce qui impacte aussi la progression de la maladie d'Alzheimer. Bref, une nouvelle voie thérapeutique qui passerait par le microbiote intestinal s’ouvre.

Le Pr Sangram Sisodia, Professeur de neurosciences à l'Université de Chicago et auteur principal de l'étude explique que l'intestin influence la santé du cerveau. Un domaine qui va passionner tous les scientifiques qui travaillent sur les maladies neurodégénératives, en raison de l’impact du microbiote intestinal sur l’efficacité des traitements. La recherche montre des effets de doses élevées d'antibiotiques à large spectre, données durant 5 à 6 mois, sur des souris modèles d’Alzheimer, sur 2 des principales caractéristiques de la maladie : le développement de plaques et d’agrégats de protéine ß-amyloïde dans le cerveau, et l'inflammation de la microglie, les cellules du cerveau qui exécutent des fonctions du système immunitaire dans le système nerveux central. La gravité de la neuro-inflammation influant sur le taux de déclin cognitif de la maladie. A l’issue du traitement antibiotique,

  • l'analyse génétique des bactéries de l'intestin des souris traitées aux antibiotiques montre une diversité microbienne réduite vs témoins,
  • une division par 2 des niveaux de  plaques d'Aß versus témoins,
  • une augmentation significative de l'état inflammatoire de la microglie dans le cerveau.

Si les mécanismes sous-jacents à ces changements restent mal compris, l'étude souligne l’intérêt de nouvelles recherches sur l'influence du microbiome intestinal sur le cerveau et le système nerveux. Bref, les chercheurs ne proposent pas d’opter pour un traitement antibiotique qui serait absurde pour toute une série de raisons.  Cependant ils poussent à explorer un peu plus la voie de la flore microbienne intestinale pour mieux gérer les maladies neurodégénératives. Ils suggèrent que nous devons trouver des moyens d'intervenir dès que le patient présente les premiers signes cliniques, et comprendre comment les changements dans les bactéries intestinales affectent l'apparition ou la progression de la maladie, afin de développer un nouveau type de médecine personnalisée contre les démences.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-06T17:34:19+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/des-astuces-pour-mettre-le-proche-age-en-securite-dans-son-domicile <![CDATA[Des astuces pour mettre le proche âgé en sécurité dans son domicile]]> Une des questions les plus courantes des soignants est de savoir comment garder le proche en sécurité à la maison. Le guide AARP’s Home Fit Guide donne un bon nombre de suggestions, mais souvent, la salle de bain est la zone ou l’on doit se concentrer en premier parce que c’est la où les chutes se produisent. Il faut donc connaitre les conseils dui permettent de garder le proche âgé à la maison en toute sécurité. Ce guide de la maison peut sembler lourd  dans un premier temps mais avec ses suggestions pièce par pièce, les aidants parviennent à mettre en œuvre des grandes modifications à la maison. Il existe donc certains domaines simples qui permettent de rendre la maison plus sûre pour le senior, comme par exemple :

  • Mettre de la lumière, les personnes âgées qui se déplacent difficilement courent un risque accru d’accidents. Il faut donc s’assurer, que les zones autour des entrées, les couloirs et les escaliers soient bien éclairées en ajoutant plus de lumières et plus clair si nécessaire. On peut également installer des interrupteurs d’éclairage à capteur de mouvement dans toute la maison pour que le proche âgé n’est pas besoin de lutter pour trouver l’interrupteur d’éclairage dans l’obscurité.
  • Prévoir un accès facile aux portes et aux fenêtres pour les seniors souffrant d’arthrite. Une personne âgée qui a de l’arthrite aura du mal à ouvrir les fenêtres et tourner les poignées de porte. Il faut donc, examiner le matériel choisi pour ces zones. Une poignée de porte de levier-style peut être plus facile à utiliser.
  • Restreindre l’accès aux portes, fenêtres et les zones dangereuses surtout pour les personnes âgées atteintes de démence. Donc, si la personne âgée est atteinte de démence ou un autre type de déficience cognitive, il sera essentiel de limiter l’accès à l’extérieur (en l’occurrence l’errance) ainsi qu’aux articles ménagers dangereux (produits chimiques, nettoyants ménagers comme l’eau de Javel), les médicaments et tout ce qui peut être avalé par accident. Prévoir des verrouillages sécurité et autres produits de protection.
  • Faciliter la mobilité pour faciliter les déplacements du proche à la maison en supprimant les risques de déclenchement comme les tapis. Un banc à l’entrée principale est extrêmement utile pour permettre aux personnes âgées de s’asseoir en mettant sur les bottes d’hiver ou de placer des sacs quand ils viennent du dehors. Un tabouret de comptoir haut est également un excellent ajout à la cuisine. Il peut permettre à l’aîné de rester indépendant et de cuisiner en position assise (excellent pour les personnes âgées qui ne supportent pas de rester debout pendant de longues périodes). Examiner la zone de toilette. Une douche à l’Italienne est beaucoup plus facile pour les seniors à manœuvrer et mains-courantes qui aideront à la mobilité. Envisager d’avoir un tabouret pour s’asseoir pendant le toilettage.
  • Faciliter l’accès aux appels et à l’aide, Quel que soit le nombre de modifications apportées à la maison, on ne peut jamais empêcher l’inattendu. Si une personne âgée a une situation d’urgence, obtenir une aide immédiate peut faire la différence entre la vie et la mort. Envisagez d’utiliser un système de réponse d’urgence personnelle que l’aîné peut porter sur son cou ou son poignet et de pousser un bouton s’il a besoin d’aide. Si ce service n’est pas disponible dans la région alors on se doit de s’assurer que le proche porte un téléphone cellulaire sur lui, ou à tout le moins, qu’il a un téléphone dans les bras.
  • Utiliser des dispositifs de sécurité à la maison, Il y a un certain nombre de produits sur le marché qui visent à assurer la sécurité des personnes âgées. Par exemple, des protecteurs de hanche qui sont conçus pour protéger les hanches d’un proche âgé lors d’une chute. Ces sous-vêtements légers et confortables protègent les hanches de fracturation. D’autres types de dispositif de sécurité pour les seniors incluent un système de surveillance de la maison ou un pilulier.

La technologie offre beaucoup de possibilité mais faut il encore savoir comment entretenir correctement les besoins médicaux et avoir un personnel d’accompagnement des aînés qui est également un facteur important pour assurer leur sécurité. Cela inclut comment :

  • Gérer l’incontinence, les médications et les examens de sang,
  • Fournir la bonne nutrition,
  • Sécuriser les déplacements.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-06T17:31:36+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/risque-de-demence-avec-l-avc-et-les-supplements-de-calcium <![CDATA[Risque de démence avec l’AVC et les suppléments de calcium]]> Une étude de l'Université de Göteborg (Suède) et de l’University College London publiée en août 2016 dans la revue Neurology explique qu’une supplémentation en calcium va réduire le flux sanguin vers le cerveau et favoriser le développement de la démence vasculaire chez les personnes à risque déjà élevé ou à antécédent d'AVC. Des résultats à confirmer mais qui incitent à rediscuter d’une telle supplémentation avec son médecin traitant et à préférer l’apport alimentaire en cas de besoin particulier en calcium.

Les chercheurs ont suivi durant 5 années, 700 femmes âgées de plus de 70 ans, exemptes de démence, dont 98 prenaient des suppléments de calcium. Au cours du suivi, ces participantes ont subi des tests d’imagerie afin de détecter les signes de maladie cérébrovasculaire, des lésions de la substance blanche ou les zones du cerveau ayant une mauvaise circulation sanguine, ce qui est associé à la démence vasculaire. Au cours du suivi,

  • 59 participantes ont développé une démence,
  • 14,3% des participantes ayant pris des suppléments ont développé la démence versus 7,5% chez les participantes qui ne prenaient pas de suppléments.

Ce résultat repose sur 6 femmes qui ont pris des suppléments, et sur 15 qui ont eu un AVC. Enfin, une analyse plus poussée montre que la prise de calcium n'a pas augmenté le risque de démence chez les femmes qui n’avaient pas eu d’AVC ou qui ne présentaient aucun signe de lésions de la substance blanche sur leurs scans du cerveau. L’analyse révèle que l’augmentation du risque de démence est concentrée chez les femmes sous supplémentation, à antécédents d’accident vasculaire cérébral, ou présentant déjà des signes de dommages aux vaisseaux sanguins dans le cerveau. Les résultats de cette étude observationnelle, menée sur un petit échantillon de femmes sous supplémentation, doivent être confirmés. Les chercheurs concluent ainsi que la supplémentation en calcium peut augmenter le risque de démence chez les femmes âgées ayant une maladie cérébrovasculaire. Cependant ces résultats alertent, une nouvelle fois, sur l’importance de discuter de telles supplémentations, qui ne sont pas anodines, avec le médecin traitant. Enfin les auteurs qu’il est possible, en cas de besoin accru de calcium pour prévenir le risque d’ostéoporose par exemple,  d'augmenter les niveaux de calcium par l'alimentation : les produits laitiers, les légumes verts à feuilles, les graines de soja et les noix sont d’excellentes sources de calcium.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-06T17:24:56+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/08/le-risque-d-avc-s-effondre-avec-l-arret-du-tabac <![CDATA[Le risque d’AVC s'effondre avec l'arrêt du tabac]]> Les conclusions d’une étude de l’Université d'Helsinki présentées en août 2016 dans la revue Neurology montrent que la baisse d’incidence du type le plus mortel d'AVC suit directement la diminution du tabagisme. Avec un effet immédiat de surcroît bien qu’on savait déjà que le tabagisme est un facteur majeur d’accident vasculaire cérébral (AVC). Elles indiquent ainsi ici pour la Finlande que le nombre de cas d’hémorragies méningées est en chute, une tendance particulièrement évidente chez les jeunes générations, et globalement synchrone avec la baisse du tabagisme dans ce groupe de population. 

Les deux principaux types d'AVC sont l’accident vasculaire cérébral ischémique (causé par des caillots sanguins), qui représente 85% des cas, et l’AVC hémorragique (saignement dans le cerveau). Parmi les AVC hémorragiques, un type particulièrement sévère et mortel, l'hémorragie méningée ou hémorragie sous-arachnoïdienne, généralement causée par une rupture d'anévrisme cérébral, ce qui conduit à une augmentation soudaine de la pression intracrânienne. Le tabagisme est un facteur de risque clé de ce type d’AVC. L’identification des facteurs de risque d’AVC, permet de développer des stratégies de prévention ciblées.

Une très large étude de l'Université McMaster (Canada) et de l’Université de Galway-Irlande présentées dans la revue The Lancet a récemment estimé l’incidence des AVC associée de manière spécifique aux différents facteurs de risque et calculé la part de risque attribuable à chaque facteur de risque. Le PAR (ou population attributable risk) est estimé à 12,4% pour le tabagisme, ce qui signifie que le tabagisme est en cause dans 12% des AVC.

Les chercheurs suggèrent ici que les nouvelles politiques anti-tabac (ici en Finlande) semblent réduire radicalement l'incidence de l'hémorragie méningée, un type d’AVC qui entraîne généralement le décès dans l’année. L’équipe a examiné les changements dans l'incidence des hémorragies méningées sur une période de 15 ans (1998-2012) et montre que la tendance suit peu ou prou l'évolution de la prévalence du tabagisme. Ainsi, sur la période de suivi,

  • la prévalence de l’hémorragie méningée a diminué de 45% chez les femmes et de 38% chez les hommes, âgés de moins de 50 ans,
  • la prévalence de l’hémorragie méningée a diminué de 16% chez les femmes et 26% chez les hommes, âgés de plus de 50 ans,
  • le tabagisme chez les Finlandais âgés de 15-64 ans a diminué de 30% sur la même période.

Le résultat qualifié d’extraordinaire car il est sans équivoque et le bénéfice de l’arrêt du tabac semble immédiat. Il est rare, écrivent les chercheurs que l'incidence d'une maladie cardiovasculaire diminue si rapidement au niveau de la population générale dans un laps de temps aussi court. Et même si l’étude ne démontre pas le lien direct entre arrêt du tabac et chute des AVC, il est fort probable que les politiques antitabac nationales en Finlande aient contribué à cette baisse d’incidence des hémorragies cérébrales sévères.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-08-06T17:21:35+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-antioxydants-efficaces-contre-le-vieillissement-cerebral <![CDATA[Les antioxydants efficaces contre le vieillissement cérébral]]> Les travaux de l’University College Dublin publiés dans la revue British Journal of Pharmacology via Wiley Online Library suggèrent que les thérapies antioxydantes peuvent contribuer à la lutte contre les maladies neurodégénératives. En effet, l'accumulation progressive de dommages cellulaires joue un rôle très important dans l'origine du vieillissement, y compris cognitif. En augmentant la capacité antioxydante globale des cellules, dont cérébrales, il devient possible de lutter contre le déclin cognitif et les maladies neurodégénératives liées à l’âge. Il s’agit en fait d’un examen de la littérature sur le sujet et des études portant sur le potentiel des approches par antioxydants dans le traitement des maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique et la sclérose en plaques.

Les chercheurs identifient ici les voies ou les composés qui, impliqués dans ou contre le stress oxydatif, peuvent constituer des cibles thérapeutiques prometteuses. Par exemple, les chercheurs montrent qu’en ciblant la voie Nrf2, ou en inhibant des protéines sources d'espèces réactives de l'oxygène (les NADPH oxydases), il devient possible de réduire le stress oxydatif. D’autres pistes sont également développées comme la réduction de la production d'oxyde nitrique ou la prévention d'un dysfonctionnement mitochondrial. On rappellera en effet que d’autres recherches ont montré que :

  • En activant Nrf2, une protéine connue pour réguler la transformation des protéines, il est possible de prolonger la vie du neurone. Nrf2 est donc une cible thérapeutique primordiale dans le traitement des troubles neurodégénératifs.
  • Idem pour la NADPH : L’approche génétique, qui consiste à augmenter des niveaux de protéine NADPH, permet d’augmenter aussi les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, de le protéger contre les dommages oxydatifs, de ralentir le processus de vieillissement et d’augmente la longévité.
  • Sur l’oxyde nitrique, plusieurs études ont montré qu’il contribue à augmenter le flux sanguin, à transmettre l'influx nerveux, à réguler la fonction immunitaire, à prolonger la durée de vie biologique d'un organisme et à le fortifier contre le stress environnemental.
  • Enfin, il est clair que « booster » les mitochondries, ces usines à énergie cellulaire est une piste aujourd’hui reconnue pour lutter contre le vieillissement cellulaire.

Bref cette revue de la littérature a le grand intérêt de nous rappeler les principales pistes suivies pour lutter contre le vieillissement, y compris contre le vieillissement du cerveau. La conclusion des auteurs est d’ailleurs positive sur les promesses des thérapies à venir : « S’il subsiste encore de nombreuses  lacunes dans notre compréhension des effets des dommages oxydatifs dans les troubles neurodégénératifs, il est de mieux en mieux admis que de nombreuses maladies partagent des voies communes de dommages oxydatifs liés au stress et il est probable que des progrès significatifs seront réalisés dans la conception de stratégies thérapeutiques efficaces au cours de ces prochaines années ».

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-26T08:34:06+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/inhiber-une-enzyme-pour-ralentir-la-maladie-de-parkinson <![CDATA[Inhiber une enzyme pour ralentir la maladie de Parkinson]]> Une équipe de l’Université d'Alabama (Birmingham) apporte l’espoir d’un traitement permettant de ralentir la progression de la maladie de Parkinson, en montrant comment l'interaction entre un gène mutant LRRK2 (leucine-rich repeat kinase 2) et l'alpha-synucléine dans les neurones conduit à des dysfonctionnements typiques de la maladie. La nouvelle compréhension de ces mécanismes publiée en juillet 2016 dans la revue Journal of Neuroscience, révèle de nouvelles cibles prometteuses pour la maladie de Parkinson mais plus largement pour la neuroprotection. L’étude a été menée sur l’animal, un modèle murin de maladie de Parkinson, identifie une interaction dans les neurones qui contribue au développement de la maladie de Parkinson. Elle suggère aussi que 2 médicaments déjà en cours de développement pourraient contribuer à bloquer ce processus.

L'équipe de recherche confirme qu’une des causes génétiques les plus courantes de la maladie de Parkinson est le gène muté LRRK2 qui contribue à la formation d'inclusions dans les neurones, telles qu’observées dans la maladie de Parkinson. Ces inclusions sont constituées de protéine alpha-synucléine agrégée. En bref, c’est cette interaction LRRK2 muté et alpha-synucléine qui favorise le développement de la maladie. Or cette interaction peut être empêchée à l'aide de deux médicaments inhibiteurs de la kinase LRRK2 actuellement en cours de développement chez la souris modèle de Parkinson, l’équipe montre,

  • la formation de ces inclusions d'alpha-synucléine qui partagent une morphologie similaires à celles trouvées dans le cerveau, en cas de Parkinson et après le décès,
  • ces effets dans les neurones sont atténués par de très faibles concentrations de médicaments précliniques puissants et sélectifs qui inhibent la kinase LRRK2.  

Les chercheurs expliquent qu’au-delà, la formation d'inclusions d'alpha-synucléine dans les neurones est un nouveau mécanisme à cibler et à inhiber, pour favoriser plus largement, la neuroprotection. Ces résultats démontrent que les nouveaux composés thérapeutiques destinés à bloquer ce processus en inhibant l'activité de la LRRK2 seraient en mesure de ralentir la progression de la pathologie associée à Parkinson  et d’autres maladies ; car l'alpha-synucléine joue également un rôle central dans le développement de la démence à corps de Lewy et est également associée à la maladie d'Alzheimer et à d'autres maladies neurodégénératives. Il faudra cependant valider l'innocuité et l'efficacité des inhibiteurs de LRRK2 avant de tester ces inhibiteurs dans des essais cliniques humains.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-26T08:33:15+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-flavanols-des-cranberries-repoussent-les-bacteries <![CDATA[Les flavanols des Cranberries repoussent les bactéries]]> Une étude du Worcester Polytechnic Institute et l'Université du Massachusetts Dartmouth présentée dans la revue Food and Function décrypte comment de nouveaux composés antibactériens dans le jus de cranberries  apportent la preuve de leur capacité naturelle anti-infectieuse. En pratique, ces baies empêchent toute adhérence bactérienne sur la cellule hôte et bloquent ainsi mécaniquement l'infection. Les cranberries constituent donc une piste anti-infectieuse naturelle non négligeable.

Les chercheurs décryptent le processus par lequel certains composés du jus de canneberge bloquent la première étape critique et mécanique d’une infection bactérienne, le contact et l’adhérence entre la bactérie et la cellule hôte. Cette découverte a toute son importance face au problème majeur de l’antibio-résistance, car elle permet aussi de mieux comprendre les mécanismes de l'infection et de la résistance bactérienne. L’étude va donc, dans le même sens qu’une toute récente recherche qui suggérait tout le potentiel des cranberries et peut être en substitution des antibiotiques dans certains cas pour lutter contre ces infections résistantes. Pour déclencher une infection, les bactéries doivent d'abord adhérer à une cellule hôte et s’accumuler ou se regrouper en nombre suffisant pour former un bio-film. Lors de, l’équipe avait montré dans de précédentes recherches que certains composés des cranberries les proanthocyanidines (PAC) étaient susceptibles de jouer un rôle dans cette capacité à bloquer l'adhérence bactérienne.

En utilisant des techniques chimiques de pointe pour fractionner du jus de cranberries en ses différents composés chimiques constituants, les chercheurs montrent que ces composés flavanols (antioxydants) des cranberries permettent de réduire considérablement le pouvoir de nuisance de la bactérie E. coli (bactérie responsable de nombreux types d'infections, y compris urinaires).  Les chimistes expliquent que les composés en question réduisent l'adhérence de E. coli, à la fois seuls, et en présence de PACs « nous pensons que les flavonols font partie du système de défense de la plante. Ces métabolites sont produits en concentration plus élevée lorsque la plante est sous contrainte ou exposée à des agents pathogènes ».

Les flavonols identifiés sont également capables de réduire la capacité d’adhérence de la bactérie par l’intermédiaire de ses petites vrilles, nommées fimbriae, en modifiant leur forme. Les bactéries n’ont plus la capacité de rester sur place suffisamment longtemps pour déclencher une infection.  C’est donc un rôle finalement anti-adhérent de ces nouveaux composés qui, en combinaison avec les PACs déjà connues, pourrait représenter un potentiel prometteur pour le développement de nouveaux traitements antibactériens, avec un avantage thérapeutique possible contre les super-bactéries.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-26T08:32:18+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-francais-sont-les-plus-insouciants-en-prevoyance <![CDATA[Les Français sont les plus insouciants en prévoyance]]> HSBC a publié les résultats d’une étude mondiale concernant la prévoyance. Il révèle que le profil le plus répandu sur la planète est celui du fataliste, les Français sont quant à eux, les plus insouciants sur terre. Eric Emoré, directeur général de HSBC Assurances souligne que l’anticipation, au travers de la prévoyance, relève d’une démarche rationnelle où les individus dépassent leurs inquiétudes pour mettre en place un plan d’action concret. Cette première étude apporte un éclairage intéressant sur les attitudes des Français quant à cette prise de conscience, avec 50% de Français qui s’inquiète de la sécurité financière à long-terme. D’autre part, plus de 50% ne souscrit pas de contrat de prévoyance parce qu’il pense que son coût est trop élevé, et 20% n’en comprend pas les modalités.

HSBC a interrogé plus de 11.500 personnes à travers 12 pays pour dresser un bilan complet sur les tendances générales et les besoins des individus en matière de prévoyance. L’objet de l’étude est de mieux connaître les attentes et les inquiétudes des individus dans ce domaine ainsi que de fournir un éclairage sur les dispositions prises par ceux-ci pour faire face aux imprévus et se protéger.

L’étude met en avant 5 grands profils concernant la prévoyance (décès, obsèques, garanties individuelles-accident, complémentaires santé, dépendance, etc.). Le profil le plus répandu au niveau mondial est celui du fataliste. Quant à la France, elle se hisse en première position comptant le plus grand nombre d’insouciants.

  • Les prévoyants analysent les risques, anticipent activement leur protection future et leurs dépenses de prévoyance sont largement planifiées. Au niveau mondial, ils représentent 17% des interrogées versus 14% pour la France et 71% (versus 24% en France) de ceux appartenant à cette catégorie sont confiants quant à leur future qualité de vie. Cette catégorie est particulièrement présente en Indonésie (49%).
  • Les confiants croient solidement en leur capacité d’influencer leur futur. Ils anticipent eux aussi leur protection et sont à 78% optimistes concernant leur qualité de vie future. Ils regroupent 17% des individus dans le monde pour 11% en France. Taïwan s’affichant comme le pays où les individus se sentent confiants et positifs face à l’avenir (42%).
  • Les fatalistes estiment que leur vie est tracée à l’avance et sont peu enclins à mettre en place une prévoyance pour le futur. Ils représentent 34% des individus au niveau mondial pour 28% des Français. Parmi les sondés, Hong Kong regroupe la plus forte proportion de fatalistes (54%) alors que le Mexique n’en affiche que 19%.
  • Les insouciants vivent au jour le jour, ne planifiant et n’anticipant leur futur que très rarement. Ils représentent 17% des individus au niveau mondial. La France se hisse en première position comptant le plus d’individus vivant au jour le jour (29%) et Taïwan en dernière position (4%).
  • Les inquiets, particulièrement présents à Singapour (22%), ils ont peu confiance en leur qualité de vie future, ils ne se sentent pas en sécurité ni en mesure de planifier leur futur. Ils représentent 15% des sondés dans le monde contre 18% en France. A contrario, le Mexique est le pays comptant le moins d’inquiets (2%).

Les individus se sentent concernés prioritairement par leur santé qui demeure la première source de préoccupation (pour 65% dans le monde et 66% en France). Pour 79% des individus dans le monde et 81% des Français, une mauvaise santé prolongée aurait un impact considérable sur la qualité de vie, mais aussi sur la relation avec leur partenaire (pour 64% des individus dans le monde et 70% des Français), et sur leur famille (65% des individus dans le monde et en France). L’étude révèle les craintes les plus significatives des individus liées au domaine de la santé :

  • Le vieillissement au travers de la dépendance et de la dégradation de la qualité de vie est cité comme principale inquiétude des sondés, dans le monde et en France, respectivement 65% et 63%.
  • 57% d’individus dans le monde sont ensuite préoccupés par le coût des soins médicaux, la protection de la santé de leurs proches (soins pré/post-natals, parents, enfants), et l’accessibilité aux soins médicaux (listes d’attentes…).
  • En France, après le vieillissement, c’est l’accessibilité aux soins médicaux (59%) puis la protection de la santé des proches (56%) qui sont cités, et en dernier lieu, le coût des soins (47%).

Les individus dans le monde s’inquiètent ensuite majoritairement pour leur sécurité financière sur le long terme et pour leur qualité de vie. C’est en France que les individus pensent être le moins bien préparés financièrement pour faire face à l’imprévu. 56% pour 35% au niveau mondial déclarent en effet qu’en cas d’événement imprévu, ils ne pourraient pas, faire face financièrement. Même parmi les profils prévoyants et confiants, ils sont respectivement 45% et 34% (pour 25% et 28% dans le monde) à considérer qu’ils ne se sentent pas prêts financièrement à l’imprévu. Seuls 22% des Français déclarent disposer d’épargne ou d’investissements pour parer aux aléas de la vie (33% dans le monde), et 12% ont souscrit une ou plusieurs assurances (21% dans le monde). En Chine, 76% des sondés déclarent être financièrement préparés pour faire face aux imprévus, avec 44% qui disposent d’épargne ou d’investissements et 32% d’assurances.

38% de Français comptent sur eux-mêmes pour assurer leur stabilité financière en cas de perte de revenus, ils sont aussi les plus nombreux du panel à compter sur l’état (36%, contre 26% dans le monde). Ces éléments sont à mettre en perspective compte tenu de la spécificité du système de protection français, basé sur trois piliers (état, employeur, protection personnelle complémentaire). Les individus semblent préoccupés par leur avenir mais a contrario, sont encore peu nombreux à souscrire à une assurance pour se protéger. La principale raison évoquée pour cela est liée au coût. En effet, plus de la moitié des individus interrogés pensent ou sont convaincus qu’une assurance reviendrait trop cher. De plus, au niveau mondial, 38% pour 20% en France ne se protège pas car elle ne comprend pas le fonctionnement et/ou les modalités contractuelles des contrats d’assurance. 60% des individus dans le monde pour 77% des Français ayant contracté une assurance décès ne connaissent pas le montant de l’indemnisation qui leur serait allouée ou pensent qu’en cas de décès, les sommes versées par la police d’assurance à leurs proches seraient insuffisantes. Les types d’événements auxquels les individus se sentent le moins préparés financièrement varient à l’échelle mondiale et en France. Des inquiétudes communes, la protection financière immédiate, la protection financière long-terme, la protection du logement, subvenir aux besoins de ses enfants. Enfin, il a été constaté un décalage de la France par rapport au reste du monde sur deux points, 76% des Français s’inquiètent face au financement des imprévus liés aux besoins de leurs parents et 73% s’inquiètent du fait de ne pas être suffisamment préparés à une période d’instabilité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-26T08:31:26+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-fumeuses-plus-a-risque-d-avc-que-les-fumeurs <![CDATA[Les fumeuses plus à risque d'AVC que les fumeurs]]> Les résultats d'une étude finlandaise de l'Université d'Helsinki parue dans la revue Stroke, révèlent que les fumeuses sont plus susceptibles que leurs équivalents masculins de souffrir d'un accident vasculaire cérébral lié à une hémorragie méningée. Les auteurs se sont basés sur la cohorte FINRISK, qui comprend 65 521 Finnois, avec un suivi de 1,38 million de personnes-années. Au cours du suivi, les auteurs ont relevé 492 AVC hémorragiques, dont 266 chez des femmes. Ils notent qu'il y avait une relation dose dépendante entre le tabagisme et le risque d'AVC.

Les femmes qui fument 11 à 20 cigarettes par jour ont 3,89 fois plus de risque d'AVC hémorragique que les non fumeuses, tandis que les hommes qui fument autant de cigarettes n'ont qu’un risque augmenté par 2,13. La différence est encore plus marquée chez les très gros fumeurs (21 à 30 cigarettes par jour) puisque les femmes appartenant à cette catégorie ont un risque d'AVC hémorragique multiplié par 8,35 et les hommes par 2,76.

Autre donnée intéressante, les femmes qui fument peu (moins de 10 cigarettes par jour) ont un risque d'AVC hémorragique multiplié par 2,95, contre 1,93 chez les fumeurs. Il n'existe donc pas, selon les auteurs, de seuil en dessous duquel fumer ne représente pas de danger.

Selon le Dr Jodi Valdemar Lindbohm neurochirurgien de l'Université d'Helsinki et premier auteur de l'étude, les données des auteurs indiquent également que le risque d'AVC se normalise au bout de 6 mois sans fumer, ce qui renforce encore l'importance de l'arrêt du tabac chez les femmes. Le sexe et le style de vie sont des facteurs qui jouent un rôle prédominant pour prédire le risque d'AVC.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-26T08:30:18+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/un-apport-reduit-de-sang-au-cerveau-est-le-premier-signe-d-alzheimer <![CDATA[Un apport réduit de sang au cerveau est le premier signe d’Alzheimer]]> Les travaux d’une étude de l’Institut neurologique de Montréal présentés en juin 2016 dans la revue Nature Communications qui ont nécessité le partage, la compilation et l'analyse de méga-données sur des milliers d'heures et finalement le développement de nouveaux outils pour de futures recherches en neurologie, révèlent qu’une diminution de l'apport de sang au cerveau et non comme on le pensait jusqu’alors, la formation de fibrilles et de plaques amyloïdes serait le tout premier signe décelable du développement de la maladie d’Alzheimer. La maladie vasculaire cérébrale a souvent été citée comme un contributeur probable du développement des démences et de la maladie d'Alzheimer.

Une récente étude publiée dans la revue The Lancet Neurology montre l’association entre athérosclérose et artériosclérose et déficience cognitive. Un variant du gène ApoE déjà associé avec le risque de maladie d'Alzheimer, a été documentée, par une autre recherche, comme un agent conduisant à des dommages du système vasculaire cérébral. La maladie vasculaire cérébrale pourrait donc être un facteur probablement très sous-estimé d’Alzheimer. Cette équipe de l'Institut neurologique de Montréal identifie parmi les tout premiers signes physiologiques de la maladie, une diminution de l'apport de sang au cerveau.

Les chercheurs ont analysé plus de 7.700 images du cerveau et échantillons de sang et de liquide cérébrospinal de 1.171 participants atteints de la maladie d’Alzheimer à différents stades, participant à l'ADNI (Alzheimer's Disease Neuroimaging Initiative), un partenariat regroupant plus de 30 établissements du Canada et des États-Unis. Les participants ont également passé des tests cognitifs. Ils ont évalués, les niveaux de protéine amyloïde, les marqueurs de métabolisme du glucose, l’irrigation du cerveau, l’activation et la structure /ou atrophie de 78 zones cérébrales dont la matière grise. L’évolution de chacun de ces facteurs a été enregistrée à l'aide des données de chaque patient sur une période de 30 ans. Ce processus a ensuite été reproduit 500 fois pour améliorer la robustesse des estimations et la stabilité des résultats. La compilation et l'analyse des données ont exigé des milliers d'heures et n'auraient pu être possibles sans un logiciel très perfectionné et des téraoctets d'espace sur disque dur. Les chercheurs constatent que le premier signe physiologique décelable de la maladie d'Alzheimer est une diminution de l'apport de sang au cerveau, et non l’augmentation des niveaux de protéines amyloïdes.

Le rôle des protéines amyloïdes reste indéniable, et l’étude nous apprend que les changements qui interviennent dans la cognition s'amorcent plus tôt qu'on ne le pensait. La maladie d'Alzheimer ne résulte pas d'un seul mécanisme neurologique, mais bien de plusieurs mécanismes associés dans le cerveau.  Les auteurs indiquent que l'absence d'une compréhension intégrative de la pathologie de la maladie d'Alzheimer tardive, de ses mécanismes multifactoriels, est un obstacle crucial au développement d'agents thérapeutiques efficaces pouvant modifier l'évolution de la maladie. Le but est d’aller encore plus loin dans la modélisation causale de haut niveau des interactions entre tous les facteurs de la maladie, ce qui exige une énorme puissance de calcul.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-26T08:28:43+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/des-extraits-de-grenade-contre-le-vieillissement <![CDATA[Des extraits de grenade contre le vieillissement]]> Un communiqué de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) avec la Biotech Amazentis publié dans la revue Nature Medicine livre l’élixir de la grenade (des urolithines) et confirme son potentiel antivieillissement. Il décrypte comment ces composés naturels ralentissent le processus de vieillissement en incitant les cellules à mieux réparer et recycler leurs usines à énergie, les mitochondries. En effet, une molécule de ce fruit, transformée par les bactéries intestinales, déploie des effets inconnus jusqu'alors. Ce n’est pas la première fois que sont documentés les effets des urolithines, métabolites produits par le microbiote intestinal à partir des polyphénols de certains aliments, dont les grenades mais aussi les noix et certaines baies.

Alors que des tests sur l'humain sont en cours, les chercheurs ont publié leurs premiers résultats spectaculaires sur des animaux. La grenade est-elle vraiment le super-fruit qui permettra de lutter contre le vieillissement. De précédentes études avaient déjà montré que l’urolithine augmenterait la durée de vie des ascaris de moitié et améliorerait la fonction musculaire chez les rongeurs. Une étude de 2015, présentée dans la revue ACS Chemical Neuroscience a décrypté quant à elle, le processus bénéfique par lequel les urolithines entraînant ces effets protecteurs. Elle explique comment  les urolithines vont en particulier réduire les niveaux de protéine ßAmyloïde in vitro, et comment elle semble ralentir le vieillissement des muscles en activant les mitochondries (petites usines à énergie des cellules).

Les chercheurs montrent que l’urolithine permet aux cellules de se débarrasser des mitochondries endommagées et d’augmenter la production de mitochondries saines en remplacement. Ils ont nourri des vers avec ces urolithines de la naissance et jusqu'à leur mort et comparé les résultats avec des ascaris nourris avec un régime de contrôle. Ils ont ensuite étudié comment les urolithines pouvaient affecter les miticondries. D’autres études ont été menées sur des souris et des rats qui ont reçu l’urolithine ou un placebo durant 6 semaines à 8 mois. L’urolithine montre des résultats impressionnants,

  • elle augmente de 45% la durée de vie des ascaris,
  • elle améliore la fonction musculaire chez la souris, soit une augmentation de 9% de la force de préhension sans changement de la masse musculaire. Les souris traitées montrent une activité accrue de 57% par rapport aux souris témoins,
  • Elle augmente l’endurance, toujours chez la souris de 42% et chez le rat de 65%,
  • Ses effets sur la fonction musculaire apparaissent liés au meilleur renouvellement des mitochondries. 

L’urolithine semble donc capable de booster les cellules musculaires, ici chez les rongeurs. C’est donc sans aucun doute, un composé prometteur pour améliorer la fonction mitochondriale et le muscle, chez l’Homme aussi. Les essais cliniques chez l'homme ont d’ailleurs commencé, avec des résultats prévus dès 2017.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-24T08:45:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/38-chu-pratiquent-desormais-la-thrombectomie-mecanique-par-aspiration <![CDATA[38 CHU pratiquent désormais la thrombectomie mécanique par aspiration]]> Un nouveau traitement de l’AVC ischémique, la thrombectomie mécanique, a fait l’objet de six  études internationales qui, en 2015, ont montré son apport dans la prise en charge de cette pathologie en complément  de la fibrinolyse. Cet apport a été jugé suffisamment concluant pour que 38 CHU de France qui se dotent, d’un service de neuroradiologie interventionnelle capable de pratiquer ce geste. 132 unités neurovasculaires pratiquant la fibrinolyse existent dans l’Hexagone.

Cette intervention, qui dure en moyenne 34 minutes, est réalisée par un neuroradiologue interventionnel spécialisé en imagerie médicale, pour retirer le caillot du vaisseau occlus à l’origine de l’AVC. La radiographie permet d’acheminer le cathéter de reperfusion depuis le point d’entrée (une ponction dans l’artère fémorale) jusqu’aux artères cérébrales. Une pompe d’aspiration est branchée sur le cathéter et le sang est aspiré jusqu’à un appareil de collecte. L’intervention est réalisée  dans une salle d’angiographie, avec l’aide d’un anesthésiste et d’une infirmière. Contrairement à la fibrinolyse qui doit être effectuée dans les 4 heures et demie suivant l’AVC, ce traitement peut être pratiqué dans un délai de 6 heures après l’accident. La thrombectomie mécanique a montré son intérêt dans les occlusions de gros vaisseaux confirmées par scanner (46% des cas d’AVC ischémiques aigus). Elle élimine 75 à 80% du caillot par aspiration. Et 53% des patients traités par la combinaison d’une fibrinolyse et d’une thrombectomie mécanique  ont récupéré une autonomie dans les trois mois suivant un AVC contre 42% des malades ayant reçu le traitement de référence (fibrinolyse seule).

Ce nouveau traitement n’est pas encore coté par la sécurité sociale, et est donc imputé pour l’instant sur le budget des CHU qui le pratiquent. 130 000  personnes sont touchées chaque année par un AVC en France. Seuls 5% de ces patients arrivent à l’hôpital dans des délais suffisamment courts pour être traités.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-24T08:43:34+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/l-exercice-mental-pour-l-execution-l-exercice-physique-pour-la-memoire <![CDATA[L’exercice mental pour l’exécution, l’exercice physique pour la mémoire]]> Une étude du Center for BrainHealth de l'Université du Texas à Dallas publiée en juillet 2016 dans la revue Frontiers in Human Neuroscience constate et explique chez des adultes en bonne santé qui ont suivi une formation cognitive, une amélioration dans les fonctions exécutives et chez ceux qui ont suivi un programme d'exercice aérobie, une augmentation de la mémoire immédiate et différée. En effet, exercer son esprit et son corps maintien le cerveau en bonne santé. Bref, l’exercice mental et l’exercice physique apportent des bénéfices différents et complémentaires au cerveau.

Le Dr Sandra Bond Chapman, auteur principal de l'étude et directeur du Center for BrainHealth de l'Université du Texas explique que de nombreux adultes exempts de démence vont connaître dans le cadre d’un vieillissement normal une réduction lente, mais continue et significative de certaines fonctions cognitives en particulier dans les domaines de la mémoire et des fonctions exécutives, telles que la planification et la résolution de problèmes. Chaque 10 ans, on perd 1 à 2% en flux sanguin global dans le cerveau, et cela depuis l’âge de 20 ans.

L’expérience montre ici que le groupe des participants ayant suivi un entraînement cognitif, vont connaître une augmentation de 8% du débit sanguin cérébral. Les chercheurs ont ainsi réparti en 2 groupes (programme cognitif et programme d’exercice) 36 participants adultes âgés de 56 à 75 ans. Chaque groupe a pris part à sa formation à raison de 3 heures par semaine pendant 12 semaines. Les participants ont passé des tests neurocognitifs, sous IRM, et physiologiques avant et après leur programme d’entraînement. Le programme cognitif SMART (Strategic Memory Advanced Reasoning Training), développé au Centre BrainHealth qui est un programme d’exercice physique comportait 3 séances de 60 minutes par semaine avec 5 mn d’échauffement, 50 mn de marche, soit sur tapis roulant ou sur un vélo à 50-75% de la fréquence cardiaque maximale.

L’expérience a montré que,

  • un gain global de flux sanguin cérébral lié à l'effort mental sollicité par la formation cognitive,
  • la formation cognitive favorise la plasticité neuronale en engageant les réseaux cérébraux impliqués à se concentrer sur un objectif,
  • un gain de flux sanguin cérébral négligeable avec le programme d’exercice aérobie,
  • mais une meilleure performance de la mémoire, avec un débit sanguin cérébral plus élevé dans l’hippocampe, une zone particulièrement vulnérable avec l’âge et impliquée dans la démence.

Des données qui soulignent la nécessité d'une approche multidimensionnelle pour maintenir la santé cérébrale. Bref, tous les types d’entraînement mental ou physique, n’apportent pas les mêmes avantages pour le cerveau. Cependant, l’étude met en évidence le potentiel d'amélioration de santé du cerveau chez les adultes en bonne santé en adoptant des habitudes de mode de vie qui exercent l'esprit et le corps. D’autres recherches sont nécessaires pour développer et tester de tels programmes neuro-protecteurs qui combinent des protocoles de formation physique et cognitive.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-24T08:39:24+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-personnes-agees-sous-consommatrices-de-medicaments <![CDATA[Les personnes âgées sous-consommatrices de médicaments]]> Des recherches menées par une équipe belge dirigée par Marteens Wauters de l’université de Ghent publiées en juillet 2016 dans the British Journal of Clinical Pharmacology démontrent que les personnes âgées ne prennent pas leurs médicaments prescrits de manière appropriée. La sous-utilisation de leurs traitements engendrerait une augmentation des risques de décès et d’hospitalisation. Le Pr Sir Munir Pirmohamed, Vice-président de la société britannique de pharmacologie déclare que si la plupart d’entre eux prennent contact avec les professionnels de santé, c'est le plus souvent pour des prescriptions médicales.

Afin d’analyser la façon dont les personnes âgées géraient leur prescription, les spécialistes ont suivi une cohorte de 503 personnes de 80 ans et plus durant 18 mois. Ils ont découvert que 58% des patients prenaient 5 médicaments voire plus par jour. Seuls quelques-uns les prenaient correctement, alors que 67 % d’entre eux sous-utilisaient leur médicament, et 56 % en prenaient plus que nécessaire. Pendant les 18 mois d’observation, cette sous-utilisation augmentait de 39 % le risque de mourir et de 26 % celui d’être hospitalisé. En revanche, les conséquences d’un sur traitement sont moins claires.

Marteens Wauters conclut que si il est connu que prendre trop de médicaments ou des médicaments peu sûrs a des effets néfastes sur la santé, nous avons montré que ne pas prendre les médicaments essentiels est plus fréquent et peut avoir aussi des conséquences négatives. Il note également l’importance des pharmacologues qui pourraient aider à mettre en place des systèmes électroniques pour surveiller constamment la qualité des prescriptions.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-23T09:02:52+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-10-facteurs-de-risque-modifiables-qui-font-90-du-risque-d-avc <![CDATA[Les 10 facteurs de risque modifiables qui font 90% du risque d’AVC]]> Une étude menée sur près de 27.000 personnes a révélé le caractère largement évitable de l’AVC (accident vasculaire cérébral), un fardeau lourd de séquelles pour le patient et coûteux pour les systèmes de santé. En effet, l’AVC est l’une des principales causes de décès et d'invalidité à vie, en particulier dans les pays à faibles et moyens revenus. Avec l’hypertension artérielle (HTA) qui un facteur majeur, et, globalement, 10 grands facteurs de risques responsables de 90% des cas.

Les conclusions d'une étude de l'Université McMaster (Canada) et de l’Université de Galway-Irlande présentées dans la revue The Lancet livrent un message simple : en adoptant un mode de vie sain, on réduit de 90% son risque d’AVC. Les deux principaux types d'AVC sont l’accident vasculaire cérébral ischémique (causé par des caillots sanguins), qui représente 85% des cas, et l’AVC hémorragique (saignement dans le cerveau). La prévention de l'AVC nécessite une compréhension claire des causes évitables clés de ces deux processus de développement. L’identification de ces facteurs de risque, avec quelques différences selon les régions du monde, va permettre de développer des stratégies ciblées pour prévenir l’AVC.

L'étude complète a été menée avec des collaborateurs de 32 pays a porté sur les données préliminaires de la première phase de l'étude Interstroke (20.000 participants de plus de 32 pays en Europe, en Asie, en Amérique, en Afrique et en Australie) et visait à identifier les principales causes d’AVC dans différents groupes de population, en fonction de l’âge, du sexe et des deux types d’AVC.

Le Dr Martin O'Donnell, auteur principal de l’étude précise que l’analyse a pu identifier 10 facteurs de risque modifiables d’AVC chez 6.000 participants de 22 pays. L’échantillon est de taille suffisante pour explorer les facteurs de risque d'AVC dans toutes les grandes régions du monde, pour différents groupes de population clés et pour les sous-types d'AVC. Pour estimer l’incidence des AVC associée à des facteurs de risque spécifiques, les chercheurs ont calculé la part de risque attribuable à chaque facteur (population attributable risk : PAR) soit la charge de morbidité globale qui pourrait être éliminée si un facteur de risque individuel était évité. Le « PAR » est ainsi estimé à :

  • 47,9% pour l'hypertension et 35,8% pour l'inactivité physique,
  • 23,2% pour une mauvaise alimentation et 18,6% pour l'obésité,
  • 12,4% pour le tabagisme, 9,1% pour les causes cardiaques et 3,9% pour le diabète,
  • 5,8% pour la consommation d'alcool et 5,8% pour le stress,
  • 26,8% pour les lipides (apolipoprotéines). 

Ces 10 facteurs pèsent pour 90,7% du risque d’AVC :la plupart de ces facteurs de risque sont connus pour être également associés les uns aux autres. Lorsqu'ils sont combinés tous ensemble, le PAR total pour ces facteurs de risque dépasse les 90%, un résultat qui vaut quelle que soit la région du monde, l’âge ou encore le sexe. Néanmoins, quelques différences selon les régions du monde :

  • le PAR pour l'hypertension varie de 38,8% en Europe occidentale, Amérique du Nord, et en Australie à 59,6% en Asie du Sud-Est,
  • le PAR pour la consommation d'alcool est la plus faible en Europe occidentale, Amérique du Nord, l'Australie et la plus élevée en Afrique (10,4%) et en Asie du sud (10,7%),
  • le PAR pour l'inactivité physique est le plus élevé en Chine,
  • la fibrillation auriculaire (rythme cardiaque irrégulier) est plus significativement associée au risque d’AVC ischémique (PAR allant de 3,1% en Asie du Sud à 17,1% en Europe occidentale, Amérique du Nord, et en Australie),
  • le PAR pour les niveaux de lipides est de 24,8% en Europe de l'ouest, Amérique du Nord, et Australie mais de 67,6% en Asie du Sud. 

Cette étude Interstroke démontre que la majorité des AVC est due à des facteurs de risque modifiables connus et courants. Une alimentation équilibrée, la pratique de l’exercice, l’absence de tabagisme et d’abus d’alcool vont déjà considérablement réduire le risque. Elle confirme également que l'hypertension est le facteur de risque modifiable le plus important, partout dans le monde. 

Des experts commentent et livrent 3 messages clés :

  • l'AVC est une maladie éminemment évitable dans le monde, indépendamment de l'âge et du sexe,
  • L'importance relative des facteurs de risque modifiables nécessite le développement de programmes spécifiques de prévention primaire, adaptés aux différentes régions,
  • des recherches supplémentaires sur les facteurs de risque d'AVC sont nécessaires pour les pays et les groupes ethniques qui n’ont pas été inclus dans l’étude Interstroke.   

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-23T08:59:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/la-maladie-vasculaire-cerebrale-est-un-facteur-tres-sous-estime-de-l-alzheimer <![CDATA[La maladie vasculaire cérébrale est un facteur très sous-estimé de l’Alzheimer]]> Une étude du Rush Alzheimer Center-Chicago présentée en juin 2016 dans la revue the Lancet Neurology confirment une relation dose-dépendante entre la sévérité du trouble vasculaire cérébral et le niveau de risque d'Alzheimer, elles montrent déjà l’association entre athérosclérose et artériosclérose et déficience cognitive. La maladie vasculaire cérébrale a largement été suggérée comme un facteur de risque possible de la maladie de la maladie d'Alzheimer. On évoque également les démences d’origine vasculaire, impliquée d’ailleurs dans l’Alzheimer.

Une étude publiée dans la revue Neurology a documenté qu’une rétinopathie, même légère, c’est-à-dire une maladie des vaisseaux sanguins de la rétine, est associée à un risque accru non seulement de troubles vasculaires dans le cerveau mais aussi de déclin cognitif. Un variant du gène ApoE déjà associé avec le risque de maladie d'Alzheimer, a été documenté comme un agent conduisant à des dommages du système vasculaire cérébral.  Les chercheurs écrivent que la maladie vasculaire cérébrale pourrait donc être un facteur probablement très sous-estimé d’Alzheimer. Ils chercheurs ont analysé les données médicales et pathologiques de 1.143 personnes âgées qui avaient fait don de leurs cerveaux dont 478 (soit 42%) diagnostiqués avec la maladie d'Alzheimer. L’analyse des cerveaux montre que,

  • 39% des participants présentaient une athérosclérose modérée à sévère,
  • 35% une artériosclérose cérébrale (raidissement ou durcissement des parois des artères),
  • plus sévère est la maladie vasculaire, plus élevé est le risque de démence et de maladie d'Alzheimer.
  • Ainsi, l'augmentation du risque de démence est estimée de 20 à 30% par degré d'aggravation de la sévérité. 
  • Enfin, l'athérosclérose et l’artériosclérose sont associées à des capacités inférieures de réflexion et de mémoire, à la fois chez des participants avec et sans démence.

L’étude confirme ainsi un effet significatif de la maladie vasculaire cérébrale sur le risque de démence et, indépendamment, sur la performance cognitive.

Prévenir la maladie vasculaire cérébrale pour prévenir la maladie d'Alzheimer ? Lorsque les chercheurs regardent les difficultés cognitives causées par des maladies des vaisseaux, ils constatent qu’elles sont indépendantes et viennent s’ajouter à d’autres difficultés liées à l’Alzheimer. D’autre part, il a été démontré que la prévention des facteurs de risque vasculaire par le choix d’un mode de vie sain par exemple peut protéger contre la maladie d’Alzheimer. Mais ici, les chercheurs ne tranchent pas « Prévenir la maladie vasculaire pourrait réduire le risque d'Alzheimer, et peut-être même agir sur d'autres voies ».

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-22T11:30:49+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/le-bleu-de-methylene-ameliore-la-memoire-a-court-terme <![CDATA[Le bleu de méthylène améliore la mémoire à court terme]]> Les conclusions d’une étude de l'Université du Texas présentées en juin 2016 dans la revue Radiological Society of North America via EurekAlert  révèlent que le bleu de méthylène qui fait partie des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé pourrait gagner une nouvelle indication inattendue. En effet, une dose orale unique de ce produit se traduit par une augmentation de l'activité des zones qui contrôlent la mémoire à court terme et l'attention.

Le bleu de méthylène est surtout employé comme colorant histologique, mais également utilisé pour traiter la méthémoglobinémie, un trouble sanguin dans lequel la capacité du sang à transporter l'oxygène vital dans l'ensemble de l'organisme est réduite ou utilisé également comme antiseptique, en traitement d'appoint des plaies superficielles, par exemple, mais de plus en plus rarement chez l’Homme, en raison de sa faible activité antimicrobienne. De précédentes études sur l’animal ont montré qu’une faible dose de bleu de méthylène peut améliorer la mémoire contextuelle à long terme et l’extinction de la mémoire (ou des  mauvais souvenirs). Cependant, le Dr Timothy Q. Duong, professeur à l'Université du Texas et auteur principal de l’étude explique que le processus neuronal sous-jacent à ces effets reste inconnu. C’est la première étude par IRM sur les effets du bleu de méthylène sur le cerveau humain. Cet essai clinique a porté sur 26 bénévoles, en bonne santé, âgés de 22 à 62 ans, qui ont subi une IRM fonctionnelle (IRMf) avant et une heure après l’administration d’une faible dose de bleu de méthylène versus placebo pour évaluer les effets du bleu de méthylène sur la réactivité cérébro-vasculaire au cours de différentes tâches. Le débit sanguin cérébral a été mesuré avant et après l'intervention. L’expérience montre, avec le bleu de méthylène,

  • une réponse accrue dans le cortex insulaire bilatéral, une zone profonde du cerveau associée aux réactions émotionnelles, au cours d'une tâche de réaction à un stimulus visuel,
  • une réponse accrue au cours de tâches de mémoire à court terme impliquant la zone du cortex préfrontal une zone impliquée dans le traitement des souvenirs, le lobe pariétal, une zone associée au traitement de l'information sensorielle, et le cortex occipital, le centre de traitement visuel du cerveau,
  • une augmentation de 7% des réponses correctes lors d’une tâche de rappel de souvenirs.

Les résultats suggèrent que le bleu de méthylène, sous forme d’une faible dose orale unique, peut ainsi réguler certains réseaux cérébraux liés à une attention soutenue et à une amélioration de la mémoire à court terme. Des données surprenantes et précieuses qui appellent à d’autres recherches sur les bénéfices possibles de bleu de méthylène dans le vieillissement en bonne santé et la prévention des troubles cognitifs et de la démence.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-22T11:30:05+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/la-stimulation-cerebrale-profonde-reduit-de-70-les-symptomes-moteurs-de-parkinson <![CDATA[La stimulation cérébrale profonde réduit de 70% les symptômes moteurs de Parkinson]]> La stimulation cérébrale profonde ou Deep Brain Stimulation (DBS) va, par l’intermédiaire d’électrodes implantées au niveau de différentes régions du cerveau et d’une faible stimulation électrique chercher à interrompre le signal cérébral causant les symptômes de la maladie. Une alternative, lorsque les médicaments ne parviennent plus à corriger les tremblements. Elle fait ici ses preuves sur les performances motrices et la qualité de vie des patients grâce aux retours de pratique au CHU Réseau-CHU de Saint-Etienne de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement de la maladie de Parkinson qui touche en France 2 % de la population après 60 ans. Elle est caractérisée par une dégénérescence des neurones qui gèrent la dopamine. C’est une cause majeure de handicap moteur qui se manifeste par une lenteur caractérisée, une raideur souvent asymétrique et des tremblements au repos. Les patients peuvent présenter également une multitude d’autres symptômes (syndromes anxieux ou dépressifs, des douleurs). Plusieurs études ont apporté les preuves d’efficacité de différents modes de stimulation, externe, magnétique ou profonde, dans la réduction des symptômes, notamment moteurs de la maladie de Parkinson. Aujourd'hui, la DPS est proposée lorsque les médicaments ne permettent plus de corriger les symptômes, situation généralement rencontrée après 7 à 8 ans d’évolution de la maladie. Le patient présente alors un stade évolué de la maladie avec une fluctuation motrice dans la journée.

Elle a d’abord été testée au CHU de Grenoble à la fin des années 1980 par l’équipe du Pr. Benabid et mise en œuvre au CHU de Saint-Etienne depuis mai 2015, la technique chirurgicale apporte des résultats concluants,

  • une amélioration de 70% des performances motrices,
  • une réduction possible de 40 à 60% des  traitements médicamenteux,
  • une stabilité de cette amélioration de la qualité de vie des patients, jusqu’à 5 ans après l’intervention.

L’intervention reste extrêmement délicate et respecte des critères pré-opératoires rigoureux : le patient suivi par le service de Neurologie est évalué à plusieurs reprises avant l’intervention, de manière à vérifier que la technique est bien appropriée. Une IRM vérifie que le patient ne présente pas d’anomalies cérébrales. Un test à la dopamine est aussi effectué car il a été démontré que les personnes ne répondant pas à la dopamine ne répondent pas non plus à stimulation cérébrale profonde. La synthèse de ces données d’examens est communiquée au patient par le neurologue en présence d’un membre de la famille.

La décision d’opérer est prise par le neurochirurgien en concertation avec le patient. L’opération est réalisée sous anesthésie générale. Le neurochirurgien utilise une IRM pour localiser le noyau sous-thalamique, qui joue un rôle majeur dans la régulation des mouvements, et choisir la trajectoire la plus sûre pour l’atteindre. Des électrodes provisoires sont d’abord ajustées puis remplacées par les 2 électrodes définitives dont le bon fonctionnement est validé par scanner de contrôle. Le patient restera ensuite hospitalisé pendant 7 à 10 jours pour régler le stimulateur et ajuster la dose des médicaments en fonction de ses besoins puis sera régulièrement suivi durant plusieurs mois.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-22T11:29:23+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/l-hypothese-auto-immune-de-la-maladie-de-parkinson <![CDATA[L’hypothèse auto-immune de la maladie de Parkinson]]> Les chercheurs de l’Université de Montréal et de l'Université McGill ont présenté en juin 2016 dans la revue Cell un tout nouveau paradigme (ré)ouvert sur la maladie de Parkinson, en effet, ils suggèrent que la mort des cellules neuronales dopaminergiques pourrait être causée par une hyperactivité du système immunitaire. Le décryptage de ce mécanisme, dont le rôle clé joué par 2 gènes déjà associés à la maladie de Parkinson, ici dans la régulation du système immunitaire, contribue à la preuve que le Parkinson est une maladie auto-immune. Des données qui ouvrent la possibilité de nouvelles thérapies ciblant ces protéines déficientes, à l'origine de ces réactions auto-immunes contre les neurones dopaminergiques. Les scientifiques montrent in vitro et in vivo, que 2 gènes associés à la maladie de Parkinson jouent un rôle clé dans la régulation du système immunitaire. PINK1 et Parkin pour des protéines essentielles pour protéger les cellules des attaques du système immunitaire.

Des antigènes de PINK1 et Parkin mutés déclenchent une réaction auto-immune : lorsque ces protéines clés sont dysfonctionnelles, comme c'est le cas, expliquent les scientifiques chez certains patients atteints de la maladie de Parkinson, de petites parties de protéines ou antigènes, provenant de mitochondries apparaissent à la surface des cellules et déclenchent l'activation des lymphocytes T, qui vont s’attaquer aux neurones producteurs de dopamine dans le cerveau. Un système immunitaire devenu hyperactif en raison de gènes PINK1 et Parkin dysfonctionnels pourrait expliquer la mort des neurones dopaminergiques chez les personnes atteintes.

Les chercheurs montrent ici sur des cultures cellulaires et chez un modèle murin de la maladie du Parkinson où PINK1 ou Parkin sont absents, que ces antigènes mitochondriaux entraînent bien cette attaque du système immunitaire contre les neurones dopaminergiques. Un processus d’auto-immunité similaire à celui de la sclérose en plaques, du diabète de type 1, de la polyarthrite rhumatoïde ou du lupus.

L’étude explique ainsi comment une attaque du système immunitaire peut entraîner la destruction de neurones dopaminergiques durant la maladie et ouvre ainsi une toute nouvelle voie d’étude de la maladie. En établissant ce lien entre 2 gènes clés déjà associés à Parkinson et ces mécanismes d'auto-immunité, les chercheurs vont pouvoir travailler à de nouveaux médicaments qui ciblent ces antigènes mitochondriaux responsables. Enfin, ces nouvelles thérapies fondées sur la modulation du système immunitaire, par le ciblage de ces antigènes mitochondriaux pourraient aussi s’avérer efficaces pour les autres maladies auto-immunes comme le diabète, pour lesquelles un lien avec des antigènes mitochondriaux a été également documenté.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-22T11:28:23+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-promesses-renouvelees-du-resveratrol <![CDATA[Les promesses renouvelées du resvératrol]]> Une revue de la littérature publiée en juin 2016 dans la revue Current Topics in Medicinal Chemistry via Eurekaselect résume la pertinence dans la prise en charge de l’Alzheimer des effets positifs du resvératrol (antioxydant présent dans les raisins, le vin ou le chocolat) sur l'hippocampe, une zone du cerveau essentielle pour la mémoire, l'apprentissage et l'humeur. D’où l’idée d’utiliser ce composé naturel dans le traitement de la maladie d'Alzheimer avec sa capacité préventive contre la neuro-dégénérescence qui a déjà été démontrée sur l’animal. Cependant, le resvératrol seul ne peut être efficace qu’en le combinant à d'autres composés pou qu’il se révèle alors, une thérapie efficace et multi-cibles.

Le resvératrol est une substance phytochimique polyphénolique produite naturellement dans plusieurs plantes. On le trouve en forte concentration dans la peau des raisins, les baies, le chocolat et les arachides. De nombreux bénéfices lui ont été accordés, dont ses effets anti-inflammatoires et ses capacités préventives contre le diabète, certains cancers, les maladies cardiovasculaires,  et même la maladie d’Alzheimer. Une récente étude des NIH a même retracé l'activité métabolique dans des cellules traitées avec du resvératrol jusqu’à l’activation des sirtuines propices à la longévité. Enfin, d’autres études comme celle publiée dans la revue JAMA Internal Medicine ont suggéré que l’apport en resvératrol par voie alimentaire est aussi associé à certain nombre de facteurs propices à la santé. Des effets neuroprotecteurs ont  été largement suggérés depuis sa découverte dans les années 40.

Son rôle thérapeutique dans la réduction du risque de neurodégénérescence, et la maladie d'Alzheimer en particulier a déjà été documenté in vitro et in vivo sur des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer. Sur ces modèles, il a été montré que le resvératrol facilite dispersion, non amyloïdogène, de la protéine précurseur de l'amyloïde (APP) et favorise l'élimination des protéines neurotoxique bêta-amyloïde (Aß), et parvient ainsi à ralentir le développement et la progression de la maladie d’Alzheimer. Enfin, le resveratrol réduit également les dommages aux cellules neuronales par toute une série de mécanismes dont l’action d’enzymes bénéfiques, les sirtuines.

Un premier défi pour son utilisation est de pouvoir l’utiliser à bonne concentration car si le resvératrol semble présenter, selon les études in vitro et in vivo, une forte bioactivité dans la maladie d’Alzheimer, la question de biodisponibilité pose problème : les quantités nécessaires pouvant produire ces effets biologiques favorables au cerveau et les cellules neuronales sont difficiles à concentrer en nombre suffisant pour démontrer son efficacité chez les humains. C’est pourquoi son usage clinique, comme médicament solo de la maladie d’Alzheimer est toujours resté un défi majeur. Les scientifiques proposent donc ici de le coupler à un agent chélateur de métaux et / ou un antioxydant pour réduire les dommages causés par les radicaux libres de l'oxygène ou espèces réactives de l'oxygène. Dans cette formule, les scientifiques expliquent que le resvératrol peut avoir la capacité d'augmenter les enzymes sirtuines, de favoriser l'amélioration de la réparation de l'ADN par l'amélioration de l'activité d’autres enzymes (PARP par exemple) et, ainsi, d’améliorer la viabilité des cellules du cerveau et leur longévité.

Ainsi, cet examen technique de la littérature, conclut que combiné à un agent chélateur et un antioxydant, le resvératrol pourrait en effet trouver toute sa place dans e traitement de la maladie d’Alzheimer. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-22T11:25:43+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/opter-pour-un-bon-petit-dejeuner-et-un-diner-leger <![CDATA[Opter pour un bon petit déjeuner et un dîner léger]]> Une étude de chercheurs de l'Imperial College l'Université de Thessalie, du King College de Londres et de l’Université d’Amsterdam, soutenue par le Centre de Recherche Nestlé et publiée dans la revue Proceedings of the Nutrition Society fait le point sur comment caler ses habitudes alimentaires sur l’horloge biologique et les besoins énergétiques. Cela semble être un principe à suivre pour maintenir un bon équilibre métabolique, tout au long de la journée et réduire ainsi le risque de prise de poids. La chrono-nutrition ou la prise en compte des moments des repas tout autant que de leurs apports spécifiques reste aujourd’hui un concept mal documenté, même si l’idée d’un bon petit-déjeuner et d’un dîner allégé fait son chemin pour lutter contre le surpoids et l'obésité.

Sur le rôle de l’horloge biologique dans le développement de maladies chroniques comme l'obésité ou le diabète, une  étude publiée dans la revue Nature Medicine confirme et montre que l'important ce n'est pas ce que l’on mange, mais quand on le mange, soulignant l'importance de l'horloge biologique comme chef d'orchestre du métabolisme et confirmant le rôle central des cellules adipeuses, avec leur horloge biologique moléculaire, dans l'intégration de la prise alimentaire et la dépense énergétique. Une autre étude publiée dans la revue Faseb Journal montre, chez la souris, une prise de poids presque diminuée de moitié lorsque l’accès à la nourriture est planifié. Enfin, d’autres études ont également montré qu’un sommeil perturbé, donc une horloge déréglée était associée à une prise de poids assurée.

Sur le principe du petit déjeuner, régulier, copieux ou pas, protéiné ou pas, les études sont déjà partagées. Si un petit déjeuner équilibré peut apporter plus de vitalité, plus de satiété, un meilleur contrôle de la glycémie, son effet sur le maintien du poids reste très discuté. Des recherches antérieures ont trouvé que le petit déjeuner est lié à un risque plus faible de l'obésité, en soutenant la théorie selon laquelle il est préférable de manger plus tôt que tard. Sur le principe d’un dîner léger, plusieurs études ont suggéré que c’est une clé d’une bonne gestion du poids.

Cette nouvelle revue de la littérature a regardé à travers les études d'observation les différences d’habitudes et de moments de prise alimentaire, selon les cultures et les pays et comment ces habitudes pouvaient impacter le risque d’obésité. Les chercheurs ont, en particulier, rapproché les données d’association entre le moment des repas et le poids. La plupart des études apportaient des données sur les différents repas (le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner et des collations), plutôt que sur des moments précis de prise alimentaire au cours de la journée. Ils auraient identifié ainsi 4 modes de consommation alimentaire,

  • un apport énergétique équivalent au petit déjeuner et au dîner, avec le plus grand apport au cours du déjeuner,
  • un apport énergétique moindre au petit déjeuner et au déjeuner, avec le plus grand apport au dîner,
  • un apport énergétique équivalent au petit déjeuner et au dîner, avec un apport moindre au déjeuner,
  • un apport énergétique faible au petit déjeuner, une plus grande consommation au déjeuner et une plus grande consommation encore au dîner.

Quelques études qui ont porté sur le lien entre l'alimentation, l'heure du jour et le poids, aboutissent à quelques conclusions :

  • manger plus dans la soirée, par rapport à dans la matinée, est associé à un IMC plus élevé,
  • manger entre les repas est associé à plus de graisse corporelle,
  • sauter le petit déjeuner et manger plus, plus tard dans la journée est associé à un IMC plus élevé.

Les auteurs concluent donc que quelques preuves suggèrent que la consommation d'énergie du soir est un facteur de risque d’obésité, tout en précisant que plus de données sont nécessaires. Il est difficile, précisent-ils de tirer des conclusions de cet examen de la littérature, car ces conclusions varient, les méthodologies aussi et les données prises en compte pourraient ne plus représenter les habitudes alimentaires actuelles. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-20T01:53:43+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/incidence-du-tabagisme-sur-les-parkinsoniens <![CDATA[Incidence du tabagisme sur les Parkinsoniens]]> Une étude de la Mayo Clinic présentée en juin 2016 dans la revue JAMA Neurology suggère à pas moins de 35%, l’augmentation du risque de Parkinson à 10 ans, chez les 70 ans et plus et pointent la responsabilité du tabagisme. C’est la toute première à révéler une si forte augmentation d’incidence de la maladie de Parkinson, durant les 30 dernières années.

L'incidence de la maladie a considérablement augmenté en 30 ans, précisément sur la période 1976-2005, et en particulier pour les hommes de 70 ans et plus, mais pas seulement, les hommes de tous âges connaissent sur cette période une augmentation de 24% de risque à 10 ans, de développer la maladie.

Les chercheurs ont travaillé sur les données du Rochester Epidemiology Project, qui rassemble les dossiers médicaux à vie (en moyenne sur plus de 30 ans) de tous les patients du Minnesota, ayant reçu au moins un diagnostic de parkinsonisme ou syndrome associant plusieurs des principaux symptômes de la maladie de Parkinson (dont le tremblement au repos, la rigidité musculaire ou encore le risque et la tendance aux chutes). Les dossiers de 1.000 patients atteints ont ainsi été examinés par un spécialiste des troubles du mouvement pour confirmer le diagnostic et classer chaque cas en rapport avec les différents types de parkinsonisme, dont la maladie de Parkinson. Les principales conclusions sont :

  • l’augmentation du risque de 35%, à 10 ans, chez les hommes âgés de 70 ans et plus,
  • une hausse particulièrement élevée chez les hommes et femmes nées de 1915 à 1924, qui auraient pu subir certaines expositions in utero,
  • globalement, des tendances d’augmentation avec le temps, plus claires chez les hommes que chez les femmes : si la maladie de Parkinson a tendance à affecter davantage les hommes que les femmes, l'augmentation est plus dramatique chez les hommes et cette différence est accueillie comme une incitation à mieux comprendre les causes environnementales de la maladie.

Les hausses d’incidence citées plus haut ne sont pas, analysent les auteurs, le fait d’une meilleure connaissance de la maladie ou d’un accès élargi au diagnostic, ce ne serait pas lié à un changement de prise de conscience ou de pratique médicale au fil du temps.

Des facteurs environnementaux dont de mode de vie sont mis à l’index, comme causes possibles de cette forte augmentation. Intensités et durées à vie d’exposition aux pesticides, au tabagisme et à d’autres facteurs toxiques ont évolué au cours des 70 dernières années. Ces changements dans l'exposition peuvent expliquer cette incidence à la hausse. Les auteurs insistent ainsi sur l’impact probable du tabagisme, qui sur cette période, contribuerait à expliquer la hausse d’incidence particulièrement importante chez les hommes.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-19T23:54:16+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/un-espoir-de-protection-contre-l-effet-pesticides <![CDATA[Un espoir de protection contre l’effet pesticides]]> Une étude d’experts de l’Université de Californie - Los Angeles (UCLA) présentée dans la revue Environmental Health Perspectives contribue à expliquer la toxicité de certains pesticides, mais suggère aussi une stratégie de protection contre la maladie de Parkinson. En effet,  de nombreuses études ont documenté et confirmé les effets néfastes de ces composés sur le cerveau. L'exposition à un groupe de pesticides connus, les dithiocarbamates, a notamment été associée à un risque accru de maladie de Parkinson, sans que le mécanisme toxique sous-jacent soit parfaitement compris.

La recherche a porté sur le fongicide zirame, largement utilisé dans les zones agricoles aux Etats-Unis. L’exposition à ce composé entraîne la perte de la source principale de dopamine dans le système nerveux central, soit les neurones dopaminergiques et est associée à la maladie de Parkinson. Son action néfaste sur le SNC commence par l’augmentation de la concentration d'une protéine, α-synucléine, abondante dans le cerveau humain. Ces protéines vont alors s’agglutiner et entraîner des dommages aux neurones voisins. Un phénomène identique à celui constaté dans la maladie de Parkinson, hors toute exposition aux pesticides.

Cette nouvelle recherche, expérimentale, menée sur le poisson zèbre, permet de constater que l'élimination de la protéine α-synucléine protège le poisson contre la perte des neurones dopaminergiques induite par l’exposition au zirame : tout d'abord, les chercheurs ont développé un modèle de la maladie de Parkinson chez le poisson zèbre et l’ont exposé au zirame ce qui l’a privé de dopamine. Ensuite, les chercheurs ont privé le poisson de protéine α-synucléine et puis l’ont exposé au zirame, mais l’animal a continué à nager normalement, comme protégé contre la maladie. Enfin, les chercheurs ont testé, chez le poisson modèle de la maladie, un composé expérimental, CLRO1, capable de dissoudre les agrégats de protéines chez les patients atteints de Parkinson. IIls constatent que ce candidat médicament protège bien l’animal contre Parkinson.

Cibler la protéine α-synucléine pour stopper la progression de Parkinson : 

Le Dr Jeff Bronstein, professeur de neurologie à l’UCLA rappelle que la plupart des cas de la maladie de Parkinson semblent être au moins partiellement causés par des facteurs environnementaux tels que l'exposition aux pesticides. Ces résultats soutiennent ainsi que cibler la protéine α-synucléine pourrait ralentir ou arrêter la progression de la maladie chez un grand nombre de patients atteints : « Se débarrasser de la protéine génétiquement ou briser les agrégats avec ce médicament permet de protéger contre la toxicité du pesticide. Or la plupart des toxines environnementales agissent sur la même voie que le zirame, nous pouvons donc tester les candidats en cours de développement contre l'exposition au zirame ».

Alors que 70% des cas de Parkinson ne peuvent être expliqués par la génétique, cette nouvelle compréhension de la pathogenèse de la maladie de Parkinson, liée aux facteurs environnementaux, est une étape importante vers le « vrai » traitement.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-19T23:51:08+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/le-lien-se-resserre-entre-demence-et-glucose <![CDATA[Le lien se resserre entre démence et glucose]]> Une étude l'Université d'Aberdeen publiée en juillet 2016 dans la revue Diabetologia via Springer Link  est la première à montrer que la maladie d'Alzheimer peut aussi conduire au diabète. Ainsi, 80% des personnes atteintes de l'Alzheimer ont également une certaine forme de diabète ou de perturbation du métabolisme. Des données qui contribuent à la compréhension du lien entre cerveau et métabolisme, autour d'une cible déjà documentée (BACE1) et avec une confirmation, certains antidiabétiques pourraient présenter des bénéfices substantiels dans la gestion de l’Alzheimer. L’association entre le diabète et la maladie d’Alzheimer a souvent été évoquée, avec des facteurs de risque génétiques communs, des effets d’une glycémie élevée sur la capacité cognitive, un processus d’action complexe de l'amyloïde sur le cerveau mais aussi le pancréas, et déjà, le double effet metformine, sur le cerveau dément tout autant que le métabolisme. Les chercheurs démontrent que les complications cérébrales liées à la démence peuvent également entraîner des changements dans la gestion du glucose par l’organisme et finalement le développement du diabète. Bref, le diabète pourrait commencer par ce dysfonctionnement cérébral plutôt que par un dysfonctionnement du pancréas.

Le professeur Bettina Platt, auteur principal de l’étude, a réuni une collaboration unique d’experts en neurologie, gérontologie et métabolisme pour tenter d’expliquer cette concomitance fréquente des 2 pathologies. Les chercheurs ont développé un modèle animal de la maladie d'Alzheimer et constatent que des niveaux accrus d'un gène impliqué dans la production de protéines toxiques dans le cerveau type amyloïde, non seulement entraîne des symptômes semblables à ceux rencontrés dans la maladie d'Alzheimer, mais aussi dans les troubles métaboliques. Ce gène ou enzyme BACE1 joue un rôle clé dans la pathogénèse de la maladie d'Alzheimer en catalysant la protéine précurseur de l'amyloïde. D’autres études ont montré que la suppression globale de BACE1 permet de protéger contre l'obésité induite par l'alimentation et contre le diabète, suggérant ainsi que BACE1 est un régulateur potentiel de l'homéostasie du glucose. Ici, lorsque les chercheurs augmentent les niveaux de BACE1 dans le cerveau des souris, ils constatent que leur métabolisme du glucose est également bouleversé. Ce nouvel angle de proximité entre diabète et Alzheimer, incite à rappeler, ce que font les auteurs et que les démences sont, dans la grande majorité des cas non héréditaires, et donc que les facteurs de mode de vie et les comorbidités sont donc à prendre en compte. Ainsi, si les facteurs de mode de vie documentés dans le diabète et le métabolisme pesaient tout autant sur le développement des démences. Les chercheurs rappellent que l’étiologie du diabète est située au niveau du pancréas et du foie et souvent associée à un régime alimentaire malsain, mais ils font l’hypothèse ici qu’une dérégulation dans le cerveau pourrait aussi conduire au développement d’un diabète très sévère.

Certaines études ont suggéré que les médicaments du diabète valent pour l’Alzheimer, celle-ci récidive en démontrant, chez l’animal, que les médicaments actuellement utilisés pour contrôler les niveaux de glucose dans le diabète peuvent aussi soulager les symptômes et la progression de la maladie d'Alzheimer. L’espoir serait donc d’avoir tout un nouvel arsenal thérapeutique capable de freiner voire d’inverser l'Alzheimer, tout autant que le diabète symptômes.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-19T23:49:37+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2017/07/les-resultats-d-un-essai-a-haut-risque-pour-stopper-la-sclerose-en-plaques <![CDATA[Les résultats d'un essai à haut risque pour stopper la sclérose en plaques]]> Des médecins canadiens de l’hôpital d’Ottwa publient dans la revue The Lancet des résultats étonnants d’une étude clinique de phase 2 sur les effets d’une chimiothérapie radicale suivie d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques pour traiter la sclérose en plaques (SEP). Cette intervention a permis à 8 patients sur 23 de voir leur handicap amélioré pendant 7,5 ans après le début de l'essai, objectivé par l'échelle EDSS. Ce qu’aucune autre thérapie ne permet à ce jour, selon les auteurs. Reste que cette approche s'est révélée être à très haut risque puisque la chimiothérapie initiale a été administrée à des doses aplasiantes et qu’un des patients est décédé de sepsis. Tous les malades âgés de 18 à 50 ans, avaient une forme agressive de SEP. Ces résultats sont importants puisque, du point de vue lésionnel, les 24 IRM cérébrales initiales révélaient en moyenne la présence de 93 lésions. En post-traitement, seule une lésion est apparue sur les 327 scans pratiqués. Cliniquement, les patients souffraient avant l'essai de 1,2 accès par an. Après traitement, aucune poussée n’est apparue au cours de 4 à 13 ans de suivi.

Par ailleurs, la détérioration cérébrale, qui accompagne habituellement la SEP, a ralenti au point de rejoindre le niveau de la population générale d’âge égal pour 9 patients. A 3 ans, 6 patients ont pu retourner à leurs études et ont même perdu leur allocation handicap. Sur les 24 sujets traités, 22 ont quand même souffert des effets toxiques de cette approche thérapeutique, qualifiés de modérés dans l’article.

Les auteurs de cet essai sont les premiers à reconnaître que cet essai est limité dans son effectif et dans sa méthodologie en l'absence de groupe contrôle. De précédentes études avaient déjà tenté ce type de traitement sur moins de patients, avec des résultats mitigés et le recours à une chimiothérapie nettement plus légère avant la greffe autologue de cellules souches hématopoïétiques.

Au final, pour étonnants qu’ils soient, les résultats de cet essai sont à mettre en balance avec leur profil de sécurité plus que médiocre au vu du taux de mortalité enregistré (4%). Et aujourd’hui, compte-tenu de l’existence des récentes biothérapies développées contre la SEP, un tel essai n’aurait vraisemblablement aucune chance de passer une barrière éthique.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2017-07-19T23:48:01+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/tout-savoir-sur-le-cafe <![CDATA[Tout savoir sur le café]]>  Pendant longtemps, le café a été considéré comme un médicament. Il est aujourd’hui devenu une boisson courante, consommée pour son effet stimulant et pour le lien social qu’il crée. Le café est la boisson après l’eau la plus consommée dans le monde. Cependant, le café est plus ou moins consommé du fait de certaines rumeurs courantes à son propos. En effet, on pense tous que le café est mauvais pour la santé, mais on ne sait pas forcément pourquoi. Alors, voici quelques bienfaits de la consommation de la caféine.

L’EFSA (European Food Safety Authority) recommande en moyenne pour un adulte, 4 tasses de café par jour, soit l’équivalent de 400 mg de caféine. Par contre, une femme enceinte ne doit pas dépasser plus de 2 tasses par jour, et pour un adolescent, pas plus de 3 mg/kg de poids corporel/j. On constate que cette boisson, quand elle est consommée raisonnablement, n’était pas aussi néfaste que l’on pourrait le penser. On parle de la notion de caféine, substance présente dans le café qui est un alcaloïde retrouvé dans le café mais aussi dans le thé, sous le nom de théine. En effet, à poids égal, le thé contient même plus de caféine que le café. Cette molécule est renommée pour ses propriétés stimulantes qui augmentent la fréquence cardiaque. De plus, elle est caractérisée par sa capacité à traverser la barrière hémato-encéphalique et le placenta, et peut être retrouvé dans le lait maternel. C’est pourquoi il est recommandé pour les femmes enceintes et allaitantes de ne pas dépasser 2 tasses de café par jour. Pour exercer son activité stimulante, la caféine agit principalement comme psychoaffectif en activant la sécrétion d’adrénaline. Cet effet stimulant est variable selon chaque individu, puisque chacun y adapte sa consommation. Ainsi, la caféine peut être considérée comme une molécule négative chez les enfants et adolescents car elle entraîne alors des retards d’endormissement ainsi qu’une diminution du temps et de la qualité du sommeil.

Le café ne fournit aucun apport calorique. En effet seul le sucre ajouté en complément constitue un apport calorique, bien souvent refusé par les véritables amateurs de café ne souhaitant pas le dénaturer. De part sa teneur en eau, le café permet d’effectuer un apport modeste, mais réel, en micronutriments soit plus précisément en minéraux. D’après différentes études réalisées, il existe une multitude de bienfaits du café autre que celui connu de tous, c’est à dire l’effet stimulant. Cependant, il est tout de même important de prendre ces informations avec du recul et de respecter la dose recommandée de café à boire par jour :

  • Un comité d’experts américains a conclu que le café n’était pas néfaste pour la santé et réduirait même le risque de maladies cardiovasculaires. Ceci a été confirmé par Miriam NELSON, professeur de nutrition à l’Université Tufts - Boston qui  explique avoir constaté une réduction du risque de maladies cardio-vasculaires, de Parkinson, de diabète et de certains cancers. Les flavonoïdes (antioxydants) contenus en grande quantité dans le café limiteraient ces pathologies. Le café,  selon elle, serait préférable aux boissons énergisantes ou à base de cola.
  • Une étude effectuée par des chercheurs de l’Université du Texas Health Science Center - Houston révèle que boire du café chaque jour réduirait de 42% les troubles de l’érection. Le café permettrait d’augmenter l’afflux sanguin grâce à une relaxation des artères de quelques muscles du pénis. Cependant, ces bienfaits ne concernent pas tous les hommes, de plus, ils n’ont pas été constatés chez les diabétiques.
  • D’autres études auraient permis de démontrer un bienfait de prévention d’Alzheimer. Selon le Dr Astrid NEHLING, le risque de développer la maladie d'Alzheimer serait réduit de 60 % chez les individus consommant 2 tasses de café par jour. Et d’après une étude américaine publiée dans le Journal of Alzheimer’s disease, la caféine pourrait réduire la formation de dépôts anormaux dans le cerveau, caractéristiques de la maladie. Et enfin le Dr Gary ARENDASH et ses collègues de l’Université de Floride ont prouvé, grâce à une expérience réalisée sur 55 souris ayant développées les symptômes de la maladie, que lorsque la souris reçoit l’équivalent (chez l’adulte) de 5 tasses de café par jour, il pourrait y avoir une diminution de 50% des plaques anormales retrouvées au niveau du cerveau.
  • Des études ont démontré par ailleurs, que le risque de développer la maladie de Parkinson est inférieur chez les consommateurs de café. 13 études auraient permis en 2002 d’affirmer que chez l’Homme, le risque de développer la maladie de Parkinson est inférieur d’un tiers chez les consommateurs de café par rapport aux individus qui n’en consomment pas. De plus, il est important de noter que la consommation de 2 à 4 tasses par jour réduirait les tremblements. Cotés mécanismes, 2 études réalisées en Finlande sur des souris en 2007 auraient démontré que la caféine prévenait la perte de cellules nerveuses dopaminergiques que l’on observe dans la maladie de Parkinson. La caféine semblerait donc augmenter le taux de dopamine.
  • Une autre étude de la Harvard School of Public Health réalisée sur 47911 hommes ente 1986 et 2008, démontrerait que la consommation de 3 tasses quotidiennes permettrait de faire baisser d’un tiers le risque d’avoir le cancer de la prostate. Ces pourcentages ne sont pas à négliger puisqu’en effet il est important de rappeler que celui-ci est le plus mortel chez les hommes. Les chercheurs d’Harvard ont montré dans une étude portant sur 120.000 Américains, qu’augmenter la consommation de café permettrait de réduire le risque de diabète et encore plus incroyable, une baisse de la consommation quotidienne pourrait, à l’inverse, augmenter ce risque. Ils ont établi un lien entre le fait de boire une tasse et demi de café supplémentaire par jour pendant 4 ans et une diminution de 11% du risque de développer un diabète de type 2 (le diabète le plus courant chez les adultes) dans les 4 années suivantes. De plus, ce lien a été conforté par un autre constat, en effet, les personnes buvant au moins 3 tasses par jour, ont un risque de diabète plus faible d’environ 37% par rapport aux consommateurs d’un café par jour.

Les dangers sont à prendre en compte au-delà de 5 tasses de café quotidiennes et régulières.

  • Le café et le sommeil : on le sait tous, trop de café peut nuire à notre cycle de sommeil. Il diminue la qualité de notre repos, ce qui présente des risques de fatigue pour notre organisme, qui entraînent à terme bien d’autres pathologies
  • Le café et les risques d’hypertension : le café a pour effet d’augmenter le rythme cardiaque. Il peut alors être dangereux pour les personnes ayant des pathologies cardiaques ou de la circulation sanguine.
  • Le café et le cholestérol : à trop forte dose le café aurait pour effet de favoriser la formation de LDL-cholestérol ou encore appelé «mauvais cholestérol» donc augmenter le risque de pathologie cardiovasculaire.
  • Le café et l’anxiété : il est bien connu que boire trop de café pourrait rendre agressif, nerveux et anxieux.
  • Le café et les femmes enceintes : selon l’Agence européenne pour la sécurité des aliments, la consommation de caféine en surdose chez les femmes enceintes pourrait avoir un impact sur la santé et la croissance foetale.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-24T00:14:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/les-medecins-se-preparent-ils-mieux-a-la-fin-de-vie <![CDATA[Les médecins se préparent-ils mieux à la fin de vie ?]]> Une étude directement intitulée « Comment meurent les médecins aux U.S. » a examiné leur  recours aux interventions médicales de fin de vie. En effet, on pourrait penser que les médecins et plus largement les professionnels de santé avec une vision plus éclairée chercherait à mieux préparer leur fin de vie car ils sont mieux informés sur le vieillissement, les soins de santé liés à l’âge et les soins palliatifs. En fait, les conclusions, présentées en mai 2016 dans le Journal of the American Geriatrics Society seraient surprenantes car les médecins se logent à la même enseigne que les autres usagers de santé.

Les chercheurs ont testé l’hypothèse que, mieux informés et préparés, les médecins choisiraient moins de soins en milieu hospitalier en fin de vie. En examinant les dossiers d'assurance-maladie de 9.947 médecins décédés (en moyenne à l’âge de 83 ans) et de 191.426 usagers non-médecins décédés. L’analyse des données montre que,

  • médecins ou non-médecins, le nombre de jours passés à l'hôpital au cours des 6 derniers mois et du dernier mois de vie est identique,
  • le taux de séjour en unité de soins intensifs durant le dernier mois de vie, idem, et même légèrement supérieur chez les médecins sur la période des 6 derniers mois de vie,
  • 46% des médecins versus 43,2% des non-médecins ont suivi des soins au cours des 6 derniers mois de vie et plus de médecins ont vécu leur fin de vie en maison de retraite et y ont passé plus de temps
  • enfin, les médecins en moyenne ont eu 2 fois plus souvent recours aux soins palliatifs.

Cette étude d'observation rétrospective montre qu’en dépit d’une préférence générale pour une fin de vie à domicile, les médecins américains sont plus susceptibles de finir leurs jours en maison de retraite et d’accéder aux services de soins palliatifs. Les chercheurs émettent l'hypothèse que beaucoup de ces médecins ont été formés et certains ont pratiqué les soins palliatifs. Face à la maladie au grand âge, les médecins se tournent ainsi, plus fréquemment qu’on ne pouvait le penser, vers l’hôpital et les services de soins spécialisés.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-23T02:36:05+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/preuve-de-concept-d-une-neuroprothese-multi-articulaire <![CDATA[Preuve de concept d’une neuroprothèse multi-articulaire]]> Une étude de cas de Louis Stokes Cleveland Veterans Affairs Medical Center présentée en mai 2016 dans la revue American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation qui illustre les progrès rapides des neuroprothèses de prise en charge de la paralysie ou de l'hémiparésie. En effet, grâce à un implant cérébral générateur d’impulsions au niveau des muscles de la hanche, du genou et de la cheville, un patient, âgé de 64 ans et souffrant d'un déficit sévère de la force musculaire, à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC), a repris une démarche plus symétrique, plus dynamique et se montre aujourd’hui capable de marcher beaucoup plus longtemps et sur une grande distance.

A sa première évaluation, expliquent les chercheurs, le patient ne pouvait marcher que sur 76 mètres avant de devenir trop fatigué. Après rééducation, mais sans stimulation, il pouvait marcher environ 300 mètres, en 16 minutes. Avec l’implant et la stimulation, sa distance de marche dépasse les 1.400 mètres, en 41 minutes. Sa vitesse de marche a également doublé. 

Les chercheurs analysent ces résultats comme le fruit de l’action combinée de la rééducation musculaire et de l’aide apportée par cette toute première approche multi-articulaire. Il s’agit ici d’un générateur d'impulsions implanté sur 8 zones cérébrales différentes et d’électrodes de stimulation intramusculaire ciblant la hanche, le genou et la cheville.

Les résultats de cette première expérience chez un patient unique, prometteurs, doivent encore être reproduits par des études à plus grande échelle. L’équipe imagine déjà un système implanté, à usage quotidien et destiné au plus grand nombre de patients conservant des séquelles motrices à la suite d’un AVC.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-22T15:15:13+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/prophylaxie-pour-les-personnes-agees <![CDATA[Prophylaxie pour les personnes âgées]]> Une étude française SAGA de mai 2016 du CHU et de l’Université de Bordeaux, randomisée, veut évaluer scientifiquement l’intérêt clinique et médico-économique de l’arrêt des statines administrées en prévention primaire des événements cardiovasculaires chez les personnes âgées. Une initiative qui devrait mobiliser 500 médecins généralistes et plus de 2.000 de leurs patients.

Les statines sont utilisées pour abaisser les niveaux élevés de cholestérol dans le sang en inhibant la capacité du foie à produire le cholestérol. Mais elles sont aussi évoquées dans de multiples indications, par des études de plus en plus nombreuses, plébiscitées non seulement en prévention du cancer dans la revue Cell, des complications de la grippe dans The Journal of Infectious Deseases et même de la maladie de Parkinson. Avec cependant, un effet secondaire bien connue et fréquent, des douleurs musculaires chez 75% des patients. Pourtant, aujourd’hui, un grand nombre de patients âgés prennent des statines en prévention primaire des maladies cardiovasculaires.

Plusieurs grandes études comme la méta-analyse publiée dans la revue Cochrane Database of Systematic Reviews, ou l’étude de l’University College (Londres) présentée au Congrès annuel de l’EASD ou l’étude publiée dans la revue The Lancet recommandent des statines pour tous, au-delà de 50 ans, pour prévenir les MCV.

L’étude va inviter les 500 médecins généralistes participants, à arrêter ou non les statines administrées en prévention primaire à leurs patients. SAGA est réalisée dans le cadre du suivi habituel de leurs patients sans nécessité de consultations ou d'examens supplémentaires dédiés à la recherche. Les patients participants devront être âgés de 75 ans et plus et être traités par statines depuis au moins 12 mois, n'avoir jamais subi d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, de coronaropathie, d'artériopathie, qu'ils soient diabétiques ou non. Ils seront suivis par leur généraliste pendant 3 ans.

On rappelle qu’aux Etats-Unis, les nouvelles lignes directrices de American College of Cardiology (ACC) et de l’American Heart Association (AHA) ciblent tous les sujets susceptibles de bénéficier d'un traitement par statine et en particulier les personnes les plus à risque de crise cardiaque et d'AVC, même si leur taux de cholestérol reste dans les limites normales. Ainsi, au-delà de recommander une thérapie par statine aux patients déjà diagnostiqués avec une maladie cardiovasculaire, un diabète ou une hypercholestérolémie, ces lignes directrices recommandent plus largement les statines aux personnes à risque élevé d’événement cardiovasculaire dans les 10 années à venir. Cependant, il y a de nombreuses études publiées sur les bénéfices mais aussi sur les effets secondaires des statines.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-21T00:34:53+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/le-cerveau-entre-pilote-automatique-et-acceleration <![CDATA[Le cerveau entre pilote automatique et accélération]]> Les conclusions d’une étude de l’Université de Californie - San Diego présentées en mai 2016 dans la revue Neuron décryptent le processus qui permet au cerveau de passer du pilotage automatique des habitudes à l'accélération nécessaire à la réflexion. En effet, ils ouvrent la voie à de nouveaux traitements de certains troubles, dont les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et la toxicomanie. Toutes les habitudes ne sont pas mauvaises, certaines sont même nécessaires à notre survie en bonne santé. Il est bon que le cerveau puisse se mettre sur pilote automatique, pour pouvoir suivre cette routine sans avoir à réfléchir à chaque étape, et économiser ainsi son énergie. D’ailleurs, remarquent les chercheurs californiens, c’est bien l'incapacité à faire la distinction entre l’habitude et le choix délibéré qui sous-tend la toxicomanie et les troubles obsessionnels compulsifs.

Cette équipe internationale montre, sur la souris, ce qui se passe dans le cerveau lorsque la routine régule le comportement et identifie les circuits du cerveau impliqués dans l'action habituelle ou dans la décision délibérée. La zone impliquée est précisément le cortex orbitofrontal, une zone déjà bien connue pour son rôle clé dans la prise de décision du cerveau.

L’étude précise également l’implication des agents neurochimiques endocannabinoïdes (classe de substances chimiques produites naturellement par les humains et les autres animaux) qui vont agir comme un système de freinage sur le circuit orienté vers la réflexion et la décision. Le système endocannabinoïde est impliqué dans une variété de processus physiologiques dont l'appétit, la sensation de douleur, l'humeur et la mémoire. Il est également le système qui médie les effets psychoactifs du cannabis. De précédentes études avaient déjà révélé que le cortex orbitofrontal joue un rôle important dans la réflexion préparant l'action délibérée ou orientée vers un but. Les chercheurs constatent ici que,

  • en augmentant, chez la souris, la production de neurones dans le cortex orbitofrontal par optogénétique, ils favorisent le développement de cette capacité de décision délibérée.
  • en revanche, lorsqu’ils réduisent l'activité dans cette même zone, par approche chimique, l’animal perd de sa capacité de décision et a tendance à reprendre ses habitudes.

L'habitude prend le relais quand le cortex orbitofrontal est apaisé : alors que les endocannabinoïdes sont connus pour réduire l'activité des neurones en général, les chercheurs ont émis l'hypothèse qu’en supprimant toujours chez la souris, un récepteur endocannabinoïde particulier, appelé CB1, dans la voie reliant le cortex orbitofrontal au striatum, les souris perdraient toute habitude ! Ils démontrent ainsi le rôle crucial joué par ces agents neurochimiques et cette voie particulière, dans notre capacité à former et suivre une routine.

L’équilibre entre routine et délibération : il est clair que pour nos activités dites quotidiennes, nous avons grand besoin de cette capacité à suivre la routine avec le moins d’efforts possible, cependant, nous rencontrons parfois des situations où nous devons décider d’une action orientée vers un but sur la base d’informations actualisées. Ces 2 capacités sont donc primordiales, tout comme la flexibilité de notre cerveau lui permettant de passer de l’une à l’autre. Des conclusions suggèrent une nouvelle cible thérapeutique pour les personnes souffrant de TOC ou de toxicomanie, chez qui, finalement, il s’agit de pouvoir rompre l’habitude au profit d’une décision de sevrage.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-20T00:59:24+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/une-innovation-pour-les-parkinsoniens-souffrant-de-troubles-gustatifs-et-de-la-deglutition <![CDATA[Une innovation pour les parkinsoniens souffrant de troubles gustatifs et de la déglutition]]> Une collaboration unique entre la Vlaamse Parkinson Liga, l’ILVO (institut flamand de recherche pour l’agriculture, l’horticulture et la pêche) et l’industrie alimentaire a donné naissance à un guide de cuisine destiné aux patients parkinsoniens et aux personnes souffrant de troubles olfactifs et gustatifs, ainsi que de problèmes de mastication et de déglutition.

L’atelier de cuisine Parki’s Kookatelier est un projet culinaire et scientifique qui permet un dialogue entre patients, médecins, universitaires et nutritionnistes. La collaboration entre la Vlaamse Parkinson Liga, l’Institut flamand de recherche pour l’agriculture (ILVO), l’horticulture et la pêche) et l’industrie alimentaire a donné naissance au « Kookgids zorgzaam koken ». L’objectif de ce guide de cuisine est de permettre aux patients parkinsoniens et aux personnes souffrant de troubles olfactifs et gustatifs, ainsi que de problèmes de mastication et de déglutition, de bénéficier de repas savoureux et nutritifs.

50 à 80% des patients souffrant de la maladie de Parkinson sont confrontés à une perte du goût et de l’odorat, ainsi qu’à de la dysphagie ou à des troubles de la déglutition. Les aliments aboutissent dans la trachée plutôt que dans l’œsophage, et le patient avale de travers. À long terme, cela peut menacer le pronostic vital et entraîner une malnutrition ou une déshydratation. Dès lors, les aliments sont souvent réduits en purée ou humidifiés pour les rendre liquides. Mais tous les aliments s’y prêtent-ils ? Et comment un repas peut-il malgré tout rester savoureux et renfermer tous les nutriments nécessaires?

Cette cuisine fonctionnelle exige recherche et connaissances scientifiques. À cet effet, l’atelier de cuisine Parki’s kookatelier est assisté par l’institut de recherche ILVO.

Outre une exploration technologique, comme des techniques de séchage et de pressage innovantes, l’ILVO a également étudié les composants alimentaires, tels que les allergènes ou une teneur trop élevée en matières grasses, en sucre et en sel, mais également les antioxydants, les vitamines et autres micronutriments qui manquent souvent à l’appel.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-19T00:56:10+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/le-cafe-pourrait-devenir-un-allie-du-bien-etre <![CDATA[Le café pourrait devenir un allié du bien-être]]> Le café peut contribuer peut être au Bien-être de par ses effets positifs sur la santé et sa capacité à créer du lien entre les gens. En effet, le café possède de nombreuses vertus insoupçonnées qui agissent sur la santé :

  • Il serait booster d’énergie qui est souvent conseillé à prendre le matin pour se réveiller. La caféine, présente dans le café, agit comme un diffuseur d’énergie à travers le corps et aiderait à motiver pour la journée.
  • Il améliorerait aussi la concentration en agissant sur la mémoire et la capacité à enregistrer l’information en provoquant un stimulus au niveau du cerveau qui permettrait d’accélérer la capacité à retenir les choses.
  • Il agirait aussi comme protecteur contre certaines maladies notamment les maladies du foie, de Parkinson, du diabète et les maladies cardiovasculaires. Des recherches scientifiques sont menées régulièrement à ce sujet.

Les bienfaits du café sur la santé sont donc multiples à condition de rester modéré quant à sa consommation comme tous les petits plaisirs gustatifs de la vie. Le café serait également vecteur de lien social et d’habitude de consommation tel un divertissement, un loisir à partager. Il favoriserait la communication avec l’entourage et permettrait la multiplication des rencontres. Ce rituel culturel, prétexte pour aller prendre chez notre voisine une tasse de café accompagnée de petits gâteaux, ou garder un ami plus longtemps à la maison autour d’une tasse, celui de la fin du repas. Nous parlons de bien-être et les moments de vie sont essentiels à celui-ci. Le café c’est aussi et surtout l’occasion de se retrouver à n’importe quel moment de la journée et de prendre l’excuse du café pour dire bonjour à une amie ou à un voisin. N’est-ce pas tout simplement cela le bien-être ? Allier une bonne santé à une vie sociale bien remplie ?

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-17T00:08:12+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/ce-qu-adorent-et-ce-que-detestent-les-vieux-patients <![CDATA[Ce qu’adorent et ce que détestent les vieux patients]]> Deux chercheurs de l’Irdes ont mené une l’enquête sur ce qui plaît, et ce qui agace les vieux patients. Et ils ressortent de ces entretiens avec 18 personnes entre 72 et 90 ans que la qualité de la relation avec le professionnel de santé est pour eux un élément crucial de satisfaction en termes de prise en charge médicale. Question de respect, de qualité d’écoute et d’avoir droit de cité dans les décisions qui sont prises. Le constat vaut pour les patients qui sont chez eux, comme pour ceux qui se trouvent en institution.

Les personnes âgées détestent d’être prises pour des débiles, à l’inverse, elles apprécient énormément les petites attentions. Et à l’heure des agendas surbookés des soignants, le temps passé est plus que précieux aux yeux des patients. La place du médecin traitant est de ce point de vue centrale, y compris dans les Ehpad visités. L’enquête de l’Irdes est de ce point de vue un vrai plaidoyer pour que le généraliste ait toute sa place chez ses patients en établissements. En cas de changement de praticien, fut-il imposé par les circonstances, le stress est patent chez les patients. A domicile aussi, la spécificité du médecin traitant est soulignée surtout quand il se déplace à domicile et se dérange en cas de problème.

Pour le reste, les enquêteurs de l’Irdes ont comparé les enseignements de la littérature internationale sur la satisfaction des patients âgés avec ce qu’ils ont entendu. Première surprise : contrairement à ce qui se lit chez les Anglo-Saxons, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous ne semblent pas mal si vécus par les personnes rencontrées. Tentative d’explication : « la prise en charge des maladies chroniques étant planifiée, les rendez-vous chez le généraliste ou les spécialistes sont d’autant plus facilement anticipés que, souvent, les patients âgés ont moins de contraintes sur les horaires. ».

En revanche, les durées et conditions d’attente chez le médecin et a fortiori aux urgences sont une grosse source de perturbation. Et de ce point de vue,  la coordination entre intervenants est un critère important pour la satisfaction des patients âgés. En positif, comme en négatif.  

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-16T00:37:33+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/qui-sont-nos-vrais-amis <![CDATA[Qui sont nos vrais amis]]> Une étude de l’Université de Tel Aviv (TAU) et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) présentée en mars 2016 dans la revue PLoS ONE, démontre avec des conclusions riches d’implications pour nos initiatives personnelles, autant que sociales. En effet, on est fréquemment mauvais juges en amitié, et surtout incapables d’évaluer sa réciprocité. Ainsi, si on pense que 95% de nos relations d’amitié sont réciproques, seule 50% l’est réellement. Un manque de lucidité qui limite considérablement notre capacité à coopérer.

Les chercheurs expliquent ici comment cette perception erronée des liens d’amitié, perturbe et limite la capacité humaine à entreprendre et à influencer. Les auteurs commentent « Nous sommes très mauvais à juger qui sont nos amis, et notre difficulté à déterminer la réciprocité de l’amitié limite considérablement notre capacité de coopération. Il doit y avoir un moyen objectif d’évaluer ces relations et de quantifier leur impact ». Ils ont analysé les données de 6 études portant sur 600 participants afin d’évaluer les taux réels de réciprocité en amitié et leur impact sur le comportement humain. Ils ont ensuite développé un algorithme basé sur les caractéristiques objectives d’une amitié perçue, dont le nombre d’amis, les expériences vécues en amitié et la capacité de faire la distinction entre 2 types d’amitié, unidirectionnelle ou réciproque :

  • 95% des participants estiment ainsi que leurs relations d’amitié sont réciproques.
  • mais en fait, ce n’est pas le cas, seulement 50% des amis confirment cette amitié bidirectionnelle.

Les auteurs expliquent que la réciprocité des relations est essentielle dans tout lien et toute entreprise sociale. L’amitié est un facteur important de motivation. Ils montrent ici, à l’aide de plusieurs expériences et sans surprise, que les pressions exercées par des amis, sont en cas d’amitié réciproque plus efficaces que lorsque le lien n’est qu’unilatéral.

Finalement, les chercheurs parviennent à développer l’algorithme de l‘amitié, une sorte d’échelle qui permet, sur la base d’un certain nombre de critères de déterminer avec un niveau extrêmement élevé de précision, la nature réciproque ou unidirectionnelle d’une amitié. « Notre algorithme nous indique non seulement si une amitié est réciproque ou pas mais également la direction d’une amitié unilatérale ». Un algorithme qui permettra peut-être un jour à chacun de découvrir, avec plus d’objectivité et sans doute moins d’émotion, qui sont ses vrais amis.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-15T00:00:47+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/les-raisons-pour-une-personne-agee-de-preferer-une-maison-de-retraite-plutot-que-rester-dans-sa-maison <![CDATA[Les raisons pour une personne âgée de préférer une maison de retraite plutôt que rester dans sa maison]]> Des études de marché montrent que rester dans la maison familiale est le premier choix des personnes âgées, bien que ce ne soit pas la meilleure option pour leur bonheur général, le budget familial ou la qualité de vie. Beaucoup de seniors ne veulent pas aller dans une résidence de retraite médicalisée et se battent bec et ongles pour rester dans leurs maisons familiales aussi longtemps que possible. Ce qui est tout à fait logique car ils ressentent la perte de leur indépendance et leur dignité lorsqu’ils acceptent de rejoindre un établissement pour senior. Cependant, c’est de moins en moins vrai car les baby-boomers ont réinventé la maison de retraite. Beaucoup de résidences ont étendu leur marché en fournissant leurs services avec du plaisir de vivre et des commodités de services.

Les établissements de retraite ont beaucoup de choses à offrir aujourd’hui, malgré ce que les gens pensent, ce ne sont pas des garderies pour seniors. Il existe une multitude d’offres dans de nombreuses résidences, y compris le golf, les services de coiffure, des restaurants gastronomiques et spas. Par le biais de ces services ainsi que des activités sociales, beaucoup de personnes âgées peuvent satisfaire leurs besoins en bénéficiant de socialisation, de confort, de bonheur et une meilleure qualité de vie. Voici quelques raisons pour placer son proche dans une maison de retraite pour un choix judicieux :

  • Garder une maison familiale peut être coûteux, surtout sur un petit revenu. Les frais d’électricité, les réparations, les appareils capricieux, une fuite dans le toit peuvent alourdir l’addition. Selon une récente étude, une personne seule doit gagner environ 70 % de plus qu'un couple pour couvrir les frais de sa maison.
  • Être seul dans sa maison est moins sociale que de vivre dans un établissement, car entouré de beaucoup d’autres personnes ayant des intérêts similaires. Et que les gens vieillissent, inévitablement, ils deviennent moins sociales qu’ils ont pu avoir au travail ou ont le désir de planifier des événements sociaux continus.
  • Les maisons de retraite offrent de nombreux programmes pour les aînés actifs comme la thérapie physique, l’endurance et des entraînements qui sont servis aux personnes âgées, aussi bien que l’aérobic et le jardinage. Rester actifs en s’amusant, les paramètres de groupe organisé peuvent aider les personnes âgées à traiter l’arthrite, garder leur circulation fluide et garder leurs corps engagés dans une vie saine.
  • Les bonnes manières et le comportement civilisé peuvent commencer à se détériorer si on est toujours seul, ou commencent à se sentir déprimé. Les interactions communautaires sont bonnes. L’engagement dans la communauté permet aux aînées de se sentir utile à la société tout simplement. Les résidences offrent plusieurs programmes pour garder les aînés impliqués en travaillant avec des enfants, des entreprises ou des organismes à but non lucratif.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-14T01:14:46+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/et-si-la-demence-etait-le-fait-d-un-systeme-immunitaire-inne-deregle <![CDATA[Et si la démence était le fait d’un système immunitaire inné déréglé]]> Une recherche présentée en mai 2016 dans la revue Frontiers in Neuroscience, suggère que l’activation anormalement prolongée du système immunitaire inné, combinée à une inflammation croissante, un autre facteur clé, pourrait expliquer les différences de susceptibilité innée aux maladies neuro-dégénératives. En effet, le système immunitaire inné a pour mission de prévenir la propagation de l'infection en identifiant les envahisseurs comme les virus, et en supprimant les cellules infectées. Il va donc s’activer s’il perçoit une anomalie des cellules du cerveau. Mais, chez certains sujets, encouragés par l’inflammation, il reste actif plus longtemps et entraîne des dommages prolongés aux cellules saines du cerveau. La réponse immunitaire innée pourrait donc bien théoriquement jouer un rôle dans le développement de la démence.

Donc, notre première ligne de défense, celle qui se met en action quel que soit le type de maladie ou d’infection pourrait être impliqué dans le développement des maladies neuro-dégénératives, comme la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. En se déclenchant d’abord en réponse aux premières anomalies des cellules du cerveau, puis en s’emballant au fil du temps et en finissant par s’attaquer aux cellules saines, entraînant finalement leur dégénérescence et leur mort.

Une étude de l’Université de Zurich publiée dans la revue Nature Medicine a d’ailleurs montré l’efficacité de médicaments immunosuppresseurs (comme l'ustekinumab (Stelara), sur des rats modèles de démence. Les chercheurs de l'Université d'Adélaïde (Australie), ont mené un examen de la littérature dans le but de réunir des preuves à l’appui de cette hypothèse. Leur rapport reprécise la fonction du système immunitaire inné, et le processus par lequel il déclenche ses armes, des molécules mais aussi la mort mais aussi les différentes voies par lesquelles il peut aussi entraîner des dommages collatéraux. Dans le cas des maladies neuro-dégénératives, le système immunitaire inné se trouve dans l’incapacité de supprimer totalement la menace, ce qui le contraint rester actif.

Mais ce n’est pas le cas chez tous les sujets, et l’examen identifie les marqueurs de susceptibilité génétique de cette réponse immunitaire innée prolongée. Bref, la composante générique du risque de maladie neuro-dégénérative serait directement liée au système immunitaire inné. En conclusion, la maladie neuro-dégénérative serait le résultat cumulatif de l'activation chronique de cette voie de surveillance innée, encouragée par un contexte d’inflammation et de lésions tissulaires. Une nouvelle fenêtre d’étude se confirme, avec ces premières preuves rassemblées à partir de la littérature, qui mérite d’être explorée, avec à la clé, peut-être de tout nouveaux traitements qui cibleraient à la fois l’inflammation (la première des réponses immunitaire) et cette hyperactivité prolongée du système immunitaire inné.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-13T00:01:39+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/le-test-de-densite-osseuse-s-impose-apres-65-ans <![CDATA[Le test de densité osseuse s’impose après 65 ans]]> Les auteurs d’une étude présentée au Congrès scientifique annuel 2016 de l’American Geriatrics Society (AGS) et publiée en mai 2016 dans la revue EurekAlert recommandent que tous les adultes âgés, soit pour les femmes de 65 ans et plus et pour les hommes de 70 ans et plus devraient subir un test de densité minérale osseuse. La principale conclusion est que plus de 70 % des personnes âgées qui ont subi une fracture de la hanche n’ont jamais été diagnostiquées avec l’ostéoporose. Or, la très grande majorité des cas de fractures de la hanche, au sein de cette tranche d’âge, est associée à l’ostéoporose et il existe des traitements efficaces. Il s’agit d’une simple enquête téléphonique auprès de 42 patients victimes d’une fracture de la hanche, après l’âge de 65 ans. Et cette enquête révèle un niveau étonnant de désinformation et de mauvaise gestion de l'ostéoporose :

  • 12% seulement des patients déclarent avoir des antécédents familiaux d'ostéoporose (très probablement sous-estimé car reflète l’absence de connaissance sur la maladie).
  • 57% des patients rapportent que leur praticien hospitalier, après fracture de la hanche, ne leur a pas suggéré de médicaments contre l'ostéoporose et 36% des patients n'ont pas reçu de prescription de traitement pour l’ostéoporose.
  • Chez les 64% qui se sont vus prescrire un traitement, il s’agissait majoritairement de calcium et de vitamine D, une combinaison que les auteurs qualifient d’inefficace pour prévenir les fractures ostéoporotiques.
  • 25% des patients déclarent qu’ils refuseraient les médicaments, en cas de prescription, 50 % ignore quelle serait sa position et 25% se déclarent d'accord pour suivre le traitement.
  • 36% estiment que le meilleur moment pour l'éducation et la prévention de l'ostéoporose serait au cours des visites de soins primaires, 25% pendant l’hospitalisation pour fracture et 19% pendant la réadaptation.
  • Enfin, après une fracture de la hanche, 38% des participants ont fait une chute dans l’année, et 44% ont subi une autre fracture.

Le Dr Wolf-Klein, co-auteur de l’étude explique que la fracture osseuse fait en effet partie, en particulier chez les patients plus âgés, des facteurs cachés mais majeurs de décès. Sans compter le risque élevé de complications durable, et recommande donc de prévenir les fractures de la hanche en informant et en diagnostiquant les patients. Ces données montrent la nécessité d'améliorer le plan de traitement global de l'ostéoporose, qui comprend l'éducation et la prévention des chutes, puis le cas échéant, le traitement par médicaments.

L'ostéoporose touche environ 30% des femmes ménopausées, soit plus de 10 millions de femmes aux seuls Etats-Unis. Or le taux estimé de traitement de l'ostéoporose après une fracture de la hanche varie, selon les pays, de 2% à 25%. Il existe pourtant des médicaments sur prescription capables de maintenir la densité osseuse et de réduire le risque de fracture dont sous forme de pilules hebdomadaires ou de perfusion 2 fois par an. Bref, tous les adultes âgés de 65 ans et plus pour les femmes, et 70 ans et plus pour les hommes, devraient subir un test de densité minérale osseuse.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-11T08:49:01+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/l-aspirine-pour-traiter-l-accident-ischemique-transitoire <![CDATA[L’aspirine pour traiter l’accident ischémique transitoire]]> Les conclusions d’un examen britannique de la littérature présentées en mai 2016 dans la revue the Lancet suggèrent que l'aspirine peut aussi être d’une grande efficacité pour dissoudre les caillots sanguins responsables d’accident vasculaire cérébral (AVC) mineurs, elles soutiennent donc la recommandation actuelle de traiter les patients atteints d’AIT ou d'AVC ischémique causés par un caillot de sang avec de l'aspirine, mais impérativement dans les meilleurs délais. Ainsi, des patients victimes d’accident ischémique transitoire (AIT) traités immédiatement avec de l'aspirine ont un risque très réduit de connaître un nouvel AVC plus sérieux.

L’AIT se produit lorsqu'un caillot de sang bloque temporairement le flux sanguin dans le cerveau. Cela provoque un certain nombre de symptômes dont un engourdissement ou une faiblesse du visage, des bras ou des jambes, ainsi que des étourdissements et des problèmes d'élocution et de vision. Des symptômes qui s’estompent généralement rapidement mais qui doivent être pris en compte comme un signe d'avertissement de risque de second AVC, plus sévère au cours des semaines suivantes.

Cet examen de la littérature révèle que la prise d'aspirine réduit ce risque de nouvel AVC d'environ 60% au cours des 6 semaines suivantes, et de 70% le risque d’AVC fatal. Le principe retenu pourrait donc être, en cas de premiers symptômes d’AVC, de prendre immédiatement un comprimé d’aspirine puis, bien évidemment, de rechercher en urgence une aide médicale. Cependant, le risque possible d’une prise immédiate d’aspirine est, en cas d’AVC causé par des saignements dans le cerveau, d’aggraver la situation. Bref, le traitement par aspirine doit rester sur préconisation médicale.

Les chercheurs de l'Université d'Oxford, d'Utrecht, de Duisburg-Essen et de Lund ont effectué cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés et mis en commun les données d'un certain nombre des études retenues pour évaluer l’efficacité de l'aspirine administrée juste après un AVC ischémique ou un AIT dans la prévention d’un second AVC. Dans les essais retenus, les participants avaient reçu l’aspirine dans les 48 heures suivant l’AVC. L’analyse montre que :

  • le risque d’AVC à répétition dans les 6 semaines suivant le premier événement est réduit d'environ 60% par cette prise rapide d’aspirine, moins de 1% des patients ayant pris de l'aspirine dans les délais, a connu une nouvelle attaque, versus 2,3% chez les patients n’ayant pas pris le médicament,
  • le risque d’AVC mortel dans les 6 semaines suivant le premier événement est réduit, avec l’aspirine, d'environ 70%,
  • les personnes victimes d’un AIT ou  AVC mineur sont les plus susceptibles de bénéficier de ce traitement par aspirine,
  • enfin, le risque de second AVC entre 6 et 12 semaines après le premier, est également réduit pour les patients ayant pris de l'aspirine, cependant, après 12 semaines, les participants qui ont pris l'aspirine sont plus susceptibles d'avoir un autre AVC : cela suggère que les effets de l'aspirine sont bénéfiques mais seulement dans les semaines qui suivent l’AVC ou l'AIT.

Les chercheurs concluent que les effets de l'aspirine, pris immédiatement après un premier AVC ou AIT pour réduire le risque de second AVC, ont été bien sous-estimés.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-10T00:09:01+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/l-adn-poubelle-trahi-par-ses-interactions <![CDATA[L’ADN poubelle trahi par ses interactions]]> Un nouvel outil développé par l’Université de Toronto présenté dans la revue Molecular Cell et qui décrypte les interactions des molécules, va enfin permettre aux scientifiques d'explorer en profondeur la fonction de ces ARNs non codants (ou ARNncs) dans les cellules humaines. Cette nouvelle méthode va permettre une meilleure compréhension du rôle jusque-là minimisé des ARNncs. En effet, tout récemment on a appris que notre ADN, dit poubelle ou « junk DNA », car il ne code pas pour des protéines, aurait bien, en réalité, toute sa fonction biologique. Ici, il s’agit bien des ARNs issus de la transcription de l'ADN, non traduits en protéines. La compréhension de ces molécules reste difficile en raison du manque de technologies permettant d’identifier l’ensemble de leurs éventuelles fonctions.

Des 3 milliards de lettres dans le génome humain, seuls 2% constituent les gènes codants pour des protéines. Les gènes sont copiés ou transcrits en molécules d’ARN messager (mRNA) qui fournissent des modèles pour l’assemblage de protéines qui font vivre la cellule. Les 98% restants du génome, dit ADN poubelle, ont longtemps été privés d'importance fonctionnelle. Le projet Encode mené par 32 instituts de recherche dans le monde a, à travers des milliers d’analyses génétiques de différents tissus, généré une masse énorme de données sur le génome et commencé à analyser comment le génome impacte les différents types de cellules, les interactions des processus moléculaires sur la production par l’ADN de protéines et des ARN nécessaires à chaque cellule pour fonctionner au sein du corps. Encode a ainsi suggéré qu’une très grande partie de l’ADN poubelle, bien que non codant pour des protéines, est bien associé à une fonction biologique. Car cet ADN est capable d’activer et d’éteindre des gènes, régulièrement et même à des distances éloignées.

L’équipe revient sur la fonction de ces ARNncs et en particulier, sur leur rôle dans la régulation des gènes. L’équipe rappelle qu’il a déjà été suggéré que certains de ces ARNncs transportent tels des véhicules les mARN autour de la cellule, ou encore fournissent un support à d'autres protéines et aux ARNs leur permettant de se fixer et de faire leur travail. Ce nouvel outil, appelé LIGR-Seq, capture les interactions entre les différentes molécules d'ARN. Lorsque deux molécules d'ARN ont des séquences correspondantes, elles s’assemblent et une fois appariées, ces structures d'ARN sont extraites des cellules et analysées par des méthodes de séquençage de pointe, permettant d'identifier précisément les ARNs collés ensemble.

La technologie LIGR-Seq va ainsi permettre une nouvelle compréhension de la fonction ARNncs. Pour la première fois les scientifiques devraient pouvoir observer les interactions entre ARNs dans les cellules vivantes et dans toute leur complexité et quelques soient les types et dont les préfixes reflètent la place de l'ARN dans la cellule ou un aspect de leur fonction. La nouvelle technologie pourrait identifier toutes les interactions impliquant toutes les classes d'ARN.

L'équipe a découvert de nouveaux rôles pour les petits ARN nucléolaires (snoRNAs) qui guident normalement des modifications chimiques d'autres ARNncs. Ainsi, certains snoRNAs peuvent réguler la stabilité d'un ensemble de mRNAs codant pour des protéines. Ainsi, les snoRNAs ont donc une influence directe sur les protéines qui sont fabriquées et sur leurs niveaux de production. Les chercheurs commentent que c’est l’une des pointes de l'iceberg.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-09T11:53:05+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/le-mecanisme-de-l-horloge-biologique-cartographie <![CDATA[Le mécanisme de l’horloge biologique cartographié]]> Une étude américaine publiée dans la revue PNAS (les Actes de l’Académie des Sciences américaine) décrypte non seulement l’architecture du noyau suprachiasmatique mais également son mécanisme d’oscillation. En effet, la structure du réseau de neurones qui accomplit cette performance quotidienne était restée inconnue. Le noyau suprachiasmatique au cœur de cette petite zone du cerveau ou est niché le centre de contrôle de l’horloge génétique interne et donc des rythmes circadiens qui régulent toutes les fonctions essentielles, du sommeil à la faim, du métabolisme à la sensibilité à l’insuline, les niveaux d’hormones, la température du corps, les cycles cellulaires.

De nombreuses études ont porté sur les rythmes circadiens ou l’horloge biologique, responsable de l’adaptation du corps et de ses multiples processus, aux cycles de lumière et d’obscurité. D’autres études ont montré tous les effets néfastes, sur le métabolisme, le sommeil, d’un dérèglement de l’horloge interne, dont un risque accru de multiples maladies chroniques, dont l’obésité et le diabète bien sûr, mais aussi le cancer. Peu de recherches ont décrypté la structure du réseau de ces cellules spécialisées du cerveau qui communiquent pour contrôler ce processus de synchronisation. Cependant, une étude de la Northwestern publiée dans la revue Cell décrypte le mécanisme réveillant les neurones le matin et permet d’endormir la nuit, et une étude de l’Université de Washington publiée dans la revue Neuron  décrypte quant à elle le  câblage ou l’ensemble des connexions qui définissent sa précision à la minute près sur une journée.

Le noyau suprachiasmatique situé à l’intérieur de l’hypothalamus, ressemble à un cerveau miniature, avec 2 hémisphères. Il reçoit des signaux lumineux de la rétine pour conserver une notion du temps  et se remettre à l’heure si nécessaire. Ici, les chercheurs de la John A. Harvard School, de l’Université de Californie Santa Barbara et de la Washington University St. Louis décryptent pour la première fois comment les plus de 20.000 neurones du noyau suprachiasmatique sont reliés les uns aux autres, et comment chaque neurone génère ses propres oscillations circadiennes autonomes tout en communiquant également avec d’autres neurones pour maintenir une synchronisation. C’est en perturbant le système, via une neurotoxine capable de désynchroniser les neurones et en observant le réseau durant sa resynchronisation, que l’équipe est parvenue à reconstituer son fonctionnement, au niveau même de chaque cellule. En gros, l’équipe décrit,

  • un groupe de base de neurones situé au centre de chaque hémisphère qui partagent un grand volume d’informations lors de la resynchronisation,
  • des connexions denses entre ces centres ou hubs situés dans chaque hémisphère,
  • des neurones situés à l’extérieur de ces hubs centraux, qui forment comme un réseau social et se partagent une moins grande quantité de données.

En élucidant la topologie de la communication des neurones du noyau suprachiasmatique et en apportant une meilleure compréhension mécanique et moléculaire du processus en cas de perturbation, cette étude, certes fondamentale, ouvre une nouvelle fenêtre de compréhension des maladies métaboliques comme le diabète.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-08T00:02:41+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/des-framboises-pour-reparer-les-arteres <![CDATA[Des framboises pour réparer les artères]]> Une étude de l’Université de Corée (Séoul) présentée en avril 2016 dans le Journal of Medicinal Food fait à nouveau valoir les bénéfices de la framboise contre le risque cardiovasculaire. En effet, de l’extrait de framboise noire pour réduire la rigidité artérielle, un indicateur de maladies cardiovasculaires et pour augmenter la circulation des cellules pro génitrices endothéliales qui vont réparer les artères endommagées.

Le syndrome métabolique est défini par le diagnostic clinique de 3 conditions ou plus, parmi, l’obésité abdominale, des lipides élevés, l’hypertension artérielle, un état pro-inflammatoire, une athérosclérose, une résistance à l’insuline ou une intolérance au glucose. Le syndrome métabolique est donc un précurseur connu de maladie cardiovasculaire et de diabète de type 2. Sa prévalence dépasse les 20% dans les pays riches.

La framboise a déjà démontré ses multiples bénéfices, dont ses capacités de prévention cardiovasculaire, métabolique, hépatique, ses propriétés anti-inflammatoires et anticancéreuses. De récentes données documentées dans le Faseb Journal ont ajouté à la preuve de ses précieux effets, certains retrouvés dans d’autres fruits rouges, en raison de leurs pigments antioxydants (ou flavonoïdes).

Les chercheurs décrivent les résultats d’un essai contrôlé randomisé qui compare les marqueurs de syndrome métabolique chez 2 groupes de patients, l’un ayant reçu 750 mg / jour d’extrait de framboise et l’autre un placebo pendant 12 semaines. Leur analyse constate, chez les patients supplémentés,

  • des changements positifs dans l’index d’augmentation radiale, une mesure de la rigidité artérielle,
  • une réduction de la pression artérielle,
  • une meilleure circulation des cellules pro génitrices endothéliales, ce qui peut contribuer à réparer les artères endommagées,

Une amélioration de différents marqueurs de l’inflammation et des résultats prometteurs pour le développement d’un nouveau supplément, naturel.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-07T01:02:08+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/l-activite-physique-reduit-le-risque-de-13-types-de-cancers <![CDATA[L'activité physique réduit le risque de 13 types de cancers]]> Une large étude réalisée sous la direction du Dr Steven Moore de l'Institut national américain du cancer (NCI) et publiée dans la revue Journal of the American Medical Association Internal Medicine révèle que Marcher, courir, nager, faire du vélo, à raison de 2 heures et demi par semaine, permettrait de réduire significativement le risque d'une majorité de cancers. Celle-ci porte sur le lien entre le niveau d'activité physique et l'incidence de 26 types de cancers. Elle a été réalisée sur une douzaine de cohortes américaines et européennes réunissant 1,4 million de personnes de 11 à 98 ans. Les participants ont été suivis pendant 11 ans en moyenne, une période durant laquelle 187 000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués.

Les auteurs ont ainsi relevé une réduction du risque de 13 types de cancers, d'autant plus importante que le temps consacré à l'activité physique était élevé. À savoir, une baisse de 42 % pour le cancer de l'œsophage, 27 % pour celui du foie, 26 % pour le poumon, 23 % pour le rein, 22 % pour le cardia gastrique et 21 % l'endomètre. La baisse de l'incidence des leucémies myéloïdes, myélomes, cancers colorectaux, de la tête et du cou, de la vessie et du sein, s'échelonnant entre 20 et 10 %.

L'étude associe du reste une réduction de 7 % de l'ensemble des cancers chez les personnes ayant le plus haut niveau d'activité physique, à deux exceptions près. Cependant, il a été indiqué que le risque de cancer de la prostate augmente de 5 % en lien avec l'activité physique et celui de mélanome de 27 %, dans les régions très ensoleillées des États-Unis.

Dans la plupart des cas, le lien entre activité physique et baisse du risque de cancer a subsisté quel que soit le poids et qu'il s'agisse d'un fumeur ou non. Le Dr Moore a souligné que les résultats montrent que la promotion de l'exercice physique doit être un élément clé des politiques de contrôle et de prévention du cancer.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-06T10:17:05+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/la-vulnerabilite-sociale-annonce-la-vulnerabilite-cognitive <![CDATA[La vulnérabilité sociale annonce la vulnérabilité cognitive]]> Une étude américaine de Brigham and Women's Hospital documentée dans le Journal of General Internal Medicine en 2016 suggère que de petits changements dans les relations sociales peuvent chez les plus âgés, être interprétés comme des signaux de déclin cognitif précoce qui apparaissent comme autant de signes d’alerte de déclin de la mémoire et de la pensée. Des signes de vulnérabilité sociale. Les chercheurs ont analysé les données de 3.310 personnes, âgées entre 62 et 90 ans, vivant toujours dans leurs communautés et participant à l’étude National Social Life Health and Aging Project.  Les participants, répartis en 3 groupes, en fonction de leur degré de déclin cognitif (fonctionnement normal du cerveau, déficience cognitive légère (MCI) et démence), ont été interrogés sur la densité et la taille de leurs réseaux sociaux, sur leurs contraintes et le soutien social et familial reçu, et sur leur participation aux événements communautaires, des changements dans la vie sociale associés au déclin cognitif précoce chez les participants à déclin cognitif croissant, les réseaux sociaux s’amenuisent, s’avèrent plus interconnectés, plus concentrés sur la famille : ainsi, chez les patients atteints de démence, les parents représentent jusqu’à 73% du réseau social du patient, versus 65% chez les patients en bonne santé cognitive.

Une réduction de la cognition inférieure rend plus difficile le maintien de liens plus diversifiés et plus lointains. Les familles se rapprochent d’un parent qui commence à présenter des pertes cognitives, mais les amis plus lointains ont tendance à s’éloigner. Ainsi, un réseau social limité à la famille proche est souvent le signe, chez un patient âgé, d’un déclin cognitif avancé. 

Enfin, les personnes dont les capacités cognitives sont en déclin ont tendance à participer de moins en moins aux activités de groupe, bénévoles ou de la communauté.

Bref, le réseau social et son évolution au fil du temps, apparaît ici, chez le patient âgé comme un facteur prédicteur de sa santé cognitive. Des résultats qui doivent inciter évidemment les cliniciens à s’enquérir du soutien social dont bénéficie le patient mais qui peuvent également permettre de mieux comprendre comment des changements dans les relations sociales d'une personne âgée peuvent prédire le début d’une déficience cognitive, puis d’un déclin cognitif plus sévère. Bref la vulnérabilité sociale est définitivement associée à la vulnérabilité cognitive. Une relation à 2 sens très probablement.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-05T12:36:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/etre-heureux-de-vivre-commence-par-etre-bien-dans-sa-peau <![CDATA[Être heureux de vivre commence par être bien dans sa peau]]> Les conclusions d’une étude nationale menée à la Chapman University et présentées en mai 2016 dans la revue Body Image confirment un lien très fort entre l'image que l’on a de soi et de son corps et la satisfaction générale éprouvée dans la vie et, notamment dans les relations amoureuses. Bref, pour être heureux de et dans sa vie, il faut être bien dans sa peau. Cette enquête a été menée sur 12.176 participants, âgés entre 18 et 65 ans qui ont renseigné leur taille, leur poids et leur orientation sexuelle, et décrit leur personnalité, leurs relations amoureuses, l'estime de soi, les traits personnels et la consultation des médias. L’analyse de ces données montre que,

  • la perception du poids corporel, de la silhouette et de l’apparence générale du corps, joue pour les hommes comme pour les femmes, un rôle majeur dans leur satisfaction de la vie en général,
  • pour les femmes, la satisfaction de l'apparence générale s’avère un prédicteur clé de la satisfaction globale de la vie, derrière la situation financière et la vie de couple,
  • pour les hommes, la satisfaction de l'apparence est le second prédicteur le plus fort de la satisfaction de la vie, derrière la situation financière,
  • 24% des hommes et 20% des femmes s’estiment très ou extrêmement satisfaits de leur poids et 50% se déclare pas très satisfaits,
  • l'accent est mis par les répondants, sur l'importance d'être mince pour les femmes et athlétique pour les hommes,
  • les personnes qui ne sont pas satisfaites de leur poids corporel sont également moins satisfaites de leur vie sexuelle et ont une estime de soi globale généralement plus faible. 

Les caractéristiques des relations ou ce que les auteurs appellent les styles d'attachement sont également liées à l’image du corps :

  • Une image négative de son poids et/ou de son corps est liée à un attachement de type anxieux avec une insécurité dans les relations amoureuses et la crainte de la séparation. Cette même image négative de son poids et/ou de son corps conduit également à plus de sédentarité, plus de temps passé devant l’écran et entraine un cercle vicieux en termes de poids et de silhouette.
  • Une image positive de son poids et/ou de son corps est liée à une plus grande ouverture, une extraversion, à un type d'attachement plus ouvert et moins craintif, et, bien sûr, à une meilleure estime de soi, satisfaction dans les relations sociales, amicales et sexuelles et, finalement, à une meilleure satisfaction de la vie.

Alors que seuls environ 20% des répondants se déclarent vraiment satisfaits de leur silhouette, le Dr David Frederick, professeur de psychologie à l'Université Chapman et auteur principal de l’étude souligne qu’il reste un long chemin à parcourir avant d'atteindre l'objectif d’être bien dans sa peau et heureux de vivre.  

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-03T04:09:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/eviter-l-isolement-a-un-senior <![CDATA[Eviter l’isolement à un Senior]]> Une étude de Nicholas R. Nicholson publiée dans le Journal de la prévention primaire via medscape observe comment l’isolement social a été démontrée pour mener à nombreux effets néfastes pour la santé chez les personnes âgées, y compris un risque accru de mortalité pour toutes les causes de démence, augmentant le risque de ré-hospitalisation et une augmentation du nombre de chutes. En effet, la solitude et l’isolement social auraient été clairement liés aux problèmes de santé. Malheureusement, l’isolement chez les aînés est très fréquent et continuera d’augmenter dans la prévalence à force que la population s’accroît.

Apprendre à aider les proches à rester en bonne santé et connaitre les meilleures façons d’aider les personnes âgées à éviter l’isolement par un examen sur l’isolement Social qui fait remarquer que la prévalence de l’isolation entre les personnes âgées vivant en résidence et celles qui vivent à la maison est élevé de 43 %.

Avec une prévalence de plus de 40 % et l’augmentation exponentielle des personnes âgées. L’isolement social aura probablement un impact sur la santé, le bien-être et la qualité de vie de nombreuses personnes âgées aujourd’hui et dans un avenir proche. Considérant les risques démontrés et l’augmentation de la prévalence de ce problème, il vaut certainement la peine d’aborder comment promouvoir l’intégration sociale parmi les proches âgés, et même s’il a été démontré que les aidants familiaux sont elles-mêmes à un haut risque d’isolement social. Voici les meilleures façons de promouvoir la santé sociale et connectivité :

  • Mettre à disposition des moyens de transport car le manque de moyens de transport adéquats est l’une des principales causes d’un isolement social. Beaucoup de personnes âgées ne conduisent pas, ce qui est un gros problème pour elles, donc tout ce qui aide les personnes âgées à se déplacer pour leur permettre d’être indépendants sur les voyages favorise leur santé sociale. La création d’une infrastructure de transport en commun et la fourniture des moyens de transport spéciaux pour personnes âgées et handicapées, aidera à promouvoir leur intégration sociale. Par exemple, donner des bus gratuits pour les personnes âgées favorise leur état de santé. Les familles qui offrent des balades aux proches âgés et en les aidants à apprendre à utiliser les transports en commun les aideront aussi à maintenir des liens sociaux et un solide sens de l’indépendance.
  • Promouvoir le sens de la finalité car les personnes âgées ayant un sens du but ou de loisirs qui les intéressent sont moins susceptibles à succomber aux effets négatifs de l’isolement social. Sans compter que fournir un sens du but, des loisirs et des intérêts personnels sont intrinsèquement de nature sociale. Tout ce qui implique le groupe, comme jouer au bridge, peut aider à être socialement en bonne santé. Si un proche âgé est dépourvu d’idées pour s’occuper, il y a toujours des événements prévus localement. Le bénévolat est aussi une façon de maintenir et d’exprimer un sentiment de but. Encourager les proches âgés à rester actifs dans leurs loisirs et leurs intérêts et en leur fournissant des occasions de bénévolat peut aider à maintenir leur sens du but et les empêcher de devenir isolé et solitaire.
  • Encourager les personnes âgées à maintenir leur présence dans leurs lieux de culte religieux, car celles qui sont des fidèles réguliers démontrent une liaison hebdomadaire sociale est très bénéfique. L’analyse de Nicholson a observé sur plusieurs études des avantages avérés de la pratique religieuse pour les aînés, il relate que ceux qui sont fréquemment à des offices religieux auraient des taux de mortalité inférieurs à ceux qui ont une assiduité peu fréquente. Les anciennes églises bénéficient non seulement de l’interaction sociale et le sens du but que le culte hebdomadaire fournit, mais ils profitent de l’œil attentif d’autres fidèles, qui sont susceptibles de reconnaître un âgé isolé qui aurait pu passé inaperçue.
  • Donner à une personne âgée quelque chose pour prendre soin d’elle-même, les experts notent que l’acte d’entretenir un animal domestique peut soulager les sensations de l’isolement social. Eve Beals décrit dans un document publié dans la revue Emotional Benefits of Dog Ownership les avantages de prendre en charge un animal de compagnie. Les propriétaires d’animaux restent engagés socialement, ont moins de dépression, souffrent moins de solitude, se sentent plus en sécurité, ont plus de motivation pour une utilisation constructive du temps et nécessitent moins de médicaments que les autres. L’animal de compagnie facilite l’établissement de contact, c’est un lubrifiant social, donne une raison de se lever le matin et est un brise-glace. Évidemment, on aura besoin pour s’assurer que le proche âgé est capable et disposé à bien prendre soin de l’animal de compagnie avant d’en donner un comme cadeau. En supposant que la personne âgée est capable de s’occuper d’un animal de compagnie, nourrir et prendre soin d’un animal peut être très bénéfique. Même l’entretien d’un jardin peut satisfaire notre disque stimulant, donc donnant à une personne âgée une plante ou fournitures de jardinage comme un cadeau peut être bénéfique aussi.
  • Encourager une Image corporelle Positive, la revue de Nicholson note que certaines recherches ont démontré que beaucoup d’adultes âgés évitent l’interaction sociale en raison d’une mauvaise image du corps. Les personnes ayant une mauvaise image corporelle attribuable à l’embonpoint peuvent diminuer ou cesser les interactions avec leurs réseaux sociaux jusqu’au point où ils pourraient être à risque d’isolement social. Par exemple, les personnes qui présentent une surcharge pondérale peuvent être timide ou gêné et donc moins susceptibles de se livrer à leurs réseaux sociaux. Les compliments et commentaires positifs peuvent stimuler l’estime de soi des personnes âgées. De même, encourager les aînés sur leur apparence et dédramatiser les effets cosmétiques du vieillissement peut aider à éviter de devenir conscient de soi, ce qui gène les interactions sociales. Pour les personnes âgées qui sont réellement en surpoids, il faut s’attaquer au problème à la racine en favorisant la perte de poids par une alimentation saine et l’exercice qui peut être utile aussi, mais toujours être positive et sensible aux efforts visant à encourager la personne âgée.
  • Encourager les Tests auditifs et de Vision, les personnes âgées atteintes de troubles auditifs non diagnostiquée ou non traitée peuvent éviter des situations sociales en raison de la difficulté à communiquer. Encourager les aînés à traiter leur vision et problèmes d’audition. Une prothèse auditive peut être la seule barrière entre un senior et sa santé sociale. Les tests de vision sont importants aussi, comme les problèmes de la vue limitent les possibilités d’interactions sociales avec d’autres point de repère de Nicholson selon la revue sur la recherche de l’isolement social.
  • Mettre à disposition des techniques d’adaptation et des technologies adaptées, allant des marcheurs aux prothèses auditives, qui aident les aînés à compenser les déficits liés à l’âge qui peuvent entraver l’interaction sociale. Bon nombre d’aînés ne prennent pas pleinement parti de ces dispositifs. Parfois, ils sont gênés parce qu’ils ne veulent pas apparaître ou se sentir vieux. Dans d’autres cas, le dispositif peut être trop coûteux et n’est pas couvert par l’assurance. On se doit donc pour nos propres familles d’encourager et de faciliter l’utilisation des aides adaptatives qui permettent aux aînés d’avoir une vie sociale active et impliquée.
  • Informer les voisins parce que les aînés qui sont socialement isolés peuvent être vulnérables à une variété de problèmes inattendus et peuvent avoir des problèmes sous-jacents comme la démence, leurs proches devraient envisager d’informer les voisins qu’il y a un adulte vulnérable dans le quartier. La confiance des voisins dans un rayon proche pourrait apporter de l’aide à la personne âgée si besoin. informés de toute question particulière, les voisins pourraient garder un œil amical au cas où quelque chose semblerait anormal chez la personne âgée.
  • Encourager à manger avec les autres car l’acte de manger avec les autres est intrinsèquement social. Dans un article publié dans la revue  SIRC, Food and Eating : An Anthropological Perspective, Robin Fox écrit que manger est une envie profondément sociale. La nourriture est presque toujours partagée, les gens mangent ensemble et les repas sont des événements ou toute la famille ou le village se réunit. La nourriture est aussi une occasion pour la distribution, ce qui donne et partage pour l’expression de l’altruisme, des parents aux enfants, des enfants aux beaux-parents ou toute personne aux visiteurs et aux étrangers. Encourager les aînés à partager un repas avec les autres lorsque cela est possible, que ce soit avec un groupe religieux, le principal centre local, ou un café convivial ou le dîner. Manger avec les autres est également susceptible d’aider à promouvoir une alimentation de qualité, ce qui est cruciale pour les personnes âgées.
  • Adresser les problèmes d’Incontinence, pour des raisons évidentes, une personne âgée incontinente peut-être réticente à quitter son domicile et pourrait devenir isolée. Lorsque les aidants familiaux et professionnels de la santé s’assurent que les problèmes d’incontinence sont convenablement adressés, par exemple par le biais de médicaments et de fournitures pour incontinents, les aînés peuvent avoir une meilleure occasion de reconnaître leur potentiel social et vivre sans gêne sans avoir peur d’aller en public.
  • Donner des câlins au proche âgé. Une étude publiée dans la revue ncbi a montré qu’un toucher platonique amical d’amis ou de la famille, peut réduire le stress et promouvoir le sentiment de bien-être. En revanche, privés de toucher les gens peuvent éprouver une diminution de bien-être. Donc même si on n’est pas avec ses parents âgés dans des relations de type platonique, on se doit de briser l’armure avec des étreintes amicales surtout dans les retrouvailles et les  adieux.
  • Soutenir les proches âgés qui ont récemment perdu un conjoint, les adultes âgés peuvent être confrontés au risque de devenir socialement isolés au cours de la période postérieure au décès d’un conjoint. Quand on a partagé sa vie avec un conjoint et compagnon pendant des décennies, on peut perdre le fondement de son existence lorsque cette personne meurt. Pour cette raison, il est important de fournir un soutien supplémentaire émotionnel et social pour ceux devenus veuves et veufs alors qu’ils sont en deuil. Apporter plus de fleurs, aller plus loin et passer plus de temps avec la personne âgée dans les jours et les semaines qui suivent la perte. Cela pourrait faire toute la différence pour le bien-être de l’aîné endeuillée, et il est utile d’encourager un processus de deuil sain plutôt qu’une spirale dans l’isolement et la dépression prolongée.
  • Identification des aînés socialement isolés par des professionnels de la santé publique, souvent les proches sont les premiers à remarquer l’isolement social qui affecte le bien-être d’une personne âgée, mais tous les âgés n’ont pas l’avantage de vivre à proximité d’un être cher qui peut vérifier et veiller sur leur bien-être. Pour cette raison, les professionnels de la santé publique devraient être à l’affût des signes d’isolement social chez leurs patients afin que les interventions appropriées puissent être organisées. Après tout, rien ne peut être fait pour aider une personne âgée isolée socialement si personne ne reconnaît qu’elle est socialement isolée. Beck Squires note dans un article for AARP que les professionnels de santé devraient être particulièrement conscients de l’isolement social dans des groupes particuliers de personnes âgées, comme les homosexuels qui sont peu susceptibles d’avoir cultivé de relations enfants qui peuvent aider à superviser leur bien-être.
  • Dépanner un aidant naturel dans la vie, les aidants naturels qui aident et s’occupent d’un proche âgé ne se considèrent probablement pas aussi âgé et sont également préoccupés par le bien-être de la personne, ils s’occupent aussi de leur bien-être social. Mais nombreux aidants de plus 50 ans et soignants eux-mêmes peuvent effectivement déclencher l’isolement social. Dans l’article de l’AARP Squires, résume les risques sociaux et de santé de soins : les soignants travaillent souvent par eux-mêmes et plus de la moitié disent qu’ils ont moins de temps pour les amis et la famille. Trop souvent, ils n’appellent les médecins quand ils sont malades, et ils ont peu ou pas de temps à exercer ou bien manger. Des études montrent que jusqu'à 70 % des aidants naturels présentent cliniquement d’importants symptômes de la dépression. Si on est un aidant naturel, il ne faut pas oublier de prendre soin de soi-même. Ce n’est pas juste la personne dont on prend soin qui est à risque d’isolement social. Et si on connait un soignant ou un proche dans notre famille qui a sur les épaules le fardeau des soins pour une personne âgée. Faites ce que vous pouvez pour l’aider à faciliter la vie et l’aider à avoir une vie social lui-même.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-10-02T04:02:13+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/10/les-bons-genes-avec-le-bon-mode-de-vie-pour-une-meilleure-esperance-de-vie <![CDATA[Les bons gènes avec le bon mode de vie pour une meilleure espérance de vie]]> Une étude de l’Université de Buffalo publiée en avril 2016 dans la revue Oncotarget Aging  confirme l’impact de certains gènes sur l’allongement de la durée de vie, surtout en en respectant un mode de vie sain. Précisément, l’équipe a identifié un gène dans le système de dopamine du cerveau, qui peut jouer un rôle important dans la prolongation de la durée de vie. Mais il perd tout effet sans pratique de l’exercice. Au-delà de la découverte de ce gène bénéfique, c’est donc une nouvelle démonstration de l’importance de la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, dans les résultats de santé. L’équipe s’est ici concentrée sur les gènes de la voie de la dopamine pour évaluer leur impact sur le comportement et la durée de vie.

La dopamine est un neurotransmetteur central impliqué non seulement dans le circuit de récompense mais également dans la mobilité physique et la réponse émotionnelle. Les chercheurs ont découvert, sur la souris, que le gène du récepteur D2 de la dopamine (D2R) influe considérablement sur la durée de vie, le poids corporel et l’activité motrice, mais seulement lorsqu'il est combiné à un mode de vie qui intègre une stimulation sensorielle et cognitive, l'interaction sociale et, plus important encore, la pratique de l’exercice.

Ainsi, des souris porteuses, incitées à bouger et à faire de l’exercice, vont bénéficier d’une durée de vie prolongée de 16 à 22% versus des souris mises à l’isolement. De plus, ces résultats de longévité apparaissent toujours sous condition de pratique de l’exercice. dose-dépendants des niveaux d'expression de D2R. Des résultats qui confirment, au-delà du rôle spécifique de D2R, l’importance de l’interaction gène-environnement dans la longévité et le vieillissement.

Dr Thanos, auteur principal de l’étude relève qu’on invoque généralement les gènes dans la longévité, alors que les différences individuelles de longévité dépendent, en réalité d’une interaction complexe entre génétique et environnement. C’est enfin un rappel des bénéfices de l'exercice, sur la longévité et la santé au cours du vieillissement.

Source : Le Blog Retraite Sereine

 

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2016-10-01T09:57:37+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/et-si-la-queue-du-lezard-nous-servait-de-lecon <![CDATA[Et si la queue du lézard nous servait de leçon]]> Une étude du Translational Genomics Research Institute (TGen- Arizona), présentée en mai 2016 dans la revue BMC Genomics identifie avec ce focus génomique, 3 minuscules interrupteurs génétiques ou microARN qui permettent une régénération spontanée. En effet, quand on tire la queue du lézard, elle repousse. Cette régénération naturelle est un exemple de mécanisme passionnant pour la médecine régénérative, tout comme l’est la capacité d’adhérence du gecko, même en milieu humide, pour de nouveaux dispositifs médicaux en contact avec les tissus ou les organes. Evidemment l’idée, derrière cette recherche, est de s’inspirer voire d’utiliser ces minuscules molécules ou microARN pour la régénération de tissus et d’organes chez les humains.

L’équipe a identifié après de 6 années de recherche, via une analyse génomique, 3 microARN qui modifient l’expression des gènes associés à la régénération, ici de la queue du lézard vert, Anolis carolinensis. Le Dr Kenro Kusumi, professeur de sciences de la vie au TGen et auteur principal explique qu’alors que des centaines de gènes s’avèrent impliqués dans la régénération, ces 3 nouveaux microARN se montrent capables de contrôler un grand nombre de gènes en même temps, tels des chefs d’orchestre dirigeant des musiciens.

Les auteurs souhaitent pouvoir appliquer ces nouvelles connaissances fondamentales à la régénération du cartilage dans les genoux, à la réparation de la moelle épinière chez les victimes d’accidents ou encore à la réfection des muscles lésés. Le besoin est là, il n’existe par exemple aujourd’hui aucun moyen de régénérer un cartilage du genou, chez un patient âgé, par exemple. La recherche met en évidence une distribution asymétrique de ces microRNA dans les différentes parties de la queue du lézard, suggérant que chaque microARN a un rôle spécifique à jouer pour façonner chaque partie de la queue un peu comme on façonne de la pâte à modeler écrivent les auteurs dans un communiqué.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-30T10:28:51+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/des-enzymes-capables-de-prolonger-la-duree-de-vie <![CDATA[Des enzymes capables de prolonger la durée de vie]]> Une étude de l’Université de Californie Berkeley présentée en mai 2016 dans la revue Cell décrypte le stress mitochondrial et les brefs changements dans l’énergie disponible pour la cellule, comme en cas de restriction alimentaire par exemple, qui entraîne la surexpression d’un ensemble de gènes protecteurs, et ainsi qu’une protection à la vie contre le dysfonctionnement métabolique. Des données expérimentales qui contribuent concrètement à expliquer comment des restrictions alimentaires (jeûne) peuvent, au cours d’une fenêtre spécifique du développement influer à vie sur le processus de vieillissement. Ces travaux suggèrent l’existence d’un interrupteur métabolique critique capable de remodeler les fonctions cellulaires pendant toute la durée de vie. Des mini-usines à énergie cellulaire (les mitochondries) au cœur de cette étude sur la longévité et la durée de vie en bonne santé. Les organismes réagissent au stress mitochondrial en surproduisant des enzymes qui vont affecter l’expression des gènes sur toute la durée de vie. Ces enzymes ou commutateurs génétiques identifiés chez le ver qui stimulent leur remise en forme et augmentent leur durée de vie, s’avèrent également liés à l’augmentation de la durée de vie chez les mammifères. Leur effet est épigénétique, c’est-à-dire qu’il n’impacte pas la structure de l’ADN mais modifie l’expression des gènes.

Les chercheurs montrent que les souches de souris consanguines qui ont la durée de vie la plus longue sont celles qui expriment ces enzymes à des niveaux significativement plus élevés. 2 des enzymes identifiées en particulier, s’avèrent extrêmement corrélées à la durée de vie chez la souris. Ils expliquent que stimuler ces enzymes pourrait reprogrammer le métabolisme pour créer une meilleure santé, et allonger la durée de vie. Ce sont les premiers modificateurs épigénétiques connus pour affecter la fonction, la longévité métabolique, et la durée de vie. C’est donc une nouvelle piste de développement de médicaments ciblant ces enzymes, capables d’améliorer la fonction métabolique humaine et d’augmenter la longévité.

Des études menées sur la souris ont déjà documenté l’effet du jeûne sur la durée de vie. De brefs changements dans l’énergie disponible pour la cellule paraissent ainsi remodeler la physiologie pour les années à venir, et même affecter la durée de vie. Toutes ces observations ont conduit à l’idée que la réduction de la production d’énergie cellulaire pourrait ralentir le processus de vieillissement et prolonger la durée de vie. Cependant, le fait que ces restrictions d’énergie se produisent au cours d’une fenêtre spécifique du développement et entraînent pourtant des effets à vie, suggère l’existence d’un interrupteur métabolique critique qui va ensuite médier ces effets à vie.

On sait que des mitochondries défectueuses sont causes de maladie humaine précoce, elles sont impliquées dans l’Alzheimer et le Parkinson, ainsi que dans un grand nombre de maladies chroniques (cardiaques, diabète de type 2, cancer). Cependant lorsque la fonction mitochondriale est stoppée au cours d’une période spécifique du développement dans des animaux modèles, ceux-ci vivent plus longtemps. Ce changement métabolique transitoire semble capable de restructurer la façon dont les cellules lisent l’ADN, et, en gros d’amplifier l’expression de certains gènes, ce qui affecte finalement la santé à vie. Ainsi, chez le ver, un tel épisode métabolique peut permettre de doubler sa durée de vie.

Le stress mitochondrial active des enzymes dans le cerveau qui affectent le pliage de l’ADN, ce qui entraîne l’exposition d’un segment d’ADN contenant 1.500 gènes impliqués dans le travail des mitochondries. Une deuxième vague d’enzymes va ensuite favoriser l’activation de ces gènes. Chez le ver, les chercheurs constatent ainsi que ces enzymes par modifications épigénétiques, vont ainsi modifier l’expression des gènes dans les zones du cerveau qui régulent la faim ou la satiété. Ils observent aussi chez la souris le même processus de régulation des gènes, à long terme, toujours dans le cerveau mais pas dans les autres tissus. Des gènes exprimés dans l’hypothalamus, exactement dans la zone d’où sont générés les signaux de satiété et de faim, commentent les chercheurs. Des observations qui suggèrent que le ralentissement du vieillissement par ces enzymes épigénétiques pourrait également avoir lieu chez les humains. Bref, si un stress métabolique extrême peut conduire à des problèmes plus tard dans la vie, un stress modéré au début du développement apprendrait au corps à mieux répondre, à se réparer et à devenir meilleur et cela, pour toute la vie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-28T15:22:51+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/des-petits-gestes-qui-peuvent-sauver-en-cas-d-avc <![CDATA[Des petits gestes qui peuvent sauver en cas d’AVC]]> La prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC) dont sont victimes 150 000 personnes chaque année en France (un toutes les 4 minutes) passe par la connaissance des petits gestes en 4 étapes très simples. Quand on éprouve subitement des picotements dans les doigts et des difficultés à tenir ses couverts par exemple, il faut appeler le 15 (le Samu) pour un transfert dans un service d’urgence neuro-vasculaire, car ce sont les signes d’un AVC qui peut être soigné s’il est pris à temps, sans laisser de séquelles neurologiques.

Le cerveau consomme 20% de l’oxygène respiré par l’homme. Cette voracité est rendue possible grâce à un réseau dense de vaisseaux sanguins qui apporte le gaz vital dans toutes les zones du cerveau. Hélas, des ruptures ou des obstructions peuvent apparaître et entraîner la mort des neurones privés d’oxygène. On risque tous, un jour, d’être confrontés à titre personnel ou dans notre entourage à ce type de situation. Or les progrès obtenus pour limiter les séquelles d’un AVC concernent la phase aiguë (à savoir, les trois premières heures). S’ensuit une véritable course contre la montre. Dès lors, si l’on constate chez quelqu’un un comportement anormal d’apparition subite, il est indispensable de l’interroger, et quatre injonctions très simples suffisent,

  • dans un premier temps, demandez-lui de faire un large sourire pour rechercher une déformation du visage,
  • faites-lui ensuite tirer la langue. Observez si elle croche ou peine à sortir,
  • Puis proposez-lui de répondre à deux phrases simples (quel temps fait-il ? Comment va-t-il ou elle ?) pour vérifier sa diction et sa compréhension,
  • enfin, demandez-lui de lever les deux bras en même temps et de les maintenir quelques secondes pour repérer une anomalie dans le geste.

Au moindre doute, il faut alerter les urgences et personne ne vous en voudra d’un excès de prudence. La dernière campagne pour la Journée européenne de l'AVC a été dédiée à « la prise de pouls : un geste simple qui peut sauver la vie. La Fédération Nationale France AVC et la Fondation Cœur et Artères et Bayer ont invité les Français, durant le mois de mai, à prendre leur pouls, pour détecter une éventuelle fibrillation atriale (FA), cause majeure de l'AVC notamment chez les seniors.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-27T00:08:08+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/la-maison-de-retraite-pour-une-meilleure-sante-et-du-bonheur <![CDATA[La maison de retraite pour une meilleure santé et du bonheur]]> De nombreux parents âgés sont inquiets de quitter leur domicile familial pour aller dans une résidence, même si la résidence de retraite est parfois mieux que la vie à la maison en terme de qualité de vie, de vie sociale et de bien-être. Le vieillissement entraine la responsabilité des enfants ayant des parents âgés qui commencent à avoir besoin de soins. C’est naturellement que vient la question de comment gérer les besoins changeants de santé pour les proches âgés. Inévitablement, le jour vient pour les enfants d’évaluer si leurs aînés ont besoin de plus soins quotidiens. Beaucoup de personnes âgées résistent au placement dans une résidence de retraite en déclarant qu’ils ne veulent pas être dans une établissement, ce qui rend la situation encore plus difficile. Mais, souvent, un peu de temps et d’éducation sur les options disponibles parfois meilleures peuvent aboutir à une meilleure santé et à plus de bonheur. La visite des résidences aide parfois les familles et leurs proches âgés à choisir la bonne option pour leurs situations uniques. Les études montrent qu’en assistant les personnes est souvent un atout que de  vivre seul.

Les résidences proposent des offres qui fournissent du plaisir et du service de socialisation et de commodité. La planification d’un placement permet donc à la famille d’organiser les grandes étapes de la recherche et des choix d’assistance basés sur les besoins spécifiques et les priorités de chacun, à la gestion des finances, au déplacement. Décider quel est le meilleur pour la famille est une décision personnelle, mais heureusement il y a aussi de bonnes ressources pour aider à prendre la meilleure décision éclairée pour les aînés. Quand nous vieillissons, nos choix sociaux changent. Le placement dans une résidence est un grand pas pour les personnes qui ont besoin de plus de socialisation et d’être aidé avec les besoins quotidiens que la famille ne peut fournir à la maison.

Il y a beaucoup d’offres différentes pour répondre à tous les besoins, de l’appartement pour une vie autonome, l’assistance à domicile, jusqu’à l’établissement médicalisé avec un continuum de soins. Chacune de ces options offre un large éventail de choses, comme la remise en forme, un meilleur mode de vie qu'aurait besoin le proche âgé. Voici quelques options à envisager pour une meilleure santé et la qualité de vie des proches :

  • Fitness et activité physique, de nombreuses sociétés d’assistance à domicile offrent les équipements de gymnastique et exercent des classes et des entraînements personnels même pour aider avec la thérapie physique et fitness aîné.
  • Activité sociale, vivre à la maison peut amener à l’isolement, surtout si la personne âgée vit seule. Il peut être difficile pour les âgés de maintenir leurs relations sociales, lorsqu’ils sont à la retraite. Un établissement de retraite offre de la socialisation à travers des activités et des sorties, telles que des visites sur le terrain, événements culturels et danses. La vie quotidienne dans les résidences propose également du plaisir et de la socialisation pour les aînés.
  • Environnement de vie sécurisé, il est souvent nécessaire d’apporter des modifications au domicile familial pour en faire un milieu de vie sécurisé, ce qui peut être très coûteux. Une assistance à domicile doit être conçue pour la mobilité et l’accessibilité tout en offrant des soins adaptés et un médecin, si nécessaire.
  • La Stimulation intellectuelle, les établissements offrent de nombreuses possibilités d’apprentissage, tels que des cours d’informatique, clubs de livres, cours d’art, jardinage et plus encore. Certaines sont même situées près d’un collège afin de permettre aux résidents de profiter des ressources du campus, y compris les cours et évènements culturels.
  • La préparation des repas nutritifs, la nutrition des âgés est un problème pour les seniors qui font face à une malnutrition. Les établissements de retraite offrent souvent une alimentation équilibrée avec des règles de nutrition pour des conditions médicales spécifiques et les besoins des personnes âgées. Les résidents reçoivent 3 ou 4 repas par jour, adaptée aux besoins changeants de la santé des personnes âgées et certaines communautés de luxe proposent même des repas de luxe.
  • Les contraintes d’entretien ménager et de transport, jonglant avec les tâches quotidiennes, ménage et embauche est souvent stressant pour non seulement les âgés, mais aussi la famille. La grande majorité de ces charges est soulagée par les établissements qui offrent des services de transport et d’entretien ménager.
  • Aide à la vie quotidienne, les aidants naturels sont généralement chargés d’aider avec des activités quotidiennes comme se baigner, s’habiller et manger quand une personne âgée est assistée à la maison. Dans les autres cas, la famille ou la personne âgée doivent supporter le coût d’une aide de soins à domicile. Ces deux options peuvent entraîner des contraintes personnelles et financières sur la famille. En revanche, l’un des principes élémentaires d’aide à la vie des personnes âgées est qu’ils permettent de continuer à fonctionner de manière aussi indépendante que possible.

Les familles sont souvent préoccupées par le coût des établissements médicalisés. Cependant, beaucoup sont souvent surpris par les prix abordable des établissements, en particulier lorsque l'on compare le coût de la vie à la maison. Le paiement d’une résidence médicalisée peut se faire à travers plusieurs éléments :

  • Revenus, économies, pension de retraite et assurance vie,
  • Support des membres de la famille,
  • Couverture d’assurances et aides médicales,
  • Prêt hypothécaire inversé (viager).

La prise de décision pour rentrer en maison de retraite est maintenant beaucoup plus facile car les familles ont appris les avantages de santé et de bonheur. Les informations contenues dans les différents guides offrent des informations utiles pour répondre aux questions.Il faut être prêt à avoir une conversation familiale et soutenir le proche âgé avec émotion dans ce nouveau voyage et choisir les documents importants et les souvenirs qui doivent être pris pour le bien-aimé. En visitant des résidences de retraite on cherche en général à pouvoir observer et comparer les caractéristiques importantes des installations afin de comprendre :

  • Caractéristiques de sécurité, comment gèrent-ils les urgences médicales ? Y a-t-il un médecin visiteur, ou un médecin personnel ?
  • Questions juridiques et financières, besoin d’assurance des locataires ?
  • Observations générales, personnel appelé par les résidents par le nom ? Les résidents apparaissent-ils engagés et heureux ?

Il faut consulter les Guides disponibles sur le processus de découverte des résidences de retraite. La meilleure décision que l’on puisse faire est de confier son proche à un établissement soigneusement étudié et choisi. Un conseiller de proximité fiable est également disponible pour répondre à toutes les questions pour affiner la recherche pour trouver la maison idéale pour les parents âgés.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-26T00:23:56+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/l-apa-peut-etre-majoree-en-cas-d-hospitalisation-du-proche-aidant <![CDATA[L’APA peut être majorée en cas d’hospitalisation du proche aidant]]> Un proche aidant indispensable peut en cas d’hospitalisation avoir une majoration ponctuelle de l’APA qui peut désormais être versée. Une nouvelle aide depuis le 1er mars 2016. En effet, désormais, lorsqu'un proche aidant est hospitalisé, la personne âgée bénéficiaire de l’APA (Allocation personnalisée d'autonomie) peut solliciter une augmentation ponctuelle de son allocation. Cette majoration peut atteindre 992,77€ au maximum, au-delà du plafond de son aide. Pour prétendre à ce dispositif, l’aidant doit assurer une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile du proche. De plus, il ne doit pas pouvoir être remplacé par une autre personne à titre professionnel, par exemple par un membre de l'entourage.

La demande doit être faite par le proche ou la personne âgée concernée au Conseil départemental (service qui gère l’APA) dont il dépend. Il doit indiquer la date et la durée prévisibles de l'hospitalisation et joindre les documents attestant des caractéristiques de l'aide apportée par l'aidant et de la nature de la solution souhaitée. L'établissement ou le service identifié pour assurer ce relais (par exemple celui où la personne a déjà fait des séjours temporaires) peut être suggéré.

En pratique :

L’équipe médico-sociale propose à la personne âgée et à son aidant, après échange avec eux, et au vu des besoins et des possibilités, la ou les solutions les plus adaptées pour la durée de l’hospitalisation de l’aidant. Elle prend en compte, dans la mesure du possible, les propositions exprimées par le bénéficiaire, son proche aidant, sa famille, ou des professionnels de leur entourage. Pour éviter toute panique en cas d’urgence, il peut être utile de :

  • se renseigner en amont les solutions possibles dans l’environnement de la personne âgée. Par exemple, il peut être judicieux de contacter des établissements qui proposent des places en hébergement temporaire.  Plus d’information sur le site pour-les-personnes-agées.gouv.fr.
  • préparer un dossier d’admission avec les justificatifs nécessaires, en prévision d’une éventuelle entrée en établissement.

A savoir : Dans les situations d'urgence, si aucune solution n'est prévue, le président du conseil départemental doit proposer et, si nécessaire, organiser un accompagnement de relais.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-25T00:25:44+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/la-carence-de-la-testosterone-augmente-le-risque-de-diabete <![CDATA[La carence de la testostérone augmente le risque de diabète]]> Une étude de la Tulane University (Louisiane) présentée en avril 2016 dans la revue Cell Metabolism identifie comment la testostérone aide les hommes à réguler leur glycémie en déclenchant des mécanismes de signalisation clés dans les îlots du pancréas qui produisent l'insuline. En effet, de trop faibles niveaux de testostérone peuvent entraîner une perte de densité osseuse ou de masse musculaire, une baisse de libido, mais aussi un risque accru  diabète de type 2. Pour la première fois, Ces résultats peuvent contribuer à identifier de nouveaux traitements du diabète de type 2 chez les hommes à faible taux de testostérone.

Le Dr Franck-Jarvis Mauvais, professeur de médecine à l'Université de Tulane et auteur principal de l’étude explique que c’est une voie thérapeutique importante qui s’ouvre pour ces hommes, en manque de testostérone, soit en raison de leur âge, soit en raison d’une intervention à la prostate. Car, finalement, chez ces hommes, la testostérone joue le rôle d’hormone antidiabétique. En parvenant à moduler son action sans effets secondaires, ce serait une nouvelle thérapeutique prometteuse du diabète de type 2.

Les chercheurs ont travaillé sur des souris mâles avec cellules bêta du pancréas dépourvues de récepteurs de la testostérone, nourries avec un régime alimentaire de type occidental, riche en graisses et en sucre, et ont testé leur réponse au glucose. Les souris mâles sans récepteurs ont toutes développé une sécrétion réduite d'insuline et donc une intolérance au glucose. Pour mieux comprendre l’interaction entre testostérone et production d'insuline dans le pancréas, ils ont administré de la testostérone et du glucose directement aux cellules d'îlots du pancréas chez ces souris privées de récepteurs de la testostérone. Dans les deux cas, cela entraîne une diminution de la production d'insuline par rapport à des cellules d'îlots dont les récepteurs à la testostérone sont fonctionnels.

L’étude montre, en cas de récepteurs fonctionnels, que la testostérone amplifie la production d’insuline, via l’action de GLP-1, un peptide naturel libéré dans les minutes qui suivent l’ingestion de nourriture, inhibe la sécrétion de glucagon dans les cellules alpha pancréatiques et stimule la production d’insuline dans les cellules bêta-pancréatiques.

Ces nouvelles données laissent espérer l’utilisation de la testostérone aussi pour son effet antidiabétique chez les hommes à faible taux de testostérone. Il existe déjà de multiples traitements approuvés à base de testostérone, prescrits en cas de faibles niveaux de testostérone liés à une production insuffisante ou une baisse de production généralement liée à l’âge, ou pour des causes génétiques ou en raison d’une chimiothérapie. Ces traitements existent sous plusieurs formulations, gel topique, transdermique, sous forme de lyophilisat oral ou injection et des millions d’hommes prennent des traitements à base de testostérone.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-24T01:28:56+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/yoga-et-aquagym-contre-les-symptomes-de-la-sclerose-en-plaques <![CDATA[Yoga et aquagym contre les symptômes de la Sclérose en plaques]]> Une étude de l’Université de Bâle et de Kermanshah (Iran) rapportée en mai 2016 dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise montre l’efficacité du yoga et de l’aquagym contre plusieurs des symptômes (la fatigue, la dépression et la paresthésie), un trouble de la sensibilité tactile. De nouvelles données qui contribuent à démontrer que quelle que soit la situation clinique, il existe un mode d’exercice adapté qui contribue, en complément des traitements standards, à rétablir une certaine qualité de vie. L'exercice peut également apporter des bénéfices significatifs dans la sclérose en plaques.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune progressive chronique dans laquelle le système immunitaire du corps attaque le tissu nerveux, précisément la myéline entraînant potentiellement des troubles du mouvement. La maladie touche 2,5 millions de personnes dans le monde. Ses symptômes qui incluent la fatigue physique et mentale et la faiblesse, une raideur musculaire et un trouble cognitif décrit comme un brouillard de cerveau  sont très handicapants au point de nuire à la poursuite normale des activités quotidiennes. D'autres symptômes fréquents associés à la maladie comprennent la dépression et la paresthésie, des démangeaisons et des engourdissements.

Les chercheurs montrent en effet une réduction significative des symptômes de 54 patientes atteintes de SEP après un programme de seulement 8 semaines de yoga et d’aquagym adaptée. Par rapport au groupe témoin ayant bénéficié de soins standards, les symptômes de fatigue, de dépression et de paresthésie sont significativement réduits chez les patients ayant suivi ce programme d'entraînement, en plus des soins standards. Un programme qui permet notamment de diviser par 35 le risque de dépression modérée à sévère.

L’exercice apparaît donc comme une thérapie complémentaire efficace en complément des traitements médicamenteux, comme c’est d’ailleurs le cas dans la prise en charge de nombreuses autres pathologies, dont la maladie de Parkinsonle déclin cognitif, mais aussi la cicatrisation de certaines plaies, la récupération post-crise cardiaque, l’asthme, la fibromyalgie, ou même l’hypertension pulmonaire.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-23T00:41:48+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/le-signe-cutane-d-un-risque-accru-de-demence <![CDATA[Le signe cutané d'un risque accru de démence]]> Une étude de l’Université de Copenhague présentée en avril 2016 dans la revue Annals of Neurology confirme l’association entre la maladie de peau (La rosacée) et une dégénérescence du cerveau, une maladie dermatologique courante et la maladie d’Alzheimer qui ont une caractéristique en commun, l’expression élevée de certains peptides.

Les conclusions confirment en effet un risque de démence accru et en particulier de maladie d’Alzheimer chez les patients atteints de rosacée. Ce risque apparait le plus élevé chez les patients âgés et chez les patients dont la rosacée a été diagnostiquée par un dermatologue.

La rosacée est une maladie inflammatoire chronique courante de la peau qui se caractérise par une expression élevée de certaines protéines dont les métalloprotéases (MMP) de la matrice extra cellulaire (MEC) et de certains peptides antimicrobiens. Ces peptides sont également impliqués dans diverses maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et autres formes de démence. Les symptômes comprennent généralement des rougeurs, des vaisseaux sanguins visibles, de petites plaies ou boutons, des picotements, brûlures, ou une sensibilité exacerbée. Parce que la rosacée affecte l’apparence du visage, elle peut aussi avoir un impact psychologique : 3 patients atteints sur 4 se plaignent ainsi de perte de confiance et d’estime de soi. Ses facteurs sont encore mal cernés. Ont été évoqués des facteurs génétiques, et environnementaux comme l’exposition solaire, une réaction anormale à la chaleur, l’exposition aux acariens.

Les facteurs aggravants sont la chaleur ou le froid, les changements brusques de température ou encore certains aliments. Ont également été évoqués, la consommation de mets épicés, trop poivrés, trop pimentés. Si les personnes concernées sont âgées de 30 à 60 ans, cette étude montre que l’association rosacée-Alzheimer est particulièrement forte, ce qui semble logique chez les personnes plus âgées.

Le Dr Alexander Egeberg et son équipe de l’Université de Copenhague a étudié cette association à partir des données de 5.591.718 adultes dont 82.439 patients atteints de rosacée, suivis de 1997 à 2012. Sur cette durée de suivi de 15 ans,

  • 99.040 personnes ont développé une démence, dont 29.193 la maladie d’Alzheimer, après ajustement pour les facteurs de confusion possibles, l’analyse montre, chez les participants atteints de rosacée,
    • un risque accru de 7% de démence,
    • un risque accru de 25% de maladie d’Alzheimer,
  • L’analyse par sexe, montre une augmentation plus importante du risque d’Alzheimer chez les femmes atteintes de rosacée, soit 28%,
  • chez les sujets de 60 ans et plus (20%),
  • chez les sujets chez qui le diagnostic de rosacée avait été posé par un dermatologue hospitalier (suggérant que dans ce cas la rosacée était plus sévère). Ces sujets, à rosacée  évidente présentent un risque accru de démence et d’Alzheimer, respectivement accrus de 42 et 92%.

Enfin, sur un plan clinique, un sous-groupe de patients présente des symptômes importants des deux  affections, tels que des brûlures et des picotements dans la peau, des migraines et des symptômes neuropsychiatriques, qui suggèrent un lien entre la rosacée et les maladies neurologiques. Les auteurs font ainsi état, à l’issue de cette très large étude, de preuve émergente du lien entre la rosacée et les troubles neurologiques, dont la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. Si certains processus, comme ceux liés à ces peptides identifiés dans les 2 conditions, peuvent expliquer l’association observée, il s’agit de mieux comprendre ce lien de la peau au cerveau.

En conclusion, les auteurs rassurent qu’avoir une rosacée ne signifie pas nécessairement qu’on va développer une démence. Cependant le lien mérite d’être encore étudié avec peut-être une entrée par la rosacée pour découvrir de nouveaux traitements contre les troubles neurodégénératifs.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-22T11:03:46+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/les-phosphates-de-la-viande-qui-font-prendre-de-l-age <![CDATA[Les phosphates de la viande qui font prendre de l’âge]]> Une étude de l’Université de Glasgow présentée en avril 2016 dans la revue Aging révèle les effets délétères sur la santé et notamment sur la fonction rénale, des phosphates présents en grande quantité dans la viande rouge et ses produits transformés. Cet apport de phosphates est ici révélé comme un facteur majeur de maladies et d’accélération du vieillissement. Les recherches se sont déroulées dans la ville de Glasgow car il existe dans cette ville des différences dans l'espérance de vie et la morbidité est parmi les plus élevées entre les communautés riches et défavorisées. Cette différence remarquable est l'une des plus importantes signalées dans les pays riches.

Les chercheurs qui explorent les causes de ces différences et, en particulier l’impact de l’apport alimentaire sur la santé humaine, ont exploré l'impact de l'apport alimentaire en Pi (phosphate inorganique) sur la santé à partir des données de 666 participants participant à la cohorte Psychological, social, and biological determinants of ill health (pSoBid). On sait déjà que l’hyperphosphatémie est un moteur de vieillissement accéléré chez l‘animal, voire de progeria (traitement qui décalcifie les artères). Ils ont donc regardé si la variation des niveaux de Pi chez ces participants étaient associés aux mesures du vieillissement et aux résultats de santé. Leur analyse identifie,

  • une relation significative entre les niveaux sériques de Pi et des marqueurs de l'âge biologique dont la longueur des télomères (capuchons de protection des chromosomes) et le degré de méthylation d'ADN qui témoigne de l’impact de facteurs environnementaux sur l’expression des gènes (épigénétiques),
  • même après ajustement avec les facteurs de confusion possibles, dont la situation socio-économique, les facteurs nutritionnels, l’association subsiste entre le vieillissement accéléré et les concentrations alimentaires de Pi directement liées à la fréquence de la consommation de viande rouge.

Ainsi, parmi les facteurs d’accélération du vieillissement, figure désormais l’apport alimentaire en phosphates, notamment par l’intermédiaire de la consommation de viande rouge et de produits transformés à base de viande. Un argument supplémentaire non seulement pour opter pour un régime alimentaire varié, mais aussi pour limiter les apports en viande rouge, déjà documentés comme facteurs de risque de cancers en août 2014 dans la revue cancer Prevention Research.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-21T00:40:31+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/le-yoga-benefique-pour-les-asthmatiques <![CDATA[Le Yoga bénéfique pour les asthmatiques]]> Une nouvelle étude publiée dans la revue Cochrane, suggère que le yoga peut avoir un effet bénéfique sur les symptômes et la qualité de vie des personnes asthmatiques. Ses effets sur la fonction pulmonaire et la consommation de médicaments restent incertains.

Avec la pratique du Yoga, il y a l’écoute et le contrôle de la respiration. L’effet positif de la pratique du yoga sur un meilleur contrôle de l’asthme et de ses symptômes est confirmé par la nouvelle littérature de la Library Cochrane. Ses conclusions confirment non seulement un effet positif sur la qualité de vie des patients asthmatiques, mais aussi sur un plan biologique objectif, l’amélioration de la fonction pulmonaire et une réduction probable des traitements médicamenteux. Pour y parvenir, les chercheurs de Cochrane ont identifié 15 essais contrôlés randomisés, portant sur 1048 sujets des 2 sexes et menés pour la plupart en Inde et, dans une moindre mesure, en Europe et aux États-Unis. La plupart des participants souffraient d’asthme léger à modéré depuis 6 mois à plus de 23 ans. Six études étaient consacrées uniquement aux effets de la respiration pendant la pratique du yoga, tandis que les autres abordaient d’autres aspects de la respiration comme la posture et la méditation.

La plupart des sujets ont continué à prendre leurs médicaments antiasthmatiques habituels pendant leur participation aux études, lesquelles ont duré entre 2 semaines et plus de 4 ans. L’analyse révèle des preuves,

  • de qualité modérée (5 études) sur l’efficacité du yoga à réduire l'impact de l'asthme sur la qualité de vie,
  • de qualité très variable sur sa capacité à améliorer la fonction pulmonaire, ou encore incertaines sur sa capacité à réduire la nécessité de traitements médicamenteux. 

Rebecca Normansell, rédactrice et coordinatrice adjointe du Groupe Cochrane sur les maladies respiratoires, reste prudente en précisant qu’il est important que les patients asthmatiques continuent à prendre les médicaments qui leur ont été prescrits.  

Le Dr Zuyao Yang de l'Université chinoise de Hong Kong conclut que cette analyse suggère que le yoga peut contribuer à de petites améliorations de la qualité de vie et des symptômes de l'asthme. Ces données sont donc encourageantes, et contribuent à ajouter aux bénéfices de la pratique du yoga cependant, les auteurs confirment que les patients asthmatiques continuent à prendre les traitements prescrits, yoga ou pas.

L'asthme est une maladie chronique fréquente, une affection chronique des voies aériennes qui touche entre 1 et 3 % de la population mondiale. Elle est caractérisée par une gêne respiratoire permanente, une activité physique limitée, des crises nocturnes fréquentes, et des crises d'asthmes prolongées qui nécessitent un traitement par voie générale. Environ 300 millions de personnes dans le monde entier et la prévalence de la maladie est en augmentation. On sait déjà que l’exercice physique n’est pas contre-indiqué avec l’asthme mais la pratique d’une activité physique de 30 minutes par jour, conforme aux recommandations standard en population générale, peut contribuer à aider les patients à mieux respirer.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-20T15:10:39+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/les-signes-d-alerte-sur-les-finances-d-un-parent-age <![CDATA[Les Signes d’alerte sur les finances d’un Parent âgé]]> Il ne faut pas aller bien loin pour avoir un parent âgé souffrant de troubles cognitifs, de problèmes de maladie ou de médicament ayant des contraintes ou des ennuis financiers que ce soit pour les dépenses quotidiennes ou des factures impayées. Il est important de pouvoir détecter les signes avant-coureurs que les parents âgés puissent avoir besoin d’aides financières. Connaître ces signes peut aider non seulement à protéger les actifs des parents, mais aussi à les aider à obtenir un traitement si nécessaire. Comment savoir quand le Parent âgé a besoin d’aide, les experts en gériatrie indiquent que 29 % des propriétaires de plus 62 ans font face à des difficultés ou besoin d’aide avec une ou plusieurs activités de la vie quotidienne, cela comprend :

  • La cuisine et le nettoyage,
  • La gestion des finances,
  • Le magasinage, voire l’usage du téléphone.

Il faut être attentif si l’on constate un problème donné, parmi les facteurs les plus courants on trouve une maladie physique et/ou la réponse à la dépression, la perte d’un conjoint ou l’usage des médicaments. Les experts en gériatries donnent quelques orientations sur la façon de repérer s’il y avait des problèmes financiers qui signalent souvent les autres questions.

Il est souvent difficile pour les parents d’admettre qu’ils ont besoin d’aide, ce qui se comprend car personne ne veut perdre son indépendance. Cependant, chaque jour des tâches de vie peuvent être parfois trop lourde avec l’âge, et c’est important pour les proches d’intensifier et de régler le problème dans ce cas, même si c’est douloureux. Les problèmes ne disparaîtront pas et ont généralement besoin d’être adressée dans un délai raisonnable. Voici quelques signes d’alerte que les parents pourraient avoir besoin d’aide et d’assistance :

  • Factures et courriers empilés et non ouverts, inspecter la maison des parents pour voir s’il y a des tas de courrier non ouvert ou non trié. Faire attention aux situations des cartes de crédit ou de prêt, les factures ou les avis de l’administration des impôts. S’il apparaît que des factures ou autres courriers ne sont pas ouverts, soit parce que le parent a des problèmes cognitifs ou est malade, alors il faut résoudre le problème immédiatement.
  • Relance des créanciers, il faut consulter les journaux d’appel afin de s’assurer du suivi des appels et de voir si les créanciers relancent souvent les parents âgés. C’est toujours un bon reflexe de garder une trace de l’augmentation des appels téléphoniques des nouveaux numéros qui peuvent être des relances de créanciers. On peut également vérifier s’il y a des appels répétés des compagnies de carte de crédit ou des factures impayées de l’aide-ménagère, des jardiniers ou des femmes de ménage.
  • Mauvaise utilisation de l’argent et pas au courant des Finances, si le parent âgé semble soudainement insensible à ses frais ou n’a plus d’argent dans son porte-monnaie quand il en a toujours eu dans le passé, quelque chose peut être suspecté. Il faut faire attention à tout changement de routines normales. En fait, c’est toujours un bon indicateur à remarquer lorsque quelque chose semble aller mal quand on sort pour dîner et il n’a pas assez d’argent pour payer la facture ou d’obtenir la carte de crédit retourné pour insuffisance. Si on voit des contrôles non déposés ou courrier non-ouvert de compagnies d’assurance, fonds de pension ou de la sécurité sociale, cela pourrait être un signe qu’il n’est plus en mesure d’aller à la Banque, effectuer des dépôts ou avoir la capacité mentale pour faire face aux finances.
  • Des dépenses soudaines anormales, si les parents vieillissants font soudainement des achats extravagants ou dépensent beaucoup d’argent sur des choses autour de la maison, tels que les appareils ou divertissement, alors, il faudra enquêter. Tout ce qui sort de l’ordinaire qui n’est pas une folie occasionnelle (et rationnelle) peut indiquer de jugement ou un signe de perte de mémoire, un signe précoce de la démence.
  • Ils se plaignent de ne pas avoir assez d’argent, Si l’argent est un nouveau sujet favori, il peut être un signe que le budget est serré. Par exemple, s’ils changent leurs habitudes de vie, comme la baisse des invitations à sortir en famille ou entre amis, ou faire quelques trajets en voiture pour économiser, vous devriez s’asseoir et discuter des finances. Si les réparations domiciliaires sont atteints, tels que la fixation des problèmes de plomberie ou la réparation des appareils ; Il peut être un signe que leurs dépenses sont trop pour eux de gérer eux-mêmes.
  • On soupçonne qu’ils sont victime de fraude ou escroqueries financières, des appels et des courriers étranges peuvent être des signes révélateurs que l’aîné fait face à des fraudes ou à des escroqueries financières. Si on voit des catalogues de courrier indésirable, alors, on se doit d’étudier les démarchages pour des investissements ou les courriers de loterie promotionnelle ou les sociétés non familières, voire des offres de vacances. Étant donné que les adultes plus âgés sont souvent solitaires et très confiants, ils peuvent être particulièrement vulnérables aux télévendeurs et arnaqueurs. Parfois même des amis bien intentionnés et la famille peuvent profiter des personnes âgées, il est donc important d’être conscient et de vérifier si quelque chose semble étrange.
  • Ils semblent incapables mentalement ou physiquement de gérer des tâches de la vie quotidienne, une fois de plus, s’il y a des signes que les parents âgés ne peuvent plus gérer des activités quotidiennes, alors, il pourrait y avoir un problème. Avec l’âge, apparemment les tâches banales peuvent subitement devenir ingérables. Par exemple, si la maison semble mal soignée, dans le désordre ou nécessitant des réparations, il est probablement temps de réévaluer la situation de vie. Même payer des factures peut devenir difficile pour les personnes âgées qui souffrent d’arthrite car ils peuvent avoir mal à faire des chèques ou taper sur l’ordinateur en ligne pour payer. Et si la vision est floue, il peut ne pas en mesure de lire le courrier avec précision.

Il faut être vigilent et évaluer quand vient le temps d’Intervention, une crise de santé chez les personnes âgées peut s’aggraver rapidement et prendre au dépourvu toutes les personnes impliquées, il est important de ne pas ignorer les signes que quelque chose devient peut être anormal. Idéalement, les familles ont des conversations avec leurs enfants ou proches pour mettre en ordre leurs affaires avant d’avoir des problèmes. Si le bonheur ou la santé semble être compromis, il est temps d’avoir une conversation et résoudre les problèmes en trouvant des soins à domicile, une résidence de retraite ou un établissement médicalisé. Il est important de trouver les options de soins appropriés à chaque situation familiale. Les experts recommandent de noter tout ce qui est hors de caractère ou à l’extérieur d’un comportement normal, car il y a des moyens d’améliorer la qualité de vie même si l’autonomie des individus dans la maison familiale n’est plus garantie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-19T02:10:56+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/un-thermometre-20-000-fois-plus-petit-qu-un-cheveu <![CDATA[Un thermomètre 20.000 fois plus petit qu'un cheveu]]> Un communiqué des chercheurs de l'Université de Montréal publiée en avril 2016 dans la revue Nano Letters révèle qu’ils ont conçu un thermomètre programmable à base d'ADN 20.000 fois plus petit qu'un cheveu humain. Cette avancée scientifique améliore de façon significative notre compréhension des nanotechnologies issues de la nature et de l'homme. Le principe est d’utiliser les modifications de structure des molécules d'ADN qui se produisent sous l'effet de la chaleur.

Le professeur Alexis Vallée-Bélisle, qui a dirigé l'étude explique qu’au cours des dernières années, les biochimistes ont également découvert que les biomolécules, comme les protéines, ou l'ARN, une molécule qui s'apparente à l'ADN, peuvent-être utilisées comme nano-thermomètres par les organismes vivants en signalant les variations de température en se repliant ou en se dépliant. Il a rajouté qu’en nous inspirant de ces nano-thermomètres naturels qui sont 20.000 fois plus petits qu'un cheveu humain, nous avons créé diverses structures d'ADN qui peuvent s'enrouler et se dérouler à des températures spécifiques prédéfinies. L'un des principaux avantages de l'ADN pour concevoir un thermomètre nanométrique est une chimie décrite comme relativement simple. Les molécules d'ADN affichent une capacité d'assemblage programmable.

David Gareau, premier auteur de l'étude explique que l'ADN est composé de quatre molécules connues sous le nom de nucléotides : le nucléotide A se lie faiblement au nucléotide T, tandis que le nucléotide C se lie fortement au nucléotide G. Arnaud Desrosiers, co-auteur de l'étude ajoute que l'application de cette règle simple nous permet de créer des structures d'ADN qui s'enroulent et se déroulent à des températures spécifiques et prédéfinies. En ajoutant des capteurs optiques à ces structures d'ADN, nous pouvons concevoir des thermomètres d'une taille de 5 nm qui génèrent un signal lumineux facilement détectable en fonction de la température.

Ces thermomètres nanométriques ouvrent la voie à de nombreuses applications dans le domaine en pleine émergence de la nanotechnologie, et pourront même aider les scientifiques à mieux comprendre la biologie moléculaire. Beaucoup de questions demeurent encore sans réponse en biologie, ajoute le Pr Vallée-Bélisle. Par exemple, la température interne du corps humain est maintenue à 37 °C, mais nous ignorons s'il y a des variations de température importantes à l'échelle nanométrique au sein de chaque cellule. L'une des questions actuellement à l'étude par l'équipe de recherche est de déterminer si les nano-machines et les nano-moteurs développés par la nature depuis des millions d'années surchauffent également lorsque employés à grande vitesse. Le Pr Vallée-Bélisle conclut que dans un futur proche, il est probable également que les nano-thermomètres à base d'ADN puissent être intégrés aux appareils électroniques de manière à mesurer et contrôler la température à l'échelle nanométrique.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-18T01:04:16+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/un-coupe-circuit-cerebral-contre-les-exces <![CDATA[Un coupe-circuit cérébral contre les excès]]> Une étude de l’Université de Caroline du Nord (UNC) à Chapel Hill présentée en avril 2016 dans la revue Biological Psychiatry décrypte le circuit fonctionnel précis situé dans 2 zones du cerveau, l'amygdale et l'aire tegmentale ventrale déjà impliquées dans l’excès d’alcool, qui régule ces comportements. Ces travaux désignent ainsi une nouvelle cible prometteuse pour le traitement des troubles liés à l’alcool. La découverte de ce circuit du cerveau qui contrôle l’abus d’alcool ouvre l’opportunité de mettre ces zones du cerveau hors circuit pour stopper ces excès.

Le Dr Todd Thiele de l’UNC explique que les 2 zones impliquées, l'amygdale et l'aire tegmentale ventrale sont décrites comme reliées par des neurones à projections longues qui produisent une substance, un facteur de libération de corticotropine (CRF pour corticotropin releasing factor). Ces 2 zones du cerveau impliquées également dans le stress et la récompense font ainsi partie d'un circuit fonctionnel qui contrôle ces excès. Il apporte la preuve chez la souris que l'inhibition de ce circuit entre ces 2 zones du cerveau protège contre l’excès d’alcool.

L'amygdale est connue depuis longtemps pour être le centre de réponse au stress psychologique et à l'anxiété, et l'aire tegmentale ventrale pour être impliquée dans les récompenses liées à la nourriture, et aux différentes substances dont l'alcool. Ici, l’équipe montre que l'alcool, un facteur de stress physiologique, active les neurones à CRF dans l'amygdale, qui agissent directement sur l'aire tegmentale ventrale pour promouvoir la consommation continue et excessive d’alcool. Des implications donc pour de futurs traitements pharmacologiques destinés à freiner la consommation excessive d’alcool et à prévenir la dépendance. Nous savons que les jeunes qui pratiquent le binge drinking, même par épisodes isolés, sont beaucoup plus susceptibles de devenir alcoolique dépendant plus tard dans la vie, concluent les auteurs.

Source : Le Blog Retraite Sereine

 

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2016-09-16T08:53:49+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/partir-en-vacances-avec-un-proche-age <![CDATA[Partir en vacances avec un proche âgé]]> Aborder le sujet des vacances avec ceux qui soutiennent une personne âgée malade est une gageure, et peut être parfois perçu comme une provocation. Tout se passe comme s’il existait un conflit entre les besoins de la personne dépendante et ceux de ses proches. Et l’on croit souvent que les besoins d’une personne malade sont plus importants que les nôtres. Les vacances sont pourtant un moment de détente et de repos quand on peut réellement en profiter. Et souvent, l’entourage se culpabilise en se détendant s’il n’a pas quelqu’un qui se charge de la personne malade. Or, retrouver de l’énergie et se refaire une santé pour éviter de s’épuiser est un besoin légitime et le satisfaire va finalement rendre service à ceux que l’on entoure. Nombreux sont les couples qui affirment n’avoir pas pris une journée de vacances depuis 2, 4, 5 ans. Ils éprouvent souvent le sentiment d’être captifs, de perdre leur liberté. Tout se passe alors en chacun comme si ce désir d’évasion était une faute. Il faudrait se punir de perdre parfois courage et de ne pas être infatigable. Et quelle meilleure punition qu’un bon gros sentiment de culpabilité ?

Mais se sentir coupable ne signifie pas être coupable. Et ce d’autant qu’il existe aujourd’hui des structures permettant d’accueillir le proche et l’aidant dans des conditions adaptées à sa situations. Elle peut également partir seule et, dans ce cas, elle est prise en charge par des accompagnants professionnels. Les séjours sont organisés par des associations, des établissements d’hébergement et de soins ou par des services à domicile, souvent à l’initiative d’associations de familles. Ils se déroulent dans des hôtels, des maisons familiales de vacances ou encore en gîte rural. Les personnes sont accompagnées par des soignants, parfois par des stagiaires et/ou des bénévoles.

Ces séjours sont très développés et bien organisés par l'association France Alzheimer pour les malades d’Alzheimer et leurs familles notamment avec ses séjours Vacances-Répit. L’initiative tend à se développer pour les autres dépendances mais la pratique reste encore trop marginale. Il existe également des villages répit familles portés par l’association Vacances répit familles (VRF), ces villages permettent aux aidants familiaux de prendre un temps privilégié avec leurs proches âgés dépendants en partant ensemble en vacances grâce à une prise en charge différenciée, à la fois touristique et médico-sociale. Les séjours proposés sont généralement de 1 à 3 semaines. Les séjours aidants/aidés peuvent être facilités grâce à la prise en charge d’une partie des frais par le programme Seniors en Vacances organisé depuis 2007 par l’Agence nationale pour les chèques-vacances et soutenu par le secrétariat d’Etat au Tourisme. Ce programme s’adresse à tous les seniors âgés de 60 ans et plus, retraités et résidant en France ainsi qu'à leurs aidants. L’aide financière est accordée sans condition de ressources aux aidants familiaux ou professionnels accompagnant une personne âgée.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-15T10:32:48+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/l-usage-de-l-edition-du-genome-sur-l-embryon-pose-question <![CDATA[L’usage de l’édition du génome sur l'embryon pose question]]> Les technologies d’édition du génome, en particulier CRISPR-cas9 publiées en avril 2016 dans la revue Cell Reports, suscitent de grands espoirs pour la santé humaine et des scientifiques du monde entier qui travaillent intensivement avec l'édition de gènes à trouver de nouvelles façons de traiter le cancer et d'autres maladies génétiques. Cependant, le recours à ces technologies pose également le problème des limites, au point que certains des scientifiques qui ont développé CRISPR-cas9 ont appelé à un moratoire pour son utilisation chez l'homme, afin de se donner le temps de la réflexion éthique.

La technique d’édition CRISPR/Cas qui est utilisée en recherche fondamentale est aujourd’hui reconnue comme l'une des technologies biomédicales de pointe et d’avenir. La capacité de ces technologies à cibler et faire des coupes précises de l'ADN ou de l'ARN, par l’intermédiaire de bactéries ou de particules qui vont cibler les éléments d'information génétique à modifier, ouvre un nouveau paradigme pour le traitement des maladies à dominante génétique.

Les travaux d’une équipe chinoise qui rapportent, dans le Journal of Assisted Reproduction and Genetics en avril 2016, le recours à l'édition de gènes chez des embryons humains afin d’introduire une mutation de nature à conférer une résistance anti-VIH, posent évidemment la question des implications sociales et éthiques de l'utilisation de ces méthodes sur des cellules humaines de la lignée germinale embryons, sperme et œufs et des changements permanents associés, transmissibles ensuite aux prochaines générations.

En avril 2015, lorsqu’une équipe chinoise avait déjà testé CRISP sur quelque 80 embryons humains (non viables) publié dans la revue Protein & Cell, certains experts avaient déjà tiré la sonnette d’alarme dans la revue Science, estimant que la limite éthique était franchie. Mais la démarche n’est pas spécifiquement chinoise. En janvier 2016, la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) britannique a autorisé une recherche de l'Institut Crick Francis à Londres publié dans la revue Science comportant des modifications génétiques sur l’embryon humain via la méthode d’édition de génome. Aujourd’hui, de nombreux experts se regroupent pour réfléchir au cadre qui devrait être mis en œuvre pour l'utilisation de ces méthodes sur des cellules humaines de la lignée germinale.

Cette nouvelle initiative chinoise a pour objectif de rendre ces embryons résistants plus tard dans la vie à l'infection à VIH. L’équipe a utilisé pour cela les outils CRISPR chez des embryons non viables qui ont été détruits au bout de 3 jours. L’idée était d’injecter un variant génétique, nommé de CCR5Δ32 aux embryons humains pour les protéger du sida. L'analyse génétique publiée en avril 2016 dans la revue Nature montre que 4 embryons humains sur les 26 ciblés ont été modifiés avec succès. Mais elle montre aussi que certains embryons subsistent avec CCR5 non modifié et que d'autres ont acquis des mutations différentes de celle recherchée. Il reste donc de l’avis des experts, encore un long chemin pour inactiver, via l’édition de gènes, chez un embryon humain toutes ses copies de CCR5.

Ne pas modifier la lignée germinale humaine reste le principe de base partagé à ce jour par les experts, jusqu'à la mise en œuvre d’un consensus et d’un protocole répondant aux contraintes à la fois scientifiques et éthiques. Pour certains experts, dans un article publié en février 2016 dans la revue Science la différence est grande entre les travaux de l'Institut Crick Francis à Londres, qui cherchent à comprendre le rôle des gènes clés au cours des tout premiers jours du développement des cellules qui forment ensuite le placenta et la transformation génétique pure et simple de l’embryon.

Les techniques d’édition de gènes représentent donc une avancée scientifique considérable, mais le consensus général sur un usage médicalement justifié est nécessaire pour ne pas obérer l’avenir de ces technologies et les espoirs qu’elles portent pour la santé humaine.

Le centre Hastings a lancé un projet international qui travaille sur les implications sociales et éthiques.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-14T10:35:49+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/un-peu-d-exercice-physique-intense-serait-tout-aussi-benefique <![CDATA[Un peu d’exercice physique intense serait tout aussi bénéfique]]> Une étude de l’Université McMaster présentée en avril 2016 dans la revue PLoS ONE propose une alternative qui pourra séduire certains récalcitrants. Des conclusions claires qui montrent que quelques minutes d’exercice intense produisent déjà des bénéfices pour la santé. En effet, ce programme qui a pour nom le SIT (sprint interval training), consiste en séquences courtes d’exercice très intense et ne prend pas plus de 10 minutes par jour. Alors que le manque de temps libre est un obstacle à la pratique de l’exercice physique pour de nombreuses personnes et que finalement, la plupart finiront par renoncer. Les recommandations sont, pour l’adulte, environ 30 minutes d’activité physique par jour. 

L’équipe démontre que quelques minutes d’exercice très intense produisent des bénéfices comparables à une pratique plus longue d’exercices d’endurance, telle que préconisée dans les recommandations. L’auteur, Martin Gibala, professeur de kinésiologie à l’Université McMaster, recommande ainsi des  rafales brèves d’exercice intense et les qualifie de remarquablement efficaces. Les scientifiques ont comparé les indicateurs clés de santé dont la capacité cardiorespiratoire et la résistance à l’insuline, programme intense SIT, programme classique MICT versus CTL, avec la pratique de courtes séances, de type sprint, à la pratique d’exercice d’intensité modérée telle que recommandée dans les lignes directrices.

L’étude a porté sur 27 hommes sédentaires invités à effectuer 3 séances hebdomadaires de pratique soit intense, soit modérée pendant une durée totale de 12 semaines, versus un groupe témoin privé d’exercice.

L’équipe avait déjà montré que le protocole  SIT, qui consiste en 3 séquences de 20 sprints de 20 s sur vélo, permet de se  remettre en forme. Ici, chaque séance d’entraînement durait au total 10 minutes soit 2 minutes d’échauffement, 2 minutes de vélo  tranquilles pour la récupération entre chaque sprint et 3 minutes de récupération. Ce programme a été comparé à des séances de 45 minutes de vélo à un rythme modéré, avec le même échauffement et la même récupération. Après 12 semaines de formation, les résultats s’avèrent remarquablement similaires, même si le second programme a duré 5 fois plus de temps.

La plupart des personnes invoquent le manque de temps comme raison essentielle pour ne pas pratiquer l’exercice. Cette étude montre qu’une approche par séquences intenses et par intervalles peut être plus efficace et apporter une condition physique comparable à une pratique traditionnelle, en moins de temps. Enfin, si cette équipe étudie et optimise ce type de programme séquencé depuis plus d’une décennie et a testé différents protocoles dans le but d’identifier les stratégies d’exercice les plus efficaces, elle affirme que les principes de base sont applicables de la même manière à de nombreuses formes d’exercice. Et même quelques volées d’escaliers ont leur intérêt, concluent ces chercheurs.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-13T09:29:47+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/travailler-plus-longtemps-permettrait-de-vivre-plus-longtemps <![CDATA[Travailler plus longtemps permettrait de vivre plus longtemps]]> Une étude politiquement correcte de l’Oregon State University présentée en mars 2016 dans le Journal of Epidemiology and Community Health suggère que travailler après 65 ans pourrait permettre une vie plus longue, alors qu’une retraite anticipée pourrait être un facteur de risque de décès prématuré. Les conclusions montrent que les adultes en bonne santé qui ont pris leur retraite un an après 65 ans ont un risque réduit de 11% de décès toutes causes confondues.

Les chercheurs de l’Oregon ont bien tenu compte des facteurs démographiques, de mode de vie et des résultats de santé dans leur analyse, mais rien n’y change, même les adultes en mauvaise santé, contraints à continuer à travailler s’avèrent susceptibles de vivre plus longtemps. Le travail, à un âge avancé s’avère donc un facteur indépendant de longévité. Sont évidemment invoqués d’autres facteurs qu’une activité prolongée à l’âge mûr, pour expliquer cet effet travail et longévité. En particulier, les avantages économiques et sociaux procurés par le travail qui vont avoir aussi leur incidence sur la durée de vie. C’est l’analyse des données de la cohorte Healthy Retirement Study (1992-2010) selon une étude de long terme menée à l’Université du Michigan sur plus de 12.000 participants et ici sur un sous-échantillon de 2.956 participants qui permet d’aboutir aux conclusions suivantes :

  • La mauvaise santé est la raison majeure pour prendre sa retraite anticipée.
  • Au cours du suivi, 12% des participants en bonne santé et 25,6% des participants retraités sont décédés.
  • Les retraités en bonne santé qui ont travaillé un an de plus ont vu leur risque de décès prématuré réduit de 11%.
  • les retraités qui ont travaillé un an de plus ont vu leur risque de décès prématuré réduit de 9%.
  • travailler un an plus a un impact positif sur le taux de mortalité des participants quel que soit leur état de santé.

Enfin, si le groupe de retraités en bonne santé est généralement avantagé en termes de niveau d’éducation et de revenus, de meilleurs comportements de santé et de mode de vie, après prise en compte, de tous ces facteurs, l’impact d’une activité professionnelle prolongée subsiste. Des résultats qui confirment que les gens qui restent actifs et engagés gagnent en espérance de vie, même si d’autres recherches restent nécessaires pour mieux comprendre les liens entre le travail et la santé, alors qu’avec le vieillissement normal, la santé physique et la fonction cognitive sont susceptibles de diminuer, ce qui peut avoir une incidence à la fois sur la capacité à travailler et la longévité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-12T10:27:05+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/la-nouvelle-piste-anti-age-avec-le-mc1r <![CDATA[La nouvelle piste anti-âge avec le MC1R]]> Une étude de chercheurs de l'Institut de génomique de Beijing en Chine, de l’Institut Erasmus, de l'Université de Leiden (Pays-Bas) et de l'Université de Leeds (UK), présentée en avril 2016 dans la revue Current Biology désigne le gène MC1R (melanocortin-1 receptor) comme une cible prometteuse pour de nouveaux traitements anti-âge, en effet, les chercheurs ont rapproché l'âge perçu du visage et la génétique chez des milliers de participants âgés, et confirment l’impact de 4 variants du gène MC1R à quelques années de plus ou de moins que son âge. Ce gène, MC1R, associé à la rousseur est peut-être aussi prometteur pour prolonger une apparence de jeunesse.

Manfred Kayser de la faculté de médecine de l'Université de Rotterdam aux Pays-Bas, principal auteur de ces travaux affirme que pour la première fois, on a trouvé un gène qui explique en partie pourquoi certaines personnes paraissent plus âgées tandis que d'autres font plus jeunes que leur âge. La rousseur est un trait partagé par à 1 à 2% de la population avec une prévalence un peu plus élevée (2 à 6 %) dans les pays du Nord. Elle est liée à 2 copies d’un variant du gène MC1R sur le chromosome 16, ce qui entraîne une mutation de la protéine MC1R. Les chercheurs ont examiné, via une grande étude pangénomique, menée sur 2.693 participants Néerlandais âgés, les effets de 4 variantes du gène MC1R. L’apparence de jeunesse du visage des participants a été classée en catégories d’âge de 5 ans, à partir de photos de face et de côté. Les rides et les taches de rousseur ont été mesurées objectivement en utilisant un logiciel d'analyse d'image. Enfin, l'ADN des participants a été analysé pour identifier les variantes d’ADN ou polymorphismes nucléotidiques simples (SNP) les plus fortement associées avec l'âge perçu du visage. Enfin, les chercheurs ont validé leurs résultats sur 2 autres cohortes, la Leiden Longevity Study menée sur 599 participants et la TwinsUK Study sur 1.173 participantes.

L’analyse permet ainsi d’identifier plusieurs variantes sur le gène MC1R significativement associées à l'âge perçu, après ajustement pour l'âge, le sexe et les rides,

  • 4 de ces variants MC1R précédemment associés aux cheveux roux et à la peau pâle sont considérés comme des marqueurs prometteurs pour une étude plus approfondie,
  • par rapport aux participants qui ne portent pas l'une de ces 4 variantes,
  • être porteur d’une seule copie d’une de ces variantes, entraîne une apparence d’environ 1 an de plus que son âge,
  • de 2 copies, 2 ans de plus que son âge,
  • l'effet de ces variantes semble plus marqué chez les hommes que les femmes.

L’étude ne conclut pas, en effet, qu’avoir des traits associés à la rousseur implique une apparence plus ou moins jeune : la conclusion est que ce gène MC1R dont certaines variantes sont déjà associées à la rousseur, est également impliqué dans l’apparence de la jeunesse mais tout à fait indépendamment de sa fonction de production de mélanine dans la rousseur. C’est donc, indépendamment de sa fonction dans la rousseur, une cible génétique à creuser dans la recherche de nouveaux traitements anti-âge.

Les auteurs concluent qu’il y a probablement beaucoup d'autres variantes génétiques inexplorées qui ont également un lien avec le vieillissement. De plus notre génétique n’est pas seule en cause dans notre jeunesse et de vitalité. Notre mode de vie, aussi.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-11T10:27:27+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/l-alimentation-anti-cancer-qui-fait-du-bien <![CDATA[L’alimentation anti-cancer qui fait du bien]]> Les bonnes habitudes alimentaires jouent un rôle prépondérant dans la prévention et la rémission du cancer. Voici quelques conseils pour gérer au mieux ce fléau :

  • L’alimentation est plus importante que l’hérédité, il n’y a pas de fatalité à développer la maladie dans 95% des cas car seuls 5% des cancers sont liés à la transmission d’un gène spécifique. En revanche, on la plupart d’entre nous abritent des gènes de la susceptibilité au cancer qui peuvent en augmenter le risque à force de contact répété avec différents éléments cancérigènes comme le tabac responsable de 30% des cancers, le soleil et certains aliments. Le tabac reste bien le premier facteur environnemental à combattre mais l’alimentation est directement imputables à 20%, laquelle constitue aussi une arme de prévention massive dès lors qu’elle fait la part belle aux aliments dotés de molécules potentiellement anticancéreuses, aptes à bombarder quotidiennement les tumeurs latentes pour les empêcher de se développer.
  • Les bonnes cellules vont avec une alimentation de qualité, si le lien entre l’alimentation et le cancer a été démontré, il n’existe pas pour autant de régime anti cancer universel. Nous n’avons en effet ni les mêmes gènes, ni les mêmes enzymes, ni donc la même susceptibilité au cancer. Dans l’impossibilité d’établir un régime 100% personnalisé, il faut donc tabler sur une alimentation variée et de qualité. Car c’est à partir de ce terreau que nous fabriquons chaque jour les 70 millions de nouvelles cellules remplaçant celles qui meurent. Et si ce terreau est mauvais, la cellule en sera altérée. Et si l’assiette contient trop d’aliments déclencheurs (charcuteries, sel, viandes rouges) et pas assez d’aliments protecteurs (fruits, légumes, fibres), l’environnement sera favorable au développement des cellules cancéreuses.
  • Les antioxydants sont essentiels à la prévention, pour prévenir le cancer, il est essentiel de s’assurer le concours d’aliments au pouvoir antioxydant. Ils permettent de bloquer les radicaux libres produits chaque jour par le travail des cellules et à l’origine du fameux stress oxydatif. Neutraliser ces radicaux libres éjectés par  la respiration cellulaire, c’est limiter le risque que ces molécules n’entrent en collision avec des protéines, enzymes ou filament d’ADN, et induisent des mutations cancérigènes. C’est le cas si les radicaux libres endommagent un gène qui contrôle la multiplication cellulaire. Tabler donc sur des piégeurs de radicaux libres comme la grenade, l’ail, le brocoli, les noix, le curcuma ou le thé vert est donc indispensable à la prévention.
  • L’association de certaines substances décuple leur force de frappe, certaines molécules anticancéreuses gagnent en efficacité quand elles sont associées entre elles. Ainsi, l’ail améliore la faculté du sélénium (présent dans le thon, les noix, le jaune d’œuf) à bloquer l’activité des radicaux libres et à pousser les cellules malignes à l’apoptose. Le poivre ou le piment prolongent la durée de vie du curcuma, vite détruit une fois ingéré, et donc sa capacité à stopper la prolifération des cellules cancéreuses. Quant à la moutarde,  elle aide le brocoli à conserver ses vertus protectrices malgré la cuisson.
  • Bon pour la femelle ne veut pas dire bon pour le male, 30% environ des cancers ont une origine hormonale. Soit parce que la croissance de la tumeur est stimulée par la testostérone, cancer de la prostate ou les estrogènes, cancer du sein, ou de l’utérus, soit parce que les cellules de la tumeur présentent une quantité anormale de récepteurs auxdites hormones. Or celles-ci ne réagissent pas de la même façon à certains aliments. Si le jus de grenade a une action bénéfique unisexe, l’excès de laitages augmente le risque de cancer de la prostate chez l’homme, alors qu’il diminue celui du côlon chez la femme. Quant aux oméga-3 consommés en excès (poissons gras), ils sont délétères sur le cancer de  la prostate alors que les oméga-6 auraient l’effet inverse.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-10T10:11:03+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/l-insuffisance-de-sommeil-influe-sur-le-cholesterol <![CDATA[L’insuffisance de Sommeil influe sur le cholestérol]]> Une étude de l’Université d’Helsinki présentée en avril 2016 dans la revue les Scientific Reports révèle que l’insuffisance de sommeil influe également sur le métabolisme du cholestérol. En effet, on connait les effets du manque de sommeil sur l’activation du système immunitaire, l'inflammation, le métabolisme des glucides et les hormones qui régulent l'appétit. Ces travaux basés sur l'expression des gènes et des taux de lipoprotéines de sang suggèrent aussi, qu’à partir d’un petit échantillon de sang, il est possible d’obtenir des données sur l'activation des gènes et les niveaux de centaines de métabolites de nature à identifier les facteurs de régulation qui participent à une fonction particulière du corps.

Il a déjà été établi par de nombreuses études épidémiologiques que les personnes qui dorment moins ont un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires et de décès prématuré. Les maladies cardiovasculaires sont connues pour être liées à la fois au métabolisme et du système immunitaire. Le manque de sommeil entraîne une inflammation de bas grade dans le corps, qui peut contribuer à ce risque cardiovasculaire plus élevé. Enfin, le manque de sommeil déséquilibre le métabolisme glucidique et favorise ainsi le développement du diabète de type 2. Cependant, l'impact de la perte de sommeil sur le métabolisme des lipides et du cholestérol a été très peu étudié.

Les chercheurs ont regardé comment la perte de sommeil modifie certaines voies moléculaires et comment ces modifications impactent certaines fonctions du corps et, ce faisant, peuvent être responsables de risques élevés de maladies. L’équipe a analysé 3 ensembles de données, celles d’une étude menée sur 21 participants en laboratoire du sommeil, avec sommeil restreint, celles d’une étude Dilgom) menée auprès de 518 participants sur les facteurs de risque de syndrome métabolique et celles d’une 3è étude menée sur 2.221 participants âgés de 30 à 45 ans, et portant sur les facteurs de santé cardiaque. L’analyse de ces données établit, que dans le cas d’une privation de sommeil,

  • les gènes qui participent à la régulation du transport du cholestérol sont moins actifs chez les personnes souffrant de perte de sommeil.
  • en analysant les différents métabolites, les chercheurs constatent que personnes en manque de sommeil présentent également des niveaux moindres de lipoprotéines HDL (bon cholestérol).

Des résultats qui contribuent à expliquer les réactions inflammatoires et les changements dans le métabolisme du cholestérol menant à l'athérosclérose, et donc le risque plus élevé de maladies cardiovasculaires observé chez les personnes privées de sommeil. Au-delà, ces résultats confirment l’impact du sommeil sur la santé, au même titre que les autres composantes d’un mode de vie sain, comme un régime alimentaire équilibré et la pratique de l’exercice.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-09T00:01:45+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/forte-hausse-des-cancers-de-la-thyroide-en-france <![CDATA[Forte hausse des cancers de la thyroïde en France]]> Une étude de l’institut de veille sanitaire (Invs) révèle qu’entre 1982 et 2012, le nombre total de cancer de la thyroïde est passé de 526 à 2 641 chez les femmes et de 161 à 796 chez les hommes. L’incidence de cette forte augmentation est majoritairement liée à l’évolution de l’incidence des cancers papillaires, qui sont de très bon pronostic contrairement aux cancers anaplasiques (pronostic péjoratif), médullaires et vésiculaires (pronostic intermédiaire). Ce constat a été dressé à partir de l’analyse des registres des cancers français dans un numéro du BEH publié en avril 2016, trente ans après la catastrophe de Tchernobyl. Cette augmentation résulte en grande partie de l’évolution des pratiques médicales, qui, selon certains auteurs, conduit même à un sur diagnostic. Une étude rétrospective sur l’évolution des pratiques de prise en charge des pathologies thyroïdiennes entre 1980 et 2000 décrit, de fait, une augmentation des découvertes fortuites de cancer lors de l’examen anatomopathologique, en association avec une augmentation de la proportion de thyroïdectomies totales.

Elle décrit aussi une augmentation de l’utilisation de l’échographie lors de la prise en charge diagnostique des pathologies de la thyroïde. Combinée à l’amélioration de ses performances, cette technique a permis la détection de lésions de plus en plus petites. La pratique des cytoponctions à l’aiguille fine s’est également développée, permettant un diagnostic précoce des tumeurs. Cet effet est renforcé par l’évolution des pratiques anatomopathologiques permettant la réalisation de coupes de plus en plus fines, aboutissant à la découverte de cancers de quelques millimètres. Résultat : les études chiffrent à 60% le nombre de cas de cancer de thyroïde diagnostiqués entre 2003 et 2007 attribuable aux évolutions diagnostiques.

D’après le BEH, des facteurs de risque sont probablement également impliqués dans cette augmentation. Cette hypothèse repose, entre autres, sur l’analyse de l’évolution de l’incidence selon la taille des tumeurs. Si les cancers de petites tailles sont celles dont l’incidence a le plus augmenté, on observe également une augmentation de l’incidence des tumeurs de plus grande taille. L’augmentation de l’incidence de ces dernières suggère, selon les chercheurs, l’implication de facteurs de risque. En particulier, l’exposition aux rayonnements ionisants notamment durant l’enfance. Elle peut résulter des radiations reçues lors du traitement de certaines pathologies bénignes entre 1930 et 1960, ou être la conséquence de la multiplication des examens radiologiques, notamment dentaires. Les essais nucléaires réalisés dans les années 1950-1960 sont une autre source d’exposition aux radiations. L’impact des retombées liées à l’accident de Tchernobyl est en revanche discuté en Europe.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-08T10:10:31+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/la-perte-du-sens-de-l-orientation-est-un-premier-signe-de-l-alzheimer <![CDATA[La perte du sens de l’orientation est un premier signe de l’Alzheimer]]> Les nouvelles données d’ne étude de la Washington University - St. Louis présentées en avril 2016 dans le Journal of Alzheimer's Disease, concluent que dans la maladie d’Alzheimer, les problèmes d’orientation semblent précéder les troubles de la mémoire, le symptôme caractéristique qui incite, généralement au diagnostic de la maladie. Ils incitent à combiner ce signe précoce à la détection de marqueurs du liquide céphalo-rachidien, qui, à eux-seuls, ne sont pas exclusifs de la pathogenèse. L’étude a testé cette compétence d’orientation et de navigation spatiale chez 71 participants âgés atteints ou pas de déclin cognitif.

Une autre étude publiée en janvier 2016 dans la revue IOS Press avait déjà souligné l’apparition très précoce de problèmes de navigation chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ces déficits peuvent être associés à l'accumulation de plaques amyloïdes, aux agrégats de protéine tau et à d'autres processus de détérioration et de retrait dans le cortex préfrontal du cerveau, l'hippocampe et le noyau caudé. On sait en particulier que l'hippocampe, associé à la mémoire à long terme, à la reconnaissance de nouveaux environnements et à la création de cartes cognitives, est l’une des premières cibles des dommages liés à la maladie d'Alzheimer. Des dommages similaires sont également constatés dans le noyau caudé, une zone impliquée dans l'apprentissage et le mouvement volontaire. Enfin, cette étude est la première à documenter ces troubles de la navigation spatiale chez les patients atteints à stade précoce ou préclinique de la maladie.

L’expérience a impliqué 71 participants dont 42 personnes exemptes de signes cliniques ou de marqueurs du liquide céphalorachidien pour la maladie d'Alzheimer, 13 participants exemptes de signes cliniques mais avec biomarqueurs positifs (stade préclinique de la maladie), et 16 participants présentant des symptômes comportementaux documentés de stade précoce de la maladie. Ces participants ont été invités à passer environ 2 heures à naviguer, à l’aide d’un joystick, dans un labyrinthe virtuel et trouver des repères, comme cette bibliothèque. Le labyrinthe virtuel était composé d'une série de couloirs interconnectés avec quatre motifs de papier peint et 20 points de repère. Les participants ont été testés sur 2 compétences de navigation : l’apprentissage et la mémorisation d’un itinéraire pré-établi, et leur capacité cognitive à développer une carte mentale de l'environnement. Ils ont été testés aussi sur leur capacité à recréer l'itinéraire ou à retrouver leur chemin à l’aide des repères spécifiques. Moins de capacité de navigation mentale et d’apprentissage de nouveaux repères. L’étude montre que les participants présentant des marqueurs céphalo-rachidiens de la maladie d'Alzheimer ont :

  • des difficultés importantes à former une carte cognitive de l'environnement, un processus d’apprentissage associé principalement à la fonction hippocampique,
  • peu ou pas de perte de mémoire du parcours, une capacité associée plutôt à la fonction du noyau caudé,
  • enfin, leur capacité à apprendre les repères de l'environnement est réduite pendant la phase d'étude initiale,
  • et, de manière surprenante, en dépit de leur déficit de capacité à former une carte cognitive, ces participants atteints au stade préclinique de la maladie, surmontent ce déficit et font finalement presque aussi bien que les participants sains sur le plan cognitif, au cours de la tâche de navigation. 

Denise Head, professeur agrégé de sciences psychologiques et cérébrales et auteur principal conclut que ces résultats suggèrent que des tests de navigation conçus pour évaluer cette capacité de cartographie cognitive pourraient représenter un nouvel outil puissant pour détecter les tout premiers changements cognitifs liés à la maladie d'Alzheimer. Le test de navigation spatiale utilisé dans l’étude semble en effet plus sensible à la détection de la maladie d'Alzheimer au stade préclinique que les tests de mémoire épisodique. Enfin, ces observations suggèrent que le développement préclinique de la maladie est caractérisé par une atrophie hippocampique. Puis au fil de la progression, le noyau caudé devient impliqué et les déficits d'apprentissage apparaissent.

Sur un plan pratique, l’étude explique que la difficulté à retrouver son chemin souvent observée chez ces patients est en partie liée à des difficultés claires dans l'apprentissage d'un itinéraire établi, et à des difficultés à trouver son propre chemin à partir de nouveaux points de repère. Alors que la présence de marqueurs de la maladie dans le liquide céphalo-rachidien n’est pas suffisante pour diagnostiquer à coup sûr la maladie, les tests de cartographie cognitive pourraient être des outils précieux pour confirmer le diagnostic.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-07T10:53:04+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/les-seniors-devraient-avoir-un-chien <![CDATA[Les seniors devraient avoir un chien]]> Cette nouvelle étude de l’Université du Missouri-Columbia, publiée en mars 2016 dans la revue The Gerontologist  montre que les personnes âgées qui vivent un lien solide avec leur animal de compagnie ont tendance à vivre mieux et plus longtemps.

Une précédente étude écossaise publiée en septembre 2014 dans la revue Preventive Medicine avait estimé que le gain de vie en bonne santé apporté par le choix d’un mode de vie de vivre avec un chien peut aller jusqu’à faire 10 ans de moins, En effet, un chien c’est 12% d’activité physique en plus mais c’est aussi un ami avec tous les bénéfices affectifs et psychologiques associés.

Les recommandations standards de pratique d’activité physique pour les adultes de tous âges est 150 minutes ou plus d'activité physique modérée par semaine. Chez les adultes âgés de plus de 60 ans, la marche est la forme la plus courante prioritairement recommandée car elle est pratique est aisée, d’intensité adaptable, à faible impact physiologique et ne nécessite pas ou peu d'équipement. Marcher pour promener son chien est naturellement associé à un indice de masse corporelle plus faible et moins de visites chez le médecin.

Rebecca Johnson, professeur de médecine vétérinaire à l’université du Missouri et son équipe ont exploré les associations entre les propriétaires de chiens, la qualité de leur lien avec leur animal de compagnie et leurs comportements et résultats de santé, à travers l’analyse des données de la cohorte 2012 Health and Retirement studyL'étude comprenait des données sur les interactions homme-animal, l'activité physique, la fréquence des visites chez le médecin et les résultats de santé des participants. L’analyse montre que,

  • vivre avec un chien est associé à une meilleure santé physique chez les personnes âgées,
  • les personnes avant un lien très solide avec leur animal de compagnie passent plus de temps à se promener avec eux et donc pratiquent plus la marche,
  • qu’enfin, promener son chien contribue à mieux socialiser non seulement avec les autres maîtres mais aussi sa communauté de vie.   

L’idée des auteurs serait donc d’intégrer des animaux de compagnie dans les maisons ou centres de retraites pour favoriser ce soutien affectif, physique et social. Au-delà, les auteurs imaginent que si tous les seniors adoptaient un animal de compagnie, cela se traduirait par une réduction de la hausse des dépenses de santé liée au vieillissement de la population.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-06T01:10:32+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/recherche-medicale-sur-la-piste-d-alzheimer <![CDATA[Recherche médicale sur la piste d'Alzheimer]]> Le laboratoire Inserm U1219 (Épidémiologie du vieillissement et des maladies chroniques) dirigé par Hélène Amieva observe avec son équipe notre alimentation, nos loisirs, notre santé pour décrypter leur influence sur le cerveau dans le but de lutter contre la maladie d’Alzheimer. Pas de blouse blanche ni de microscope mais juste un gros serveur informatique top secret dans une salle cadenassée entre l’hôpital Charles Perrens et le CHU Pellegrin et le laboratoire vit au rythme du campus de l’université Bordeaux 2 qui l’abrite.

La chercheuse explique d’emblée que les choses importantes ne se passent pas dans le laboratoire « Nous nous rendons au domicile des personnes inclues dans nos cohortes, quelques centaines ou quelques milliers selon les études. Au départ, peu importe leur âge, leurs revenus, leur style de vie ou même la photographie de leur état de santé. Ce qui compte, c’est la dynamique, la trajectoire, leur évolution physique et psychologique au fil du temps. Pourquoi autant d’hétérogénéité et pourquoi certains dépassent 90 ans avec toutes leurs facultés et pas d’autres. Nous observons leurs habitudes, leur réseau social, leur histoire ».

La matière première d’Hélène Amieva, c’est donc la population générale, avec un faible pour les plus de 65 ans. En étudiant la neuropsychologie du vieillissement cérébral, elle cherche les éléments clés d’une longévité réussie. L’épidémiologie étant l’étude des facteurs influençant la santé. Elle brasse un grand nombre de données pour  faire émerger des hypothèses, découvrir l’influence d’un facteur génétique ou celle de l’environnement.

L’épidémiologie est parfois sous-évaluée, à tort contre la maladie d’Alzheimer, elle a marqué ces dernières années plus de points que la biologie pure. Car si la fréquence de cette maladie si effrayante diminue enfin, c’est moins grâce aux médicaments qu’aux études comme Paquid, menée sous la houlette d’Hélène Amieva.

L’équipe a aussi initié l’étude des Trois Cités qui mesure depuis 1999, à Dijon, Bordeaux et Montpellier, l’impact des troubles cardio-vasculaires sur le cerveau auprès de 10 000 seniors. Et l’enquête Ami (Approche multidisciplinaire intégrée) menée en milieu rural depuis 2005, qui compare l’avancée en âge en ville et à la campagne. Peu à peu, au fil des indices accumulés, les facteurs protecteurs d’Alzheimer se révèlent. Ceux d’un vieillissement réussi aussi. Quand Paquid démontre qu’une perte auditive accélère le déclin cérébral mais qu’un malentendant équipé d’aides n’est pas plus à risque qu’une personne entendant bien, Hélène Amieva s’enthousiasme avec de tels résultats car cela donne de l’espoir.

Cette spécialiste des neurosciences, pragmatique autant que passionnée a consacré sa thèse, et ne se réjouit qu’après une solide validation scientifique, au croisement de la neuropsychologie et des biostatistiques. Prend l’exemple des thérapies non médicamenteuses pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Chacun a ses convictions sur l’intérêt médical de l’art-thérapie, des ateliers mémoire ou des séances de réminiscence (stimulant les souvenirs anciens).

L’étude des Trois thérapies qu’elle a menée dans 40 centres hospitaliers français vient de livrer ses conclusions avec une efficacité zéro pour les ateliers menés en groupe, que ce soit en termes d’autonomie ou de comportement. En revanche, les ateliers personnalisés qui tiennent compte des goûts et des capacités de chaque patient améliorent bien la qualité de vie et permettent de rester chez soi six mois de plus. La chercheuse affirme que cela semble modeste mais c’est le désir le plus cher des personnes âgées. Mettre la personne plutôt que la thérapie au cœur du soin, c’est cela qui marche. Et côté financier, cela économise six mois en institution. Au passage, elle met en garde contre les sites prêts à faire du business avec des formations d’aidants non validées. Elle a écrit un livre sur le rôle crucial des aidants, entre deux appels à projets. Car il faut sans cesse convaincre : la Région, les mutuelles, l’Agence nationale de la recherche, la Fondation Alzheimer et d’autres fondations pour la recherche médicale, ou encore les laboratoires pharmaceutiques, tous ces soutiens financiers qui rendent possibles des études forcément étendues dans le temps.

Hélène Amieva fait savoir à quel point la discipline exige une vision à long terme, en plus d’une bonne rigueur, les mêmes tests sont scrupuleusement repris pour pouvoir modéliser leur évolution.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-05T00:10:34+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/un-meme-interrupteur-cerebral-pour-les-troubles-du-mouvement-et-de-la-cognition <![CDATA[Un même interrupteur cérébral pour les Troubles du mouvement et de la cognition]]> Une étude de l'University de Californie-San Diego publiée en avril 2016 dans la revue Nature Communications via ScienceDaily suggère que l'oubli soudain d’une tâche cognitive en cours, en raison d’un événement inattendu, est une expérience courante, vécue par chacun d'entre nous. Ces deux processus, l’un pathologique et l’autre pas, procèdent du même mécanisme cérébral. L’arrêt impromptu d’un mouvement en cours et le tremblement sont des symptômes typiques de la maladie de Parkinson. Les chercheurs montrent ici que le système impliqué dans l'interruption ou l'arrêt d’un mouvement est le même que celui qui interrompt la cognition. Il peut éclairer les mécanismes en jeu dans les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson et de la même manière, dans les troubles de l’attention. Le concept surprenant, soutenu ici, est qu’un événement inattendu ou surprenant mobilise le même système du cerveau que celui que nous utilisons pour arrêter activement et volontairement nos actions. Ce système est localisé dans le noyau subthalamique, un petit groupe dense de neurones en forme de lentille, situé dans le mésencéphale et qui fait partie des 4 noyaux gris centraux. Le rôle des noyaux gris centraux dans la programmation et le contrôle des mouvements est déjà bien connu. Les effets de leur dysfonctionnement aussi, puisqu’il s’agit de troubles moteurs avec production excessive, très réduite ou ralentie de mouvements (hyperkinésie, akinésie et bradykinésie), ou tremblements comme dans la maladie de Parkinson.

Le noyau subthalamique est d’ailleurs la principale cible de la stimulation cérébrale profonde, dans le traitement de la maladie de Parkinson, ainsi publié en février 2012 dans la revue The Lancet Neurology. On sait enfin que les noyaux gris centraux sont impliqués dans la cognition, l'humeur et certains comportements non moteurs. Cette étude précise ces connaissances en suggérant que le noyau subthalamique (STN) peut déclencher à la fois l’interruption d’un mouvement du corps, soit de la mémoire de travail. 

Les chercheurs du laboratoire de neurosciences de l'Université de Californie à San Diego, en collaboration avec une équipe de l'Université d'Oxford ont analysé les signaux recueillis à partir du cuir chevelu de 20 participants en bonne santé et les signaux recueillis à partir d'électrodes implantées dans le STN de 7 patients atteints de la maladie de Parkinson. Tous les participants ont été invités à effectuer une tâche de mémoire de travail. A chaque essai, ils devaient mémoriser une suite de lettres, puis la réciter. La plupart du temps, ils avaient en musique de fond, une simple tonalité, avant la tâche de rappel. Mais, dans quelques cas, cette tonalité était remplacée par une musique plus surprenante. Enfin, durant l’ensemble de ces essais, l’activité cérébrale était enregistrée. Les résultats montrent que des événements inattendus (ici la musique surprenante) entraîne la même signature du cerveau au moment de l’arrêt cognitif, que celle constatée en cas d'arrêt pur et simple du corps, comme observé chez les patients parkinsoniens. Le rôle du STN est également confirmé. Plus il est engagé ou activé au moment de la tâche, plus les participants sont affectés en cas d’événement inattendu.

En conclusion, le STN est confirmé comme un interrupteur à la fois moteur et cognitif et donc comme une cible importante dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. Au-delà, les chercheurs font l’hypothèse de son implication dans d’autres troubles moteurs ou de l’attention, comme avec hyperactivité (TDAH) et de sa stimulation thérapeutique pour interrompre les pensées intrusives ou indésirables.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-04T13:27:32+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/arreter-le-sucre-comme-on-arrete-la-cigarette <![CDATA[Arrêter le sucre comme on arrête la cigarette]]> Les conclusions d’une étude de la Queensland University of Technology présentées dans la revue PLoS ONE, suggèrent que certains médicaments utilisés dans le traitement d’autres addictions pourraient constituer une option prometteuse. En effet, la piste qui consiste à aborder l’obésité comme une forme ou le résultat d’une dépendance alimentaire est de plus en plus souvent évoquée. Avec 1,9 milliards de personnes dans le monde en surpoids, 600 millions considérées comme obèses, il convient de contrer en urgence les facteurs majeurs de cette épidémie d’obésité. Parmi ces facteurs, les excès de sucre que ces chercheurs australiens envisagent donc de traiter comme une dépendance. Certes, l’obésité ne peut se résumer à une dépendance alimentaire, même si elle procède, chez 10 à 15% des personnes obèses de l’hyperphagie boulimique. L’hyperphagie boulimique comme l’anorexie mentale ou la boulimie est reconnue comme un trouble mentale à part entière par le manuel diagnostique et statique des troubles mentaux (DSM) dans sa 5ème édition, mais ce n’est pas le cas de la dépendance alimentaire. Pourtant, si les preuves manquent pour qualifier l’hyperphagie comme une forme de dépendance, le concept est souvent proposé, car il ouvre une toute autre perspective de nouveaux traitements et de prise en charge de l’obésité.

Une étude du CNRS sur l’animal publiée en 2014 dans la revue Molecular Psychiatry, a décrypté comment les corps gras d'origine nutritionnelle agissent sur notre cerveau et précisément sur le circuit de la récompense impliqué dans la dépendance aux drogues.

D’autres études dont celle de l’université de Californie du sud publiée en décembre 2014 dans la revue American College of Neuropsychopharmacology ont également décrypté les circuits de récompense spécifiques du cerveau qui réagissent aux différents types de sucre.

Cette équipe a eu l’idée de regarder si certains médicaments utilisés pour traiter d’autres dépendances pouvaient être efficaces pour lutter contre l’addiction au sucre. La consommation de sucre en excès contribue directement à la prise de poids. Elle élève de façon répétée les niveaux de dopamine qui contrôlent les centres de récompense et du plaisir du cerveau d'une manière similaire à de nombreuses substances comme le tabac, la cocaïne et la morphine. Ainsi, la consommation à long terme de sucre, comme de ces autres substances, conduit à l'inverse, une réduction des niveaux de dopamine, qui favorise le besoin d’une plus grande consommation encore, pour atteindre le même niveau de récompense.

La varénicline utilisée pour traiter la dépendance tabagique, et qui agit en modulant certains récepteurs neuronaux, s’avère sur la souris, capable de travailler de la même façon contre la dépendance au sucre. D'autres médicaments (mécamylamine et cytisine) sont également envisagés. Avec une période de sevrage, comme avec les autres substances, car le retrait de l'exposition chronique au saccharose peut aussi entraîner un déséquilibre dans les niveaux de dopamine. Cependant, il faut retenir plus la similitude des processus d’action du médicament dans ces 2 formes de dépendance que la piste du médicament lui-même. Il faut aussi rappeler que l’efficacité de la varéciline est limitée et, qu’en revanche elle peut entraîner un certain nombre d’effets indésirables, dont les risques de troubles psychiatriques, de suicide, ou d’effets cardiovasculaires. Ces résultats sont prometteurs, car ils suggèrent que des médicaments disponibles, pour traiter d’autres addictions, pourraient être des alternatives pour lutter contre l'épidémie d'obésité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-03T17:28:49+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/traitement-des-problemes-de-comportement-de-la-demence <![CDATA[Traitement des problèmes de comportement de la démence]]> La démence et la maladie d’Alzheimer présente souvent un challenge de comportement difficile à gérer en cours de la maladie surtout vers la fin. La colère, la tristesse, la paranoïa, la confusion et la peur que connaissent les personnes atteintes de ces maladies peuvent entraîner des discours agressif, violent, et parfois même actes violents. La compréhension et la gestion du comportement de la démence doit passer par des stratégies efficaces dans la gestion de comportement de la démence. Il est évident que des difficultés de communication peuvent être un des aspects troublants de s'occuper d'une personne atteinte d'Alzheimer ou tout autre type de démence et c'est toujours très frustrant pour ceux qui ont la maladie ainsi que leurs proches. Bien qu'il puisse être difficile de comprendre pourquoi les personnes atteintes de démence agissent comme ils le font, l'explication est due à leur maladie et aux changements provoqués dans le cerveau. Si le bien-aimé dit quelque chose de choquant, il faut réagir calmement et efficacement en se familiarisant avec certaines situations courantes qui surviennent lorsque la personne est atteinte de démence.

Premièr cas rencontré : Discours ou actes agressifs, des déclarations telles que « je ne veux pas prendre de douche » ou « je veux rentrer chez moi » ou encore « je ne veux pas manger » peuvent dégénérer en un comportement agressif. La chose la plus importante à retenir à propos des agressions verbales ou physiques, affirme l'Association the Alzheimer’s Association, est que le bien-aimé ne le fait pas exprès. L'agression est habituellement déclenchée par quelque chose, souvent l'inconfort et des facteurs environnementaux comme se retrouver dans une situation non familière, ou encore un manque de communication. Beaucoup d'agressions viennent de la peur,  les personnes atteintes de démence sont plus aptes à frapper, à donner des coups de pied ou mordre en réponse à leur sentiment d’impuissance ou de peur. Au fur et à mesure que la maladie progresse, les sautes d'humeur aussi. La personne pourrait être parfaitement bien un moment et le lendemain crier et devenir physiquement agressif. Cela reste un mystère quant à ce qui a incité la cause. Pour les aidants, c’est souvent en s'habillant ou en se baignant que l’agression est provoquée. De même, toucher le proche, même pour essayer de lui tenir la main ou lui frotter le bras ou sa jambe peut avoir un résultat désastreux. La meilleure ligne de conduite dans cette situation est de calmer le jeu et lui laisser de l'espace.

  • Il est conseillé de chercher à identifier la cause pour répondre à une agression causée par la démence, c’est quoi qui rend la personne agressive ? Une fois que l’on a fait en sorte que la personne soit plus hors d elle-même ou de mettre quelqu'un d'autre en danger, on peut essayer de détourner l'attention vers autre chose, en s'exprimant dans un cadre calme et de manière rassurante. C'est la où vraiment on se rend compte que le bien-aimé est si important. La meilleure ligne de conduite est de laisser de l'espace dont il a besoin.
  • Il faut éviter de se livrer à une discussion ou forcer la question sur ce qui a crée l'agression. Ne jamais empêcher par la force la personne à moins qu'il n'y a absolument pas d'autre choix pour préserver sa santé. Les experts révèlent que  le plus grand moyen d'arrêter un comportement agressif est de supprimer de notre vocabulaire par exemple le mot « non ».

Deuxième cas rencontré : Confusion au sujet de temps ou de lieu, des déclarations telles que « Je veux rentrer à la maison », « Ce n'est pas ma maison »,  ou encore  « Pourquoi sommes-nous ici » sont les réactions les plus courantes pour un patient Alzheimer ou atteint de démence vivant dans un établissement de soins. Vouloir rentrer à la maison est une réaction normale pour tout individu. Ne jamais oublier que l’Alzheimer provoque des dommages progressifs au fonctionnement cognitif, et c'est ce qui crée la confusion et la perte de mémoire. Il y a aussi une composante psychologique, Souvent, les gens tentent de revenir à un endroit où ils avaient plus de contrôle dans leur vie.

  • Il y a plusieurs façons pour répondre aux questions qui indiquent que le proche est confus à son sujet. L’Association Alzheimer suggère que des explications simples avec des photos et autres rappels corporels peuvent aider. Parfois, cependant, il peut être préférable de rediriger la personne, notamment dans le cas où on place le bien-aimé dans un établissement. La meilleure solution consiste à en dire le moins possible sur le fait qu'ils ont tous leurs biens déjà emballés et essayer de les rediriger, et trouver une autre activité, comme une promenade ou obtenir une collation. S’ils posent des questions spécifiques telles que « lorsque nous quittons » il faut répondre que nous pouvons laisser à plus tard pour cause de trafic ou prévision météo mauvaise ou qu’il est trop tard pour partir ce soir. Il faut amener la personne à se sentir plus sûre, même si c’est un mensonge thérapeutique.
  • Il faut éviter de Longues explications qui ne servent à rien. On ne peut raisonner avec une personne atteinte d'Alzheimer ou de démence. En fait, nous déclenchons souvent la réponse en fonction des questions que nous nous posons.

3eme cas rencontré : Mauvais jugement ou des problèmes cognitifs, des accusations infondées, « Tu as volé mon aspirateur », des problèmes avec les finances, « J'ai un problème avec l’appoint ou de pourboire sur une note de restaurant », d'autres exemples d’épargne ou de stockage inexpliqués et des répétitions sur des déclarations ou des tâches. La détérioration des cellules du cerveau causée par la maladie est un coupable particulier qui montre le mauvais jugement ou les erreurs dans la pensée des comportements. Cela peut contribuer à avoir des délires, ou de fausses croyances. Certains de ces problèmes sont évidents, comme lorsque quelqu'un épargne des objets ménagers, ou accuse un membre de la famille de le voler. Certains sont plus subtiles, cependant, la personne peut ne pas se rendre compte qu'elle a des ennuis avec les choses qui n’ont jamais été utilisée. A ce moment la, toute discussion génère l'effet contraire, ou tout commentaire accueilli avec colère ou des larmes.

  • Il faut tout d'abord évaluer l'ampleur du problème. Etre curieux si on ne veut pas demander en jetant un œil aux factures. Parfois les paiements sont en souffrance ou les factures ne sont pas payées du tout. On peut également feuilleter leur chéquier et regarder les finances ou recalculer le pourboire dans un restaurant. L’Association Alzheimer affirme que c’est encourageant et rassurant de ne pas voir l’existence de ces changements. En outre, on peut réduire souvent les frustrations et les embarras en offrant de l'aide pour de petits services à rester organisé. En scrutant par exemple les comptes, on peut apercevoir des erreurs ou des découverts, et le fait d’en parler de façon anodine peut soulager le bien aimé, d’autant si on lui propose de les traiter à l’avenir, on aboutit souvent à un grand soulagement après en avoir parlé. Et à  partir de là, au fil du temps, on est progressivement en mesure de mieux contrôler les finances du parent âgé.
  • Il faut éviter de ne jamais remettre en cause sa capacité à gérer la situation dans ces circonstances et ne pas le faire ouvertement, ou essayer de discuter avec eux. Toute réponse qui peut être interprété comme accusatrice ou mettre en doute sa capacité à gérer leurs propres affaires ne sert qu'à la colère et à les mettre sur la défensive.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-02T01:00:59+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/09/un-antihypertenseur-contre-le-glioblastome-vieux-de-40-ans <![CDATA[Un antihypertenseur contre le glioblastome vieux de 40 ans]]> Selon les résultats publiés dans la revue EMBO Molecular Medicine, le vieil inhibiteur des récepteurs alpha-adrénergiques (la prazosine utilisée comme traitement de l'hypertension depuis la fin des années 1970), pourrait également être efficace dans le traitement des gliomes, en agissant contre les cellules initiatrices de gliome (GIC), des cellules dont les propriétés sont identiques à celles des cellules souches à partir desquelles les tumeurs peuvent se régénérer. Les gliomes sont la 4ème cause de mort par cancer chez l'adulte et la 2ème chez l'enfant.

Le Dr Hervé Chneiweiss, directeur du centre de recherche au laboratoire CNRS/INSERM neuroscience Paris, qui a codirigé l'étude avec le Dr Marie-Pierre Junier explique que le concept de cellule souche cancéreuse a une vingtaine d'années, et a d'abord été identifié dans les leucémies. Il poursuit qu’au sein de la tumeur, une cellule sur 10 000 ou 100 000 a la capacité de reconstituer la tumeur « Nous les avons mises en évidence dans les glioblastomes en 2004 et depuis 2006, on sait qu'elles résistent à tous les traitements actuels ». Ce sont donc les CIG qui ont été ciblées par Suzana Assad Kahn et ses collègues du laboratoire Neuroscience Paris.

Les chercheurs ont testé 1 200 molécules sur deux collections de cultures de CIG isolées dans deux laboratoires, dans le cadre d'une collaboration internationale. 12 d'entre elles présentaient un effet toxique sur les GIC sans avoir d'effet sur les cellules souches neurales normales. La plus efficace était la prazosine qui a été testée sur des souris porteuses de cellules initiatrices de gliomes humains, elle a permis une nette diminution des tumeurs et une survie des souris prolongée de plus de 50 %. Son efficacité a quelque peu surpris les chercheurs, car les récepteurs alpha-adrénergiques ne sont pas présents sur les cellules tumorales ou les CIG. Ils ont analysé l’effet hors cible responsable et l’ont identifié sur la molécule de signalisation intracellulaire, la PKCδ, surexprimée dans les GIC par rapport aux cellules souches neurales normales. En présence de la prazosine, la PKCδ est clivée, uniquement dans les GIC. Le Dr Chneiweiss explique que non seulement cela prive les cellules de leurs caractéristiques prolifératrices de celllules souches, mais le clivage a fait apparaître un fragment qui déclenche leur mort cellulaire.

Le Dr Chneiweiss qui reste cependant prudent espère que  la mutation de la PKCδ a été identifiée comme un des mécanismes sous-tendant le développement du cancer colorectal, du pancréas et du foie. La compréhension du mécanisme d'action de la prazosine laisse donc également entrevoir de nouvelles pistes de traitements pour d'autres cancers. Il précise que pour l'instant, cet effet de la prazosine n'a été montré que dans un modèle animal, il va maintenant falloir valider son intérêt chez l'homme.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-09-01T13:18:37+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/il-ne-faut-pas-reveiller-une-femme-qui-dort <![CDATA[Il ne faut pas réveiller une femme qui dort]]> Le Dr Jim Horne, expert britannique du sommeil, directeur du Sleep Research Centre at Loughborough University et auteur de l’ouvrage "Sleepfaring: A Journey Through The Science Of Sleep” relayé par la  National Sleep Foundation (NSF) américaine assure dans son site d’avril 2016 que les femmes auraient besoin de 20 minutes de sommeil en moyenne de plus que les hommes. Il évoque des raisons comme un cerveau féminin plus complexe et plus sollicité par le multitâche et qui aurait besoin d’un temps plus long de récupération. D’où son interrogation, les femmes ont-elles plus besoin de sommeil ou manquent-elles de sommeil ?

De nombreuses études ont montré l’importance du sommeil pour l’apprentissage et la consolidation de la mémoire, mais aussi pour évacuer des toxines associées à la neuro-dégénérescence comme l’étude de l’université de Rochester (New York) publiée en octobre 2013 dans La revue Science. Cependant, sur ce point il faut rappeler que les études sont contradictoires, comme celle de l’Univesité Bar-Ilan (Israël) publiée récemment dans la revue de  The American Sociological Review via Eurekalert (AAAS), car si les mères qui travaillent qui sont donc multi-tâches, sont plus nombreuses que les pères multi-tâches, en majorité ces mères prennent en charge les tâches les moins enrichissantes de la maison. D’autres études comme celle de l’université de Stockholm publiée dans la revue Association for Psychological Science ont montré qu’objectivement et en moyenne, les hommes ont naturellement une fonction exécutive plus aiguisée que les femmes, plus propice à cette capacité multi-tâche.

Le besoin de sommeil estimé ou ressenti comme plus important chez les femmes est très probablement associé aux manques chroniques de sommeil spécifiques à certaines étapes de la vie de la Femme, comme,

  • durant la grossesse en raison du poids et de la position du fœtus, 
  • puis durant la petite enfance du bébé, en raison d’un sommeil aux aguets, plus léger, 
  • enfin, pendant la ménopause en raison des bouffées de chaleur,
  • La NSF invoque aussi les mouvements du partenaire comme source de réveils,
  • ou encore des niveaux de stress et d’anxiété plus élevés chez les femmes.

Enfin, une plus grande fatigue liée aux multiples responsabilités et tâches assumées par les femmes pourrait aussi expliquer ce besoin accru de récupération. Mais ce n'est pas tout. Le Dr Jim Horne explique que ce besoin plus élevé de sommeil, par des connexions cérébrales différentes chez la femme, bref un cerveau féminin plus complexe donc ayant besoin de plus de récupération. La question qui subsiste est : « les femmes ont-elles vraiment besoin de plus de sommeil que les hommes ou bien les femmes souffrent-elles plus que les hommes du manque de sommeil ? ».

Des conclusions qui méritent encore d’être validées même si on se souvient des travaux de cette équipe de l’Université de Pennsylvanie publiés dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society B, ils décryptent, en effet un connectome féminin plus développé chez les femmes dans certains réseaux associés aux tâches cognitives et sociales. Ce qui prime, pour les femmes comme pour les hommes c’est la bonne durée de sommeil comme recommandé par la National Sleep Foundation (NSF)  dans leur revue Sleep Health Journal de janvier 2015.

Finalement que les femmes aient besoin de 20 mn de sommeil en plus reste une estimation moyenne, plutôt anecdotique. Ce qui compte est une bonne hygiène, quantité et qualité de sommeil, pour les femmes comme pour les hommes. La National Sleep Foundation américaine a apporté quelques repères dans ses recommandations de 2015. Elle rappelle aussi que la pratique d’un exercice régulier, des horaires de coucher et lever réguliers, une consommation limitée d’alcool et de caféine en soirée et l'amélioration de l'environnement du sommeil sont autant de facteurs d’un sommeil de qualité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-31T10:44:30+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/l-efficacite-de-la-pensee-positive <![CDATA[L’efficacité de la pensée positive]]> Une étude des chercheurs de l'Université de Liverpool, publiée en avril 2016 dans la revue Psychology and Psychotherapy confirment l'efficacité du rappel de souvenirs et de l’évocation d’images positives à générer des émotions positives. Bien évidemment, il ne s’agit pas seulement de pensée positive, mais d’une thérapie cognitive connue sous le nom de Broad-Minded Affective Coping Procedure (BMAC) qui consiste à induire des émotions positives par le rappel d’événements autobiographiques positifs. Avec un soupçon de méditation.

De précédentes études ont montré la capacité de cette thérapie à générer les sentiments de bonheur et d’espoir chez des patients souffrant de psychose. Des émotions positives, comme le bonheur, l'espoir et la satisfaction de vie ont déjà été associées à un spectre élargi de pensées et donc un meilleur bien-être, une meilleure réalisation et image de soi et enfin un comportement plus positif. Enfin, l'augmentation de l'émotion positive est associée à une réduction du stress et de l’anxiété.

L'étude, menée par le Dr Peter Taylor du département psychologie de l’Université a invité 123 participants, recrutés en ligne, à auto-évaluer leurs niveaux de pensées négatives (susceptibilité, dévalorisation, discrimination, honte de soi, etc…), de bien-être social (sécurité, intégration, relations…) et de bien-être et de satisfaction de vie. Puis les participants ont été invités à se rappeler un souvenir positif récent, partagé avec une autre personne, puis enfin à pratiquer un exercice de relaxation de type méditation en pleine conscience. Pendant cette expérience, les participants étaient encouragés à savourer les souvenirs positifs.

L’étude montre que la thérapie permet d’augmenter l’affect positif, le sentiment de bien-être social et de réduire les pensées négatives. Globalement, ces résultats confirment, selon les auteurs, l’efficacité de la thérapie dans l'activation des émotions positives et son potentiel pour rétablir l'humeur chez les patients ayant des problèmes de santé mentale spécifiques tels que l'anxiété ou la dépression.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-30T11:57:48+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/reconstitution-du-mecanisme-de-synchronisation-de-l-horloge-biologique <![CDATA[Reconstitution du mécanisme de synchronisation de l’Horloge biologique]]> Les travaux d’une équipe de l’Université de Californie - Santa Barbara, présentés dans la revue les Actes de l’Académie des Sciences Américaine (PNAS) ont réalisé une percée en identifiant au niveau cellulaire, le réseau de neurones circadiens qui communiquent pour rétablir la synchronisation de l’horloge biologique. Ils apportent la première photographie de l'architecture du noyau suprachiasmatique (SCN), le centre de contrôle des processus circadiens dans le cerveau des mammifères.

De nombreuses études ont porté sur les rythmes circadiens ou l’horloge biologique, responsable de l'adaptation du corps et de ses multiples processus, aux cycles de lumière et d'obscurité. D’autres études comme celle de l’université de Wisconsin présentée dans la revue Sleep Health via EurekAlert ont montré tous les effets néfastes, sur le métabolisme, d'un dérèglement de l'horloge interne, dont un risque accru de multiples maladies chroniques, dont l’obésité et le diabète bien sûr, mais aussi le cancer. Cependant, peu de recherches ont décrypté la structure du réseau de ces cellules spécialisées du cerveau qui communiquent pour contrôler ce processus de synchronisation. Néanmoins l’étude de la Northwestern décrypte le mécanisme qui réveille les neurones le matin et permet de nous endormir la nuit, ou encore, l’étude de l’Université de Washington publiée dans la revue Neuron qui décrypte le câblage ou l’ensemble des connexions qui définissent sa précision sur une journée.

Ici, l’équipe de l’UC Santa Barbara reconstitue les circuits de communication des 20.000 neurones du noyau SCN et leur activation pour maintenir l'ensemble du corps sur un cycle de 24 heures et réguler les fonctions essentielles telles que le sommeil, la faim, la température du corps, la libération d'hormones et l'expression des gènes. Cette fonction de régulation de l’horloge biologique couvre 2 fonctions cruciales,

  • la synchronisation des neurones qui doivent travailler ensemble pour être efficaces,
  • la fonction d'entraînement, en réponse à des signaux environnementaux, comme le jour et la nuit.

Pour comprendre comment le noyau SCN synchronise ces mécanismes, les chercheurs ont désynchronisé le réseau pour le regarder ensuite se resynchroniser. Les chercheurs ont d'abord marqué, avec un marqueur bioluminescent, les protéines pER2 connues pour leur rôle clé dans le rythme circadien dans des échantillons in vitro, puis exposé les échantillons à une neurotoxine pour amortir leurs signaux, puis éliminé la neurotoxine. Grâce à la fluorescence, ils ont pu observer, après élimination de la neurotoxine, la réactivation au niveau de chaque cellule, de chaque zone de forte connectivité et, finalement de l’ensemble du réseau qui traverse le SCN. Ils identifient ainsi une structure caractérisée par des nœuds qui ne sont pas nécessairement reliés directement à leurs voisins, mais qui peuvent être atteints à partir de tous les autres nœuds via seulement quelques connexions. Un peu comme les réseaux sociaux, expliquent les chercheurs, avec plusieurs "hubs" de forte connectivité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-29T00:04:12+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-services-de-soins-de-jour-pour-adultes <![CDATA[Les services de soins de jour pour adultes]]> Les centres de jour pour personnes âgées sont une option de soins importante pour garder la famille solidaires et peuvent parfois améliorer la qualité de vie pour les aidants et leurs proches. Quand un proche âgé a besoin de soins supplémentaires ou de la surveillance pendant la journée, de nombreuses familles pensent qu'ils n'ont pas d'autre choix que de quitter leur emploi, cependant, ils pensent à juste titre que leur santé risque de se détériorer par le stress des soins 24/24 qui les empêche de prendre soin d'eux-mêmes. D’autres peuvent penser que la seule option disponible est le placement dans un établissement.

Les services de jour sont des programmes complets proposés par certains établissements qui sont spécialement adaptés aux personnes ayant besoin de surveillance et d’assistance pendant la journée. Ils offrent des activités sociales et des services de santé pour tous ceux ayant un handicap physique et/ou des troubles cognitifs, parfois fragiles ou peuvent être solitaire et doivent être avec les gens pour participer à des activités au lieu de rester à la maison seul. Les personnes qui fréquentent ces centres vivent habituellement dans leur propre maison ou dans la maison d'un aidant familial. Les services de jour peuvent améliorer la qualité de vie pour ceux qui assistent et aident une personne âgée.

Les coûts de soins de jour sont en moyenne quotidienne dans une gamme de frais égale au prix d’une journée et comprennent un large éventail de services tels que les soins personnels, les activités thérapeutiques, les soins infirmiers et des repas y compris parfois un petit déjeuner léger, un déjeuner chaud et une collation de l'après-midi. De nombreux centres de jour offrent aussi des services supplémentaires notamment,

  • des thérapies de groupe et des massages,
  • des animations, des formations et des classes d’exercices,
  • des services de beauté et de coiffures.

Les centres de services de jour sont également conçus pour offrir un soutien familial. Ils mènent des groupes de soutien des aidants naturels à offrir un enseignement sur des sujets tels que la gestion des comportements difficiles voire confus, et la sécurité à la maison en fournissant des conseils et en maintenant des contacts avec les ressources communautaires.

Le législateur a mis en place des aides de financement pour permettre aux personnes âgées de participer à des centres de service de jour.

Toute personne répondant oui à l’une des questions suivantes, pourra bénéficier de journées de services,

  • on est inquiet pour la sécurité à la maison de nos proches âgés quand ils sont seuls,
  • on est inquiet que le proche soit malheureux ou s'ennuie assis à la maison toute la journée,
  • on est inquiet de la santé continue du proche âgé, a il besoin d'aide pendant la journée pour prendre correctement ses médicaments ou pour manger des repas sains,
  • on souhaite être en mesure de garder le proche à la maison aussi longtemps que possible,
  • le proche âgé semble déprimé ou n’a personne pour lui parler.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-27T00:36:48+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-13-super-heros-qui-evitent-de-developper-la-maladie <![CDATA[Les 13 super-héros qui évitent de développer la maladie]]> Une étude dirigée par l’École Icahn de médecine de Mount Sinai entreprise Sage Bionetworks et publiée dans la revue Nature Biotechnology a réussi grâce au projet résilience  à analyser l’ADN de plus de 600.000 personnes, elle a identifié 13 super-héros qui, en dépit des mutations ou des erreurs génétiques de type pathogène, ne développent pas la maladie. Elle a  décrit ces 13 premiers super-héros qui ont réussi à éviter les erreurs ou mutations qui se produisent dans l’ADN. En effet, la réalisation de Projet du génome humain a ouvert la porte à un vieux rêve de la médecine (utiliser l’ADN pour comprendre l’origine des maladies. Si l’on pouvait déterminer les mutations génétiques qui ont causé une maladie, il serait plus facile d’améliorer le diagnostic précoce et peut-être développer des thérapies à de telles erreurs dans le génome.

La recherche,  a réalisé une approche diamétralement opposée à celle faite traditionnellement. Au lieu de chercher des défauts génétiques qui causent la maladie, les scientifiques ont mis l’accent sur le séquençage du génome de milliers de personnes à trouver les personnes qui, en dépit de la présentation d’une mutation déterminée ne développent pas la maladie. Les chercheurs ont déterminé sur près de 600.000 échantillons d’ADN analysés que 13 sont résilients, avec leurs propres erreurs génétiques. En d’autres termes, malgré les mutations dans leur ADN qui sont normalement associés à un trouble, ces personnes sont capables de résister et d’éviter des défauts dans le génome sans présenter de symptômes cliniques de la maladie.

Eric Schadt, professeur de génomique au Mont Sinaï explique que la plupart des études génomiques se concentrent sur la détermination de la cause d’une maladie, mais nous avons vu qu’il était approprié de savoir ce qui fait un personne est en bonne santé. L’évolution au cours des millions d’années a produit plus de mécanismes de protection que nous connaissons aujourd’hui. Caractériser les astuces de nos génomes nous permettra de révéler les éléments qui favorisent la santé d’une manière que nous ne l’imaginions.

L’étude a analysé les bases de données d’ADN douze précédemment construites, passant au crible 874 gènes associés à des maladies métaboliques 584 ou neurologiques, entre autres. Les génomes séquencés étaient des adultes qui n’ont jamais reçu un diagnostic de ces maladies. La lecture de leur ADN a identifié 13 personnes en parfaite santé, cependant, avait des variantes génétiques liées à huit syndromes différents.

Eric Topol directeur de l’Institut Scripps science Translational a commenté que la recherche génomique traditionnelle a mis l’accent sur la maladie, mais que cette recherche montre comment il est bénéfique pour étudier la santé et la résilience afin de comprendre les mécanismes de protection présentant ceux qui ont des défauts génétiques pathogènes, la source consultée dit que les résultats de travail sont curieux, en particulier au niveau de la guérison de ces variantes génétiques et sa pénétrance dans les bases de données. Le concept de pénétrance, en général, est la probabilité d’une personne développer une maladie particulière si on a une mutation spécifique. Dans l’avenir sera de développer une recherche beaucoup plus grande pour déterminer les mécanismes qui nous protègent contre une pathologie. Les scientifiques ont connu 13 super-héros qui ont réussi à éviter les défauts génétiques, traditionnellement, avaient les condamnés à souffrir d’une pathologie. L’étude résulte non seulement montrent que il existe des mécanismes qui nous protègent contre de telles erreurs dans notre génome, mais aussi révèlent que la recherche est nécessaire avec des millions d’échantillons d’ADN pour identifier plus de super-héros.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-26T11:00:17+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/rappel-du-plan-national-canicule-pour-le-pic-de-chaleur <![CDATA[Rappel du Plan national canicule pour le PIC de Chaleur]]> La France est actuellement touchée par un épisode caniculaire, en raison de l’augmentation des températures, le Ministère de la Santé rappelle les conseils de prévention à appliquer en cas de canicule.

On parle de canicule lorsque, pendant au moins 3 jours, les températures dépassent 20°C la nuit et 33 à 35°C le jour (selon les zones). Le niveau de veille saisonnière du Plan national canicule (PNC) ayant été déclenché comme chaque année en juin. Cette veille saisonnière sera automatiquement désactivée le 31 août, sauf si des conditions météorologiques particulières justifient son maintien.

Pour rappel, le Plan national canicule (PNC) accessible sur le site du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a pour objectifs :

  • de protéger les populations des effets d’une canicule par la mise en place, en amont, par les services de l’Etat en région (préfectures, ARS…), d’une organisation spécifique et de mesures de gestion adaptées aux différentes catégories de populations identifiées, telles grand public et personnes à risque (personnes âgées, isolées, en situation de précarité et sans abri, les femmes enceintes et jeunes enfants, les travailleurs…),
  • d’informer et de sensibiliser les populations des conséquences sanitaires d’une canicule via un dispositif de communication décliné selon quatre niveaux. En 2015, le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) ont procédé à une refonte complète des outils de communication pour les adapter aux nouvelles recommandations sanitaires de 2014 ainsi qu’aux attentes et besoins des populations concernées.

Les recommandations pour les personnes fragiles (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées, malades à domicile, personnes dépendantes), en cas de fortes chaleurs, sont ainsi rappelées:

  • boire régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif,
  • se rafraîchir et se mouiller le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour,
  • manger en quantité suffisante et ne pas boire d’alcool,
  • éviter de sortir aux heures les plus chaudes et passer plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché...),
  • éviter les efforts physiques,
  • Maintenir son logement frais (fermer fenêtres et volets la journée, les ouvrir le soir et la nuit s’il fait plus frais),
  • Penser à donner régulièrement de ses nouvelles aux proches et, dès que nécessaire, oser demander de l’aide.

Source:   Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-25T00:34:35+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/la-proteine-il-33-prometteuse-contre-l-alzheimer <![CDATA[La protéine IL-33 prometteuse contre l’Alzheimer]]> Le communiqué sur les travaux menés par les University of Glasgow et University of Science and Technology Hong Kong (HKUST) publié en avril 2016 dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences USA) laissent espérer une véritable percée dans le traitement de l'Alzheimer. En effet, la protéine IL-33 est révélée comme une fenêtre de traitement prometteuse de la maladie d’Alzheimer. La protéine non seulement inhibe l'inflammation du cerveau qui favorise la formation de plaques amyloïde mais contribue à éliminer les agrégats déjà formés, typiques de la maladie. Les chercheurs suggèrent finalement, que la protéine IL-33 aurait la capacité d’inverser la pathogenèse. Un espoir précieux puisqu’il n’existe aucun traitement efficace connu contre la maladie d’Alzheimer et que sa prévalence devrait atteindre 65 millions de personnes touchées en 2030.

La démonstration est faite à ce stade chez la souris âgée modèle d’Alzheimer qui après injection d'IL-33 montre une amélioration rapide de la mémoire et de la fonction cognitive versus des souris normales appariées pour l’âge. IL-33 est une protéine déjà connue, produite par divers types de cellules dans le corps et particulièrement abondante dans le système nerveux central.  IL-33 semble fonctionner en mobilisant la microglie, cet ensemble de cellules immunitaires dans le cerveau, l’induit à entourer les plaques amyloïdes et à les digérer, en favorisant la production d'une enzyme, la néprilysine, connue également pour sa capacité à dégrader l’amyloïde. De plus, IL-33 agit en inhibant l'inflammation dans le tissu du cerveau, une inflammation qui favorise la formation de plaques et d’agrégats. En conclusion, IL-33 empêche la formation de plaques amyloïdes et élimine les agrégats déjà formés.

L’auteur principal de l’étude, le Pr Liew rappelle que de précédentes études ont documenté l’association entre des mutations d’IL-33 et le développement de la maladie d'Alzheimer et, que d’autre part, des niveaux réduits d’IL-33 ont été constatés dans le cerveau des patients atteints de la maladie. Le lien entre IL-33 et la maladie est donc fortement probable. Il faudra cependant attendre les premiers essais cliniques rigoureux sur la phase I quii seront lancés pour tester la toxicité de l'IL-33 aux doses utilisées. Ainsi, les résultats seront vérifiés chez les humains.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-24T00:06:47+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/la-prochaine-grande-epidemie-liee-au-vieillissement-sera-la-sacropenie <![CDATA[La prochaine grande épidémie liée au vieillissement sera la sacropénie]]> Une étude de l'Université de Liège a présenté de nouvelles données au World Congress on Osteoporosis, Osteoarthritis & Musculoskeletal Diseases publiées en avril 2016 dans la revue EurekAlert qui appellent à des stratégies de prévention, dont l’incitation à la pratique de l’activité physique. En effet, la réduction de la masse et de la vigueur des muscles fait partie d’un vieillissement normal mais, faute de prévention, peut conduire à un abandon progressif des activités du quotidien, à la perte d’autonomie et à la dépendance. Avec le vieillissement des populations, la sarcopénie guette : si la condition touche aujourd’hui environ 20% des Européens de plus de 55 ans, sa prévalence pourrait augmenter jusqu’à 63% d'ici 2045. L’étude conclut que La sarcopénie pourrait représenter ainsi l’un des fardeaux les plus lourds en Europe.

Si le Groupe de travail européen sur la sarcopénie définit la maladie par de faibles masse et force musculaire OU par une vitesse de marche très ralentie, en dépit de données épidémiologiques alarmantes, les critères de diagnostic restent encore mal précisés. Les conséquences sont également sévères en termes de handicap, la maladie affectant l'équilibre, la marche et la capacité globale d'effectuer des tâches de la vie quotidienne, donc finalement l’autonomie.

A partir de la base de données d'Eurostat, les chercheurs ont analysé les données d'âge et effectué des projections démographiques pour chaque sexe pour la période 2016 à 2045 et dans 28 pays européens. La prévalence de la sarcopénie a été évaluée à partir d'une étude qui avait comparé précisément les estimations selon les différents modes de diagnostic possibles à partir de la définition des experts européens. Les estimations de prévalence ont ensuite été rapprochées des projections démographiques. Ce modèle montre que :

  • selon les estimations de la prévalence les plus faibles, le nombre de personnes souffrant de sarcopénie en Europe en 2016 dépassera les 10 millions :
    • Ce chiffre passe à 18,7 millions en 2045, soit une augmentation de 72,4%.
    • La prévalence globale de la sarcopénie chez les personnes âgées passe de 11,1% en 2016 à 12,9% en 2045.
    • Les femmes représentent actuellement 44,2% des cas.
  • selon les estimations de prévalence les plus élevées, le nombre de personnes souffrant de sarcopénie en Europe en 2016 atteint près de 20 millions et passe à plus de à 32 millions en 2045, soit une augmentation de 63,8%.
    • La prévalence globale de la sarcopénie chez les personnes âgées passe de 20,2% en 2016 à 22,3% en 2045.
    • Les femmes représentent actuellement 66,4% des cas.

Les auteurs concluent que quel que soit le mode diagnostique utilisé pour définir la sarcopénie, sa prévalence augmente très fortement en Europe. Ils appellent donc les autorités sanitaires à promouvoir le vieillissement actif en bonne santé afin de limiter l'impact sur les systèmes de soins de santé.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-23T00:59:07+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/des-nanobulles-de-savon-pour-degager-les-vaisseaux-scleroses <![CDATA[Des nanobulles de savon pour dégager les vaisseaux sclérosés]]> Une étude des scientifiques des universités de Bâle et de Fribourg publiée en mars 2016 dans la revue Nanomedicine montre une innovation nanogalénique particulièrement adaptée au traitement de l’athérosclérose (liposomes artificiels bien particulier), des sortes de microbulles de savon ne provoquant aucune réaction une fois dans le sérum, chez l’animal ou même chez l’Homme.  En effet, noyées dans une vésicule phospholipidique remplie d’eau, ces molécules de médicament pourront passer incognito sans être reconnues par le système immunitaire. Et mieux que les liposomes de plus en plus utilisés pour la délivrance de médicaments. Ces nanocontainers  à double membrane phospholipidique comme des bulles de savon comportent un réservoir interne qui contient de petites molécules de médicaments et vont aller délivrer ces médicaments aux artères coronaires rétrécies. Alors que le sang circule à travers les segments d'artères sténosées à vitesse élevée, la vésicule est soumise à des forces de cisaillement et sous cet effet, libère son contenu.

Ce principe de vésicules artificielles de phospholipides n’entraîne aucune réaction immunitaire, une fois dans le sérum sanguin. Testées chez des porcs puis chez l’Homme, aucun effet indésirable n’est constaté et l’analyse de biopsies ne constate aucun effet toxique dans les reins, les poumons, le cœur et le foie. Ces nouveaux liposomes n’induisent aucune réaction anaphylactique directe ou indirecte, et même à doses élevées.

Enfin, le principe est parfaitement adapté à la prévention pré-hospitalière et au traitement de l'athérosclérose, une condition responsable de 30% des décès dans le monde.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-22T17:34:13+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/des-conseils-qui-changent-tout-pour-la-maladie-de-parkinson <![CDATA[Des conseils qui changent tout pour la maladie de Parkinson]]> Les Parkinsoniens développent souvent des petits trucs pour la prise de médicaments, l’équilibre, la marche, et les repas afin de s’aider à mieux vivre au quotidien leur pathologie. Un partage qui change vraiment la vie. Chaque année, 25 000 nouveaux cas sont recensés dont la plupart concernent des personnes qui sont dans la vie active et leur âge moyen au diagnostic est de 58 ans. Des événements gratuits en présence de malades, proches, chercheurs et professionnels de santé s’organisent partout en France afin de mieux comprendre et de mieux vivre cette maladie qui touche déjà 200 000 personnes.

France Parkinson donne sur son site quelques exemples sur le partage d’informations pratiques inscrit dans le cadre de l’éducation thérapeutique du patient (ETP) :

  • Faciliter la prise des médicaments, le traitement de la maladie nécessite la prise de nombreux médicaments à des horaires très précis, une contrainte que la technologie et le système D permettent de mieux supporter,
  • pour ne pas manquer les prises, le plus efficace est de s’en remettre aux piluliers hebdomadaires avec alarme sonore ou lumineuse ou aux montres médicales sonores ou vibrantes programmables pour 5 à 12 prises quotidiennes. Il existe aussi des applications téléchargeables sur Smartphone (rappel médicaments ou mon pilulier ou Alarm pills),
  • pour se passer de bouteille d’eau pour sortir sans s’encombrer d’une lourde bouteille d’eau, il suffit d’avoir sur soi une compote de fruit en sachet souple rebouchable, comme celles qu’affectionnent les enfants et les sportifs, cela permet d’avaler facilement et discrètement ses médicaments à tout moment,
  • autre astuce, se procurer une canne-siège de chasse. Pliante, elle  permet non seulement d’aider la marche et de se reposer dès que nécessaire mais aussi d’abriter sous son pommeau dévissable, une petite fiole d’eau. 
  • Eviter les chutes, l’exercice physique est bien sûr indispensable pour travailler l’équilibre et le renforcement musculaire, de même que l’aménagement de la maison, il faut avoir moins de meubles pour faciliter la circulation. Supprimer les tapis, et avoir un éclairage sans zones d’ombre avec des barres d’appui dans la salle de bains et les WC pour limiter les risques de chute. Des grands principes auxquels peuvent s’ajouter quelques astuces,
  • dans la journée, éviter que la cheville la plus faible ne tourne et n’entraîne la chute, le mieux est d’opter pour des bottines adaptées à la saison, dotées d’un petit talon et d’une bande élastique de chaque côté. Faciles à enfiler, elles maintiennent bien et permettent de se chausser comme tout le monde. 
  • dans la nuit, sécuriser les déplacements nocturnes sans laisser toute la maison allumée et se ruiner en électricité, l’astuce consiste à coller un ruban à Leds sur les murs. Avec ou sans détecteur de présence, cela suffit à éclairer le sol et évite angoisses et embûches.
  • Débloquer le déclenchement du pas, dans la maladie de Parkinson, le déclenchement du pas est souvent compliqué. La simple vision d’une porte peut générer un blocage. Lorsque les pieds semblent collés au sol, s’arrêter quelques secondes et imaginer un obstacle fictif à franchir ou bien reculer de deux pas peut aider à mieux repartir. De même que ces autres solutions,
  • dans la maison, scotcher au sol une bande noire adhésive permet de forcer la concentration sur la ligne à suivre et ainsi fluidifier le mouvement.
  • à l’extérieur, Fixer au pied de la canne une petite barre transversale simulant un obstacle aide à débloquer le mouvement et oblige à enjamber l'obstacle pour avancer. 
  • Simplifier les repas, lenteur des mouvements, troubles de la déglutition et tremblements (que la sophrologie aide à bien canaliser) peuvent être contournés par la mise en place de petits coups de pouce. Ils rendent les repas plus agréables, moins fastidieux et limitent de fait le risque de dénutrition,
    • limiter les effets du tremblement, Il ne faut pas hésiter à poser les coudes sur la table pour stabiliser mains et bras. Et utiliser un set de table antidérapant pour éviter que l’assiette ne bouge. Cette dernière pourra être équipée d’un rebord  incurvé ajustable et amovible pour empêcher les aliments de tomber. L'utilisation d'un verre à fond alourdi permet aussi de limiter les tremblements sans pour autant être contraint de boire à la paille.
    • manger chaud, se relever plusieurs fois pour réchauffer l'assiette au micro-ondes n’est pas souhaitable. Pour compenser la lenteur des repas, mieux vaut utiliser des assiettes isothermes et antidérapantes ou poser l’assiette sur un chauffe-plat. L'autre solution consiste à faire plusieurs petites collations dans la journée, ce qui évite aussi l’épuisement lié à un repas classique,
    • mieux déglutir, la déglutition permet de préparer les aliments en bouche et de les propulser jusqu’à l’estomac. Elle peut être facilitée par une position bien droite du buste: il suffit de rehausser la table. De même, la prise régulière de petites gorgées d’eau aide à déglutir. La salive, qui fait défaut, peut aussi être activée par le suçotement d’un bonbon.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-21T04:08:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/la-framboise-contre-les-grandes-maladies-chroniques <![CDATA[La Framboise contre les grandes maladies chroniques]]> 6 études sur la framboise présentées en 2016 à Experimental Biology Conference (San Diego) révèlent de multiples bénéfices, inconnus jusqu’à ce jour : capacités de prévention cardiovasculaire, métabolique, hépatique et propriétés anti-inflammatoires viennent ainsi s’ajouter au caractère anticancéreux de ce fruit. Des données documentées dans la revue Faseb Journal d’avril 2016 qui ajoutent à la preuve des précieux effets présents dans certains aliments naturels, et notamment dans les fruits rouges, à pigments antioxydants (ou flavonoïdes). C’est toute une série d’études qui s’abat sur la framboise, 6 études menées sur la souris qui révèlent des effets bénéfiques pour la santé en consommant la framboises, 6 nouvelles études avec 6 nouveaux bénéfices,

  • la première étude révèle un effet anti-obésité et la deuxième étude un effet métabolique positif avec, en dépit d’un régime riche et sucré, un effet anti-adiposité, favorable au contrôle glycémique et protecteur sur le plan hépatique,
  • la troisième étude révèle un effet anti-syndrome métabolique et la quatrième étude un effet de prévention du risque cardiaque, en cas de diabète pré-existant,
  • la cinquième étude révèle un effet protecteur sur le foie, y compris en cas de régime alimentaire trop riche, et la sixième étude un effet protecteur sur la santé osseuse.

6 effets qui viennent s’ajouter à l’effet anti-cancéreux déjà suggéré par l’Université de l’Illinois (Chicago) et publiée dans la revue ScienceDaillyen particulier contre le cancer colorectal.

Ces études confirment un tout récent rapport, publié en janvier 2016, dans la revue Advances in Nutrition qui proposait une revue exhaustive de la littérature scientifique disponible sur les bénéfices des framboises. Des études qui contribuent ainsi à la masse croissante de la recherche en nutrition autour de l’efficacité des framboises à réduire les facteurs de risque associés largement, aux maladies chroniques.

Les framboises rouges contiennent en effet un certain nombre de nutriments essentiels précieux, principalement de la vitamine C et des fibres en quantité importante, soit 9 g par portion. La framboise fait également partie des rares aliments végétaux qui apportent à la fois des ellagitanins, ou tanins ellagiques, des polyphénols de la famille des tanins et des anthocyanes ou pigments naturels. Or de nombreuses études ont déjà montré que ces composés phytochimiques contribuent à réduire le risque de certaines maladies chroniques. Cependant, ces études supplémentaires démontrent in vivo sur modèle animal et in vitro, chacun de ces bénéfices. Bref, la framboise se révèle un super-fruit contre les principales maladies chroniques. Il reste néanmoins à mener d’autres recherches pour valider les mêmes bénéfices chez l'Homme.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-20T01:13:56+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/le-cafe-renforce-la-permeabilite-de-l-intestin-et-dissout-la-graisse-du-foie <![CDATA[Le café renforce la perméabilité de l'intestin et dissout la graisse du foie]]> Une  étude présentée à l’International Liver Congress™ à Madrid en avril 2016 explique qu’une consommation de café plus élevée peut apporter un effet protecteur contre la maladie du foie gras non-alcoolique, en réduisant la perméabilité de l'intestin. L’ajout de certains composés du café au régime alimentaire de personnes souffrant d'une maladie du foie gras non alcoolique peut même, selon ces résultats, inverser la condition. Attention, il ne s'agit pas ici d'en consommer plus mais de chercheur à exploiter ces propriétés du café pour développer de nouvelles thérapeutiques, comme par supplémentation par exemple.

Le café est avec le thé, la boisson la plus répandue dans le monde, avec une consommation estimée à 3 tasses par jour en moyenne aux Etats-Unis (Selon National Coffee Association 2010). De nombreuses études ont documenté les bénéfices du café pour la santé, dont son caractère protecteur contre le diabète, les maladies cardiovasculaires, la stéatose hépatique, la cirrhose et le cancer du foie. une précédente étude publiée en 2014 dans la revue Hepatology via OnlineLibrary a également confirmé les bénéfices hépatiques de certains ingrédients du café, autres que la caféine, pour la santé du foie.

Cette nouvelle étude menée sur une période de 12 semaines, sur 3 groupes de souris (régime standard, alimentation riche en matières grasses avec ou sans café) révèle qu'une dose quotidienne de café, équivalente à 6 tasses de café expresso pour une personne 70 kg améliore plusieurs marqueurs clés de la maladie du foie gras non-alcoolique chez des souris modèles, nourries avec un régime riche en graisses : sont inversés de manière significative,

  • le taux de cholestérol,
  • l'alanine aminotransférase, une enzyme dont les niveaux augmentent dans le sang lorsque le foie est endommagé
  • la quantité de graisse dans les cellules du foie (stéatose)
  • et la dégénérescence des cellules du foie.  

Ces souris gagnent moins de poids que celles qui reçoivent la même alimentation, mais sans la dose de caféine. Les scientifiques montrent que ce pouvoir protecteur du café est lié aux niveaux de protéine Zonulin (ZO) -1, impliquées dans la perméabilité. L'augmentation de la perméabilité intestinale contribue en effet aux lésions du foie et aggrave la sévérité de la maladie. Le Dr Vincenzo Lembo, auteur principal et chercheur à l'Université de Naples, résume : « Nos résultats montrent que le café peut inverser les problèmes liés à la maladie du foie gras, dont la dégénérescence des cellules du foie ».

Attention, l’étude ne suggère pas de consommer des niveaux plus élevés de café, mais propose de mieux comprendre pour mieux les exploiter, ces propriétés thérapeutiques du café.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-19T10:15:24+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-statines-et-les-douleurs-musculaires-avec-l-evolocumab-et-les-effets-secondaires <![CDATA[Les Statines et les douleurs musculaires avec l'évolocumab et les effets secondaires]]> Une étude des chercheurs de l’Ecole de médecine Mount Sinai aux États-Unis et d'autres instituts de recherche financée par le Laboratoire Amgen (fabriquant de l’évolocumab) qui a été publiée en avril 2016 dans la revue JAMA révèle l’efficacité de l’hypocholestérolémiant anti-PCSK9 évolocumab chez les patients à risque cardiaque élevé, qui éprouvent des effets secondaires intolérables avec les statines : des douleurs musculaires présentes chez environ 75% des patients traités qui entraînent, dans certains cas l’arrêt pur et simple du traitement. Ce nouveau médicament décrit comme révolutionnaire dans la revue, serait tout aussi efficace mais sans entraîner ces effets secondaires des statines.

Les statines sont utilisées pour réduire les taux de cholestérol, en inhibant la capacité du foie à produire le cholestérol, chez des patients suspectés d'être à risque élevé de maladie cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral. Les statines sont plébiscitées non seulement dans le traitement de l’hypercholestérolémie, envisagées par certaines études de manière élargie en traitement de prévention du risque cardiaque, évoquées aussi en prévention du cancer dans la revue Cell de janvier 2012, des complications de la grippe publiée en décembre 2011 dans la revue The Journal of Infectious Diseases et même de la maladie de Parkinson. Cependant, les statines ont un effet indésirable reconnu et très fréquent des statines, les graves douleurs musculaires, présentes chez environ 75% des patients. Et, dans certains cas, ces effets secondaires sont si gênants que le patient cesse de prendre le médicament.

Les chercheurs ont mené cette étude auprès de 492 participants sujets à ces problèmes musculaires avec plusieurs types de statines.

  • Les participants ont subi une période de sevrage de 4 semaines sans aucun médicament.
  • Les participants ont été répartis pour recevoir soit l’atorvastatine à faible dose (20mg) soit un placebo : 42,6% signalent des problèmes musculaires avec la prise de la statine. (Curieusement, environ 25% des participants sous placebo rapportent aussi des effets secondaires liés aux muscles).
  • 218 participants ayant éprouvé des problèmes musculaires avec les statines, ont ensuite été répartis pour recevoir, durant 24 semaines, 2 médicaments alternatifs aux statines, l’ézétimibe (oral) ou l’évolocumab (injectable).

L’essai montre que,

  • dans l'ensemble, l’évolocumab est de 38% plus efficace à réduire le cholestérol et aucune différence significative n’est constatée dans les symptômes musculaires associés à ces 2 médicaments,
  • 29% des participants prenaient l’ézétimibe et 21% l’évolocumab.

Ainsi les patients présentant des effets indésirables musculaires liés aux statines ont aujourd’hui l’évolocumab comme alternative efficace de traitement. Pour les autres patients à niveaux élevés de cholestérol ou à risque cardiaque, les statines restent des médicaments très efficaces et relativement sûrs, et le traitement de première intention. Enfin, dernière précision, une préoccupation pratique avec l’évolocumab est son coût élevé : un traitement d’1 an coûte plus de 5.500 €.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-18T04:11:53+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/reduire-la-maladie-d-alzheimer-en-augmentant-la-temperature-du-corps <![CDATA[Réduire la maladie d’Alzheimer en augmentant la température du corps]]> Un communiqué québécois des chercheurs de l’Université Laval (Montréal) - Canada publiée dans la revue scientifique Neurobiology of Aging suggère que la baisse de la température corporelle liée au vieillissement pourrait aggraver les principales manifestations de la maladie d’Alzheimer. Même si cette expérience a été réalisée sur des souris transgéniques, les chercheurs estiment que les résultats sont suffisamment probants pour que cette piste soit étudiée chez l'homme.

Frédéric Calon, professeur à l’Université Laval, chercheur du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et responsable de l'étude souligne « nous savons que l'incidence de la maladie d’Alzheimer est faible avant 65 ans mais qu'elle double tous les 5 à 6 ans par la suite ». Il a ajouté : « nous savons aussi que le métabolisme et la température corporelle diminuent chez les personnes âgées. Nous avons donc testé l'hypothèse que l'altération de la thermorégulation qui survient avec l'âge amplifie les principales manifestations de l'Alzheimer et qu'un cercle vicieux peut même s'installer puisque la maladie s'exprime dans certaines zones du cerveau impliquées dans la régulation thermique ».  

Partant de cette hypothèse de base, les chercheurs canadiens ont eu recours à un type de souris transgéniques qui, en vieillissant, expriment les principales manifestations de la maladie d’Alzheimer. Elles produisent de la bêta-amyloïde qui conduit à la formation des plaques séniles dans le cerveau, elles sont affectées par une pathologie des neurones les rendant non fonctionnels et elles perdent des protéines synaptiques. Chez ces souris, des problèmes de mémoire surviennent à partir de l'âge de 6 mois.

En comparant ces souris transgéniques à des souris normales, les chercheurs ont d'abord établi que les premières parviennent moins bien à maintenir leur température corporelle en vieillissant. Cette différence atteint presque 1 degré Celsius à l'âge de 12 mois. Les chercheurs ont aussi constaté que les manifestations d’Alzheimer étaient nettement plus prononcées chez les souris transgéniques lorsqu’elles étaient exposées à de basses températures : Frédéric Calon explique que « Les protéines tau anormales, responsable de la détérioration des neurones, augmentent davantage chez les souris transgéniques que chez les souris normales et la perte de protéines synaptiques est plus prononcée ». À l'opposé, les chercheurs ont observé que l'exposition à une température ambiante élevée atténue certaines manifestations de la maladie d'Alzheimer. Ainsi, après une semaine passée dans un environnement à 28 degrés Celsius, la température corporelle des souris transgéniques avait augmenté de 1 degré Celsius, la production de bêta-amyloïde avait diminué substantiellement et les résultats aux tests de mémoire étaient comparables à ceux des souris normales. Le professeur Calon estime que « Nos résultats suggèrent qu'il vaudrait la peine d'explorer la question de la thermorégulation chez les personnes âgées souffrant d'Alzheimer. Si nos conclusions se confirment, il s'agirait d'une avenue thérapeutique relativement facile à mettre en application parce que la température corporelle peut être augmentée par la pratique d'activité physique, par l'alimentation, par des interventions pharmacologiques ou tout simplement en augmentant la température ambiante ».

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-17T12:26:31+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/13-9-millions-de-retraites-au-regime-generale-en-2015 <![CDATA[13,9 millions de retraités au régime générale en 2015]]> Selon les dernières statistiques de l’Assurance retraite au 31 décembre 2015, le nombre de bénéficiaires d’une retraite personnelle au régime général comptait 13,9 millions de retraités. Soit 20% des Français. On dépasserait pour la première fois les 13 millions de retraités ; 6,1 millions d’hommes et 7,6 millions de femmes. A la même période, l’Assurance retraite a versé une pension personnelle et/ou de réversion à 13,9 millions de retraités ; 43% d’entre eux ont cotisé à plusieurs régimes de retraite durant leur carrière professionnelle. L’organisme a également attribué l’année dernière, 656.944 nouvelles retraites personnelles, une hausse de 3,3% par rapport à 2014. Dans les décennies à venir, les retraités seront chaque année un peu plus nombreux.

Toujours selon les dernières données publiées par l’Assurance retraite, l’âge moyen des retraités du régime général est globalement stable à 73,8 ans (73,6 ans en 2014). Cet âge moyen est de 72,8 pour les hommes et 74,6 pour les femmes. C’est l’Ile de France qui compte le plus de retraités avec 1,8 million de personnes, suivi de Rhône-Alpes avec 1,2 puis du Sud-Est avec 1,1 et Nord-Picardie avec 1 million. A l’inverse, c’est l’Auvergne qui compte le moins de retraités avec 307.000.

Le montant moyen de la retraite de base pour une carrière complète au régime général atteint 1.037 euros par mois en 2015 (1.130 pour un homme et 927 pour une femme), étant rappelé qu’il convient d’ajouter la part versée par l’AGIRC-ARRCO pour établir le montant moyen de la retraite des salariés du secteur privé au titre de cette même année.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-16T02:44:48+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/premier-cas-d-alzheimer-chez-un-patient-seropositif <![CDATA[Premier cas d’Alzheimer chez un patient séropositif]]> Une étude de l'Université de Georgetown publiée en avril 2016 dans la revue Alzheimer's & Dementia révèle un patient séropositif diagnostiqué avec la maladie d’Alzheimer. En effet, c’est le premier cas documenté de maladie d'Alzheimer diagnostiquée chez un individu séropositif. Cette découverte réalisée chez un homme de 71 ans, déclenche une prise de conscience sur le fait que les survivants du VIH atteignent maintenant l'âge où le risque d'Alzheimer est incident. L’incidence de cette double condition, infection à VIH et trouble cognitif, porte désormais un nom : HAND ou Human immunodeficiency virus (HIV)–associated neurocognitive disorder.

Jusqu'à ce cas, les cliniciens pensaient que les personnes vivant avec le VIH présentaient un risque moindre voire nul de développer l’Alzheimer, parce que l'inflammation liée au VIH dans le cerveau pouvait empêcher les amas amyloïdes de se former. Cependant ces chercheurs et précisément le neurologue R. Scott Turner révèlent ce premier cas, présentant un dépôt d'amyloïde dans le cerveau, diagnostiqué par PET scan, et concomitamment une infection à VIH. Le Dr Turner commente ainsi que ce patient peut être un cas sentinelle qui réfute les hypothèses sur la démence chez les personnes séropositives. Il explique qu’il reste difficile de diagnostiquer la cause de la démence chez un patient séropositif, en particulier en raison des différents traitements antirétroviraux. Son analyse suggère que certains patients âgés séropositifs atteints de démence pourraient être mal diagnostiqués avec des troubles neurocognitifs associés au VIH. Il fait également l’hypothèse d’un nouveau type de démence mixte, infection et dépôt amyloïde qui portent un double coup au cerveau et entraînent une démence progressive. Une double condition qu’il nomme HAND.

Cette double condition, HAND, pourrait se développer chez 30 à 50% des personnes atteintes d'infection à VIH à long terme, entraînant des symptômes globalement identiques à ceux de la maladie d’Alzheimer. La hausse du nombre de diagnostics de démence chez les personnes plus âgées infectées par le VIH est liée à la forte croissance du groupe d'âge des plus de 55 ans y compris au sein de la population VIH-positive. Pour les seuls Etats-Unis, les CDC rapportent que plus de 50.000 personnes vivant avec le VIH sont âgées de 65 ans et plus, l'âge où le risque de maladie d'Alzheimer commence à apparaître et à être diagnostiquée.

Un cas unique donc, mais qui révèle de nouvelles informations importantes sur la question spécifique des troubles neurologiques liés au VIH et appelle à d’autres études épidémiologiques, en population générale, ainsi qu’au développement d’interventions cliniques pour mieux soutenir les personnes vivant avec le VIH et confrontées au déclin cognitif.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-15T02:51:55+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/diagnostic-d-un-alzheimer-jeune <![CDATA[Diagnostic d’un Alzheimer jeune]]> Le diagnostic précoce de l'Alzheimer d’un proche est la façon la plus horrible dont cette maladie affecte une famille, en effet, on est à des lieux d’imaginer que cela puisse arriver à la plupart des personnes diplômées. Malheureusement même quand on est loin de la famille, l’horrible maladie est bien plus proche de la réalité. On découvre un jour sous nos yeux le déclin du proche qui s'effiloche de manière pernicieuse. Même si l’on a ressenti depuis pas mal de temps que quelque chose se passait mal et même s’il y avait eu des signes. On est souvent dans le déni ou trop occupé pour connaître l'étendue du problème. Et jusqu'à ce que l’on soit informé de son diagnostic, que le monde commence à changer. Un état de choc et un surprenant Diagnostic d’Alzheimer. Il faut attendre que l’on fasse  plus de recherches pour réaliser qu'Alzheimer était un diagnostic sans espoir car il n'existe actuellement pas de remède. La plupart des gens croient que l’Alzheimer est une maladie pour personnes âgées, on n’est pas censés avoir l’Alzheimer à l'âge de 57 ans, c'est pourquoi la famille est toujours plus terrassée par le diagnostic sans méfiance et il faut souvent du temps pour absorber le tourbillon des émotions, des informations et des changements de vie. La famille peut parfois embaucher des aidants à temps partiel qui viennent à la maison. Cela permet non seulement du répit pour la famille, mais c’est également important pour le proche d'être social, actif et sortir de la maison.

Lorsqu’une personne est en âge de travailler et qu’elle est obligée de devenir aidant de soins pour son parent est une inversion des rôles qui est difficile à vivre. Avoir aussi le courage de raconter son histoire est incroyablement difficile et exigeant. Surtout avec cette maladie, qui est stigmatisée.  On n’est pas confortable de parler de cette épreuve. Il faut pourtant commencer à le faire pour réaliser la défense et les essais cliniques car la participation est la clé pour trouver un remède. Les soignants et les personnes confrontés à l’Alzheimer se doivent de demander au législateur son soutien sur les fonds essentiels à la lutte contre cette démence. Quand le législateur est sensibilisé, alors, il peut être amené à faire les changements. Il n'y a actuellement pas assez d’essais cliniques et la cause a réellement besoin d'une énorme augmentation du financement. Même si la population diagnostiquée avec l'Alzheimer est importante, le consentement est un défi énorme.

Les faits et chiffres de la maladie d'Alzheimer sont particulièrement choquants. La National Institutes of Health pour la recherche sur les maladies alloue aux états unis de l’ordre de  $ 5 milliards au cancer, $ 3 milliards au sida (VIH), et seulement $ 591 millions à l’Alzheimer et autres démences. Le contraste entre le financement est choquant, même si la maladie est la 5ème cause de décès chez les adultes âgés de 65 ans et plus. On dépense beaucoup plus et on n’investit pas suffisamment pour être en mesure de changer le cours de la maladie.

En fait, les estimations actuelles sur le coût de soin pour les personnes vivant avec la maladie d'Alzheimer est trop faible, alors que le financement de la recherche doit être plus élevé pour aider à trouver un remède et de dépenser moins sur les soins réels. Travailler avec les patients en faisant des essais thérapeutiques et en essayant différents traitements aidera. Comme le sida et le Cancer, l’Alzheimer a besoin de son propre leader. Un rôle de leadership est nécessaire car il y a actuellement des problèmes d'infrastructure avec les NIH, et une personne est nécessaire pour organiser et diriger la cause. Certaines des études confirment que contrairement aux infrastructures nationales du cancer et de recherche de sida, les structures de recherche thérapeutique d'un Alzheimer comparable semble faire défaut.

La famille est une grande force pour aider à la lutte contre l'Alzheimer, pour agir et informer le Public sur l'Alzheimer. Mais plus d'implication, d'activisme et de financement sont nécessaires. Le premier espoir de plaidoyer est d'accroître le financement pour la guérison, non seulement pour le bénéfice du patient maintenant, mais aussi pour le bénéfice de son avenir et l'avenir de ses enfants. La deuxième consiste à changer le récit de l'Alzheimer.

Les gens doivent être au courant que le principal objectif est d'activer et de se livrer à des dirigeants locaux émergents afin d'élargir la sensibilisation et d'influence pour lutter contre la maladie d'Alzheimer et autres démences. Pendant ce temps, la vie continue en prenant des mesures et en ressentant au moins le confort grâce au travail déployé. Le patient souffre beaucoup plus de la perte de mémoire. Avec des problèmes sur des ustensiles, la marche, la perception de la profondeur, les couleurs, les discours.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-14T01:14:09+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/le-decalage-de-l-horloge-biologique-et-le-cancer-du-sein <![CDATA[Le décalage de l’horloge biologique et le cancer du sein]]> Une étude l'Oregon State University présentée à la réunion annuelle de l’Endocrine Society, ENDO 2016 publiée en avril 2016 dans la revue EurekAlert explique le risque plus élevé de cancer chez les femmes qui subissent des niveaux élevés d’éclairage nocturne. En effet, la lumière est le principal repère de l'organisme pour régler l'horloge biologique et les rythmes circadiens qui affectent la libération d'hormones, les cycles veille-sommeil, le métabolisme et d'autres fonctions importantes. Le lien entre l’exposition à la lumière, l’horloge biologique et le cancer du sein, a déjà été documenté à de nombreuses reprises : ainsi, les femmes qui travaillent de nuit, comme certaines infirmières, présentent ainsi un risque accru de cancer du sein. Plus globalement, la perturbation du rythme circadien est impliquée dans nos pandémies modernes, que sont les cancers du sein mais aussi de la prostate, l'obésité, le diabète ou encore la dépression. Ce dérèglement de nos cycles sommeil-éveil perturbe le fonctionnement normal du corps et représente un risque pour la santé.

Ainsi, on ne compte plus les études sur l’horloge biologique et les effets néfastes de son dérèglement sur le métabolisme.

De nombreuses études ont déjà porté sur l’influence des lumières, la nuit, qui affecte nos rythmes circadiens :

  • Une étude anglaise publiée dans la revue International Journal of Sustainable Lighting avait montré qu’un simple éclairage dans la chambre va perturber l’équilibre du poids corporel. Une autre étude publiée dans la revue Nature avait alerté sur les effets perturbants de l’éclairage nocturne, en particulier de celui provenant des différents dispositifs, ordinateurs, smartphones ou tablettes.
  • Une étude publiée dans la revue Applied Ergonomics a suggéré un effet perturbant de la lumière bleue des tablettes mobiles sur la mélatonine ou hormone du sommeil, et donc sur notre cycle circadien ou horloge biologique.

Cette étude s’est concentrée quant à elle sur le risque de cancer du sein et contribue à expliquer pourquoi la glande mammaire chez la femme semble être sensible aux variations de l'exposition à la lumière et aux dérèglements de l’horloge biologique induit par ces variations. Ainsi, ses conclusions confirment que l’exposition à la lumière de nuit peut conduire au développement de la tumeur. Les chercheurs rappellent que parmi les fonctions majeures de l’horloge interne figurent la synchronisation et l'expression des gènes nécessaires à de nombreuses fonctions cellulaires telles que la croissance cellulaire, la prolifération cellulaire et la réparation de l'ADN.

Une exposition prolongée à la lumière, peut donc, en théorie, perturber les comportements cellulaires normaux et l'expression des gènes, en particulier dans les tissus hormono-dépendants, dont le tissu mammaire. Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont exposé un groupe de souris femelles à un cycle de lumière prolongée de 18 heures de lumière puis de 6 heures d'obscurité, et un autre groupe de souris à un cycle normal de 12 heures de lumière suivies de 12 heures d’obscurité. Les souris exposées à plus de lumière présentent, dans le tissu mammaire, un cycle considérablement ralenti du gène d'horloge Per2 soit d’environ 42 heures au lieu de 24 heures. Cependant, ce ralentissement du gène d’horloge n’est constaté que dans le tissu mammaire et non dans les autres tissus périphériques. Ce cycle ralenti suggère que les fonctions cellulaires régulées par l'horloge biologique sont déréglées. Cependant, ce dérèglement induit une diminution importante de l'expression des gènes qui codent ou fournissent le code génétique pour les récepteurs alpha et bêta d'œstrogène, des protéines qui se lient à l'ADN et peuvent agir comme des interrupteurs de réponses cellulaires : des niveaux élevés de récepteurs d'œstrogène est associée à une réduction de la propagation du cancer du sein et des risques de décès réduits. Or, ici, l'expression des récepteurs des œstrogènes alpha et bêta s’avère tout particulièrement faible dans la glande mammaire des souris exposées à un cycle prolongé de lumière.

L’étude révèle ainsi le processus moléculaire en cause dans l’influence de l’exposition à la lumière sur le développement des tumeurs du sein et confirme le risque, dans la vraie vie, d’une exposition régulière à la lumière nocturne.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-13T00:51:35+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/le-regime-vegetarien-expose-a-des-carences-nutritives <![CDATA[Le régime végétarien expose à des carences nutritives]]> Une étude des chercheurs de la clinique Mayo (États-Unis) publiée en février 2016 dans la revue The Journal of the American Osteopathic Association explique que le régime végétalien en vogue peut s'avérer dangereux car il provoque des carences en nutriments essentiels au bon fonctionnement du corps s'il n'est pas bien mené. Ce mode d'alimentation peut même s'avérer inapproprié s'il n'est pas bien mené, affirment des chercheurs américains qui fournissent quelques conseils pour éviter les carences. Les chercheurs ont compilé les études les plus récentes sur le sujet et se sont intéressés aux taux de protéines, vitamine B12 et D, fer, calcium et oméga 3 des végétaliens.

Un communiqué du Heather Fields, qui a dirigé ces travaux explique « Nous avons constaté que certaines de ces substances nutritives, qui peuvent avoir des implications dans des troubles neurologiques, l'anémie, la force osseuse et d'autres préoccupations de santé, peuvent être déficientes dans des régimes végétaliens mal menés ». De nombreux végétaliens manquent de vitamines B12 et D, de fer et de calcium. En cause, le choix de produits alimentaires transformés et le manque de fruits, de légumes variés et de graines entières. Cependant selon les chercheurs et contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart ne semble pas manquer de protéines ou d’acides aminés. Ils incitent donc les végétaliens à s'informer sur les valeurs nutritionnelles des aliments et à réaliser régulièrement des examens sanguins afin de déceler d'éventuelles carences alimentaires. Pour combler le manque de vitamine B12, les scientifiques insistent sur l'importance d'une supplémentation (sous forme de gélules ou d'ampoules) afin d'éviter l'anémie et de veiller au bon fonctionnement du cerveau.

Pour garder un apport suffisant en protéines et en fer, ils recommandent aux végétaliens de consommer suffisamment de légumineuses : lentilles, haricots rouges, pois chiches, fèves, pois cassés, etc. Les oméga 3 se trouvent notamment dans les noix, le colza ou le soja. Enfin, concernant le calcium, des aliments comme le chou, les épinards, le brocoli, le cresson, mais aussi les amandes, pistaches et graines de sésame en sont truffés.

Pour trouver facilement la composition nutritionnelle de chaque aliment, consultez la base de données de l'Agence nationale de sécurité sanitaire.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-12T11:34:38+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/l-infarctus-du-myocarde-et-les-coronaires <![CDATA[L’Infarctus du myocarde et les coronaires]]> Un communiqué de l’unité Inserm U1096 à Rouen publié dans la revue Circulation suggère que la survenue d’un infarctus du myocarde focalise l’attention sur le réseau coronaire du patient. Mais le système lymphatique cardiaque pourrait aussi jouer un rôle majeur.

Les chercheurs montrent, qu’en post-Infarctus, le réseau lymphatique cardiaque subit de fortes modifications structurelles mais aussi fonctionnelles qui contribuent à la formation d’un œdème et d’une inflammation cardiaque chronique. Fort de ce constat, ils ont eu l'idée de stimuler la formation de nouveaux vaisseaux lymphatiques cardiaques, via l’injection de microcapsules biodégradables, contenant des facteurs de croissance. Des injections d'un facteur de croissance encapsulé spécifique des lymphatiques ont été réalisées chez des rats, avec de premiers résultats encourageants.

Ebba Brakenhielm, chargée de recherche à l'Inserm explique que le traitement administré aux rats accélère la réponse lymphangiogénique cardiaque post infarctus et améliore le drainage lymphatique du cœur en 3 semaines. Il aurait comme effet direct une diminution de l’œdème, de l’inflammation et de la fibrose cardiaques. Vincent Richard, directeur du laboratoire Inserm à Rouen conclut quant à lui que ces travaux, issus de 4 années d’étude montrent l’implication importante de ce réseau dans les maladies cardiovasculaires.

La lymphangiogénese (processus qui guide la formation de vaisseaux lymphatiques) représente ainsi une nouvelle approche thérapeutique non négligeable à explorer dans le post-infarctus et l'insuffisance cardiaque.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-11T12:00:03+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/le-sommeil-et-l-activite-physique-pour-les-parkinsoniens <![CDATA[Le sommeil et l’activité physique pour les Parkinsoniens]]> D’après France Parkinson, plus de 50 % des malades souffrent d’insomnie chronique (longues périodes de réveil la nuit, réveils très matinaux). Ces troubles du sommeil, mais aussi l’anxiété et les traitements peuvent engendrer une grande fatigue. Difficile, dans ces conditions, de se motiver pour faire de l’exercice. Pourtant, rester actif contribue à l’amélioration de la qualité de vie. Pour trouver le sommeil plus facilement, voici quelques conseils pour mieux dormir et choisir une activité physique adaptée,

  • il faut adopter des horaires de coucher régulier,
  • faire de la chambre un endroit calme et apaisant, avec une température adaptée,
  • éviter les excitants après 16 heures.

Bref, mettre toutes les chances de sone côté en  les recommandations des spécialistes de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) :

  • S’aider au réveil par une échelle de corde pour se redresser,
  • On peut aussi se placer en chien de fusil sur le côté, laisser tomber les pieds hors du lit et prendre appui sur le coude pour se redresser.
  • Faire des siestes courtes dans la journée (20 minutes), et jamais plus d’une heure, est bénéfique pour retrouver du tonus et réparer une insomnie. Cependant, dans la mesure du possible, il faut faire la sieste l’après-midi, toujours à la même heure.
  • les réveils brusques accompagnés de blocages et contractures sont fréquents et il convient d’en parler avec son médecin.

Rester actif pour une meilleure qualité de vie, la pratique d’une activité physique régulière a elle aussi un impact positif sur le sommeil, mais aussi sur le moral, le transit intestinal et plus généralement le maintien de la santé. Par ailleurs, de nombreux médecins estiment qu’une activité physique contribue à ralentir la progression de la maladie. La marche est le meilleur des sports pour toute personne non sportive. La marche rapide, la natation ou le vélo influent positivement sur la lenteur et la rigidité, caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Les activités de souplesse (tai chi, étirements…) et de renforcement musculaire (entretien du jardin) aident à retrouver une plus grande mobilité et une meilleure posture. Les exercices d’équilibre permettront quant à eux de réduire le risque de chute. Le yoga est particulièrement conseillé, car il aidera aussi à se détendre et à gérer le stress qui a un effet déclencheur sur les symptômes de la maladie. On peut aussi s’intéresser aux techniques de relaxation : sophrologie, respiration abdominale.

Et s’il est essentiel de rester actif, attention à ne pas accomplir d’efforts disproportionnés pour ne pas déclencher les symptômes les plus pénibles de la maladie. Les périodes de repos sont importantes pour soi-même comme pour l’entourage.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-10T00:34:15+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-axones-et-la-myeline-s-epuisent-par-l-insomnie <![CDATA[Les axones et la myéline s’épuisent par l’insomnie]]> Cette étude par IRM de l'Hôpital de Guangdong - Chine présentée dans la revue Radiology (In Press) via Eurekalert (AAAS)  identifie des anomalies dans la substance blanche du cerveau chez les patients souffrant d'insomnie. Ces nouvelles données objectives contribuent à expliquer les effets mentaux et cognitifs de ce trouble du sommeil, dont la dépression, les troubles anxieux et de l’humeur et les troubles de la mémoire.

L’équipe du chercheur Li Shumei, du Département de l'imagerie médicale de l'Hôpital de Guangdong a analysé les faisceaux d’axones de la substance blanche du cerveau de 23 patients atteints d’insomnie primaire versus 30 participants témoins sains. Elle a utilisé une méthode très sensible appelée Tract-Based Spatial Statistics et rapproché ces données cérébrales des caractéristiques de l'insomnie, définie par le Pittsburgh Sleep Quality Index et l’Insomnia Severity Index. L’étude constate, chez ces patients insomniaques,

  • des faisceaux altérés, entrainant une perturbation de la communication entre les différentes zones du cerveau,
  • une réduction globale de l'intégrité de la substance blanche dans plusieurs zones de l’hémisphère droit et le thalamus qui régule la conscience, le sommeil et la vigilance,
  • des tracts impliqués dans la régulation de la fonction cognitive, sensorielle, et dans le sommeil et l'éveil,
  • des anomalies identifiées dans le thalamus et le corpus callosum (la plus grande structure de la substance blanche) sont associées à la durée de l'insomnie et à la sévérité de la dépression.

L’implication du thalamus dans l'insomnie est jugée par les chercheurs comme particulièrement critique, puisque le thalamus abrite des constituants importants de l'horloge biologique du corps. La myéline enfin, cette couche protectrice située autour des fibres nerveuses s’avère également impliquée, avec sa dégradation, dans les anomalies de substance blanche identifiées chez les patients atteints d’insomnie.

L’insomnie a donc son empreinte caractéristique dans le cerveau. Reste à identifier le sens de la relation entre l'intégrité de la matière blanche altérée et l'insomnie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-09T00:41:32+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/pourquoi-le-patient-alzheimer-ne-reconnait-il-plus-ses-proches <![CDATA[Pourquoi le patient Alzheimer ne reconnait-il plus ses proches]]> Une étude de l’Université de Montréal présentée en avril 2016 dans le Journal of Alzheimer's Disease via IOSPress confirme que la maladie d'Alzheimer, au-delà des troubles de la mémoire, touche également la perception visuelle des visages, contribue à mieux expliquer cette manifestation troublante de la maladie et suggère que l’Alzheimer s’attaque à la perception globale du patient. Cependant, les patients atteints d'Alzheimer peuvent encore ressentir des émotions et avoir une vie affective selon l’étude de l’Univesité d’Iowa publiée en septembre 2014 dans la revue Cognitive  and Behavioral Neurology, même après la perte de la mémoire et du souvenir des proches.

Souffrir de la maladie d'Alzheimer, ce n'est pas seulement oublier des événements, c'est aussi ne plus reconnaître les personnes qui nous sont chères. Cette étape accroît le fossé séparant la personne atteinte de ses proches et réduit encore plus fortement sa communication sociale. L'équipe du Dr Sven Joubert, chercheur au Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal et professeur au Département de psychologie à l'Université de Montréal montre, avec cette étude que c’est en réduisant la capacité de perception globale des visages que la maladie entraîne ce symptôme de non reconnaissance. La perception des visages joue un rôle fondamental dans la communication humaine. C'est pourquoi l'Homme a développé une expertise spécifique pour détecter et identifier très rapidement un visage. Cette faculté reposerait sur la capacité de percevoir un visage comme un tout. Cette capacité de perception globale, qui se distingue de la perception d’éléments individuels d'un visage (yeux, nez, bouche, etc.) serait altérée par la maladie d'Alzheimer.

L'équipe de Montréal en apporte des éléments de preuve, en testant cette capacité de reconnaissance chez des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et chez des personnes âgées en bonne santé. Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont obtenu des résultats semblables à ceux du groupe contrôle en ce qui concerne l'exactitude des réponses et la vitesse de traitement des visages et des voitures à l'envers. Pour ces tâches, le cerveau doit traiter les informations perçues par l'œil de manière analytique et locale, en analysant les différentes composantes de l'image. Par contre, les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer étaient beaucoup plus lentes et commettaient plus d'erreurs que les personnes en bonne santé pour les visages à l'endroit. C’est donc la reconnaissance globale du visage qui est altérée. Et ces difficultés de perception visuelle qui concernent spécifiquement les visages sont observées dès les premiers stades de la maladie. Une difficulté à reconnaître les visages qui pourrait provenir d'une difficulté de perception globale, et non pas seulement d'un trouble de la mémoire.

De nouvelles données qui ouvrent la voie à travailler au maintien de ces capacités de perception visuelle spécifiques et, en cas de difficulté sévère, à mettre en œuvre des stratégies alternatives s’appuyant sur d'autres sens comme la reconnaissance auditive de la voix. Enfin, des données qui contribueront peut-être à soulager aussi les proches des personnes atteintes par la maladie et par cet oubli des visages, y compris les plus familiers.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-08T00:06:13+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-options-des-medicaments-et-troubles-compulsifs <![CDATA[Les options des médicaments et troubles compulsifs]]> Une étude de l’University Health System Loyola (Chicago) publiée en mars 2016 dans la revue Expert Review of Neurotherapeutics  confirme et documente les effets secondaires de risque de troubles compulsifs (addiction alimentaire, au jeu, au shopping ou au sexe), avec certains médicaments indiqués dans le traitement de la maladie de Parkinson, elle suggère des options disponibles, pour gérer au mieux, pour chaque patient, le traitement et ses effets collatéraux. En effet, les comportements obsessionnels et compulsifs (hypersexualité, jeu pathologique ou achats compulsifs) apparaissent comme un effet secondaire rare mais sévère associé à la prise de médicaments agonistes des récepteurs de la dopamine. Les médicaments dopaminergiques utilisés pour traiter les Parkinsoniens caractérisés par une production insuffisante de dopamine dans le cerveau, ont déjà été mis en cause, en particulier par l’étude américaine publiée en mars 2014 dans la revue JAMA Internal Medicine.

Un de ces troubles a été identifié chez 14% des patients parkinsoniens, il est vrai que les troubles compulsifs dont l’addiction au jeu, aux achats, à la sexualité et l'alimentation sont relativement fréquents dans la maladie de Parkinson. Cependant l’incidence de 14% est très probablement sous-estimée, les patients eux-mêmes sous-estimant la présence et la sévérité de ces troubles, en dépit des conséquences catastrophiques au plan personnel et pour la santé. Les auteurs précisent que :

  • Ces troubles sont plus fréquents chez les hommes qui sont plus susceptibles de présenter une hypersexualité et une addiction au jeu.
  • les femmes développent l’hyperphagie et une propension aux achats compulsifs.
  • Les principales conséquences constatées sont les difficultés financières, le divorce et la perte d'emploi.

Le principal facteur de risque médicamenteux chez les patients atteints de Parkinson est l’utilisation d'agonistes de la dopamine (AD). D'autres facteurs de risque comprennent un âge jeune, le tabagisme, l'abus d'alcool et des traits de personnalité comme l'impulsivité, les troubles obsessionnels compulsifs, la dépression et l'anxiété. La gestion de ces troubles est particulièrement difficile et il n’existe pas de directives de traitement spécifiques. Le traitement doit donc être individualisé. Cependant les patients sont souvent réticents de crainte des symptômes de sevrage et de voir leurs symptômes de Parkinson empirer.

Les auteurs ont passé en revue les dernières thérapies pour lutter contre ces troubles impulsifs, dont des médicaments d'ajustement (antidépresseurs, antipsychotiques atypiques et certains antiépileptiques), la stimulation cérébrale profonde ou externe et les thérapies cognitivo-comportementales publiée en septembre 2015 dans la revue Journal of Neuroscience. Ils proposent également les critères de décision, pour chacune de ces options, et suggèrent aux  proches qu’ils doivent,

  • être informés de ces effets secondaires des médicaments de Parkinson pour pouvoir remonter au médecin les changements dans les comportements de routine, l'irritabilité et l’impulsivité qui peuvent annoncer le développement de ces troubles compulsifs,
  •  s’efforcer également de protéger le patient des conséquences personnelles et financières possibles de ces comportements compulsifs.

Bref, sous l’angle de ces effets secondaires si fréquents, la prise en charge de la maladie apparaît bien comme nécessairement individualisée en fonction du profil neuropsychiatrique unique du patient, mais pluridisciplinaire dans toutes ses conséquences médicales, motrices, mentales et sociales.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-07T02:19:24+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/un-formulaire-de-la-has-de-directives-anticipees-pour-la-fin-de-vie <![CDATA[Un formulaire de la HAS de directives anticipées pour la fin de vie]]> La Haute autorité de santé (HAS) met en ligne un modèle de formulaire de directives anticipées sur la fin de vie. Elle explique en préambule que ce formulaire ne préjuge pas du décret d'application de la loi du 2 février 2016 Leonetti-Claeys sur lequel la HAS sera appelée à rendre un avis. Il s'agit d'une traduction de la réflexion de long terme que la HAS conduit sur l'accompagnement des personnes en fin de vie. La réflexion serait partagée avec les professionnels de santé et les représentants de patients. Assorti d'un rappel de la loi, le formulaire favorise la libre expression des personnes pour le cas où elles ne seraient plus en mesure d'exprimer leur souhait et volonté après un accident, du fait d'une maladie grave, ou à la fin de leur vie. Deux cas sont distingués,

  • une personne ayant une maladie grave ou en fin de vie,
  • une personne n'ayant pas de maladie grave.

Parallèlement, la HAS met en ligne un document pour les professionnels de santé, distillant des conseils pour aborder le sujet avec leur patientèle, ainsi qu’un formulaire de désignation de la personne de confiance.

Les directives anticipées ont été rendues plus contraignantes dans l'article 8 de la loi Leonetti-Claeys. Selon un rapport de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS), elles devraient être intégrées au dossier médical partagé (DMP), et gérées ainsi par la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAMTS).

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-06T00:58:38+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/moins-de-complications-et-de-fuites-avec-le-laser-pour-l-adenome-de-la-prostate <![CDATA[Moins de complications et de fuites avec le laser pour l’Adénome de la prostate]]> C’est une nouvelle technique mini-invasive de l’adénome de la prostate qui offre une alternative appréciable à la chirurgie : le traitement au LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) qui permet de réduire le volume excessif de la prostate et aux patients de retrouver un bon fonctionnement de leur appareil urinaire. En effet, chez les patients traités pour un adénome de gros volume, le traitement au laser réduit la perte de tonicité du sphincter et donc le risque de fuites urinaires.

L’adénome (ou hyperplasie) de la prostate, une pathologie bénigne mais qui évolue avec l’âge, à partir de 50 ans. L’adénome correspond à une augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et entraîne des troubles urinaires avec des envies impérieuses et fréquentes d’uriner (incontinence par impériosité) et une difficulté à vider la vessie. Lorsque la miction devient un problème, il faut consulter. L’adénome hypertrophique de la prostate se présente comme une couche blanche enrobant l’urètre qu’il faut détacher et évacuer.

Le choix du traitement se faisait, jusqu’à la mise en œuvre de cette alternative en fonction de la taille de l’adénome suivant des indications précises,

  • jusqu’à 60 cm3 : par résection ou grattage de la prostate par endoscopie,
  • supérieur à 60 cm3 : chirurgical (adénomectomie : ablation de l’adénome par chirurgie ouverte). 2/3 des adénomes sont inférieurs à 80 cm3, le volume moyen se situant autour de 60 cm3.

Aujourd’hui l’adénome de 60cm3 à 200 cm3 peut être découpé par le laser, repoussé dans la vessie puis morcelé et aspiré. Le choix des protections avant et après l’intervention, pourra se faire en fonction du type de fuites urinaires. Le laser vient donc remplacer la chirurgie ouverte, avec de multiples avantages,

  • une diminution importante de la durée moyenne d’hospitalisation, soit 5 jours au lieu de 9,5 pour une chirurgie,
  • un allègement des soins post-opératoires : pas de pansement, pas d’antalgique, pas de transfusion,
  • une réduction de la durée de sondage (2 jours au lieu de 4,5),
  • la possibilité pour les patients sous traitement antiagrégant plaquettaire d’accéder à ce traitement sans risque,
  • enfin, une réduction du risque de complications, dont, pour les patients traités pour un adénome de gros volume, une réduction de la diminution de tonicité du sphincter et donc du risque de fuites urinaires.

En France, depuis le 1 janvier 2014, 50 hommes âgés en moyenne de 70 ans et souffrant d’un adénome de la prostate ont eu accès à cette alternative au département d’urologie, andrologie et transplantation rénale du CHU de Toulouse.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-05T15:30:31+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/2-tasses-de-cafe-par-jour-pour-reduire-le-cancer-colorectal <![CDATA[2 tasses de café par jour pour réduire le Cancer Colorectal]]> Une large étude de l’Université de Californie du Sud présentée en avril 2016 dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention révèle un nouveau bénéfice d’une consommation modérée de café ou déca, son caractère protecteur contre le cancer colorectal, le 3è cancer le plus fréquent chez les hommes et les femmes. Ses conclusions, confirment ce caractère protecteur et préventif, quel que soit le type de café consommé. Y compris le décaféiné.

La consommation modérée de café a été associée à de multiples bénéfices, dont le risque réduit de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de certaines maladies neuro-dégénératives, comme la maladie de Parkinson et de certains cancers, dont le cancer du foie et de l'endomètre, le cancer du sein et le mélanome (journal of the National Cancer Institute). La relation inverse et significative entre la consommation de café et la mortalité a été documentée par plusieurs études et méta-analyses, aboutissant à une réduction pour chaque tasse de café consommée par jour entre 3 et 4% du risque de décès. La consommation modérée de café est considérée comme un facteur de mode de vie sain, au même titre que s’abstenir de fumer, opter pour un régime alimentaire équilibré, le maintien d’un poids de santé ou la pratique d’une activité physique. A condition qu’il ne soit pas prétexte à ajouts caloriques. Cette nouvelle étude ajoute un bénéfice, son caractère préventif contre le cancer colorectal, le troisième cancer le plus fréquent avec une incidence de 4 à 5% au cours de la vie.

Les chercheurs de l'Université de Californie du Sud (USC) ont examiné les données de plus de 5.100 hommes et femmes ayant reçu un diagnostic de cancer colorectal au cours des 6 derniers mois, versus un groupe de 4.000 témoins, exempts et sans antécédents de cancer. Les participants ont renseigné leur consommation quotidienne de café, quel que soit le type, instantané, décaféiné ou filtré, ainsi que celle d'autres boissons. Les autres facteurs de risque de cancer colorectal ou facteurs de confusion possibles (e.g. antécédents familiaux de cancer, alimentation, activité physique et tabagisme) ont été pris en compte. L’analyse constate que :

  • la consommation de café est associée à un risque plus faible de cancer colorectal,
  • cette relation est dose-dépendante, plus la consommation de café est élevée, et moins le risque de cancer est élevé.

Les données montrent que :

  • la consommation modérée de café, à raison d’une à 2 tasses par jour, est associée à une réduction de 26% du risque de cancer colorectal, après ajustement avec les facteurs de risque connus,
  • de 50% lorsque les participants consomment plus de 2,5 tasses de café chaque jour,
  • cette diminution du risque est observée pour tous les types de café, dont le décaféiné.

La caféine n’est pas seule en cause dans cet effet protecteur du café.

De nombreux composés du café contribuent à la santé globale et à cette capacité protectrice et préventive contre le cancer colorectal :

  • Des polyphénols qui peuvent agir comme antioxydants et limiter la croissance des cellules de cancer du côlon potentiel.
  • Des mélanoidines (pigments bruns) générées pendant le processus de torréfaction peuvent encourager la mobilité du côlon.
  • Des diterpènes (substances organiques) peuvent prévenir le cancer en renforçant la défense de l'organisme contre les dommages oxydatifs.

Les niveaux de ces différents composés bénéfiques varient, par tasse de café, en fonction de la méthode de fabrication, cependant ces données révèlent une diminution du risque de cancer colorectal, quelles que soient la saveur ou la forme du café consommé.

Source : Le Blog Retraite Sereine

 

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2016-08-04T01:14:04+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-essais-cliniques-sur-le-parkinson-et-les-cellules-souches <![CDATA[Les essais cliniques sur le parkinson et les cellules souches]]> Un rapport d’un consortium international d’experts présenté en mars 2016 dans le Journal of Parkinson's Disease, recommande la prudence, arguant une insuffisance de données précliniques et le risque, en allant trop vite, de ruiner ce potentiel si prometteur des thérapies par cellules souches. En effet, face à la prévalence croissante de la maladie de Parkinson, soit plus de 6 millions de personnes touchées dans le monde, il y a urgence à développer de vrais traitements. Ce commentaire d’experts fait le point sur l’un des grands espoirs de thérapies, par greffe de cellules souches et répond à la question : la recherche est-elle aujourd’hui suffisamment avancée pour passer à l’étape des essais cliniques ? C’est la déficience de dopamine dans le cerveau qui conduit aux symptômes caractéristiques de la maladie, tels que des tremblements, la rigidité musculaire et la lenteur des mouvements et d'autres effets dont la démence et la dépression. Aujourd’hui les traitements tentent de réduire la perte de ces cellules, mais ne vont pas les remplacer. L’espoir est donc de pouvoir d'utiliser des cellules nerveuses dopaminergiques dérivées de cellules souches. Des travaux de scientifiques de l’Université de Lund menés sur l’animal  publiés en novembre 2014 dans la revue Cell Stem Cell  révèlent que lorsque ces souches sont transplantées dans le cerveau, elles se développent bien en cellules productrices de dopamine. Plus récemment des scientifiques des Universités de Rutgers et Stanford ont publié dans la revue Nature Communications qu’ils ont mis au point un tout nouveau mode d’injection de cellules nerveuses saines, issues de cellules souches, dans le cerveau.

Une nouvelle technologie représentative des avancées dans les thérapies de la maladie de Parkinson publiée dans la revue Frontiers in Cellular Neuroscience par des chercheurs de l'Université de Rio de Janeiro montre que le recours à un anticancéreux, déjà disponible, la mitomycine C, pour traiter les cellules souches embryonnaires à partir desquelles seront cultivés les neurones dopaminergiques destinés à la greffe a également été testé avec succès chez l’animal. Bref, la prochaine étape est de tenter de reproduire ces résultats chez l'homme.

Les experts du Département de neurosciences de l’Université de Cambridge se posent 5 questions clés avant les essais, en amont du premier essai clinique prévu sous forme de commentaire, celui de la biotech International Stem Cell Corporation's (ISCO). A l’annonce de cet essai, de nombreux patients parkinsoniens et leurs familles se sont même demandé s'ils ne devraient pas essayer d’y participer. Les chercheurs répondent,

  • qu’il faut aussi réagir avec prudence, cet essai pouvant inspirer et contribuer à améliorer d'autres programmes de recherche de thérapies par cellules souches au point de passer eux-aussi au stade des essais cliniques,
  • Ensuite, ils appellent à ce que les organisateurs de ces essais informent leurs participants sur les opportunités et risques de telles thérapies afin d’offrir au maximum au patient la possibilité de prendre des décisions éclairées sur le fait ou non de participer.

Enfin, ils examinent l'essai de transplantation clinique prévu par ISCO à la lumière des critères définis par l’initiative de collaboration mondiale, GForce-PD qui vise à définir des critères pour la recherche translationnelle et veille à ce que toutes les étapes de tests soient réalisées au plus haut niveau de qualité.

En conclusion, le groupe d’experts appelle à se poser 5 questions fondamentales avant tout essai clinique de thérapie à base de cellules souches dans la maladie de Parkinson :

  • Que transplante-t-on exactement et quel est le mécanisme d'action attendu ?
  • Quelles sont les données précliniques d’innocuité et d'efficacité qui soutiennent l'utilisation de la forme des cellules souches proposée ?
  • Quels sont les avantages éthiques, de réduction des risques et de méthodologie qui peuvent l'emporter sur les préoccupations sur l'efficacité attendue et permettent d’opter pour un type de cellule en particulier ?
  • Attend-t-on de la thérapie un meilleur contrôle des symptômes ou le traitement de la maladie ?
  • Comment est organisée la surveillance de l’essai clinique, est-il bien sous surveillance d'experts ?

Cependant, les experts abordent avec prudence les questions éthiques relatives à l'utilisation de cellules souches fœtales, expriment des inquiétudes sur l’insuffisance de certaines données publiées par ISCO, en particulier sur les types cellulaires capables ou non de bien fonctionner, sur des données de sécurité et d’efficacité non publiées, et enfin sur la durée de suivi de l'essai qui leur apparaît insuffisante. Bref, si tous s’accordent sur une perspective excitante, tous recommandent encore la prudence, face à l’insuffisance, écrivent-ils, de données précliniques. Des essais cliniques prématurés pourraient non seulement ternir le potentiel prometteur de nombreuses années de recherche scientifique, mais aussi menacer le domaine passionnant de la médecine régénérative. 

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-03T01:19:10+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/2-variantes-genetiques-raccourcissent-l-esperance-de-vie-de-3-ans <![CDATA[2 variantes génétiques raccourcissent l’espérance de vie de 3 ans]]> Une étude de l’équipe de l’Université d'Edimbourg publiée en mars 2016 dans la revue Nature Communications a découvert que plus des 2 tiers d'entre nous vont hériter d'une copie de l'une de ces variantes, soit de la mère soit du père. 2 variantes génétiques qui peuvent réduire la durée de vie de 3 ans, 2 zones distinctes du génome humain, relativement fréquentes en population générale, où ces différences de code vont directement affecter l’espérance de vie.

Les chercheurs ont fait cette découverte en analysant l'information génétique de plus de 152.000 participants à l'étude UK Biobank. Ils découvrent, avec ces 2 variants, des effets étonnamment importants sur l’espérance de vie, tout en rappelant que bien d’autres facteurs, dont environnementaux, auront aussi un grand impact sur la durée de vie. Cependant, ils disent n’avoir révélé que la pointe de l'iceberg, avec ces premiers résultats, leur analyse complète devant intervenir dans quelques mois seulement. En particulier, ils espèrent que certains puissent aussi être associés à des effets bénéfiques sur la santé. L’analyse préliminaire montre que :

  • Avoir 1 seule copie d'une des 2 variantes peut réduire la durée de vie d’1 an.
  • Avoir 2 copies des 2 variantes, réduit la durée de vie de 3 ans. Ce serait le cas d’une faible partie de la population.
  • L'une des variantes concerne un gène CHRNA3 (International Journal of Epidemiology) associé à un risque accru de cancer du poumon et à des problèmes respiratoires sévères chez les fumeurs,
  • L'autre variante, un gène APOE associé à la maladie d'Alzheimer et à une hypercholestérolémie.
  • Enfin, ces variantes ont des effets différents sur les durées de vie des hommes et des femmes.
  • La variante du gène lié à la maladie d'Alzheimer a un effet plus important sur les femmes alors que la variante du gène associé à la maladie pulmonaire a plus d'effet sur les hommes. 

Être vivant est la mesure la plus simple et la plus sommaire de la santé globale. La génomique de la longévité peut permettre d’identifier des facteurs génétiques, qui ne sont pas liés à la maladie ou aux systèmes biologiques impliqués à la fois dans la fragilité et le vieillissement. Au global, ces facteurs génétiques pourraient représenter jusqu'à 16 à 25% de la variation de l’espérance de vie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-02T16:08:37+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/08/les-resultats-de-l-etude-hope-3-presentes-a-l-acc <![CDATA[Les résultats de l'étude HOPE 3 présentés à l'ACC]]> Une étude présentée à la conférence annuelle de l'American College of Cardiology (ACC) réunie à Chicago et publiée dans la revue New England Journal of Medicine, suggère que les résultats de l'étude HOPE 3 pourraient relancer le débat sur une prescription plus large des statines. Ce vaste essai clinique international a montré que, combiné à des anti-hypertenseurs, les statines ont permis de faire baisser les risques d'infarctus ou d'AVC. Cette étude Heart Outcomes Prevention Evaluation a permis d'évaluer trois méthodes dans une population, qui tout en ne souffrant pas encore de pathologies cardiovasculaires, présentait au moins un facteur de risque, tels qu'excès de poids, tabagisme ou antécédents familiaux. 

Les trois approches examinées ont consisté à traiter un groupe de participants avec seulement des antihypertenseurs, un autre avec du Crestor®, et enfin une troisième cohorte avec une combinaison des deux. Dans chacun des cas, ces différentes méthodes ont été comparées à des groupes témoins sous placebos.

Les statines seules ont permis de réduire le risque d’infarctus et d'AVC de 25% dans l'ensemble des participants. Quant aux traitements contre l'hypertension, ils n'ont pas diminué le risque, sauf chez ceux dont la tension artérielle était excessive. Enfin, la combinaison de statines et d'antihypertenseurs a abaissé le risque cardiovasculaire de 30% dans l'ensemble des participants et de 40% chez ceux avec une tension artérielle élevée. 

Les études cliniques faites précédemment sur la combinaison statines et d'antihypertenseurs portaient sur des patients déjà malades. L'essai HOPE-3 qui a été financé par l'Institut canadien de recherche sur la santé et Astrazeneca est le premier à évaluer les effets préventifs de cette association. Les 12.705 participants à cet essai clinique mené dans 21 pays pendant plus de cinq ans seront suivis pendant encore une période de trois à cinq ans.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-08-01T01:11:12+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/proteger-notre-intestin-protege-notre-immunite <![CDATA[Protéger notre intestin protège notre immunité]]> Une étude des scientifiques et des cliniciens du Norwich Research Park publiée dans la revue Clinical Science rappelle que dans notre intestin, des cellules immunitaires veillent au maintien de l'intégrité de la barrière intestinale, en plus de celui de notre équilibre favorisé par les bactéries bénéfiques. Par ailleurs, on sait que notre système immunitaire est moins efficient avec l'âge, que le vieillissement nous rend plus sensibles aux infections ainsi qu’à d’autres maladies comme le cancer. Les chercheurs ont suivi de manière détaillée l’évolution du tractus intestinal avec le vieillissement, et l’effet de ces changements sur notre santé, ils concluent que cela pourrait contribuer à maintenir notre défense immunitaire et globalement réduire notre risque de maladies liées à l’âge. Ils suggèrent de prévenir la perméabilité de la barrière intestinale, par pro-biotiques. En effet, l’Intestin et le système immunitaire sont intimement liés, l'intestin jouant un rôle majeur dans la programmation du système immunitaire et offrant une barrière efficace contre les bactéries qui pourraient nous rendre malade. L’idée était donc de mieux comprendre ces changements de l’intestin avec l’âge. Pour cela, ils ont donc étudié des échantillons prélevés, en cours d’endoscopie, sur des volontaires sains, puis comparé ces échantillons en fonction de l’âge. Ils ont constaté, avec le vieillissement de l'intestin,

  • une augmentation des niveaux d'interleukine 6 (IL-6), des protéines produites par les cellules du système immunitaire avec l’inflammation,
  • Cette augmentation des taux d'IL-6 impacte directement la barrière intestinale qui fuit ou devient perméable aux microbes. Cela pourrait contribuer à expliquer la susceptibilité accrue à l'infection avec l’âge.

Cette inflammation chronique de bas grade augmente avec le vieillissement. Les auteurs expliquent que l’inflammation est de plus en plus considérée comme un événement clé sous-jacent au vieillissement et les résultats suggèrent un rôle central de l'intestin dans cette inflammation. Il s’agit donc de développer les moyens de contrôler cette inflammation chronique pour prévenir le cancer de l'intestin, les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) mais aussi les autres maladies chroniques.

Les prochaines étapes doivent identifier les facteurs déclenchants de ces changements dans les niveaux de l'IL-6, dans la perméabilité intestinale et dans la réponse immunitaire. C’est, encore une fois, une histoire de microbiote intestinal, qui interagit avec la muqueuse de l'intestin, les cellules du système immunitaire, dont celles qui libèrent IL-6. L’objectif serait notamment de pouvoir prévenir cette rupture de la barrière intestinale pour réduire le risque de maladies intestinales (ou pas) liées à l’âge.

La voie des pro-biotiques est d’ores et déjà envisagée pour nous maintenir en bonne santé même lorsque nous vieillissons.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-31T16:52:30+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/le-cycle-infernal-du-parkinson-et-des-troubles-du-sommeil <![CDATA[Le cycle infernal du Parkinson et des troubles du sommeil]]> Une étude de l’University Temple (Phyladelphie) menée sur l’animal et présentée dans la revue Molecular Psychiatry contribue à expliquer l’association entre la maladie de Parkinson et les troubles du sommeil et comment un rythme circadien perturbé et/ou une exposition désordonnée à la lumière, peuvent aussi aggraver la maladie. Les chercheurs montrent que le manque chronique et que la perturbation de l’horloge biologique, sont aussi des facteurs de risque à part entière. L’étude montre, en particulier, que les perturbations du rythme circadien pré-existantes à l'apparition de la maladie de Parkinson empirent considérablement les déficits moteurs et les troubles d'apprentissage provoqués par la maladie. Selon l’article publié dans le Journal of Parkinson Disease, les patients atteints de la maladie de Parkinson souffriraient souvent de troubles du sommeil et de troubles du rythme circadien. On ignore si ces perturbations influent sur le développement et la progression de la maladie de Parkinson ou en sont une conséquence et un symptôme.

Une autre étude publiée dans le Journal of Parkinson’s Disease a montré cependant qu’une amélioration du sommeil réduit les symptômes de la maladie. Cependant, selon le Dr Praticò, les perturbations du rythme circadien sont de plus en plus signalées avant l'apparition de la maladie, ce qui suggère qu'elles pourraient être des facteurs de risque.

Cette nouvelle étude est ainsi la première à démontrer qu'un facteur environnemental, une exposition quotidienne chronique à de longues périodes de lumière avec une trop brève exposition à l’obscurité, en effet, ce qui perturbe le rythme circadien va exacerber les symptômes et la pathologie. L’équipe a étudié l’effet d’un rythme circadien altéré sur un modèle de souris bien établi de la maladie de Parkinson. Un premier groupe de souris, le groupe témoin, a été maintenu à un rythme circadien régulier, avec une exposition à la lumière de 12 heures suivies de 12 heures d'obscurité, chaque jour. Le second groupe de souris a subi une altération de son rythme par l'exposition quotidienne à 20 heures de lumière d’affilée, suivies par 4 heures seulement d'obscurité. Au bout de 2 mois, certains animaux de chaque groupe ont été traités avec la MPTP (neurotoxine qui reproduit les différents aspects de la maladie chez la souris). L'évaluation du mouvement et du comportement montre que,

  • toutes les souris traitées avec la MPTP ont bien développé la maladie de Parkinson,
  • les animaux avec rythme circadien modifié connaissent des déficiences d'apprentissage plus importantes, des déficits moteurs plus sévères, avec une réduction importante de la coordination motrice. 

L’équipe a examiné les cerveaux de souris affectées et, observe dans la zone de la substance noire une réduction significative des neurones qui produisent la dopamine, une perte caractéristique de la maladie de Parkinson. Ainsi, la perturbation du rythme circadien accélère la mort des neurones. De plus, les cellules microgliales, qui protègent normalement les neurones, deviennent hyperactives et cette sur-activation de la microglie vient aggraver la réponse inflammatoire en accélérant la progression de la maladie. Il reste à vérifier si ces résultats sont reproduits chez d'autres modèles animaux et chez l’Homme. Cependant, ces premières données suggèrent qu’en rétablissant le rythme circadien, il serait possible d'inverser l'inflammation du cerveau et la mort cellulaire. Avec, bien évidemment, des implications importantes pour la prévention et le traitement de la maladie de Parkinson chez les personnes souffrant de troubles chroniques du sommeil.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-30T20:19:18+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/la-reduction-du-risque-cardiaque-par-la-consommation-des-fruits <![CDATA[La réduction du risque cardiaque par la consommation des fruits]]> Une étude internationale de l’Université d’Oxford, de Pékin, de l’Academy chinoise of Medical Sciences et d’autres instituts de recherche présentée en avril 2016 dans la revue New England Journal of Medicine conclut que les fruits frais sont une source importante d’antioxydants, précieuse pour lutter contre le risque cardiaque, et tout autant que les statines. Eh effet, les conclusions issues de l’analyse des données de plus de 500.000 participants révèlent des réductions considérables d’incidences des principaux événements cardiaques, avec une consommation quotidienne de fruits.

Les chercheurs ont analysé les données de 512.891 participants chinois, âgés de 35 à 74 ans, et exempts d’antécédents de maladie cardiovasculaire. Ces données comportaient le régime alimentaire, l’IMC, les résultats de santé et les décès. Ils ont cherché à préciser le lien entre la consommation de fruits et les maladies cardiovasculaires. Les facteurs de confusion possibles, comme l'âge, le sexe, le tabagisme et la consommation d’alcool ont été pris en compte. L’analyse conclut qu’un régime alimentaire riche en fruits frais est lié à un risque réduit de maladies cardio-vasculaires : précisément, 18%  des participants (chinois) consomment des fruits frais tous les jours. Ces amateurs de fruits ont tendance à être plus jeunes, plutôt des femmes, habitants de zones urbaines, mieux éduqués, à revenu plus élevé et moins susceptibles de fumer ou de boire de l'alcool. Versus les personnes qui n’en consomment que rarement ou jamais, les consommateurs quotidiens de fruits ont un risque réduit de 40% de maladie cardiovasculaire,

  • un risque réduit de 34% de crise cardiaque,
  • un risque réduit de 25% d’accident vasculaire cérébral ischémique
  • un risque réduit de 36% d’accident vasculaire cérébral hémorragique,
  • des niveaux de pression artérielle et une glycémie plus faibles.

En supposant que la consommation quotidienne de fruits est bien la cause de ces réductions d’incidences, les chercheurs estiment que 16% des décès liés aux maladies cardiovasculaires pourraient être évités avec cette consommation quotidienne.

Enfin, l'effet identifié, dans cette étude chinoise est bien plus important que celui estimé par de précédentes études menées dans des pays occidentaux. Il se peut qu’en Chine, les personnes qui consomment le plus de fruits, soient aussi celles à profil socio-économique plus élevé, ce qui est un facteur de confusion (ou de réduction du risque de décès cardiaque).

Cette étude ajoute à la preuve que consommer des fruits tous les jours est associé à une meilleure santé cardiaque. Elle ne signifie pas que les fruits peuvent venir purement et simplement remplacer les médicaments, comme les statines. Des données qui suggèrent donc qu’un régime alimentaire riche en fruits peut venir compléter un traitement hypocholestérolémiant.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-29T04:58:58+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/grimper-un-escalier-chaque-jour-rajeunit-de-6-mois-le-cerveau <![CDATA[Grimper un escalier chaque jour rajeunit de 6 mois le cerveau]]> Un communiqué de chercheurs canadiens de l’Université Concordia présenté en mars 2016 dans la revue Neurobiology of Aging confirme une nouvelle fois l’importance de l’activité physique, quelle que soit sa forme, sur la santé cérébrale. C’est la démonstration et l’estimation précise de ces chercheurs canadiens qui montrent que chaque escalier grimpé quotidiennement rajeunit précisément de 6 mois par an le cerveau. Chaque année d’étude en plus effectuée, rajeunit aussi le cerveau d’un an, mais là le résultat est moins surprenant.

Jason Steffener, chercheur au Centre Perform de l’Université de Concordia, montre ces effets de l’exercice et des études sur la jeunesse du cerveau par imagerie par résonance magnétique (IRM) chez 331 sujets adultes en bonne santé, âgés de 19 à 79 ans.

Son équipe a mesuré le volume de matière grise dans le cerveau des participants, en considérant ce volume de matière grise comme un marqueur visible du processus de vieillissement chronologique. Puis les chercheurs ont rapproché ces données de volume du cerveau, au nombre de volées d’escalier grimpées et d’années d’études effectuées. Par volée d’escaliers, ici, les chercheurs entendent les escaliers séparant en moyenne 2 étages.

Leurs conclusions sont sans équivoque : plus le nombre d’escaliers montés et d’années d’études est élevé, plus le cerveau apparaît jeune à l’IRM. Précisément, l’âge du cerveau diminue de,

  • 0,95 an pour chaque année d’études terminée,
  • et de 0,58 an pour chaque volée d’escaliers grimpée quotidiennement.

Une recherche qui confirme donc que l’apprentissage contribue bien évidemment à garder l’esprit jeune mais qui apporte encore à la preuve que l’activité physique a bien une incidence sur l’âge cognitif physiologique. Chacun peut ainsi, simplement en pratiquant un peu plus d’activité physique, maintenir ses performances cognitives. Monter les escaliers est à la portée de chacun, au quotidien. Contrairement à d’autres types d’exercice plus vigoureux, grimper des escaliers est un exercice que les adultes plus âgés peuvent effectuer au moins une fois par jour.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-28T16:28:30+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/haro-sur-le-psa-pour-le-cancer-de-la-prostate <![CDATA[Haro sur le PSA pour le Cancer de la prostate]]> La publication de la Cnam dans le Bulletin épidémiologique Hebdomadaire (BEH) sur le dosage de l’antigène spécifique prostatique (PSA) pour détecter un cancer de la prostate et l’évolution de sa prise en charge révèle que beaucoup trop de PSA seraient prescrits. Certes, les choses bougent, mais trop lentement. Entre 2012 et 2014, 62 % des hommes âgés de 50 à 69 ans et 68 % des hommes de plus de 75 ans ont réalisé au moins un dosage de PSA. 88% de ces examens sont prescritspar un médecin généraliste, qui dans 95 % des cas les associe à d’autres examens dans le cadre d'un bilan de santé, aux côtés de la NFS, de la glycémie, du bilan lipidique, etc.

Et même si la tendance est plutôt à la baisse depuis 2009, ces chiffres restent élevés et suffisent à expliquer qu’Assurance maladieInstitut National du CancerCollège de la Médecine Générale et HAS se soient réunis pour délivrer un message clair visant à endiguer ce flot de prescriptions. Pour ces 4 institutions, le dosage de PSA tel qu’il est encore pratiqué aujourd’hui, non seulement ne réduit pas la mortalité de ce cancer, mais provoque de nombreuses complications irréversibles induites par des traitements inappropriés.

Selon le Pr Luc Barret, médecin-conseil national de l’Assurance Maladie, ce cancer est sur diagnostiqué et sur traité.  En effet, le test PSA peut être faussement négatif et rassurer à tort, la valeur prédictive négative (VPN) est de 90% ce qui signifie que parmi les hommes qui ont un PSA < 4ng/ml, 90% n’auraient pas de cancer. Et sa valeur prédictive positive (VPP) est de 30 %, ce qui signifie que parmi les hommes qui ont un PSA > 4 ng/ml, 30% ont un cancer et 70% n’en ont pas. Et chez les hommes traités pour un cancer de la prostate en 2012 en France, 50 % ont présenté une ou plusieurs complications nécessitant un traitement dans les deux ans suivant le diagnostic, avec notamment des troubles de l’érection traités pour 35 % des hommes et une incontinence urinaire traitée pour 21 % d’entre eux. Ce dépistage a donc des bénéfices insuffisamment prouvés au regard de ses inconvénients. Mais pour autant, à titre individuel, pour un homme dont le cancer serait ou deviendrait agressif, le dépistage peut être bénéfique. S’appuyant sur les recommandations de la HAS de 2010 et 2012, dont les conclusions restent d’actualité, deux nouveaux outils destinés aux médecins et à leurs patients pour  faciliter une décision éclairée et partagée sont désormais disponibles sur le site de l’INCA. Les experts concluent que les limites et les risques de dépistage sont non négligeables et nécessitent que chaque homme décide en connaissance de cause.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-27T16:29:02+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/des-cellules-beta-deficientes-genetiquement-s-associent-au-diabete <![CDATA[Des cellules bêta déficientes génétiquement s’associent au diabète]]> Une étude belge parue dans les revues KU LEUVEN et Nature Genetics montre qu'une déficience génétique des cellules bêta du pancréas pourrait être à l'origine des deux types de diabète (type 1 et type 2). L’équipe internationale a tenté de comprendre comment des variations génétiques pouvaient contrôler le développement de la maladie. Ils ont découvert que les souris possédant des cellules bêta fragilisées devenaient rapidement diabétiques lorsque leurs cellules étaient soumises à un stress, elles parvenaient difficilement à réparer les dommages de leur ADN. Les souris avec des cellules bêta robustes qui n'avaient pas de problème pour réparer leur ADN restaient saines toute leur vie même si leurs îlots étaient soumis à un stress intense.

Les chercheurs ont remarqué chez l'homme que les mêmes mécanismes impliqués dans la réparation de l'ADN étaient altérés chez des échantillons de patients diabétiques. Certaines personnes ont donc des cellules bêta génétiquement plus fragiles. Le Pr Adrian Liston qui a dirigé l'étude explique que ce sont ces personnes qui développent un diabète, qu'il soit de type 1 ou de type 2, alors que d'autres ayant des cellules bêta résistantes vont demeurer en bonne santé même s'ils souffrent de problèmes immunitaires ou des dysfonctionnements métaboliques au niveau du foie.

Mais même si les facteurs génétiques ont un rôle prépondérant dans le développement de la maladie, les habitudes alimentaires gardent leur importance. Le Pr Liston affirme que même les souris avec des cellules bêta génétiquement plus robustes finissent diabétiques quand on augmente le taux de matière grasse dans leur régime. Il conclut que le nouveau modèle murin nous permettra pour la première fois de tester de nouveaux antidiabétiques permettant de préserver les cellules bêta. Il y a beaucoup de médicaments prometteurs en développement.

L'intérêt est aussi économique. Les coûts liés au diabète excèdent 600 milliards de dollars, ce qui représente 12 % du budget global attribué à la santé. Le Dr Lydia Makaroff de la Fédération Internationale contre le diabète renseigne que la plupart de ces frais de soins sont causés par des diabètes de type 2 très avancés pour lesquels nous n'avons pas de traitement efficace.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-26T17:16:24+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/un-grand-pas-en-bio-ingenierie-des-cellules-souches <![CDATA[Un grand pas en bio-ingénierie des cellules souches]]> Une nouvelle technologie des scientifiques des Universités de Rutgers et Stanford présentée en mars 2016 dans la revue Nature Communications a mis au point un tout nouveau mode d’injection de cellules nerveuses saines dans le cerveau. Elle marque une étape importante dans les thérapies de la maladie de Parkinson et, plus largement, ouvre un espoir dans le traitement des maladies dévastatrices du cerveau qui affectent des millions de personnes. La technologie consiste à convertir des cellules souches dérivées de tissu humain en neurones humains de minuscules échafaudages en 3D constitués de fibres. Ces échafaudages, chargés de neurones sains et bénéfiques sont injectés ensuite dans le cerveau malade. Le Dr Prabhas V. Moghe, professeur de génie biomédical et biochimique à l'Université Rutgers et auteur principal explique qu’en fait l’idée est de transplanter ces cellules saines dans une configuration qui imite la configuration naturelle du cerveau, ce qui va faciliter leur intégration et leur communication avec les autres cellules.

Son équipe a conçu un micro-échafaudage en 3D constitué de fibres polymères minuscules. Des centaines de neurones vont se fixer à des fibres et se ramifier pour pouvoir envoyer leurs signaux. Chaque petit échafaudage mesure environ 100 micromètres de large soit, à peu de chose près, l’épaisseur d'un cheveu humain. Les chercheurs prennent tout un tas de ces fibres et les injectent, ici, dans le cerveau de souris. L’expérience montre que les neurones ainsi greffés survivent remarquablement bien. Soit 100 fois mieux que lors de précédentes tentatives, commentent les chercheurs. C’est une preuve de concept sur l’animal.

Les implications sont multiples, pour le traitement de la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d’Alzheimer, ou encore les lésions cérébrales ou les commotions cérébrales et, bien sûr, dans le traitement de Parkinson. En effet, la plupart de ces maladies sont souvent liées à la perte de cellules du cerveau.

Améliorer encore les biomatériaux de l’échafaudage, afin d'augmenter encore le nombre de neurones implantés dans le cerveau, c’est la prochaine étape. Cependant ces premiers résultats marquent déjà, en respectant la configuration naturelle du cerveau, une avancée importante pour les thérapies à base de cellules souches des maladies neurodégénératives. Il faudra en effet encore 10 à 20 ans pour tester la technologie chez les humains.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-22T02:34:56+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/la-cle-pour-retarder-le-vieillissement-et-les-maladies <![CDATA[La clé pour retarder le vieillissement et les maladies]]> Une étude espagnole du Centro Nacional de Investigaciones Oncológicas (CNIO-Madrid) publiée en mars 2016 dans la revue Nature Communications rappelle et révèle deux points essentiels et parfois controversés : l'accumulation progressive de dommages cellulaires joue un rôle très important dans l'origine du vieillissement. Et, en augmentant la capacité antioxydante globale de nos cellules, plutôt que de leur donner tel ou tel antioxydant, il serait possible de lutter contre ce vieillissement. Des conclusions simples, du moins en théorie, mais testées avec succès sur l’animal.

L'étude délivre finalement une clé précise pour augmenter les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, ralentir le processus de vieillissement et augmenter ainsi la longévité. Il existe de nombreuses sources de dommages cellulaires, comme les radicaux libres par exemple, cependant, en pratique, les essais cliniques basés sur une supplémentation en antioxydants ont échoué à retarder le vieillissement.

Ces scientifiques espagnols ont donc fait l’hypothèse qu’en augmentant la capacité antioxydante globale des cellules, soit les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, ils parviendraient à obtenir un effet plus significatif sur le vieillissement. L’approche, génétique, s’est concentrée sur l'augmentation des niveaux de NADPH, une molécule relativement simple, curieusement encore peu étudiée, mais d’une importance capitale dans les réactions antioxydantes de l’organisme. En pratique, ils ont développé des souris transgéniques présentant une expression accrue dans tout le corps d’une des enzymes clés pour la production de NADPH, à savoir, la glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD) :

  • Chez ces souris, l’augmentation des niveaux de G6PD et donc de NADPH, augmente les défenses antioxydantes naturelles de l'organisme, les protège contre les dommages oxydatifs, ralentit le processus de vieillissement, réduit la résistance à l'insuline, et augmente la longévité,
    • les cellules de ces animaux transgéniques deviennent plus résistantes à l’exposition à des traitements oxydatifs toxiques,
    • à long terme, les niveaux de dommages oxydatifs apparaissent plus faibles que chez les animaux non transgéniques du même âge,
    • et avec la surproduction de G6PD, le risque de cancer n’est pas augmenté.
  • Enfin, et c’est le résultat principal, le processus de vieillissement chez les souris transgéniques est significativement retardé, le métabolisme du sucre amélioré et toute comme la coordination motrice et la mobilité. Précisément, les femelles transgéniques vivent 14% plus longtemps que les souris non transgéniques. Cependant aucun effet significatif sur la longévité des mâles n’a été observé, ce qui devra être expliqué.

Ainsi, l’augmentation de la G6PD améliore vraiment les défenses antioxydantes et, surtout, ouvre un nouveau paradigme dans la lutte contre le vieillissement, soit travailler sur la défense globale de l’organisme. La clé suggérée est donc d’améliorer toutes les enzymes antioxydantes d'une manière globale et de stimuler tous nos mécanismes antioxydants naturels. Il reste à développer de nouveaux médicaments ou suppléments nutritionnels basés sur ce principe ou qui, dans un premier temps, participent à augmenter les niveaux de NADPH.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-21T17:53:43+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/convaincre-un-parent-age-pour-entrer-en-maison-de-retraite <![CDATA[Convaincre un Parent âgé pour entrer en maison de retraite]]> Le placement d’un proche âgé dans une maison de retraite, surtout fort, indépendant, et vivant seul chez lui est l’une des décisions des plus difficiles à prendre dans la vie. Pour la plupart, la dernière partie de la vie devient rapidement frêle. Alors qu'on avait l'habitude de marcher de son domicile à sa boulangerie en toute simplicité, naviguer dans l'escalier de son immeuble d'habitation devient parfois un combat quotidien. Avoir une discussion sur ce sujet avec le proche âgé, tout comme de nombreux enfants adultes qui pensaient que leurs parents âgés sont autonomes, l’assistance à domicile, l’installation et le froid deviennent impossibles à prononcer. Un jour on reçoit un appel inquiétant. Le proche subi une légère attaque cardiaque ou fait une chute et doit être été transportée à l'hôpital. C’est le moment qui est généralement choisi pour partager ses préoccupations avec le parent. Mais dès que la personne se rétablit, on refait face à une forte résistance et le parent refuse de rentrer dans une maison de retraite.

Cette attitude récalcitrante est difficile à entendre de la part d’un parent âgé. Alors, que l’on est juste inquiet pour sa santé et qu’on n’arrive pas à convaincre le parent récalcitrant à rentrer dans un établissement de soins prolongés dans son intérêt.

Les experts conseillent, quand il s'agit de placer son parent âgé ce qui est probablement l’une des décisions les plus difficiles, qu’un enfant est amené à prendre car beaucoup de personnes âgées sont irréalistes et veulent croire qu'ils peuvent prendre soin d'eux-mêmes pour le reste de leur vie. Et c'est les membres de la famille qui peuvent contribuer à identifier le problème et d'inciter le changement. Peu importe l'âge du parent, il est temps de commencer à communiquer sur l'avenir. Il faut ouvrir les voies de communication dès que possible et c'est important, car les personnes âgées vivent dans le déni. 95% des personnes traitent le sujet en situation de crise avec des aînés confus et désorganisé, des enfants bien intentionnés et une famille dans le chaos. On se doit donc de gérer les situations suivantes :

  • Avoir des discussions régulières avec les parents sur ce que réserve l'avenir. On s’évite des résultats inutiles, Faites-en votre problème au lieu de problème des parents, Si vous dites, il faut faire ceci ou cela, vous les perdrez. Disons plutôt quelque chose comme : « maman, je m'inquiète pour toi ; ça me fait peur de te voir comme ça ». C'est l'approche que l’on doit avoir avec son parent. Après avoir partagé ses préoccupations sur la sécurité et la santé, l’ainé finit lentement par accepter. 90% des parents ne veulent pas encombrer leurs enfants, et ils répondront souvent à ce genre de communication honnête. Les parents cachent parfois les choses à leurs enfants adultes parce qu'ils ne veulent pas leur faire peur. Pourtant, si vous leur montrez que vous essayez d'être leur avocat, et que vous êtes vraiment préoccupés par leur bien-être, cela fera toute la différence.
  • Gérer la résistance des parents âgés, Il est conseillé lors du placement du proche âgé d’essayer de le persuader à visiter au moins une résidence, en sachant qu’il est difficile de le faire si le parent nécessite des soins et qu’il refuse de quitter son domicile. On pense alors, qu'il n'y a aucune solution magique pour persuader l’aîné à rejoindre une maison de retraite. Pourtant, la plupart change d’avis. Mais être placé sous la contrainte, nous amènent aussi tous à résister, quel que soit le bien-fondé des arguments. Et quand un parent refuse continuellement l'idée d'aller dans une résidence de retraite, alors, l'enfant a besoin de faire marche arrière en attendant, cependant, il ne faut jamais abandonner. Il faut chercher d’autres ouvertures en soulevant la question encore et encore, malheureusement, parfois les choses s'aggravent. Il faudra parfois, que le parent chute ou soit effrayé par les cambrioleurs ou avoir une coupure d'électricité parce qu'il a oublié de payer ses factures, alors on réalise que le parent ne peut plus résider dans sa maison en toute sécurité. Et dans ce cas, il faudra l’exhorter à accepter l'inévitable. Si le parent commence à montrer des signes de réchauffement, l'enfant doit mettre l'accent sur le droit à l'autodétermination du parent. Il faut structurer la conversation de manière a lui dire, que l’on ne peut plus prendre des décisions sur comment il doit gérer sa vie. Il vaut mieux, cependant, aller ensemble afin d'étudier certaines résidences possibles. Et être mieux informé sur les choix disponibles. S'il y a de la volonté du proche pour visiter une résidence senior, l'enfant devra organiser des visites et souligner que la plupart des installations permettront à son proche âgé de faire un essai pour une courte période avant que la personne décide s'il doit vendre sa maison et de rester dans l'établissement ou de rentrer chez soi. Les experts recommandent qu’un petit extra de confort puisse parfois faire la différence.
  • Former une équipe de soins : La prestation de soins est une affaire de famille. C'est encore plus vrai de recueillir les avis des frères, sœurs, enfants, oncles et tantes pour traiter un malade que l’on aime. Se réunir et discuter du problème, sans la présence du parent. Pour les familles qui ont des barrières géographiques, il faut faire appel à un conseiller de proximité qui est un expert professionnel pour guider une famille à travers les aspects émotionnels et physiques du placement.
  • Le pouvoir de l’avocat désigné : Les points importants à traiter comprennent des questions financières et qui exerceront le pouvoir durable de l'aîné pour soins de santé. Une des choses les plus importantes est de décider qui prendra les décisions critiques. Même si elle préconise une approche familiale au vieillissement du parent, elle recommande qu'une personne puisse être désigné comme avocat principal du proche âgé. Si c’est un fils ou fille ou petits-enfants adulte, devrait être responsable des décisions financières et agir en tant que procuration durable de l'aîné pour soins de santé.
  • Rassembler les frères et sœurs sur le même objectif : Quand on veut s'approcher d'un parent et faire un geste, il est vital que tous les frères et sœurs et les membres de la famille soient sur la même page. Il est crucial que tous les frères et sœurs adultes donnent à  leur parent le même message général. Il y a souvent un enfant mécontent qui engage le parent à rester chez lui pour rendre le placement presque impossible.
  • Éviter les confrontations inutiles : Lorsque la famille est ensemble, on pense parfois aborder des sujets personnels comme les bagages. Il est préférable d'éviter une confrontation inutile ou des sujets sensibles et familles, pour le bien de tous. Cela peut être émotionnellement chargé des questions. Mais se rappeler que ce n'est pas sur notre problème, c'est tout ce qui est mieux pour tes parents. Obtenir plus de conseils pour avoir la conversation difficile avec maman et papa.
  • Gérer la culpabilité : Les enfants conservent souvent la culpabilité sur le placement des parents âgés dans un établissement de soins prolongés. On remarque souvent chez les enfants adultes, indépendamment de savoir s’ils se sont promis de ne jamais mettre un parent dans une maison de retraite, la décision sur le placement doit reposer sur ce qui est mieux pour le parent, à un moment donné. Souvent, mettre un parent dans une maison de retraite est le choix le plus affectueux qu'un enfant puisse faire, car il améliore la qualité de vie du parent de perspectives médicales et sociales. Les maisons de retraite varient en qualité mais ne sont pas des mouroirs. Les parents y prospèrent souvent, à leur grande surprise. Il y a des moments où la remise en question de la décision, est finalement estimée en paix, sachant que c'était la bonne décision. La résidence pour être un endroit réconfortant pour les dernières années et le meilleur que l’on pourrait faire.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-18T11:43:23+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/les-bienfaits-des-pruneaux-d-agen <![CDATA[Les bienfaits des Pruneaux d'Agen]]> Le pruneau d’Agen est un allié imbattable pour le corps, il est gourmand, petit en taille, riche en goût et très complet en nutriments, il est bon pour la santé, la peau et l’esprit, ce fruit du patrimoine français est recommandé par le Programme National Nutrition Santé. C’est un aliment complet aux multiples bénéfices pour l’organisme. Il est parfait pour entretenir et réparer les os avec sa teneur en Bore (50 g de pruneau apporte 100 % des apports journaliers) et stimuler le système immunitaire notamment grâce au zinc, au magnésium et la vitamine E. Il évite également les crampes musculaires et les ballonnements avec le potassium. Ces bienfaits sont un trésor noir riche en oligoéléments. Laure Hirtz explique que les fibres de ce pruneau permettent de protéger le cœur car elles favorisent l’élimination des graisses. Elles permettent également d’améliorer le contrôle de la glycémie, de favoriser le bon fonctionnement du transit et de prévenir le diabète.

Le pruneau d’Agen est idéal pour garder la ligne et procure un effet rassasiant qui augmente la sensation de satiété. Un atout coupe-faim de choc pour éviter les fringales et les grignotages en cours de journée. Quelques pruneaux caleront davantage qu’un croissant, avec seulement 20 Kcal par fruit. Avec sa forte teneur en magnésium, il favorise la détente, apaise les nerfs et permet ainsi de lutter efficacement contre le stress. Le magnésium qu’il contient améliore également le tonus et l’énergie pour aider à lutter contre la fatigue. C’est un bonus pour les sportifs ou les citadins aux emplois du temps bien remplis. Enfin, il peut être consommé sans risque en fin de journée, grâce à son index glycémique bas qui améliore l’endormissement et favorise l’apparition du sommeil.

Par ailleurs, Laure Hirtz précise que la vitamine E favorise la préservation de la jeunesse de la peau. En effet, grâce à sa forte teneur en vitamine E, ce fruit est un véritable atout anti-âge qui ralentit l’apparition des rides, protège le cerveau du vieillissement et contribue au bon fonctionnement de la vision. Le manganèse et le zinc quant à eux neutralisent les radicaux libres (responsable du vieillissement cutané) et améliorent la synthèse du collagène, permettant ainsi la diminution des rides. Un combo irréprochable pour combattre naturellement les effets de l’âge.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-17T02:47:01+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/recuperation-des-souvenirs-voles-des-alzheimer <![CDATA[Récupération des souvenirs volés des Alzheimer]]> La démonstration d’une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT) sur des souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer, publiée dans la revue Nature, suggère que les souvenirs ne sont pas mal formés ou détruits par la maladie d'Alzheimer et l'amyloïde mais que le cerveau a des difficultés à les retrouver. En retrouvant cet accès aux données égarées, dans des enregistrements ou traces mnésiques connues sous le nom d’engrammes, il serait donc possible de les récupérer.

Les chercheurs du MIT ont testé, par une série d'expériences comportementales, la mémoire de souris dont certaines avaient été génétiquement modifiées pour présenter des symptômes similaires à la maladie d'Alzheimer chez l'homme. Les chercheurs ont induit des réponses de peur en leur appliquant des chocs électriques au niveau des pieds, à l'intérieur d'une cage présentant une odeur, une couleur et une forme spécifique. Ils ont vérifié que les souris ne montraient pas de réaction de peur dans la même cage 24 heures plus tard. Ils ont utilisé l'optogénétique pour marquer les cellules nerveuses impliquées dans la réponse de la mémoire avec une protéine sensible à la lumière. Cela leur a permis de cibler précisément ces cellules avec la lumière bleue pour voir quel effet leur stimulation pouvait avoir sur la mémoire. Ils ont ainsi pu stimuler directement les cellules nerveuses spécifiques (engram cells), formant ces engrammes associées donc au souvenir de peur. Les résultats sont frappants :

  • Les souris génétiquement modifiées pour avoir les symptômes d’Alzheimer, reproduisent, avec la stimulation des engrammes, la réaction de peur éprouvée dans la cage où elles avaient reçu les décharges électriques.
  • Ces souvenirs ne durent pas sans stimulation par la lumière bleue et un jour plus tard, les souris ne montrent plus dans la cage la moindre réaction de peur.

La dissection et l’analyse du cerveau montre néanmoins que la stimulation par lumière des engram cells permet d’induire des dentrites supplémentaires sur les cellules nerveuses des souris modèles d’Alzheimer. Ces dentrites supplémentaires s’avèrent liées à un meilleur rappel ou récupération des souvenirs et cet effet dure chez la souris un maximum de 6 jours. D’autres expériences montrent que ce traitement d’activation des cellules nerveuses associées aux souvenirs va concrètement leur permettre d'éviter des zones associées à des chocs et de retrouver des objets placés dans des cages.

Cette démonstration, certes chez la souris, suggère que la perte de mémoire dans la maladie d’Alzheimer serait plus liée à une déficience dans la récupération de l'information qu’à une difficulté à former des souvenirs, ou encore qu’à une perte pure et simple de souvenirs. Sous réserve que la maladie d'Alzheimer chez l’Homme se développe de manière similaire à la souris et que les mécanismes moléculaires sous-jacents soient identiques. De plus, cette étude montre également qu’il est non seulement techniquement possible de taguer les cellules nerveuses en charge du stockage des données et de les réactiver, mais aussi d’identifier et de marquer les cellules nerveuses exactes impliquées dans la formation de souvenirs spécifiques.

Si ces travaux ne se traduiront pas directement par des traitements pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, ils contribuent à mieux comprendre la perte de mémoire et la dégénérescence du cerveau et laissent espérer que dans l’avenir de telles techniques de récupération des engrammes puissent être développées.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-18T11:15:58+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/vivre-plus-longtemps-avec-une-pomme-par-jour <![CDATA[Vivre plus longtemps avec une pomme par jour]]> La conclusion d’une récente étude de chercheurs australiens et américains dans la revue ncbi montre que la consommation de pommes est inversement associée au taux de mortalité. En effet, ils ont étudié la part de fruits dans le régime alimentaire de près de 1.456 femmes de plus de 70 ans pendant 15 ans. Afin d’affiner leurs résultats, ils ont choisi de détailler les types de fruits consommés et ont ensuite comparé les habitudes alimentaires avec les causes de mortalité des participantes.

Durant la durée de l’étude, 41,7% des participantes, sont décédées de causes variées. Selon leur analyse, plus la consommation de pommes était élevée, plus le taux de mortalité, toutes causes confondues, était faible. L’association pomme-longévité est également retrouvée pour la mortalité spécifique au cancer. De la même manière, les résultats montrent que la consommation de fruits en général est associée à un moindre risque de mortalité suite à une maladie cardiovasculaire. Les auteurs concluent donc que la consommation régulière de pommes peut contribuer à une meilleure santé.

D’autres études montrent également qu’une consommation régulière de pommes et poires, et de façon plus générale de fruits et légumes, parmi lesquels on trouve également les agrumes et les légumes à feuille, diminue de façon significative le risque d'accident vasculaire cérébral. Une autre publication scientifique montre qu'une consommation élevée de fruits et légumes diminue de façon importante la mortalité toutes causes confondues. Enfin, la pomme est le fruit phare des régimes, elle permet en effet de contrôler son poids grâce à sa faible teneur calorique et sa richesse en fibres et en eau, mais pas seulement. Ses polyphénols, en nombre, ont également des effets anti-obésité.

Article édité par Expression Groupe et rédigé par des scientifiques en partenariat avec l'Association Nationale Pommes Poires.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-14T22:01:47+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/la-matiere-grise-se-developpe-aussi-en-brulant-des-calories <![CDATA[La matière grise se développe aussi en brulant des calories]]> Une étude de l’Université de Pittsburgh présentée en mars 2016 dans le Journal of Alzheimer’s Disease et dans la revue IOS Press Content Library montre que quel que soit le sport, l’exercice ou l’activité, les personnes âgées, physiquement actives ont un plus grand volume de matière grise dans les zones du cerveau responsables de la mémoire et de la cognition. Un effet supplémentaire de l’exercice sur le cerveau, elle intègre donc l’activité physique dans les mesures de prévention contre le déclin cognitif et le développement de la maladie d’Alzheimer.

Le Dr James T. Becker, professeur de psychiatrie confirme qu’il est vrai qu’un nombre croissant d’études indiquent que l’activité physique peut contribuer à protéger le cerveau contre le déclin cognitif. Mais, au fil du vieillissement, les gens deviennent plus sédentaires, ce qui accroît leur risque de développer la maladie d’Alzheimer et ou d’autres démences.

Pourtant, cette pratique de l’activité physique qui peut comprendre le jogging, la natation, mais aussi le jardinage ou la danse, bénéficie aussi aux personnes déjà atteintes de la maladie ou de troubles cognitifs légers en favorisant une moindre réduction du volume de la matière grise au fil du temps. Face à cette efficacité de l’exercice, rappelle le chercheur, il y a l’inefficacité des traitements actuels.

L’étude a examiné la relation entre l’activité physique et le déclin cognitif à partir des données de 876 participants, âgés de 65 ans ou plus, participant à une étude multicentrique, la multicenter Cardiovascular Health Study. Ces participants suivis durant 5 ans, ont passé des scans du cerveau et des tests cognitifs. Ils ont également été interrogés sur la fréquence de leurs activités physiques, et leur dépense calorique a été évaluée.

L’analyse montre que,

  • les participants qui ont brûlé le plus de calories sont ceux qui ont les plus grands volumes de matière grise dans les lobes frontal, pariétal et temporal du cerveau, des zones associées à la mémoire, l’apprentissage et à l’exécution des tâches cognitives complexes,
  • l’analyse des données d’un sous-groupe de 300 participants montre que ceux qui ont la dépense énergétique la plus élevée présentent également des volumes de matière grise plus élevés que lors des scans initiaux, et sont 2 fois moins susceptibles de développer la maladie d’Alzheimer à 5 ans.

Alors que le volume de matière grise est un marqueur reconnu de santé neuronale, cette étude montre que l’exercice physique peut même contribuer à l’augmenter, de plus ici chez des patients âgés. L’avenir est donc aux études de neuroimagerie, en cas de déficience cognitive légère ou de risque élevé de démence, avec l’objectif de prescrire l’activité physique pour prévenir la détérioration de la mémoire. Plutôt que d’attendre la perte de mémoire, nous pourrions envisager de prescrire au patient un programme d’exercice, puis de suivre à l’imagerie l’évolution de son cerveau.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-27T16:32:39+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/reconnecter-la-memoire-perdue-pour-les-alzheimer <![CDATA[Reconnecter la mémoire perdue pour les Alzheimer]]> Des chercheurs du Riken-MIT Center for Neural Circuit Genetics, de l'institut japonais Riken et du Massachusetts Institute of Technology, expliquent dans la revue Nature de mars 2016 comment ils sont parvenus à l'aide de la lumière à réactiver la mémoire dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer.

Susumu Tonegawa, directeur du centre Riken-MIT et auteur principal a expliqué « Notre découverte laisse penser que les patients atteints de cette maladie, du moins dans les premiers stades de développement, conservent peut-être aussi les souvenirs dans leur cerveau, ce qui offre l'espoir d'un traitement ». Il a ajouté que la mémoire ne serait pas effacée mais juste inaccessible. Son équipe suggère ainsi le rôle majeur joué par la connectivité synaptique inter-neuronale. En effet, le fait de restaurer le capital en dendrites, qui est entamé au cours du processus neurodégénératif, ouvre une voie thérapeutique dans la maladie d'Alzheimer. Si la lumière, et l'optogénétique en particulier, utilisées par l'équipe sino-américaine, semblent difficiles à appliquer chez l'homme, ce type de stimulation capable d'induire la repousse dendritique pourrait être obtenu d'une autre façon à l'aide de technologies plus appropriées.

L'équipe de Susumu Tonegawa avait déjà publié en mai 2015 dans la revue Science des résultats comparables sur la mémoire retrouvée à l'aide de la lumière chez des rongeurs ayant une amnésie rétrograde suite à un traumatisme ou un stress. Les chercheurs continuent d'exploiter la découverte réalisée au sein de leur laboratoire quelques années plus tôt de l'existence de cellules spécifiques de la mémoire à court terme dans l'hippocampe.

Dans l'étude, la mémoire des souris était testée à l'aide d'une expérimentation simple. Les souris étaient placées dans une boîte dans laquelle elles recevaient un choc électrique. Les souris normales évitaient la boîte, ce que ne faisaient pas les souris mutantes Alzheimer, qui avaient oublié l'expérience.

Dans un premier temps, les scientifiques ont d'abord mis au point des souris mutantes dont les neurones de l'hippocampe étaient sensibles à la lumière. Après avoir placé ces souris dans la boîte, les chercheurs ont placé de la lumière sur leur cerveau exposé. Les neurones ainsi activés, le souvenir du choc refaisait surface et les souris évitaient de nouveau la boîte. Ce qu'elles ne faisaient plus de nouveau quelques jours plus tard.

Dans un second temps, ils ont appliqué la lumière de façon pulsée, pour reproduire le phénomène naturel où un événement revient en mémoire de façon répétée. La manœuvre a consolidé les connexions entre l'hippocampe et le cortex entorhinal, qui sont à l'œuvre dans la mémoire à long terme. Les souris se sont souvenues d'avoir peur de la boîte, même une fois la lumière éteinte.

À la dissection des rongeurs, les scientifiques ont constaté que la stimulation pulsée a créé plus de connexions entre l'hippocampe et le cortex entorhinal.

Cependant, selon les auteurs, les bénéfices attendus ne devraient pas aller au-delà de quelques mois chez la souris, soit 2 à 3 ans chez les hommes, avant que la maladie ne progresse suffisamment pour effacer tout bénéfice. A la place de l'optogénétique, la stimulation électrique pourrait être une voie possible, par exemple avec la stimulation cérébrale profonde, comme le suggèrent quelques cas cliniques. Une stimulation plus ciblée pourrait suffire, sur le modèle de dispositifs implantables de microstimulation en développement dans l'épilepsie.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-31T16:59:48+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/les-besoins-en-eclairage <![CDATA[Les besoins en éclairage]]> La lumière est un élément essentiel pour l’homme qui en a besoin pour son fonctionnement biologique et affectif. Fondamentalement, elle a joué et joue toujours, un rôle capital au niveau énergétique et sensoriel. Des informations perçues par l’œil et traduites par le cerveau dépendent sa sécurité mais aussi son bien-être physique et émotionnel.

Les avancées de la médecine qui permettent une vie plus longue, mais en faisant face à des maladies cécitantes, mettent en évidence ce bien indispensable au développement de l’homme. En effet, une nouvelle catégorie de maladie, la malvoyance, a fait son apparition il y a quelques années, avec une prévalence en augmentation constante dans les pays occidentaux.

Chaque catégorie de malvoyance a son besoin physiologique et émotionnel lumineux. Des recommandations et des normes existent pour générer et adapter l’éclairage nécessaire aux différentes activités pratiquées dans des conditions diverses pour les personnes possédant une vision dite normale. En revanche, peu d’informations sont disponibles pour traiter les problèmes des patients ayant des capacités visuelles faibles. La connaissance de l’apport de lumière devient impérative dans l’optimisation des informations pour les déficients visuels et les personnes vulnérables, comme les personnes âgées.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a pris la mesure de l’ampleur des enjeux et met en place depuis 1978, des programmes pour la prévention de la cécité et de la déficience visuelle. Une action qui s’est traduite par la mise en place d’un « Plan d'action pour la prévention de la cécité et des déficiences visuelles évitables 2009-2013 » et par une conférence internationale de consensus en décembre 2016. Outre les difficultés en matière de cognition spatiale, la déficience visuelle impacte lourdement les personnes qui en sont atteintes et diminue la qualité de vie. Selon une étude américaine, une acuité visuelle inférieure à 1/10 divise par plus de 4 les activités quotidiennes. Un état de santé général plus faible et des troubles psychologiques sont également associés à la déficience visuelle, 80% des déficients visuels déclarent une ou plusieurs autres déficiences.

Chez les personnes âgées, la déficience visuelle entraine chutes, fractures de la hanche, perte d’autonomie nécessitant un placement en établissement spécialisé et peut avoir une incidence sur le taux de mortalité. 285 millions de personnes souffrent de déficience visuelle dans le monde selon l’OMS. Les personnes âgées et enfants sont particulièrement concernés. Ainsi, 66% des seniors présentent une déficience visuelle dans le monde.

En France, 3% de la population est atteinte, dont 60% ont plus de 60 ans. Des chiffres qui vont vite augmenter, puisqu’une personne sur trois aura plus de 60 ans en 2035 selon l’INSEE, portant à près de 3 millions le nombre de déficients visuels. Ces personnes ne peuvent effectuer les tâches quotidiennes sans être aidées, notamment par un éclairage spécifique.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-11T10:32:02+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/l-importance-de-l-emplacement-lors-du-choix-de-la-residence-de-retraite <![CDATA[L’importance de l'emplacement lors du choix de la résidence de retraite]]> Les personnes à la recherche d’un établissement de retraite pour les personnes âgées sont rapidement obligées d'affronter l'inconnu (différences entre les types de soins et choix des options de financement). Naturellement, le processus de recherche peut devenir vite stressant. On pourrait penser que l'emplacement serait la meilleure décision à prendre, mais 60 % des personnes âgées placées dans une résidence déclare qu'ils n'avaient pas précédemment envisagé ce choix de placement.

Le choix pour les  personnes âgées d’un établissement passe souvent par une tierce personne qui demande l’assistance d’un conseiller de proximité pour choisir une résidence, une des premières choses qui est mise en avant est leur situation géographique idéale. La famille donne le nom d’une ville à un conseiller et après avoir parlé avec lui, il utilisera ces informations comme le point focal pour la recherche. Les personnes âgées peuvent aussi fournir plusieurs emplacements pour la recherche, mais ils sont invités à donner une priorité, et certaines familles choisissent plusieurs endroits. Notre analyse des personnes âgées que nous avons aidé à choisir un établissement indiquent que,

  • 60 % choisissent une résidence senior correspondant à leur emplacement préféré,
  • 36 % choisissent une résidence senior de leur lieu de prédilection primaire,
  • 4 % choisissent une résidence senior dans une autre ville tout à fait différente.

Cela nous amène à poser les questions aux seniors qui ne s'installent pas dans leur ville préférée ? Est-ce que l'emplacement est peu important lors du choix ?

L’importance des emplacements de Résidence est cruciale, basé sur notre expérience de travail avec les familles et les personnes âgées, nous avons une bonne compréhension des principales causes conduisant certaines personnes âgées placés dans un endroit qu'ils ne préféraient pas au départ :

  • L'emplacement initial n'avait pas de résidences qui pouvaient répondre à leurs besoins, dans certains cas, les villes choisies comme domaine de prédilection n’avaient pas de résidences de retraite. Dans ces cas, la personne âgée choisie souvent à la ville la plus proche avec une communauté appropriée. Par exemple, une famille qui cherche des résidences médicalisées dans sa ville, est pleinement consciente que le bien-aimé va devoir passer à une autre résidence dans les villes voisines.
  • Un autre emplacement est choisi pour les coûts : le prix des résidences  sont affectés par le foncier avec des  valeurs de location onéreuses, et la différence de prix peut être significative. La famille ne peut se permettre de se payer le quartier chic mais peut aussi opter pour une communauté senior plus abordable avec également de bons soins et d'équipements dans la ville voisine.
  • Un emplacement pourrait aussi être choisi pour sa proximité avec des installations médicales, certains aînés, particulièrement ceux atteints de maladies chroniques ou ceux nécessitant des soins optent pour la proximité des installations médicales qui est un facteur important dans leur décision.
  • Un emplacement pourrait être aussi choisi pour sa proximité avec des proches chers, certaines personnes âgées ou les familles peuvent simplement changer d'avis sur où ils souhaitent s'installer au cours de leur recherche. Un couple de personnes âgées peut décider que, plutôt que de déménager pour une communauté dans leur ville natale, préféreraient plutôt se placer dans une résidence où ils pourraient voir plus leurs petits-enfants.

Pour les 4 % des personnes âgées s'installant en dehors de leur ville, en choisissant une autre ville tout à fait différente, il est intéressant d'analyser les facteurs qui pourraient les conduire à une telle démarche :

  • Les familles vivent près de la ville,  peuvent choisir un placement dans une ville qui se trouve à proximité, mais au-delà de la ville. Dans ces cas, les facteurs examinés ci-dessus seraient jugées (disponibilité, accessibilité, proximité des soins médicaux et des proches).
  • Les personnes âgées qui se déplacent en dehors de la ville pour vivre près de leurs proches peuvent être à la recherche d'assistés vivant dans plusieurs villes. Par exemple, ils peuvent indiquer un emplacement près de leur fille comme leur premier endroit et un emplacement près de leur fils et comme leur deuxième emplacement. S’ils passent près de leur fils, elles tomberaient dans la catégorie des 4 %.
  • Pour l’attrait du soleil ou d'un endroit chaud avec beaucoup de soleil peut attirer certaines personnes loin de leurs villes natales ou proches. Beaucoup de personnes âgées choisissent de se déplacer vers le sud à des endroits comme l'Afrique du nord, non seulement parce que le temps est plus agréable, mais parce que le temps chaud est dit pour aider avec les maux comme l'arthrite.

Comment les conseillers de proximité vous aident dans votre recherche, la raison des personnes âgées se déplaçant dans des lieux qu'ils n'ont pas initialement planifié, c'est parce qu'ils ont trouvé un endroit qui correspond mieux à leurs besoins au cours du processus de recherche. Tous les individus dans notre analyse ont travaillé avec un conseiller afin que leurs choix soient fondés sur les informations fournies par les experts avec des connaissances sur les communautés à travers le pays. Les conseillers prennent le temps de comprendre les besoins et les préférences de chaque famille et donnent à la famille une liste réaliste d'options qui répondent mieux à leurs besoins. Leur rôle dans l'accompagnement des familles sur les bonnes options pour leurs proches est crucial. En raison de notre accès à un réseau national de résidences, nous pouvons aider les personnes âgées à trouver des communautés proches qui correspondent à leurs besoins. Nos conseillers peuvent également aider les familles à trouver des communautés qui sont équidistantes entre parents. Ces communautés de géo-point médian peuvent être un juste compromis entre proches.

Il y a tant de circonstances qui peuvent mener les familles à choisir des collectivités situées en dehors de leur premier lieu de prédilection, et nos conseillers sont la à toutes les étapes de recherche pour fournir l'information dont ils ont besoin pour prendre une décision éclairée.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-08T02:41:05+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/la-pratique-du-tai-chi-serait-bonne-pour-la-tete-et-le-cur <![CDATA[La pratique du TAI CHI serait bonne pour la tête et le cœur]]> Les conclusions d’une étude de l'Université de Shanghai présentées en mars 2016 dans le Journal of the American Heart Association révèle un nouveau bénéfice du Tai Chi, cette fois cardiovasculaire, en effet, l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes vivant avec une maladie cardiaque, une hypertension artérielle (HTA) ou à antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC) engagent donc un peu plus à la pratique de cet art chinois, une pratique accessible à tous, quel que soit l’âge. Avec des bénéfices déjà documentés pour la souplesse et l’équilibre bien sûr, le Tai Chi accumule les avantages pour la santé : facteur de prévention des chutes donc, protecteur de la structure et des capacités cérébrales, facilitateur de bien-être, facteur de réadaptation pulmonaire et de réparation cellulaire.

Une étude récente publiée en septembre 2015 dans le British Journal Of Sports Medicine a documenté l’efficacité de la pratique du Tai chi à soulager certains des symptômes de maladies chroniques comme le cancer, l’insuffisance cardiaque, l’arthrose ou la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Un art qui implique des mouvements fluides et doux pour travailler la force, la posture et l'équilibre et est devenu, sans doute pour ses bénéfices psychologiques tout autant que physique une forme de plus en plus populaire d’exercice et tout particulièrement adapté aux personnes âgées.

Le Pr Yu Liu, doyen de l'école de kinésiologie et auteur principal de l’étude souligne que ces exercices traditionnels chinois ne comportent quasiment aucun risque, et peuvent tout à fait participer aux interventions visant à favoriser la récupération et rétablir la qualité de vie des patients atteints de maladies cardio-vasculaires. C’est donc un exercice adapté à la récupération des patients cardiaques.

Cette méta-analyse, de 35 études, portant sur un total de 2.249 participants de 10 pays, apporte les preuves de l’efficacité du Tai Chi en prévention ou récupération cardiovasculaire, versus les autres formes d'exercice ou encore l’absence d'activité : chez les participants atteints de maladies cardiovasculaires, cet exercice chinois contribue à,

  • réduire la pression artérielle systolique de plus de 9,12 mm Hg et la pression diastolique de plus de 5 mm Hg en moyenne,
  • réduire faiblement mais de manière significative, les niveaux de mauvais cholestérol et de triglycérides,
  • améliorer la qualité de vie et à réduire la dépression.
  • Toutefois, le Tai Chi ne semble pas améliorer de façon significative la fréquence cardiaque, la capacité aérobie ou les résultats de santé (tels qu’auto-évalués par questionnaire).

Les recherches se poursuivent sur les effets du Tai Chi sur toute une gamme de maladies chroniques.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-07T11:22:17+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/66-de-francais-doivent-se-bouger-grace-a-l-activite-physique <![CDATA[66% de Français doivent se bouger grâce à l’activité physique]]> L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) saisie par la Direction générale de la Santé rappelle, dans un nouvel avis, les effets favorables de l’activité physique et de la réduction de sédentarité en matière de prévention d’un grand nombre de pathologies chroniques. Ceci afin d’actualiser les repères nutritionnels. Ainsi, l’Agence recommande donc, la réduction des comportements sédentaires et la pratique d’activités physiques, dans tous les contextes de vie et à tous les âges. Des recommandations qui s’accompagnent de mesures pratiques, comme le développement d’espaces réservés aux piétons et aux cyclistes, la promotion des modes de transport collectifs, l’organisation du temps de travail et du temps scolaire pour plus d’activité.

L’Académie nationale de Médecine avait suggéré que Le sport, est bon tous en recommandait que toute la population puisse trouver sa place dans un programme Sport pour la santé, que le médecin transmette ses connaissances, que le citoyen comprenne que le maintien de sa santé appelle la poursuite d’une activité physique et sportive, et que les pouvoirs publics interviennent pour rendre prioritaire l’application d’un programme national d’activité physique et sportive (APS). Ici, il s’agit plus largement de l’activité physique qui recouvre la pratique sportive, mais aussi toutes les formes d’activités physiques quotidiennes, de travail ou de loisir. L’ANSES rappelle les données scientifiques qui démontrent les effets favorables de l’activité physique en matière de prévention de pathologies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, cancers, etc.) et les processus systémiques, hormonales, métaboliques, qui viennent justifier ces bénéfices.

Le premier constat est l’insuffisance de pratique des Français, et quels que soient leur âge, au regard des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) soit 150 minutes d’exercice modéré au moins par semaine. Les études montrent que, pour les adultes, moins de 37 % d’entre eux et moins de 32 % des personnes âgées de plus de 65 ans sont suffisamment actifs. Moins de 34 % des enfants âgés de moins de 11 ans pratiquent une activité physique quotidienne, et que moins de 50 % des enfants pratiquent quotidiennement des jeux de plein air. Les adolescents de 11 à 14 ans sont 12 % à pratiquer quotidiennement 60 min d’AP d’intensité au moins modérée ; 43 % des adolescents de 15 à 17 ans pratiquent au moins 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée à élevée.

Les adultes passent quotidiennement environ 4 heures assis devant un écran en dehors du temps de travail. Les enfants et les adolescents passent plus de 2 heures quotidiennes face à l’écran, et ce temps atteint 3 heures chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Enfin, l’Anses rappelle le manque fréquent de sommeil en regard de ce temps d’écran exagéré et le bénéfice de la pratique de l’activité physique sur la qualité et la quantité de sommeil. Enfin, les principaux facteurs associés à la sédentarité sont l’avancée en âge et le surpoids.

Quelques recommandations :

Pour les adultes, la pratique d’activité physique devrait être d’au moins 30 min par jour. Des bénéfices supplémentaires sur la santé peuvent être obtenus avec une pratique de 45 à 60 min. Ce temps total quotidien peut être fractionné en périodes de 10 min minimales. Des données récentes suggèrent même l’efficacité d’un fractionnement de la durée totale quotidienne en périodes plus courtes, inférieures à 10 min. Ces tranches d’activité devraient être répétées au moins 5 jours par semaine, et si possible tous les jours. L’intensité devrait être modérée à élevée, sur de courtes durées (5 à 10 min) et répétées dans la journée (3 à 4 fois) mais toujours adaptée aux caractéristiques individuelles de chacun. Plus généralement l’Anses recommande de,

  • favoriser la pratique d’activités physiques, de types différents (cardio-respiratoire, renforcement musculaire, souplesse), en identifiant toutes les occasions de pratique à tout moment de la journée et dans tous les contextes,
  • réduire les comportements sédentaires, le temps passé assis et en augmentant les pauses actives.
  • promouvoir aussi par l’environnement, la pratique de l’activité physique et la réduction de la sédentarité.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-05T13:16:24+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/le-syndrome-du-coucher-du-soleil <![CDATA[Le Syndrome du coucher du soleil]]> Pour la plupart d'entre nous, le coucher de soleil est une occasion à célébrer. C'est un moment de transition entre l'énergie souvent frénétique de la journée et la nature plus tamisée et relaxante du soir. Mais pour beaucoup de personnes âgées qui souffrent de la maladie d’Alzheimer ou autres formes de démence, il peut être une période de perte de mémoire accrue, avec de la confusion, de l’agitation et même de la colère. Pour les aidants des aînés atteints de démence, témoins de ce syndrome sur leurs proches, ces symptômes de désorientation au coucher du soleil peuvent être tout simplement troublants, même si cela n’est pas aussi douloureux, effrayant, ou épuisant. Les leviers fréquents du coucher du soleil sont :

  • Trop d’activités en fin de journée, certains chercheurs croient que la bourrasque de l'activité vers la fin de la journée due au changement du personnel pourrait provoquer de l'anxiété et la confusion.
  • Fatigue, l’épuisement de fin de journée ou tout d'un coup l'absence d'activité après l'heure du dîner peut aussi être un contributeur.
  • Faiblesse de la lumière, comme le soleil se couche, la luminosité peut diminuer la qualité de la lumière disponible et les ombres peuvent augmenter, faisant déjà un contraste la vision encore plus difficile.
  • Déséquilibres internes, certains chercheurs pensent que les déséquilibres hormonaux ou d’éventuelles perturbations de l'horloge biologique interne qui régule la cognition entre la veille et le sommeil heures peuvent aussi être une cause de principe.
  • Hiver, dans certains cas, l'apparition des journées plus courtes d'hiver exacerbe le coucher du soleil, qui indique le syndrome peut avoir quelque chose à voir avec le trouble affectif saisonnier, une dépression commune provoquée par une exposition moindre à la lumière naturelle du soleil.

Le comportement du coucher du soleil sur une personne dans les premiers stades de l'Alzheimer, pourrait le pousser à désirer prendre ses petits déjeuners avec de l’alcool.

En présentant la plupart des symptômes communs de l'Alzheimer, le matin et après le déjeuner, tels que perte de mémoire à court terme, les obstacles linguistiques et désorientation, sa personnalité serait gérable s’elle s'entend bien avec les autres. Mais quand le soleil se couche et le personnel change, la personne devient alarmée et de mauvaise humeur et va souvent crier à son entourage. Elle peut même radier le personnel qui tente de l'aider. Souvent quand elle va au lit, elle aurait tendance à maugréer sur les personnes de son passé, ce qui l’empêche d’avoir un sommeil décent la nuit. Cela peut paraître familier. Le phénomène, qui touche beaucoup de gens s’appelle le syndrome du coucher de soleil.

La gestion des symptômes du coucher du soleil et le traitement de ce Syndrome, à l'instar de sa cause, ne sont pas bien établis. Mais on peut espérer dans un certain nombre d'approches qui ont contribué à calmer les personnes atteintes de la maladie dans le passé. Ce n'est pas comme le traitement de la tension artérielle où on vient de donner un médicament de tension artérielle. Il est difficile de généraliser à ce sujet parce qu'il n'y a pas un seul traitement, mais souvent lorsque l’on se concentre sur l'individu, on peut trouver des choses qui sont plus susceptibles de travailler avec une personne plutôt que l'autre. Certaines approches sont plus efficaces pour gérer le comportement du syndrome du coucher du soleil :

  • Etablir une Routine pour aider les personnes atteintes du syndrome à se sentir en sécurité. Routine qui minimise les surprises en mettent en place des rythmes quotidiens qui peuvent être invoqués. Sans une routine qui correspond aux besoins d’un proche pour une activité régulière ou de nourriture, il peut rester dans un état constant d'anxiété et de confusion, et ses capacités cognitives limitées et incapables de faire face à l'imprévisibilité de la journée. Il faut prévoir un calendrier des activités plus vigoureuses dans la matinée et ne pas planifier plus deux principales activités par jour. Décourager autant que possible de faire la sieste, surtout si le bien-aimé a des troubles du sommeil.
  • Organiser le régime et faire attention aux modèles de comportement liés à certains aliments, en évitant par exemple de donner des aliments ou boissons contenant de la caféine ou grandes quantités de sucre, surtout en fin de journée.
  • Gérer les bruits en réduisant par exemple le bruit des télévisions, radios et autres appareils de divertissement domestique en fin d'après-midi et en début de soirée. Il faut éviter les visiteurs dans la soirée. Les activités produisant du bruit devraient être faites loin de la chambre du proche.
  • Laisser les lumières allumées, des caissons lumineux qui contiennent tout le spectre lumière (luminothérapie) ont été trouvés pour réduire au minimum les effets du coucher du soleil et de dépression. A l'approche du soir, prévoir des chambres bien éclairées afin que le proche puisse voir tout en se déplaçant et que l'environnement ne semble pas changer à cause des ombres ou perte de couleur. Les veilleuses aident à réduire le stress s’il a besoin de se lever la nuit pour une raison quelconque.
  • Prendre un médicament dans certains cas de coucher de soleil, surtout lorsqu'il est associé à la dépression ou troubles du sommeil peut être utile. Consulter un médecin par précaution, car certains médicaments peuvent perturber réellement les habitudes de sommeil et de niveaux d'énergie d'une manière qui empire le syndrome.
  • Prendre quelques suppléments en vente libre peut être quelquefois un avantage. Cependant, il faudra consulter le médecin de l’aîné pour avoir le bon complément alimentaire. Les herbes comme le ginkgo biloba et le millepertuis aident parfois les personnes atteintes d'Alzheimer et la démence. La vitamine E est également conseillée pour minimiser les effets du coucher du soleil dans certains cas. La mélatonine est une hormone sous forme de supplément qui aide à réguler le sommeil.

Le syndrome du coucher du soleil est une affection le plus souvent associée à Alzheimer précoce, et connue pour affecter les personnes âgées, lors de la récupération de la chirurgie dans les hôpitaux ou dans des environnements non familiers. Parfois, le syndrome affectera les gens dans les heures matinales. Alors que les symptômes et les causes du Syndrome du coucher de soleil sont propres à la personne, les chercheurs reconnaissent qu'elle se produit au cours de la transition entre lumière et obscurité, soit le matin ou en fin de journée. Mais la cause exacte comme la cause de la maladie d'Alzheimer, reste insaisissable. Il n'y a pas de définition claire de ce que signifie ce syndrome. Certaines personnes comprendraient seulement agitation dans la définition « comportements de quelque chose qui n'est pas habituel pour la personne ».

Alors que certaines personnes atteintes expriment leur démence tout au long de la journée, les comportements rencontrés dans le syndrome du coucher du soleil sont plus sévères et prononcés et empirent presque toujours quand le soleil se couche et la lumière du jour s'estompe. Alors qu'une personne peut exprimer plusieurs des comportements dans le même temps, une autre peut présenter une seule d'entre elles. Les symptômes comprennent des changements d'humeur rapide, colère, pleurs, agitation, rythme, peur, dépression, entêtement, agitation et bascule. Occasionnellement, on trouve le bien-aimé sombre. Il peut poser parfois des questions et interrompre avant que l’on puisse y répondre. Il peut aussi poser des questions plus d'une fois, mais il est important de réaliser qu'il n'a aucun souvenir d’avant. Il ne fait pas exprès de s’aggraver. Il ne se souvient pas tout simplement.

Les symptômes du syndrome du coucher du soleil sont plus graves et aussi plus difficiles à gérer pour ceux qui soignent les patients Alzheimer et peuvent mettre d'autres en péril : hallucinations, cacher des choses, la paranoïa, la violence et l'errance.

L’errance en particulier, est dangereuse, en plus d'être aussi frustrant. Non seulement la personne ne peut contrôler ces comportements, il ne sait pas souvent qu’elle erre et souvent, ne sait pas comment faire pour rentrer chez lui. Bien que cela puisse paraître plutôt indiscret, c'est souvent une bonne idée de donner au proche un bracelet d'identification et aller même jusqu'à bloquer les portes et clôturer les aires avec des portes verrouillées pour le garder durant des heures sans surveillance. Ne jamais laisser un être cher avec le syndrome du coucher de soleil seul dans une voiture ou dans un lieu public alors. Selon les experts, il on constate parfois qu'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, développe également le syndrome du coucher du soleil. Et il est important de noter que l’Alzheimer spécifiquement et la démence en général ne sont pas les seuls précurseurs. On constate aussi parfois des personnes âgées parfaitement saines se comporter bizarrement lors de la récupération de chirurgies où l'anesthésie a été administré, ou durant une hospitalisation prolongée. Ces psychoses axées sur l'événement sont généralement temporaires. Quand il y a un motif pour le déclenchement du syndrome, il est important de chercher ces déclencheurs ou quelque chose dans l'environnement.

Y a-t-il quelque chose dans les médicaments ? fait-il moins d’activité ? Il pourrait y avoir des choses dans l'environnement ou choses qui peuvent changer chez le patient : changements biologiques, cycle veille-sommeil, problèmes de sécrétion d'hormones. Il peut y avoir des choses qui peuvent être faits, par exemple, pour augmenter la stimulation pour certaines personnes, mais pour d'autres il pourrait diminuer. Il est fréquent que de nombreux aidants professionnels qui prennent soin des malades d'Alzheimer soient confrontés avec la gamme de symptômes, il faut les former pour traiter avec eux de manière appropriée. Il est important de se rappeler que le syndrome du coucher du soleil du proche n'est pas quelque chose qui aide.

La personne ne devient pas volontairement agitée ou en colère ou avoir peur de la fin de journée. Le meilleur remède est de Rester calme pour aider le proche à mieux vivre ces moments parfois stressants.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-04T00:13:31+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/la-prevention-cardio-vasculaire-grace-a-2-genes-cibles <![CDATA[La prévention cardio-vasculaire grâce à 2 gènes cibles]]> Une étude de chercheurs américains  publiée en mars 2016 dans la revue américaine New England Journal of Medicine menée à partir de données génétiques, a identifié deux gènes dont les altérations peuvent accroître ou réduire les risques cardiovasculaires.

Les chercheurs de 2 équipes  ont scruté des variantes génétiques qui altèrent des protéines pour déterminer celles qui agissent sur le risque cardiovasculaire.

L'équipe dirigée par le Pr Stiziel (Washington) a mis en évidence l'association entre coronaropathie et plusieurs variants peu fréquents, les gènes LPA et PCKS9, déjà connus, mais aussi ANGPTL4 et SVEP1. Le Pr Stiziel a retrouvé que l'inactivation d'ANGPTL4 diminue de 35% le taux de triglycérides avec un risque coronarien abaissé de 53%. A l'inverse, les variants de SVEP1, augmentent le risque coronarien de 14%. 

L'autre étude coordonnée par le Dr Frederick Dewey (Regeneron pharmaceuticals) a identifié une dizaine de mutations inactivant ANGPTL4 associé à un taux plus faible de triglycérides et un anticorps monoclonal ciblant ANGPTL4.

Ces découvertes ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques. Des inhibiteurs d'ANGPTL4 sont d'ores et déjà  développés pour la prévention cardio-vasculaire.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-02T02:17:44+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/07/identifier-les-signes-chez-le-proche-qu-il-est-temps-d-entrer-en-maison-de-retraite <![CDATA[Identifier les signes chez le proche qu'il est temps d’entrer en maison de retraite]]> Parfois s'occuper d'une personne atteinte de démence impacte les aidants et leur famille. Pourtant, plus de 1,5 millions de Français consacrent du temps et de l’énergie à s'occuper d'un proche avec la maladie d’Alzheimer ou autres formes de démence. Mais parfois le coût de la prestation de soins devient trop élevé. Les aidants naturels se trouvent incapable de supporter le fardeau de fournir des soins à domicile sans souffrir de stress et de maladie eux-mêmes. A ce moment-là, il peut être temps d'examiner s'il faut placer un être cher dans une maison de retraite et si son état de santé doit devenir difficile à gérer à la maison.

Faire entrer un proche dans une maison de retraite n'est jamais une décision facile ou simple. Cependant, il y a quelques signes révélateurs que les soignants peuvent rechercher afin de reconnaître quand il sera temps d’entrer dans une résidence de retraite :

  • L’errance : Dans les derniers stades de la démence, le risque posé par l'errance devient beaucoup plus grand. Le proche peut se perdre même si on prend juste le temps d'aller aux toilettes, et la probabilité de chutes et de blessures augmente.
  • Le syndrome du coucher du soleil : Un comportement très agité qui devient plus prononcé en fin de journée, c’est une caractéristique commune des femmes atteintes d'Alzheimer. Cela peut faire des ravages sur les soignants, et quand il commence à sévèrement perturber la routine familiale, c'est peut-être un signe que le fardeau des aidants naturels est trop difficile à gérer.
  • L’agression verbale, physique et même sexuelle fréquente arrive chez les personnes atteintes de démence, les soignants et les autres membres de la famille peuvent souffrir ou commencer à sentir plein de ressentiment. Quand ces signes apparaissent, alors il est temps de commencer à penser à un placement.
  • Les questions de sécurité : Il faut se poser des questions honnêtes sur la santé du proche âgé et de notre propre capacité à prendre soin de lui. La personne atteinte de démence devient dangereuse dans sa propre maison.
  • L’escalade des besoins de soins : La santé de la personne atteinte de démence est un risque pour l'aidant. On est parfois confronté à des besoins de soins de la personne au-delà de nos propres capacités physiques. Si on peut répondre oui à ces questions, alors, il est peut-être temps d'avoir une conversation familiale difficile.
  • Le stress de l'aidant naturel ou autres symptômes peuvent être juste un signe des comportements de démence. Le stress de l'aidant peut indiquer un besoin d'aide, un récent article paru en février 2013 dans the New York Times a examiné les coûts psychologiques, de soins et de la prise des décisions difficiles de soins, dont certains professionnels comparent aux effets du stress post-traumatique.

Les aidants peuvent présenter des symptômes comme des pensées intrusives, désactivant l'anxiété, l'hyper-vigilance, comportements d'évitement, et bien plus encore. On attribue souvent ces symptômes non seulement aux pressions que subissent les aidants qui s'occupent d'une personne atteinte de démence, mais aussi à des perturbations de sommeil normal et les habitudes qui résultent quand on consacre autant de temps à l’alimentaire qu’à la prestation de soins, quand le cerveau est toujours en état d'alerte, beaucoup de choses peuvent arriver. On mange mal, la nutrition va aller mal et on souffre de santé physique.

On constate parfois que le proche a besoin de plus d'aide que ce que nous pouvons donner. Il n’est jamais facile de décider entre le maintien à domicile et l’entrée dans une résidence de retraite, le chagrin et la culpabilité des soignants sont des réactions courantes quand on place des personnes âgées hors de leurs maisons. Nous perdons souvent le proche deux fois (pour la maladie, et pour l’entrée en maison de retraite). Les Aidants peuvent se demander s'ils pouvaient ou aurait dû le faire plus tôt. On peut se sentir mal à l’aise à cause de la séparation pour placement dans un autre endroit. Parfois la dynamique familiale est difficile, c'est pourquoi il faut planifier cela à l'avance. Si l’on sait que le proche est dans les premiers stades de la maladie, d'abord, il faut rassembler tous les documents. Il faut éviter le déni, et avant le début de démence qui affecte la santé cognitive du proche, il est important d'avoir quelqu'un pour aider à recueillir les écrits et prendre les décisions critiques, que ce soit un ami, un membre de la famille ou un médecin. Planifier à l'avance, avoir informé et impliqué les personnes appropriées dans la décision aidera finalement à faciliter le processus. La meilleure façon d'être là pour le proche est de l’aider à trouver le bon endroit avec les soins appropriés. Il faut  visiter les résidences avant de choisir et de s’assurer qu'ils ont des activités et un soutien médical approprié pour les patients atteints de démence.

En tant qu'aidant, il peut être assez difficile de trouver du temps pour prendre soin de son proche âgé, et encore moins de soi-même si le proche est dans le placement. Mais rester en bonne santé est l'une des meilleures choses que l’on peut faire pour fournir l'appui dont a besoin le bien-aimé. Organiser une brève incursion dans les soins de répit, est un moyen d'obtenir quelque temps pour se reposer et récupérer, surtout si l’on prend soin d'un proche à la maison. Prendre soin de notre santé mentale est également essentielle, et il y a beaucoup d'avantages à chercher un cercle de soutien pour être soutenu quand les temps sont difficiles. Les consultations, thérapies et groupes de soutien existent pour aider les aidants en passant par les transitions liées à Alzheimer et la démence.

Avec l'installation, il faut vérifier que le proche soit bien placé. De nombreuses résidences offrent des groupes de soutien et d'autres ressources pour les familles. Ces ressources peuvent aider à se réconcilier avec l'idée que parfois la meilleure décision pour la santé et le bonheur des deux parties serait de placer le bien-aimé dans une résidence appropriée.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-07-01T02:20:29+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/06/la-poly-medication-toucherait-40-des-plus-de-75-ans <![CDATA[La poly-médication toucherait 40% des plus de 75 ans]]> Une étude récente de l’IRDES (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) souligne la forte poly-médication cumulative (ensemble des médicaments administrés sur une période donnée) chez les personnes âgées de plus de 75 ans. En effet, ils seraient plus de 40 % à cumuler 10 médicaments. Et parmi ceux-ci, 77 % seraient aussi polymédiquées de façon continue. Ainsi les chercheurs estiment que 33% ou 40%, selon que l’on utilise l’indicateur de poly-médication continue qui mesure les médicaments pris régulièrement et au long cours ou que l’on retient l’indicateur de poly-médication cumulative, qui prend en compte l’ensemble des produits pris sur une période donnée. Une telle poly-médication s'explique par l'allongement de l'espérance de vie. Elle s'accompagne souvent d'une ou plusieurs maladies chroniques, et donc de traitements médicamenteux et de risques iatrogéniques, responsables de 21 % des consultations en urgence.

Les économistes de l’IRDES expliquent que la différence observée entre les deux indicateurs permet de quantifier la part liée aux traitements de pathologies intercurrentes, qui surviennent alors qu’une ou plusieurs autres pathologies sont présentes. Leur étude montre pourtant que les facteurs associés à la poly-médication ne diffèrent guère selon les indicateurs. Elle serait toujours plus souvent rencontrée chez les femmes ou moins souvent chez les adhérents du RSI. Elle est aussi plus fréquemment rencontrée dans le grand nord de l’Hexagone et quelques départements du centre et moins en Haute Savoie ou en Martinique. Moins surprenant peut être, le fait d’être en ALD augmente la poly-médication. Et encore tout dépend des pathologies, avec l’insuffisance respiratoire, le diabète et le Parkinson dans le tiercé de tête et à l’inverse, la maladie d’Alzheimer en bas de l’échelle de prescription. Les auteurs de l'étude constatent qu’un individu en ALD pour maladie d’Alzheimer serait moins à risque de poly-médication, et plus particulièrement moins soumis à des traitements aigus intercurrents.

Au petit jeu des corrélations, la fréquence des prescriptions hospitalières ou de spécialistes est souvent synonyme d’une plus longue ordonnance. D’une manière générale, l’IRDES observe que plus le nombre de prescripteurs est élevé et plus le risque de poly-médication est important. Mais, les chercheurs sont un peu en panne d’explications sur ce phénomène, ces facteurs pouvant être à la fois des marqueurs d’un certain type de parcours de soins, mais aussi de la gravité de la pathologie, l’interprétation de ces coefficients est délicate. Enfin, parmi les classes le plus souvent associées à une poly-médication, on recense les analgésiques, les médicaments du système rénine-angiotensine-aldostérone, les antithrombotiques, les hypocholestérolémiants, les antiacides, mais aussi les psycholeptiques.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-06-30T01:02:28+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/06/la-molette-de-parametrage-des-astrocytes <![CDATA[La molette de paramétrage des astrocytes]]> Un communiqué des chercheurs de McGill University (Montréal) présenté en février 2016 dans la revue Science laisse espérer en décryptant un mécanisme et en identifiant la molette de paramétrage, de pouvoir un jour, grâce à de nouveaux médicaments, ajuster ou restaurer le mécanisme en cas de maladie neurologique ou de traumatisme. Les chercheurs apportent une nouvelle clé pour protéger ou soigner les neurones et la fonction cérébrale, les astrocytes (revue Science), des cellules cérébrales en forme d'étoile qui enveloppent les neurones et les circuits neuronaux du cerveau. Un mécanisme extraordinaire du cerveau paramètre leur fonction et leur réponse en cas de lésion. Ils montrent ainsi l’immense capacité d’adaptation du cerveau aux changements qui mieux comprise, pourrait permettre une meilleure prise en charge de troubles comme l'épilepsie, les troubles moteurs, ou encore les maladies psychiatriques et neuro-dégénératives. Ils les décrivent comme les baby-sitters des neurones, car les astrocytes vont protéger les neurones contre les lésions et assurer leur bon fonctionnement. Les astrocytes vont également veiller à la bonne communication entre les neurones.

Avec ces travaux, les chercheurs contribuent à éclairer les mécanismes qui sont à l'origine de la diversité des astrocytes et qui leur permettent de remplir des rôles spécialisés très différents, grâce à leur incroyable flexibilité. En étant capable de les modifier, il serait théoriquement possible d’améliorer ou de restaurer la fonction cérébrale. C’est ce mécanisme, une sorte de molette sur les astrocytes qui permet aux neurones de les paramétrer et d’ajuster leur fonction dans le cerveau pour faire face à différentes maladies qui viennent d’être découvert. Un mécanisme qui emprunte une voie déjà connue dans le développement du cerveau et du cancer, la voie de signalisation SHH (Sonic Hedgehog) identifiée chez la souris, comme la voie impliquée dans ces changements hétérogènes chez les astrocytes dans différentes régions du cerveau. L’auteur principal de l’étude conclut que c'est un mécanisme extraordinaire du cerveau mature et en santé qui crée la diversité de cellules cérébrales. Nous allons maintenant chercher à déterminer comment et en quoi ce mécanisme est affecté en cas de maladies cérébrales et voir s'il est possible d'en tirer parti pour protéger les neurones et donc, de préserver la fonction cérébrale.

Source : Le Blog Retraite Sereine

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2016-06-28T02:46:57+00:00
http://www.retraitesereine.fr/blog/2016/06/les-grandes-craintes-des-seniors-pour-entrer-en-maisons-de-retraite <![CDATA[Les grandes craintes des seniors pour entrer en maisons de retraite]]> Les personnes âgées trouvent la perspective du vieillissement effrayante et affrontent souvent de grandes craintes qu’il faut gérer en brisant les tabous. Il faudra partager leurs inquiétudes et les rassurer qu’il n y a pas de raison de s'en faire. La vérité est que la grande majorité de nos peurs liée au vieillissement est inexacte. La prise en charge des seniors est organisée par la société même quand ils n’ont plus personne pour prendre soin d’eux, c’est évidemment un destin inévitable lorsqu’on ne peut plus prendre soin de soi-même.

La société a réinventé ces dernières années ce que signifie le placement dans les résidences de services pour les seniors. Il y a un large éventail de logement senior, allant de la vie autonome pour les adultes actifs et jusqu’à l’assistance à domicile ou en résidences pour ceux qui en ont besoin au quotidien. Toutes les options visent à fournir aux aînés un mode de vie adapté à leurs intérêts individuels et à leurs besoins, tout en leur offrant des soins nécessaires pour rester en bonne santé mentalement, physiquement et socialement. Si on s’inquiète pour son proche quant à un placement dans une résidence, alors, la suite apportera des réponses aux principales craintes les plus courantes :

  • La perte de l’Indépendance, certaines personnes âgées craignent que le placement dans une résidence de retraite équivaut à une perte d'autonomie, la vérité est en fait bien le contraire. Si on choisit la bonne résidence, cela veut dire être aidé pour le nettoyage, la cuisine et d’autres corvées qui sont plus lourdes au fil du temps. La résidence propose une plus grande liberté avec du temps précieux libre. Pour rendre cette époque heureuse et enrichissante, les résidences fournissent l'occasion de faire des activités sociales sur place ainsi que des transports autour de la zone si besoin.
  • L’oubli des autres, Il est naturel de s'inquiéter d'être seul, surtout si on se définit tout ou partie par ces liens. Cependant, rejoindre une résidence ne signifie pas que l’on perd ces relations. En fait, on a l’occasion d’en avoir encore plus. Dans le même temps, une communauté senior fournit de nouveaux sites pour les contacts sociaux, sans oublier l'aide sur place quand on est dans une situation d'urgence.
  • Devenir vite vieux et malade, que l on soit vieux ou jeune, être seul ou isolé mène souvent à l'anxiété et/ou à la dépression, alors que socialement la communication avec les seniors de la résidence offre une meilleure santé et une qualité de vie. Si un proche âgé est déjà atteint de la maladie d'Alzheimer, par exemple, les résidences proposent une stimulation quotidienne, des activités personnalisées de soins, qui peuvent réellement ralentir la progression de la maladie ou encore améliorer la santé et le comportement.
  • Crainte de l’ennui, avec les équipements et les activités offertes par les résidences de retraite aujourd'hui, il n'y a plus le temps de s'ennuyer. Le logement offre toute sorte de visite sur le terrain et des excursions en plein air avec des classes d'enrichissement personnel et de remise en forme. Il existe aussi des types de résidence assistée qui répondent aux goûts spécifiques. Par exemple, vivre sur ou à proximité d'un campus universitaire en prenant l'apprentissage à son ultime extrême.
  • Dépenser tout l’argent, oui, la vie en résidence peut sembler intimidante financièrement, mais si on pense déjà à comment s'offrir l'assistance à domicile, on est en avance sur le jeu. La planification financière avec un peu d'aide et la vie en résidence peut parfois revenir pour le même coût que vivre seul à la maison. Les soins en résidence peuvent coûter parfois moins que de rester à la maison.
  • La peur de l’étranger qui ne prendrait pas bien soin de nous, ne pas être en mesure de contrôler des activités quotidiennes et la vie en résidence peut parfois être  perçu comme un stéréotype des adultes enfants laissant tomber leurs parents âgés avec des inconnus au hasard. Quand il est temps d’entrer en maison de retraite, le processus décisionnel est celui qui doit impliquer toute la famille, et le proche âgé devrait être aussi à l'aise avec sa nouvelle maison. Les aidants doivent se rappeler de maintenir des contacts réguliers avec le proche senior, en particulier dans les semaines après son placement et il faut se rappeler que le bien-aimé sera bien soigné. Les maisons de retraite emploient des professionnels qui sont des experts en matière de soins aux personnes âgées et peuvent offrir des soins plus avancés en faisant appel à leur expérience. La négligence et la maltraitance des personnes âgées est un crime, et on peut l’éviter en étant vigilants et en trouvant la résidence adaptée.
  • Ne pas être en mesure de contrôler ses activités quotidiennes, le placement dans une nouvelle résidence est une réalité de la vie quotidienne pour les personnes âgées. Cependant, il peut être difficile d’exiger des ajustements majeurs. Il faut prendre au sérieux les préoccupations des proches et ne pas minimiser leurs craintes. Le fait est, que l’assistance à domicile peut être une étape nécessaire et libératrice pour les personnes âgées et leurs familles. S'il est déjà tr